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La Découverte
EAN : 9782707196422
Code sériel : 471
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 464
Format : 125 x 190 mm

Penser la violence des femmes

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Date de parution : 08/06/2017

Tueuses, ogresses, sorcières, pédophiles, hystériques, criminelles, délinquantes, furies, terroristes, kamikazes, cheffes de gang, soldates, policières, révolutionnaires, harpies, émeutières, pétroleuses, viragos, guerrières, Amazones, boxeuses, génocidaires, maricides… Qu’y a-t-il de commun entre toutes ces figures ? Pour le comprendre, il importe d’exhumer, de dénaturaliser, d’historiciser et de politiser la violence des femmes....

Tueuses, ogresses, sorcières, pédophiles, hystériques, criminelles, délinquantes, furies, terroristes, kamikazes, cheffes de gang, soldates, policières, révolutionnaires, harpies, émeutières, pétroleuses, viragos, guerrières, Amazones, boxeuses, génocidaires, maricides… Qu’y a-t-il de commun entre toutes ces figures ? Pour le comprendre, il importe d’exhumer, de dénaturaliser, d’historiciser et de politiser la violence des femmes. Telle est l’ambition de cet ouvrage qui propose une approche pluridisciplinaire sur un sujet trop longtemps ignoré des sciences sociales. Cette somme inédite, réunissant des études historiques, anthropologiques, sociologiques, linguistiques et littéraires, révèle combien la violence des femmes est au cœur d’enjeux d’ordre à la fois politique et épistémologique. Penser la violence des femmes, c’est en faire un véritable levier pour considérer autrement la différence des sexes, la violence et, par-delà, l’ordre social.

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EAN : 9782707196422
Code sériel : 471
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 464
Format : 125 x 190 mm

Ils en parlent

C'était un attribut patriarcal avec lequel il fallait en finir : les féministes françaises ont très majoritairement récusé la violence. Comme le dit Benoîte Groult, le féminisme n'a jamais tué personne. Position théorique et philosophique parfaitement justifiable, ce choix a contribué à maintenir sur la violence des femmes une chape de plomb, interdisant de penser son éventuelle dimension émancipatrice. L'ouvrage coordonné par deux sociologues, Coline Cardi et Geneviève Pruvost, et préfacé par Arlette Farge, n'en est que plus nécessaire. Offrant au lecteur des aperçus historiques, littéraires et sociologiques, allant des « femmes en armes du XVIe siècle » à la pédophilie féminine, il décline la nature des dénis qui entourent ces frasques ou ces déviances : violentes, les femmes ne sauraient l'être « vraiment » (et on continuera, malgré les évidences, à voir les bandes de filles comme des phénomènes nouveaux et contre-nature), ou du moins ne peuvent-elles en être tenues responsables (les femmes terroristes sont « manipulées » ou « amoureuses »). Passionnant.
Julie Clarini / Le Monde des livres
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