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EAN : 9782352876304
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 375
Format : 112 x 179 mm
Père
Marguerite Glotz (traduit par), Catherine Rihoit (préface de)
Date de parution : 14/05/2014
Éditeurs :
Archipoche

Père

Marguerite Glotz (traduit par), Catherine Rihoit (préface de)
Date de parution : 14/05/2014
Orpheline de mère, Jennifer a passé les trente-trois premières années de sa vie à s’occuper de son père. Quand celui-ci se remarie, elle vit ses premiers instants de liberté et... Orpheline de mère, Jennifer a passé les trente-trois premières années de sa vie à s’occuper de son père. Quand celui-ci se remarie, elle vit ses premiers instants de liberté et de bonheur innocent.Tandis qu’il part en lune de miel, elle loue un petit cottage pittoresque dans la campagne et se... Orpheline de mère, Jennifer a passé les trente-trois premières années de sa vie à s’occuper de son père. Quand celui-ci se remarie, elle vit ses premiers instants de liberté et de bonheur innocent.Tandis qu’il part en lune de miel, elle loue un petit cottage pittoresque dans la campagne et se prépare à vivre de l’héritage modeste laissé par sa mère, cultivant son jardin.Cependant, toutes sortes de complications se font jour, à commencer par la personnalité des nouveaux propriétaires, un jeune clergyman et sa sœur autoritaire… Sans compter son père et sa jeune mariée, qui ne lui facilitent pas l’existence.Une parabole sur les liens du devoir et la délivrance de l’amour, contée avec l’humour et la finesse d’Elizabeth von Arnim.
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EAN : 9782352876304
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 375
Format : 112 x 179 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Biblioroz Posté le 7 Juin 2022
    Une promesse faite à sa mère mourante, ça doit se respecter non ? Mais jusqu’à quand, toute sa vie ? Jennifer a déjà trente-trois ans et depuis douze ans elle prend soin de son père vu qu’elle a promis qu’elle ne l’abandonnerait jamais. Seulement, subitement, sans prévenir personne, voilà que Père s’est remarié et qu’il ramène sa nouvelle femme Netta (soit dit en passant bien plus jeune que sa fille) pour prendre le thé avant de vite partir en lune de miel. Jennifer y voit enfin le bout de son engagement, et ce avec un indicible plaisir. Netta va miraculeusement pouvoir prendre le relais sans que Jen ait l’impression de faillir à sa promesse. Mais alors que Père pense qu’il doit rassurer sa fille qu’elle peut rester vivre avec eux, il est abasourdi de l’entendre dire qu’elle désire partir, en fait qu’elle brûle d’envie d’être libre, trop heureuse de se débarrasser de sa tâche et de fuir ce salon sinistre où elle travaille à taper les manuscrits de son père écrivain. De raisonnable, sans aucun désir, toujours calme et d’humeur égale, elle se métamorphose dès que Père quitte la maison. Finie cette vie ouatée, assourdie et austère, dans ce quartier de Londres... Une promesse faite à sa mère mourante, ça doit se respecter non ? Mais jusqu’à quand, toute sa vie ? Jennifer a déjà trente-trois ans et depuis douze ans elle prend soin de son père vu qu’elle a promis qu’elle ne l’abandonnerait jamais. Seulement, subitement, sans prévenir personne, voilà que Père s’est remarié et qu’il ramène sa nouvelle femme Netta (soit dit en passant bien plus jeune que sa fille) pour prendre le thé avant de vite partir en lune de miel. Jennifer y voit enfin le bout de son engagement, et ce avec un indicible plaisir. Netta va miraculeusement pouvoir prendre le relais sans que Jen ait l’impression de faillir à sa promesse. Mais alors que Père pense qu’il doit rassurer sa fille qu’elle peut rester vivre avec eux, il est abasourdi de l’entendre dire qu’elle désire partir, en fait qu’elle brûle d’envie d’être libre, trop heureuse de se débarrasser de sa tâche et de fuir ce salon sinistre où elle travaille à taper les manuscrits de son père écrivain. De raisonnable, sans aucun désir, toujours calme et d’humeur égale, elle se métamorphose dès que Père quitte la maison. Finie cette vie ouatée, assourdie et austère, dans ce quartier de Londres qu’elle abhorre. Son visage lourd et sans expression s’illumine désormais, creusant des fossettes qui l’embellissent. Ses désirs jaillissent, elle veut vivre à la campagne, jardiner dans un cadre bucolique et goûter pleinement la liberté inespérée qui s’offre à elle. Toutefois, on ne brise pas si facilement les conventions de l’époque et, pour une femme non mariée, il est impensable de vivre seule, qui plus est avec un revenu de misère s’élevant à cent livres par an héritées de sa mère. Pleine d’ironie et d’humour, la plume d’Elizabeth von Arnim arrive à gommer les lenteurs que j’ai ressenties en tout début de lecture car il faut bien préciser que le rythme est bien loin d’être trépidant. Ici, on s’attache plutôt à l’intensité des réflexions des uns et des autres qu’à une quelconque intrigue pleine de rebondissements. Mais alors, avec un humour vraiment irrésistible, quel plaisir de partager ces visions tout à fait désuètes de la place de la femme célibataire dans cette société anglaise. Il est inconcevable qu’une quelconque liberté puisse lui être octroyée, bien souvent par manque de revenu mais aussi parce que l’homme a besoin de l’asservir pour son bien-être domestique. En se heurtant à nombre de méprises, la décision d’émancipation de Jennifer va chambouler sur son passage quelques vies et pas uniquement celle de son père. Elle se rend rapidement dans le Sussex où elle compte bien s’installer dans l’un des deux petits cottages loués par des ecclésiastiques. Essuyant un premier refus avec un pasteur, elle ne baisse pas les bras et, les pieds meurtris par les milles qu’elle n’a pas l’habitude de parcourir, elle se traîne vers le cottage aux Roses. Là, elle ne devra l’acceptation de lui louer cette petite bicoque pleine de charme, qu’à une sœur furieuse contre l’attitude de son frère pasteur. Dans ce nouveau cadre, une autre tyrannie nous sera servie par cette fratrie qui fera quelques étincelles. Le désir de tranquillité, de solitude, de s’éreinter au jardinage et de contempler la quiétude campagnarde au clair de lune n’est pas si simple à satisfaire. Et l’on se doute bien que Père, égoïste invétéré, ne laissera pas sa fille si facilement… Finalement, cette chronique d’un besoin de liberté au féminin est tout à fait addictive. Je me suis sentie tellement bien dans cette écriture ample, truffée de pointes terriblement drôles, naviguant dans toutes ces pensées si scrupuleusement décortiquées et qui collent parfaitement à celles que tout cerveau génère, que j’ai terminé ce roman sur une note très positive.
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  • nanouche Posté le 20 Juillet 2021
    Depuis la mort de sa mère, 12 ans auparavant, Jennifer Dodge s'est dévouée à son père. Elle a été la secrétaire aux ordres de cet écrivain renommé, tout occupé de lui-même. Quand le roman commence, Jen a 33 ans et Père vient d'épouser, en secret, une toute jeune femme. Pour notre héroïne ce mariage sonne comme une libération. Enfin elle va pouvoir réaliser son rêve de cottage à la campagne et surtout vivre seule, faire ce qu'elle veut quand elle le veut et comme elle le veut. Elle a pour cela les cent livres de rente que sa mère lui a léguées : "Sans homme et sans viande, on pouvait, semblait-il, vivre dans l'abondance pour presque rien". Sur sa route vers la liberté Jen croise le jeune pasteur James Ollier affublé, lui, d'une soeur autoritaire. La rencontre des deux opprimés va être une aide dans leur émancipation de leurs tyrans domestiques. Quel réjouissant roman, lu en deux jours tellement, une fois commencé, il m'a été difficile de le lâcher -et ce malgré d'assez réguliers défauts de traduction. Ceux qui ont déjà connu le sentiment de libération qu'on peut ressentir lorsqu'enfin une relation pesante se termine, reconnaîtront ce qui arrive à Jen. Alors... Depuis la mort de sa mère, 12 ans auparavant, Jennifer Dodge s'est dévouée à son père. Elle a été la secrétaire aux ordres de cet écrivain renommé, tout occupé de lui-même. Quand le roman commence, Jen a 33 ans et Père vient d'épouser, en secret, une toute jeune femme. Pour notre héroïne ce mariage sonne comme une libération. Enfin elle va pouvoir réaliser son rêve de cottage à la campagne et surtout vivre seule, faire ce qu'elle veut quand elle le veut et comme elle le veut. Elle a pour cela les cent livres de rente que sa mère lui a léguées : "Sans homme et sans viande, on pouvait, semblait-il, vivre dans l'abondance pour presque rien". Sur sa route vers la liberté Jen croise le jeune pasteur James Ollier affublé, lui, d'une soeur autoritaire. La rencontre des deux opprimés va être une aide dans leur émancipation de leurs tyrans domestiques. Quel réjouissant roman, lu en deux jours tellement, une fois commencé, il m'a été difficile de le lâcher -et ce malgré d'assez réguliers défauts de traduction. Ceux qui ont déjà connu le sentiment de libération qu'on peut ressentir lorsqu'enfin une relation pesante se termine, reconnaîtront ce qui arrive à Jen. Alors celle qui s'écrasait devant Père se montre capable de changer radicalement de mode de vie et son enthousiasme fait tomber bien des barrières. Et puis je retrouve avec grand plaisir l'humour d'Elizabeth von Arnim. Les travers des personnages sont pointés d'une façon très drôle. C'est à la fois léger dans la forme et bien observé quant à la description des sentiments et des personnages. Un régal.
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  • ElizaLectures Posté le 4 Novembre 2014
    Lorsque la jeune, mais plus si jeune (33 ans), Jennifer découvre un matin dans son salon la jeune, vraiment jeune (20 ans) nouvelle épouse de son père, les perspectives de son quotidien s’en trouvent complètement chamboulées. Depuis dix ans, depuis la mort de sa mère, elle a promis de s’occuper de son père et lui a consacré son temps chaque jour, jusqu’à accepter de renoncer à avoir sa propre vie. Car Père, cet écrivain si célèbre – mais malheureusement si peu lu – a fait de sa fille unique son secrétaire et le soutien nécessaire de ses vieux jours. Jusqu’à ce que… Jusqu’à ce qu’une belle-mère apparaisse à Jennifer comme tombée du ciel pour s’occuper à son tour de Père. N’est-il pas nécessaire pour elle de laisser seuls les époux ? N’est-il pas temps enfin de vivre sa propre vie ? Ni une, ni deux, Jennifer s’éclipse de la maison familiale et part dans le Sussex à la recherche du bonheur. Elle qui n’a jamais quitté Londres ne rêve que d’un petit cottage à la campagne où elle pourra s’adonner au jardinage. Elle y fait la connaissance d’un jeune clergyman et de sa sœur, deux personnages hauts en couleurs qui vont... Lorsque la jeune, mais plus si jeune (33 ans), Jennifer découvre un matin dans son salon la jeune, vraiment jeune (20 ans) nouvelle épouse de son père, les perspectives de son quotidien s’en trouvent complètement chamboulées. Depuis dix ans, depuis la mort de sa mère, elle a promis de s’occuper de son père et lui a consacré son temps chaque jour, jusqu’à accepter de renoncer à avoir sa propre vie. Car Père, cet écrivain si célèbre – mais malheureusement si peu lu – a fait de sa fille unique son secrétaire et le soutien nécessaire de ses vieux jours. Jusqu’à ce que… Jusqu’à ce qu’une belle-mère apparaisse à Jennifer comme tombée du ciel pour s’occuper à son tour de Père. N’est-il pas nécessaire pour elle de laisser seuls les époux ? N’est-il pas temps enfin de vivre sa propre vie ? Ni une, ni deux, Jennifer s’éclipse de la maison familiale et part dans le Sussex à la recherche du bonheur. Elle qui n’a jamais quitté Londres ne rêve que d’un petit cottage à la campagne où elle pourra s’adonner au jardinage. Elle y fait la connaissance d’un jeune clergyman et de sa sœur, deux personnages hauts en couleurs qui vont venir bousculer son rêve bucolique. De quiproquos en rebondissements, ce roman est une comédie réjouissante et délicieuse. On y rit franchement, de la naïveté de Jennifer, de la mauvaise foi de sa voisine, des désirs de « jeunesse » de Père. Elizabeth von Arnim fait preuve dans ce roman d’une réelle acuité pour aborder le thème de l’indépendance de la femme sous une forme presque picaresque. Jennifer, innocente et inconsciente de la vie malgré son âge, va faire en trois semaines un apprentissage accéléré des affaires du cœur et du balancement de celui-ci avec la raison. Une bien jolie surprise aux couleurs acidulées, qui confirme à mes yeux tout le talent de cette auteur trop méconnue.
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  • mogador83 Posté le 15 Septembre 2014
    J'ai pris beaucoup de plaisir a lire ce livre. J'avais bien aime déjà la bienfaitrice écrite par cet auteur qui nous plonge directement dans la vie et les mentalités de l'époque. Dans les années trente a Londres, on découvre Jennifer, vieille fille de trente ans qui a passé sa jeunesse a s'occuper de son père et de ses écrits depuis que sa mère est morte. Quand son père décide de se remarier avec une jeunette, elle en profite pour prendre son indépendance et part s'installer a la campagne. Cet apprentissage de la liberté lui permettra aussi de découvrir l'amour. L'auteur nous permet grâce a ces descriptions précises, parfois trop précises, de plonger dans le quotidien de la jeune femme et de vivre avec elle cette grande aventure pour elle. Jennifer reste une fille de son époque avec ses revirements, sa culpabilité, les préjugés de la societe ... un livre passionnant que j'ai dévoré en deux jours!
  • Dupas Posté le 16 Août 2014
    J'ai adoré. Que dire de plus ? Si j'étais cinéaste, j'en ferai une adaptation cinématographique. Un livre qui mérite d'être connu.
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