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10/18
EAN : 9782264077790
Code sériel : 5637
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 144
Format : 108 x 177 mm

Pastorale

Claire SAINT-GERMAIN (Traducteur)
Date de parution : 07/01/2021
Après La Faim blanche, Aki Ollikainen poursuit magistralement son exploration de la Finlande à travers son œil affûté de photographe.
Dans la campagne finlandaise, un homme croise un loup à l'orée de la forêt. Le prédateur rôde autour du hameau, menaçant ses habitants et leur troupeau. Pourtant, c'est un soleil radieux qui ce matin illumine le bout de terre où se trouvent Meri, Kaius, Vilho, Sirkka et Reino. Trois générations... Dans la campagne finlandaise, un homme croise un loup à l'orée de la forêt. Le prédateur rôde autour du hameau, menaçant ses habitants et leur troupeau. Pourtant, c'est un soleil radieux qui ce matin illumine le bout de terre où se trouvent Meri, Kaius, Vilho, Sirkka et Reino. Trois générations qui, au cours de cette chaude journée d’été, vont découvrir l’amour, le mettre à l’épreuve, affronter la maladie et même la mort. Alors que les corbeaux cancanent à l'abri des hauteurs, jaugeant les hommes et leurs faiblesses, le soleil poursuit sa course, portant son lot de présages. Et à l'aube nouvelle, chacun sera transformé.
Rythmé par les murmures de la nature, Pastorale est un conte cruel et poétique, un récit qui alterne entre scènes champêtres et chronique familiale.

« Œuvre d’un styliste décidément hors pair – on avait déjà repéré la virtuosité d’Aki Ollikainen dans son précédent ouvrage, La Faim blanche –, Pastorale est surtout une longue méditation, nostalgique et poignante, sur l’insoutenable fragilité de l’être. » Elena Balzamo, lemonde.fr

Traduit du finnois par Claire Saint-Germain
 
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EAN : 9782264077790
Code sériel : 5637
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 144
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • christinebeausson Posté le 30 Août 2021
    Amateur de sensations fortes et d'action soutenue ... passer votre chemin. Pastorale ... "rythmé par les murmures de la nature, Pastorale est un conte cruel et poétique, un récit qui alterne scènes champêtres et chronique familiale" ... peut être pour certains ... mais pour moi, une succession de tableaux champêtres où la nature tient toute la place avec des descriptions de détails ahurissantes de véracité, les humains n'étant qu'un détail parmi d'autres. Dans ce récit il ne se passe rien, la vie de tous les jours nous est décrite sobrement avec le souci du détail pour bien nous faire ressentir les petits bonheurs du quotidien. Ces petits riens qui font que l'on passe un bon moment, tranquillement entouré de ceux qui font votre vécu. Des exemples rencontrés le long de ces pages ... Boire une eau de Vichy, chaude avec le gaz qui ne fusait plus mais faisait roter et trouver que "ce liquide décevant était la vie même" et se demander ce qui avait "commencé à pendre le plus vite : ses seins ou ses poches sous les yeux" ... Avoir son temps propre, toujours "orienté vers l'avant. Toujours dans l'attente du moment suivant, du sifflet de l'usine, des prochains congés de fin de... Amateur de sensations fortes et d'action soutenue ... passer votre chemin. Pastorale ... "rythmé par les murmures de la nature, Pastorale est un conte cruel et poétique, un récit qui alterne scènes champêtres et chronique familiale" ... peut être pour certains ... mais pour moi, une succession de tableaux champêtres où la nature tient toute la place avec des descriptions de détails ahurissantes de véracité, les humains n'étant qu'un détail parmi d'autres. Dans ce récit il ne se passe rien, la vie de tous les jours nous est décrite sobrement avec le souci du détail pour bien nous faire ressentir les petits bonheurs du quotidien. Ces petits riens qui font que l'on passe un bon moment, tranquillement entouré de ceux qui font votre vécu. Des exemples rencontrés le long de ces pages ... Boire une eau de Vichy, chaude avec le gaz qui ne fusait plus mais faisait roter et trouver que "ce liquide décevant était la vie même" et se demander ce qui avait "commencé à pendre le plus vite : ses seins ou ses poches sous les yeux" ... Avoir son temps propre, toujours "orienté vers l'avant. Toujours dans l'attente du moment suivant, du sifflet de l'usine, des prochains congés de fin de semaine, de la prochaine bière avant même que la précédente ne soit finie", et prendre conscience qu'à un moment il faut se poser et savoir attendre l'instant "... Écouter un vieux morceau de musique qui avait accompagné toute la vie d'un vieux couple qui se retrouvait et retrouvait sa jeunesse "te souviens tu de nos chemins boisés" ou "SÄ MUISTATKO METSÄTIEN " de Eugen Malmstén dont on peut trouver sur l'Internet, un enregistrement daté de 1938 ... Des petits rien vous disais je qu'il faut savoir apprécier avant qu'il ne soit trop tard !
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  • seshat123 Posté le 25 Mai 2021
    Cela m’arrive rarement mais j’avoue avoir acheté ce court roman en grande partie à cause de sa couverture*, son esthétique en général et puis ... il collait si bien au challenge cottagecore de Missycornish du blogue artdelire. ;) 140 pages, une rotation de notre planète pour découvrir la magie d’une baie perdue de la campagne finlandaise, deux maisonnées et leur invité, la flore et la faune des alentours. Reino, aujourd’hui citadin, est revenu sur les terres qui l’ont vu naître pour enterrer son frère. Il y retrouve la famille de Vilho son ancien voisin, trois générations qui l’espace d’un été cohabitent ainsi que le pâtre et sa femme qui logent désormais dans la maison de ses parents. Mais c’est un prédateur qui introduit le récit puis qui conclura cette parenthèse tour à tour bucolique et cruelle. En effet, un loup rôde autour du hameau menaçant son fragile équilibre. Au fil des pages, chaque habitant nous conte un peu de sa vie, des humains bien sûr mais aussi leurs moutons, un brochet, une vipère, deux corbeaux, des bourdons, des libellules …. Délicatement, comme sur une toile, des liens se tissent ou se défont, l’auteur y dessine désir, vieillesse, maladie, solitude, mort… la vie tout simplement, rurale... Cela m’arrive rarement mais j’avoue avoir acheté ce court roman en grande partie à cause de sa couverture*, son esthétique en général et puis ... il collait si bien au challenge cottagecore de Missycornish du blogue artdelire. ;) 140 pages, une rotation de notre planète pour découvrir la magie d’une baie perdue de la campagne finlandaise, deux maisonnées et leur invité, la flore et la faune des alentours. Reino, aujourd’hui citadin, est revenu sur les terres qui l’ont vu naître pour enterrer son frère. Il y retrouve la famille de Vilho son ancien voisin, trois générations qui l’espace d’un été cohabitent ainsi que le pâtre et sa femme qui logent désormais dans la maison de ses parents. Mais c’est un prédateur qui introduit le récit puis qui conclura cette parenthèse tour à tour bucolique et cruelle. En effet, un loup rôde autour du hameau menaçant son fragile équilibre. Au fil des pages, chaque habitant nous conte un peu de sa vie, des humains bien sûr mais aussi leurs moutons, un brochet, une vipère, deux corbeaux, des bourdons, des libellules …. Délicatement, comme sur une toile, des liens se tissent ou se défont, l’auteur y dessine désir, vieillesse, maladie, solitude, mort… la vie tout simplement, rurale et difficile parfois. L’écriture est poétique, et si le texte relève clairement du nature writing, il reste assez éloigné des maîtres américains car il s’agit aussi d’un conte avec sa part d’imaginaire. Par exemple, l’auteur nous invite à laisser notre imagination s’envoler en écoutant les cancans de deux corbeaux. Mythe ou réalité ? La très belle plume d’ Aki Ollikainen est empreinte d’un réalisme épuré même si, au détour d’une page, une note d’imaginaire peut vous cueillir au vol. Étonnant. Chronique familiale, conte surprenant et sensuel, ce texte est peut être, tout simplement, un portrait de dame Nature, d’ailleurs n’est-elle pas la narratrice principale du roman ? Saurez-vous écouter la voix du loup ou celle du corbeau ? Je n’avais jamais rien lu de semblable . J’ai adoré. Je recommande. * Éditions Héloïse d’Ormesson
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  • Christlbouquine Posté le 9 Février 2021
    Finlande par une chaude journée d’été. Neuf personnages de trois générations différentes vont voir leurs destins et leurs histoires s’entremêler. Il y a tout d’abord Vilho et Sirkka, les plus anciens. Installés là depuis toujours. Sirrka perd peu à peu la tête et ses repères sous le regard amoureux et inquiet de son mari. Puis Leena, leur fille, mariée à Esko. Meri, la plus jeune qui cherche la compagnie du jeune Kaius, lui-même fils des voisins de la famille, Élina et Aatu, venus de la ville pour s’installer et vivre dans cette campagne si particulière. Et enfin Reino, revenu pour enterrer son frère sur cette terre qu’ils avaient quitté pour s’installer en Suède. Durant cette journée, chacun va faire l’expérience de la vie, de l’amour, de la maladie et de la mort. Et se poser nombre de questions existentielles. Ce court roman est un huis clos poétique qui s’étend sur une unique journée. La nature y est omniprésente, l’eau est un personnage central mais aussi les animaux qui peuplent cette campagne – un loup, des corbeaux, un agneau muet – comme autant de prolongement des neufs êtres humains qui vivent là et comme autant de présages de ce qui... Finlande par une chaude journée d’été. Neuf personnages de trois générations différentes vont voir leurs destins et leurs histoires s’entremêler. Il y a tout d’abord Vilho et Sirkka, les plus anciens. Installés là depuis toujours. Sirrka perd peu à peu la tête et ses repères sous le regard amoureux et inquiet de son mari. Puis Leena, leur fille, mariée à Esko. Meri, la plus jeune qui cherche la compagnie du jeune Kaius, lui-même fils des voisins de la famille, Élina et Aatu, venus de la ville pour s’installer et vivre dans cette campagne si particulière. Et enfin Reino, revenu pour enterrer son frère sur cette terre qu’ils avaient quitté pour s’installer en Suède. Durant cette journée, chacun va faire l’expérience de la vie, de l’amour, de la maladie et de la mort. Et se poser nombre de questions existentielles. Ce court roman est un huis clos poétique qui s’étend sur une unique journée. La nature y est omniprésente, l’eau est un personnage central mais aussi les animaux qui peuplent cette campagne – un loup, des corbeaux, un agneau muet – comme autant de prolongement des neufs êtres humains qui vivent là et comme autant de présages de ce qui les attend. Le lecteur se laisse peu à peu happer par ce conte onirique habité à la fois par une grande douceur et par la conscience très claire que des choses terribles guettent les habitants du village. Aki Ollikainen fait ainsi arriver les événements lentement, progressivement sans à-coups ni violence. C’est extrêmement puissant, empli d’une magie particulière due à présence de la nature, délicat dans ce que cela raconte de cette famille, de leur histoire et de leurs relations. On perd parfois pied entre la réalité et l’imaginaire mais toujours avec bonheur, comme à la lecture d’un long poème ou comme à travers un songe. C’est une expérience de lecture tout en lyrisme et habitée par une douce mélancolie. Une parenthèse qui relate un instant de vie simple que l’auteur a su rendre envoûtant.
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  • RobinSuOc Posté le 9 Février 2021
    Cette chronique familiale dans un village rural finlandais laisse poindre les éléments propres au réalisme magique si cher aux auteurs finnois. Emprunt de paganisme, l'auteur fait parler les animaux qui peuplent son récit en témoins et commentateurs de la vie des hommes qui passent et se succèdent sur la terre. Les relations entre les personnages et les enjeux qui s'y dessinent sont clairement présentés, sans fard. Ainsi les dialogues et pensées exprimées dans ce récit court vont droit au but et touchent le lecteur par leur sincérité. Au delà du microcosme local dépeint, Aki Ollinkainen nous parle aussi des raisons de l'exil et, au final, du réensauvagement des espaces si durement conquis par l'homme.
  • PsychikFab Posté le 24 Janvier 2021
    Peu familier de la littérature finlandaise, ce court roman m'est apparu comme un moyen de commencer à combler cette regrettable lacune. Il serait d'ailleurs plus juste de parler plutôt d'un conte poétique qui plonge le lecteur en pleine nature, observant, comme les corbeaux presents régulièrement dans l'histoire, une famille d'humains confrontée à la maladie, la peur mais aussi à l'amour, sa naissance et sa renaissance. Dans une maison au coeur de la campagne finlandaise où rôde un loup, les personnages vont ainsi évoluer doucement dans une succession de scènes poétiques où l'on croise également libellules, vipères, poissons, agneaux... le style est brillant mais selon moi c'est aussi là que le bât blesse. le récit se lit rapidement et l'on peut se laisser charmer par la petite musique de l'auteur mais l'ensemble m'a laissé l'impression d'un exercice de style virtuose mais froid (oui, la Finlande, tout ça...). Question de sensibilité bien sûr et pour autant je reste curieux de la littérature finlandaise et conseille tout de même cette originale "Pastorale"
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Voyagez hors des sentiers battus, loin d'une littérature conventionnelle et attendue…