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EAN : 9782707190697
Code sériel : 448
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 208
Format : 125 x 190 mm
Penser l'ennemi, affronter l'exception
Date de parution : 12/05/2016
Éditeurs :
La Découverte
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Penser l'ennemi, affronter l'exception

Date de parution : 12/05/2016

Montée en puissance de la figure d’un nouvel « ennemi », le terroriste, « combattant irrégulier » avec ou sans territoire, mise en place dans les démocraties de législations attentatoires aux libertés publiques, remise au goût du jour de la notion d’« état d’exception » : notre actualité la plus récente rendait nécessaire la réédition de ce livre, qui remonte aux sources intellectuelles de ces notions controversées, le juriste et philosophe allemand Carl Schmitt (1888-1985).

Montée en puissance de la figure d’un nouvel « ennemi », le terroriste, « combattant irrégulier » sans territoire, mise en place dans les démocraties de législations attentatoires aux libertés... Montée en puissance de la figure d’un nouvel « ennemi », le terroriste, « combattant irrégulier » sans territoire, mise en place dans les démocraties de législations attentatoires aux libertés publiques, remise au goût du jour de la notion d’« état d’exception » : notre actualité semble convoquer de manière... Montée en puissance de la figure d’un nouvel « ennemi », le terroriste, « combattant irrégulier » sans territoire, mise en place dans les démocraties de législations attentatoires aux libertés publiques, remise au goût du jour de la notion d’« état d’exception » : notre actualité semble convoquer de manière frappante les analyses du célèbre philosophe et juriste allemand Carl Schmitt (1888-1985). Mais quel sens peut-on donner aux usages politico-théoriques de la pensée d’un auteur dont on connaît bien aujourd’hui le ralliement actif au nazisme ? Dans quelle mesure, et à quel prix, Carl Schmitt nous aide-t-il vraiment à penser notre présent ?
Jean-Claude Monod s’efforce ici d’apporter des réponses à ces questions. Il montre que des philosophes marqués à gauche ont ainsi puisé, eux aussi, chez le juriste le plus controversé du XXe siècle, les instruments d’une critique du nouvel impérialisme mondial. Mais Schmitt est-il vraiment le meilleur critique des confusions de la « guerre contre le terrorisme » ? N’est-il pas au contraire l’une des sources cachées des raisonnements juridiques qui servent aujourd’hui à légitimer la suspension des normes humanitaires et constitutionnelles les plus fondamentales ? Ce livre montre qu’on ne peut aujourd’hui ni ignorer ni lire naïvement ce penseur des limites de la raison libérale.
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EAN : 9782707190697
Code sériel : 448
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 208
Format : 125 x 190 mm
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« A l'encontre de ceux qui veulent diaboliser Schmitt, il (J-C.Monod) invite à le lire, mais à la condition seulement de ne pas succomber au vertige de ses analyses les plus équivoques. Il demande donc que l'on puisse « reconnaître deux choses à la fois : que Schmitt a eu part au pire, qu'il a activement collaboré à une politique criminelle, mais aussi que c'est un auteur digne d'intérêt ». Ce constat lui permet d'expliquer les deux faces de cet auteur: sa face sombre, c'est-à-dire sa compromission avec le régime nazi, qui doit expliquer des pans entiers de son oeuvre ; et aussi sa face corrosive et stimulante, qui est la critique du droit international contemporain et l'accent mis sur la situation d'exception. Le pari de cet ouvrage consiste donc à soutenir que l'oeuvre schmittienne contient des « diagnostics » exacts, qu'il convient cependant de dissocier des motivations idéologiques. »
LE MONDE

« Il (Carl Scmitt) reste une référence centrale pour les théoriciens du droit. Aujourd'hui, la gauche se mobilise à ses fins, car l'après 11 septembre et son état d'exception permanent pourraient bien être une confirmation in vivo de ses thèses sur le droit comme le résultant de la distinction fondamentale ami-ennemi, et de  son scepticisme général à l'egard de l'universalisme juridique, qu'il démystifiait systématiquement. Dans son étude habile et nuancée, le chercheur Jean-Claude Monod parvient à tempérer cet enthousiasme néo-schmittien en montrant que son antihumanisme ne peut être que radicalement antidémocrate. »
LE TEMPS

« Jean-Claude Monod montre les limites voire les dangers potentiels de la pensée du juriste allemand, à l'instar de sa définition du politique qui passe par constante « discrimination de l'ami et de l'ennemi ». Or, le philosophe français fait le pari qu'il est possible de lire l'oeuvre de Schmitt - où les « diagnostics » demeurent pertinents - « à l'envers de ses propres valorisations et partis pris éthico-politiques », en délaissant les motivations idéologiques de son auteur. Et Jean-Claude Monod d'appeler à s'emparer de cette pensée comme une « boîte à outils »... Des outils qui, certes font froid dans le dos, mais qu'il est impératif de connaître. »
POLITIS

« Monod  montre bien la complexité de cet héritage (celui de Schmitt), sa profonde ambiguïté, son refus de tout ordre international régulé sous couvert d'une impitoyable dénonciation des hypocrisies libérales (ce qui plaît aux extrêmes gauches), ou encore sa tendance à valoriser sans scrupule l'inégalité des individus et des peuples. Ce livre intelligent et tout en nuances sait à la fois prendre au sérieux un penseur contestable et à en montrer rigoureusement les dangers. »
ÉTUDES

« Carl Schmitt sent le soufre. Ce grand philosophe et juriste conservateur, qui avait lutté contre l'arrivée d'Hitler au pouvoir, mit ensuite son talent au service du nazisme. il devait fournir l'argumentaire justificatifs des lois racistes de Nuremberg, et il ne se départit jamais de son antisémitisme. Mais faut-il oublier ses analyses souvent éclairantes ? Pas pour Jean-Claude Monod : Schmitt, nous dit-il, nous donne des concepts utiles et, tant par sa réflexion sur l'« état d'exception » que par sa critique d'un universalisme abstrait, nous alarme sur les dangers totalitaires de la lutte contre le terrorisme et sur « un usage fallacieux et impérial des notions de droits d'humanité, de paix et de monde meilleur ». »
MARIANNE
 
La vie démocratique telle que nous la connaissons semble buter sur les questions fondamentales de la représentation avec l’émergence de nouvelles mobilisations politiques comme Nuit debout. Dans cette période marquée par une certaine violence, faut-il craindre une contestation insatiable ? Ou est-elle nécessaire face à l’installation d’un état d’urgence qui, au nom de la lutte contre le terrorisme, criminalise le moindre de ses adversaires ? Dans Penser l’ennemi, affronter l’exception, réédition d’un livre initialement sorti en 2007, le philosophe Jean-Claude Monod revient sur les analyses d’un des penseurs les plus controversés du XXe siècle : Carl Schmitt. Loin de balayer l’engagement du philosophe et juriste au côté du régime nazi, Monod trouve dans les théories schmitiennes sur la banalisation de l’état d’exception et sur le libéralisme économique exacerbé lié à une crise de la représentation un éclairage des défis actuels.
 
Philippe Douroux / Libération
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