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EAN : 9782266165402
Code sériel : 5922
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 448
Format : 108 x 177 mm

Perdido street station

Nathalie MEGE (Traducteur), Bénédicte LOMBARDO (Direction de collection)
Date de parution : 14/09/2006

Nouvelle-Crobuzon : une métropole tentaculaire et exubérante, où humains et hybrides mécaniques côtoient les créatures les plus exotiques. Depuis plus de mille ans, le Parlement et sa milice règnent sur une population de travailleurs et d’artistes, d’espions, de magiciens, de dealers et de prostituées. Mais soudain un étranger, un homme-oiseau,...

Nouvelle-Crobuzon : une métropole tentaculaire et exubérante, où humains et hybrides mécaniques côtoient les créatures les plus exotiques. Depuis plus de mille ans, le Parlement et sa milice règnent sur une population de travailleurs et d’artistes, d’espions, de magiciens, de dealers et de prostituées. Mais soudain un étranger, un homme-oiseau, arrive en ville avec une bourse pleine d’or et un rêve inaccessible : retrouver ses ailes...

« China Miéville signe un ouvrage d'une constante invention qui laisse le lecteur en état de choc. » Jacques Baudou – Le Monde

Cet ouvrage a reçu le Grand Prix de l'Imaginaire, le prix Arthur C. Clarke et le British Fantasy Award
 

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EAN : 9782266165402
Code sériel : 5922
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 448
Format : 108 x 177 mm

Ils en parlent

« China Miéville signe un ouvrage d’une constante invention qui le laisse le lecteur en état de choc. »

Jacques Baudou – Le Monde

PRESSE

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • SChaptal Posté le 10 Août 2021
    Si vous flânez habituellement sur les pages de ce site, vous savez que j’ai une tendresse particulière pour l’écriture de China Miéville. Et au cœur de l’été, l’envie me prit de relire l’œuvre par laquelle je l’ai rencontré : Perdido Street Station. Ce roman est le premier de sa trilogie se déroulant à Bas-Lag et fut couvert de prix lors de sa sortie. Et ? La magie a de nouveau opéré. Une fois de plus, je me suis plongée avec délice dans la Nouvelle-Crobuzon et ses habitants divers et variés. Si vous ne connaissez pas du tout l’œuvre du romancier, ce livre — divisé en deux tomes dans la version française — est un endroit particulièrement riche où commencer. Nous sommes à La Nouvelle-Crobuzon, cité cosmopolite dominée par la gare de Perdido (qui donne son nom au livre). Dans la moiteur de l’été, nous y découvrons un couple trans-espèce : Isaac Dan der Grimnebulin, savant fou humain vivant en marge de la fac, et Lin, crachartiste khépri (regardez la couverture du tome 2 pour vous faire une idée de son apparence). Tous deux vont se trouver mêlés à une sombre affaire de trafic de drogue et à une épidémie de cauchemar... Si vous flânez habituellement sur les pages de ce site, vous savez que j’ai une tendresse particulière pour l’écriture de China Miéville. Et au cœur de l’été, l’envie me prit de relire l’œuvre par laquelle je l’ai rencontré : Perdido Street Station. Ce roman est le premier de sa trilogie se déroulant à Bas-Lag et fut couvert de prix lors de sa sortie. Et ? La magie a de nouveau opéré. Une fois de plus, je me suis plongée avec délice dans la Nouvelle-Crobuzon et ses habitants divers et variés. Si vous ne connaissez pas du tout l’œuvre du romancier, ce livre — divisé en deux tomes dans la version française — est un endroit particulièrement riche où commencer. Nous sommes à La Nouvelle-Crobuzon, cité cosmopolite dominée par la gare de Perdido (qui donne son nom au livre). Dans la moiteur de l’été, nous y découvrons un couple trans-espèce : Isaac Dan der Grimnebulin, savant fou humain vivant en marge de la fac, et Lin, crachartiste khépri (regardez la couverture du tome 2 pour vous faire une idée de son apparence). Tous deux vont se trouver mêlés à une sombre affaire de trafic de drogue et à une épidémie de cauchemar qui s’abat sur la ville et laisse les victimes physiquement vivantes, mais ayant perdu leurs consciences. Au fur et à mesure de l’histoire, Perdido Street Station vous fera découvrir l’ensemble de La Nouvelle-Crobuzon avec ses quartiers aux noms évocateurs : Chiure, Bercaille, Crachâtre, Le Marais-aux-Blaireaux, Le Palus-du-Chien, La Serre… Non seulement China Miéville s’est ingénié à la peupler d’une foultitude de races étranges (cactus humanoïde, garuda à tête de rapace, mainmises parasites allant par paire une dextrière et une senestre), mais également d’un tissu social, économique et politique très dense et très riche. La science, propre au monde de Bas-Lag pourrait s’apparenter à certains talents magiques ou parapsychiques, mais elle a ses règles propres et donc ses limitations. Elle se mêle également étroitement à la vie sociale et politique de la ville notamment avec la bio-thaumaturgie et les ReCréations que celle-ci permet et leurs conséquences judiciaires et sur le marché de l’emploi. Et non seulement, China Miéville dévoile couche après couche, personnage par personnage, page après page, un monde fascinant, mais il n’en oublie pas de raconter une histoire qui happe son lecteur ou sa lectrice et l’entraîne jusqu’à la dernière page. Attention toutefois, l’auteur n’est pas amateur des happy ends. Traverser des événements aussi impressionnants et épiques ne sera pas sans traces pour ses protagonistes et tous n’obtiendront pas forcément l’issue espérée. Le voyage les aura changés et pour certains grandis. Et pour qui le lit ? Perdido Street Station est un récit riche, foisonnant et passionnant. À condition d’accepter de se perdre dans l’univers de Bas-Lag et de se laisser surprendre par votre guide China Miéville.
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  • gileludique Posté le 25 Avril 2021
    Ouvrage d'une richesse impressionnante. Critique sociale, quête désespérée , onirisme et violence , espoir comme seule solution à un monde qui se désagrège face à ces prédateurs sans merci. Ce livre de fantasy vous entrainera bien loin des sentiers battus de ce type de littérature . On a l'impression que rien ne peut brider l'imaginaire de l'auteur. La découverte de la ville de Nouvelle Crouzon donne l'envie de parcourir ce monde, cet univers à travers d'autres aventures. Attention le foisonnement de livre demande un investissement de la part du lecteur sous peine de rester en dehors de l’œuvre.
  • Lunateek Posté le 12 Janvier 2021
    Sur l’édition originale on peut lire sur la couverture “ It’s the best steampunk novel since Gibson and Sterling’s » John Clute*. Je suis heureux que l’éditeur français se soit gardé de mettre un commentaire similaire. Il est, en effet, extrêmement réducteur de classer ce livre dans un genre particulier. Certes, on y trouve des ingrédients chers au mouvement Steampunk, mais pourquoi occulter le coté Fantasy ou encore Fantastique. China Mieville a su, avec cette œuvre, s’affranchir des stéréotypes de tel ou tel genre. Il nous offre ici un roman hors norme dont la principale force est justement le mélange. Mélange que China Mieville qualifie lui-même de « Weird fiction ». Oubliez donc, tous les clichés sur la Fantasy, la SF, le fantastique ou l’horreur et plongez-vous avec délice dans cette aventure riche et hors des sentiers battus. La mégapole de Nouvelle-Crobuzon est véritablement le personnage principal de cette histoire. Ses nombreux quartiers qui départagent la ville, sont autant de communautés ou se mêlent races et peuples divers. Ses ruelles sombres et glauques, encrassées par la pollution des usines sont donc peuplées par des Humains, des Khepris – sorte de cafard géant mais uniquement femelle, des Garudas –Hommes oiseaux, des Hommes cactus, des transformés... Sur l’édition originale on peut lire sur la couverture “ It’s the best steampunk novel since Gibson and Sterling’s » John Clute*. Je suis heureux que l’éditeur français se soit gardé de mettre un commentaire similaire. Il est, en effet, extrêmement réducteur de classer ce livre dans un genre particulier. Certes, on y trouve des ingrédients chers au mouvement Steampunk, mais pourquoi occulter le coté Fantasy ou encore Fantastique. China Mieville a su, avec cette œuvre, s’affranchir des stéréotypes de tel ou tel genre. Il nous offre ici un roman hors norme dont la principale force est justement le mélange. Mélange que China Mieville qualifie lui-même de « Weird fiction ». Oubliez donc, tous les clichés sur la Fantasy, la SF, le fantastique ou l’horreur et plongez-vous avec délice dans cette aventure riche et hors des sentiers battus. La mégapole de Nouvelle-Crobuzon est véritablement le personnage principal de cette histoire. Ses nombreux quartiers qui départagent la ville, sont autant de communautés ou se mêlent races et peuples divers. Ses ruelles sombres et glauques, encrassées par la pollution des usines sont donc peuplées par des Humains, des Khepris – sorte de cafard géant mais uniquement femelle, des Garudas –Hommes oiseaux, des Hommes cactus, des transformés – mi-hommes mi-machines à vapeur et bien d’autres. Le maire de la ville avec l’aide de sa milice et des differents accords passés avec la pègre locale, dirige Nouvelle-Crobuzon d’une poigne de fer, ne laissant que peu de liberté à ses habitants. C'est dans cet environnement qu’évolue Isaac Dan der Grimnebulin, sorte de « Géo trouve-tout » ventripotent. Sa petite vie paisible est partagée entre ses différentes recherches et sa relation amoureuse secrète avec une artiste Khepri du nom de Lin. Et puis tout bascule le jour où un Garuda vient le voir pour lui demander de l’aide. L’homme-oiseau, condamné par les siens, s’est vu retirer ses ailes. Il propose donc une forte somme d’argent à Isaac pour que celui ci lui redonne la possibilité de voler à nouveau. Intéressé par le défi scientifique, Isaac se lance corps et âme dans ce nouveau projet. Il ne se doute pas encore que ses recherches vont plonger la ville de Nouvelle-Crobuzon dans une crise sans précédent. Au premier abord et en lisant la 4ème de couverture, on peut être rebuté par le bestiaire hétéroclite de ce monde. Des hommes-cactus, hybrides mécaniques, femmes-cafards, araignées géantes aux bras humains et navigant entre differents plans de réalité, et ce n’est qu’une petite liste non exhaustive. Le plus impressionnant est que cet étalage de bizarrerie ne perturbe le lecteur que l’espace d’un instant. Sauf, il est vrai lorsque que Mieville nous décrit la relation amoureuse et sexuelle entre Isaac et Lin, la femme-cafard. Difficile, de prime abord, d’imaginer qu’un homme puisse tomber sous le charme d’une femelle cafard, fut-elle de taille humaine. Mais passé le choc initial, leur histoire d’amour devient au fur et à mesure une évidence, tant Mieville humanise cette relation contre nature. Ce qui en soi, constitue déjà une prouesse remarquable. L’intrigue de cette histoire est très bien menée et non dénuée d’intérêt, mais elle n’est qu’une sorte d’ustensile qui permet de mener les personnages dans tous les recoins de la ville afin d’en découvrir toute la noirceur et les bizarreries. Ne croyez pas pour autant, que ces quelques 800 pages ne sont qu’un fastidieux guide du routard d’un pays imaginaire. Non, la ville, ses habitants – aux mœurs et coutumes si contrastées – les personnages et l’intrigue constituent un tout qui prend forme petit à petit pour donner un résultat exceptionnel qui restera gravé dans la mémoire du lecteur pour longtemps… Espérons que son dernier roman « The Scar » sera vite publié en France. Il se situe dans le même univers et a, lui aussi, remporté un grand succès outre-manche et outre-alantique. * Illustre inconnu en France, John Clute est l’auteur – entre autres - de l’encyclopédie de la Sf et de son équivalent de la Fantasy.
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  • LaGeekosophe Posté le 27 Décembre 2020
    J'avais découvert China Miéville avec Les scarifiés, une œuvre sidérante qui prenait place dans une ville pirate flottante. Le Hold my SFFF m'offre l'occasion de me relancer dans un autre livre du subversif auteur anglais en découvrant l'un de ses romans phares, Perdido Street Station, séparé en deux tomes dans mon édition. L'auteur déploie dans ce roman ce qu'il sait faire de mieux : créer un monde unique, très original. China Miéville allie des éléments très hétéroclites mais qui parviennent à devenir un ensemble cohérent. Au-delà de la cohérence, il ressort de Perdido Street Station une sensation d'étrangeté mêlée de foisonnement qui crée un réel dépaysement. Il y a dans un premier temps un véritable mélange des genres : fantasy, avec un monde qui mêle plusieurs races et des notions de magie assez sombres, science-fiction, avec le personnage de Dan der Grimnebulin et sa science ainsi que du steampunk, avec des créatures mi-machines mi-organiques... Bref, autant de choses qui ne semblent pas au premier coup d’œil faire bon ménage. Mais Perdido Street Station séduit aussi grâce à une ambiance très sombre ! En effet, la Nouvelle-Crobuzon n'a rien d'une ville paradisiaque. Peuplée de savants fous, d'artistes décadents, de politiciens égotistes et... J'avais découvert China Miéville avec Les scarifiés, une œuvre sidérante qui prenait place dans une ville pirate flottante. Le Hold my SFFF m'offre l'occasion de me relancer dans un autre livre du subversif auteur anglais en découvrant l'un de ses romans phares, Perdido Street Station, séparé en deux tomes dans mon édition. L'auteur déploie dans ce roman ce qu'il sait faire de mieux : créer un monde unique, très original. China Miéville allie des éléments très hétéroclites mais qui parviennent à devenir un ensemble cohérent. Au-delà de la cohérence, il ressort de Perdido Street Station une sensation d'étrangeté mêlée de foisonnement qui crée un réel dépaysement. Il y a dans un premier temps un véritable mélange des genres : fantasy, avec un monde qui mêle plusieurs races et des notions de magie assez sombres, science-fiction, avec le personnage de Dan der Grimnebulin et sa science ainsi que du steampunk, avec des créatures mi-machines mi-organiques... Bref, autant de choses qui ne semblent pas au premier coup d’œil faire bon ménage. Mais Perdido Street Station séduit aussi grâce à une ambiance très sombre ! En effet, la Nouvelle-Crobuzon n'a rien d'une ville paradisiaque. Peuplée de savants fous, d'artistes décadents, de politiciens égotistes et d'ouvriers laborieux, c'est un vrai capharnaüm divisée en plusieurs quartiers, des riches sphères en ghettos décrépits. Le tout donne l'impression d'osciller constamment entre grandeur architecturale et décadence, comme si l'endroit avait connu de meilleurs jours. Un peu comme ses habitants, qui se composent de créatures mi-humaines mi-plantes/insectes, notamment des gens mi cactus ou mi-scarabées. Le scénario est un peu long à se mettre en place ! Nous suivons d’abord un couple dépareillé, une femme scarabée artiste qui a quitté son peuple d’origine, Lin, et un savant fou, Isaac, touche-à-tout mais aussi un paria. L’histoire s’accélère un peu à l’arrivée de Garuda, un homme-oiseau dont on a coupé les ailes. Avant, le récit entrecroise plusieurs scènes de la vie quotidienne qui permettent de mieux comprendre Nouvelle-Crobuzon, se quartiers, les espèces qui s’y trouvent… Cela aide à la compréhension du monde et ç l’immersion, mais il faut attendre un peu avant que les choses se déclenchent. J’ai beaucoup apprécié l’arc narratif une fois lancé, et je trouve dommage d’avoir fait le choix de diviser l’œuvre original car on a l’impression d’un rythme bâclé. Pourtant, une fois la machine lancée, c’est assez fascinant : une menace indicible pèse sur la ville et l’auteur montre un grand talent pour la mise en scène et la construction de ce danger. Je ne spoilerais pas plus, mais j’ai hâte de voir ce à quoi la suite va ressembler. China Miéville a une écriture très spécifique vite reconnaissable. Il est notamment capable de mettre en place des descriptions captivantes et imagées des lieux comme des personnes, ce qui permet dans tous les cas de créer de réelles personnalités, même aux quartiers et aux objets. Cela se traduit parce que j’ai expliqué dans la première partie, à savoir un univers unique. De plus, la plume de Miéville n’est pas dénuée d’humour ou de dramaturgie, ce qui rend l’ensemble bien équilibré même lorsqu’il ne se passe pas grand chose. On pourrait craindre que les personnages manquant un peu de couleur, mais Miéville est capable de construire en quelques mots des personnages attachants. Son écriture permet de ménager un beau suspens autour d’eux, car ils ne révèlent que petit à petit leurs mystères et leurs projets. Un effet qui crée parfois une sensation de lenteur et d’inertie, mais qui est inévitable quand on crée des univers denses qui nécessitent une mise en place longue. J’ai en tout cas beaucoup apprécié la diversité des personnages et leurs histoires. Ils ne sont pas forcément tous attachants mais ils ont assez de substance pour être tous intéressants. C’est une œuvre définitivement bizarre et inclassable, qui fourmille de créativités et d’idées. China Miéville crée un roman réellement unique qui oscille entre plusieurs genres, de la fantasy en passant par le steampunk. L’univers très riche est bien soutenu par une écriture détaillée qui offre une foule de descriptions précises et dépaysantes, mais aussi des personnages variés. Comme beaucoup de romans qui reposent sur leur atmosphère et leur univers, Perdido Street Station peut paraître un peu long à se mettre en place ! Mais l’angle choisi par l’auteur est tellement original que ce serait dommage de s’en priver.
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  • DarknessObscura Posté le 14 Septembre 2020
    Chronique commune au deux tomes du roman. Perdido Street Station est un roman doté d’un worldbuilding dense et original, marqué par l’esthétique grotesque du New Weird, qui convoque et combine des topoï de plusieurs genres de l’imaginaire, à commencer par la Fantasy, la science-fiction et l’horreur, avec une technologie industrielle, de la magie, et des créatures cosmiques dépassant la compréhension humaine, au sein de la ville de Nouvelle Crobuzon. China Miéville y aborde des problématiques sociales, notamment l’aliénation et la paupérisation d’une classe laborieuse par une classe dirigeante, qui va jusqu’à modifier les corps des travailleurs pour qu’ils accomplissent des tâches spécifiques ou leur faire porter les marques de leurs crimes. Il décrit également la manière dont le système cherche à briser les porteurs des luttes sociales, à savoir les grévistes et les journaux dissidents, avec l’aide d’une milice armée et omniprésente. Il aborde également le racisme, à travers la description des rapports entre les humains et les différents peuples Xénians, qui sont marqués par un certain anthropocentrisme et de l’incompréhension. L’intrigue met en scène la manière dont Isaac Dan der Grimnebulin, un scientifique réprouvé, libère malgré lui des gorgones, des créatures plongeant la ville dans le cauchemar. Aux côtés de compagnons marginalisés... Chronique commune au deux tomes du roman. Perdido Street Station est un roman doté d’un worldbuilding dense et original, marqué par l’esthétique grotesque du New Weird, qui convoque et combine des topoï de plusieurs genres de l’imaginaire, à commencer par la Fantasy, la science-fiction et l’horreur, avec une technologie industrielle, de la magie, et des créatures cosmiques dépassant la compréhension humaine, au sein de la ville de Nouvelle Crobuzon. China Miéville y aborde des problématiques sociales, notamment l’aliénation et la paupérisation d’une classe laborieuse par une classe dirigeante, qui va jusqu’à modifier les corps des travailleurs pour qu’ils accomplissent des tâches spécifiques ou leur faire porter les marques de leurs crimes. Il décrit également la manière dont le système cherche à briser les porteurs des luttes sociales, à savoir les grévistes et les journaux dissidents, avec l’aide d’une milice armée et omniprésente. Il aborde également le racisme, à travers la description des rapports entre les humains et les différents peuples Xénians, qui sont marqués par un certain anthropocentrisme et de l’incompréhension. L’intrigue met en scène la manière dont Isaac Dan der Grimnebulin, un scientifique réprouvé, libère malgré lui des gorgones, des créatures plongeant la ville dans le cauchemar. Aux côtés de compagnons marginalisés au sein de Nouvelle Crobuzon, il tente de les neutraliser, alors que des drames sociaux, politiques et personnels se jouent. Pour moi, ce roman est magistral par le monde qu’il décrit, le mélange des genres qu’il opère, son esthétique grotesque, et les thématiques qu’il aborde. Je ne peux que vous le recommander ! Chronique complète et détaillée sur le blog.
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