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Pocket
EAN : 9782266294560
Code sériel : 6020
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 192
Format : 108 x 177 mm

Pierre et Jean

Date de parution : 21/02/2019
LES GRANDS TEXTES DU XIXe SIÈCLE

La jolie Mme Roland, naguère bijoutière de la rue Montmartre, a toujours gardé le secret autour de son fils Jean, né d'une liaison avec un ancien client et ami de la famille, à l'insu de son mari et de Pierre, son aîné. La mort de l'amant et l'héritage...
LES GRANDS TEXTES DU XIXe SIÈCLE

La jolie Mme Roland, naguère bijoutière de la rue Montmartre, a toujours gardé le secret autour de son fils Jean, né d'une liaison avec un ancien client et ami de la famille, à l'insu de son mari et de Pierre, son aîné. La mort de l'amant et l'héritage surprise qu'il laisse à Jean réveille l'antagonisme des deux frères et la jalousie dormante de Pierre. On s'étonne, on jase, la culpabilité de Mme Roland est sur le point d'être révélée.
Une préface célèbre précède cette longue nouvelle, qui passe souvent pour son chef-d'œuvre. Maupassant y définit l'art invisible du romancier, peintre du cœur humain : le sien.
 
@ Disponible chez 12-21
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EAN : 9782266294560
Code sériel : 6020
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 192
Format : 108 x 177 mm
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Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • paulmaugendre Posté le 12 Mars 2020
    Ancien bijoutier à Paris, Roland a pris sa retraite au Havre et il s’est découvert une passion pour les balades en mer et la pêche qu’il pratique en compagnie de deux amis anciens navigateurs. Ce jour-là, à bord de La Perle, sa petite embarcation, ses deux fils rament de concert, ou de conserve comme diraient les sardines. Autant Jean, le cadet de vingt-cinq ans, est blond, calme et doux, et vient de terminer ses études de Droit, autant son frère Pierre, âgé trente ans, est noir de cheveux, emporté, instable, rancunier et se destine à une carrière médicale. Deux frères au caractère totalement opposé et cela se ressent dans leur façon de manier les rames. A bord, sont également présentes, la mère, Louise, une petite bourgeoise quinquagénaire, et madame Rosémilly, une jeune veuve de vingt-trois ans, leur voisine qui est devenue leur amie. Une partie de pêche agréable même si le père Roland bougonne car il n’a pas pris autant de poissons qu’il aurait souhaité, les femmes étant réticentes à se lever tôt. Rentrés chez eux, les Roland, qui ont invité madame Rosémilly, apprennent qu’un notaire désire les rencontrer, pour une histoire d’héritage inattendu. En effet, un vieil ami de la famille du... Ancien bijoutier à Paris, Roland a pris sa retraite au Havre et il s’est découvert une passion pour les balades en mer et la pêche qu’il pratique en compagnie de deux amis anciens navigateurs. Ce jour-là, à bord de La Perle, sa petite embarcation, ses deux fils rament de concert, ou de conserve comme diraient les sardines. Autant Jean, le cadet de vingt-cinq ans, est blond, calme et doux, et vient de terminer ses études de Droit, autant son frère Pierre, âgé trente ans, est noir de cheveux, emporté, instable, rancunier et se destine à une carrière médicale. Deux frères au caractère totalement opposé et cela se ressent dans leur façon de manier les rames. A bord, sont également présentes, la mère, Louise, une petite bourgeoise quinquagénaire, et madame Rosémilly, une jeune veuve de vingt-trois ans, leur voisine qui est devenue leur amie. Une partie de pêche agréable même si le père Roland bougonne car il n’a pas pris autant de poissons qu’il aurait souhaité, les femmes étant réticentes à se lever tôt. Rentrés chez eux, les Roland, qui ont invité madame Rosémilly, apprennent qu’un notaire désire les rencontrer, pour une histoire d’héritage inattendu. En effet, un vieil ami de la famille du nom de Maréchal, qui ne s’est jamais marié, et qu’ils n’avaient pas revus depuis des années, depuis leur départ de Paris et même avant, vient de décéder, léguant toute sa fortune à Jean. Pour une bonne nouvelle, c’est une bonne nouvelle, même s’ils sont quelque peu attristés par cette annonce. Pierre et surtout Jean ne se souviennent plus trop de cet homme prodigue. Pierre ressent une pointe s’insinuer en son esprit. Pourquoi Jean et uniquement Jean comme seul héritier ? Une question qui ne tarabuste pas les autres membres de la famille, mais lorsqu’il en parle à une serveuse qu’il connait plus ou moins, et à un ami pharmacien, un vieux Polonais dont les affaires périclitent faute de clientèle dans ce quartier d’indigents, une même réflexion, émise différemment mais dont le sens est identique, l’amène à se demander si derrière cet héritage ne se cacherait pas une faute commise par sa mère. Et Jean ne serait-il pas le fils de ce Maréchal trop prodigue de sa fortune ? Ses espoirs de s’installer dans un grand appartement de prestige sont bientôt balayés car non seulement il jongle avec les finances, mais de plus sa mère et son frère, qui ignoraient ses intentions, viennent de louer ce logement. Et d’autres petits faits attisent la jalousie qui le taraude, pourtant il ne possède aucune preuve. Presque tout ce court roman est axé sur Pierre, sur ses réactions, sur ses sentiments, sur ses recherches, ses envies, ses espoirs, ses désillusions, sa jalousie, ses colères, ses affrontements verbaux envers son frère, ses insinuations et ses piques envers sa mère. Sa mère qui peu à peu se renferme, se recroqueville, tandis que le père et son frère ne se rendent compte de rien, ou presque. Il est possédé par une violence intérieure qu’il a du mal à canaliser et qui ne s’évacue oralement qu’envers certains membres de la famille. Car Pierre ne peut s’empêcher de faire part de ses soupçons à Jean qui ne comprend pas ce qui arrive. Quand à la très jeune veuve, madame Rosémilly, elle se trouve en porte-à-faux dans ce drame familial. Un roman psychologique dont les deux frères sont les principaux protagonistes dans une situation qui n’est pas nouvelle. Seulement, contrairement à ce qu’il se passait dans les familles aisées, chez les nobles, ce n’est pas l’aîné qui se trouve favorisé mais bien le cadet. Or cet état de fait n’est pas le cadet des soucis de Pierre. Un peu la parabole biblique d’Abel et Caïn, cette jalousie qui fait se dresser deux frères l’un contre l’autre, deux frères totalement différents physiquement et moralement. Et l’on peut se demander comment il se fait que les parents, le père surtout, ne se soit aperçu de rien. Ce roman est précédé d’une préface de l’auteur sur le Roman en général.
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  • gaelpoezevara Posté le 27 Février 2020
    Après la lecture d'un livre aussi intense et prenant que celui de Pauline Clavière, Laissez-nous la nuit, il n'était pas facile d'enchaîner. Que lire après une plongée si bouleversante au coeur du milieu carcéral ? Après quelques jours de décompression, j'ai opté pour un court roman qui me faisait de l'oeil sur une étagère : Pierre et Jean de Maupassant. J'ai ouvert ce livre comme on retrouve un vieil ami, perdu de vue depuis un moment, mais toujours dans un coin de mémoire. Maupassant, lecture plaisir d'adolescence, puis lecture sérieuse des programmes universitaires, avec Une vie, Le Horla, Contes de la bécasse, Fort comme la mort, Bel-Ami La Maison Tellier et divers contes. Avais-je lu Pierre et Jean ? Possible... Mais j'avoue que ça m'échappe ! J'y ai trouvé en tout cas un vrai plaisir. La langue du XIXE siècle, fluide, précise et dense à la fois, rend bien pâle celle de notre époque, mal maîtrisée, fade et sans relief. Avec Pierre et Jean, on retrouve le Maupassant sombre et pessimiste du Horla ou des Soeurs Rondoli. Le récit commence par une scène bucolique de pêche en famille, la famille Roland dans laquelle tout semble aller au mieux : une vie tranquille,... Après la lecture d'un livre aussi intense et prenant que celui de Pauline Clavière, Laissez-nous la nuit, il n'était pas facile d'enchaîner. Que lire après une plongée si bouleversante au coeur du milieu carcéral ? Après quelques jours de décompression, j'ai opté pour un court roman qui me faisait de l'oeil sur une étagère : Pierre et Jean de Maupassant. J'ai ouvert ce livre comme on retrouve un vieil ami, perdu de vue depuis un moment, mais toujours dans un coin de mémoire. Maupassant, lecture plaisir d'adolescence, puis lecture sérieuse des programmes universitaires, avec Une vie, Le Horla, Contes de la bécasse, Fort comme la mort, Bel-Ami La Maison Tellier et divers contes. Avais-je lu Pierre et Jean ? Possible... Mais j'avoue que ça m'échappe ! J'y ai trouvé en tout cas un vrai plaisir. La langue du XIXE siècle, fluide, précise et dense à la fois, rend bien pâle celle de notre époque, mal maîtrisée, fade et sans relief. Avec Pierre et Jean, on retrouve le Maupassant sombre et pessimiste du Horla ou des Soeurs Rondoli. Le récit commence par une scène bucolique de pêche en famille, la famille Roland dans laquelle tout semble aller au mieux : une vie tranquille, deux fils, l'un avocat, l'autre médecin. Un héritage va venir tout bouleverser, révélant les vrais caractères, les dissimulations des uns, les ratages des autres, et dressant au final un portrait tragique de la famille. Le narrateur offre aussi un regard sur la société de son époque, très intéressant à observer avec le recul qui est le nôtre en tant que lecteur du XIXE siècle.
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  • StephanieIsReading Posté le 26 Décembre 2019
    Excellent roman réaliste à travers lequel Maupassant illustre son talent d'écrivain. Une fratrie se trouve confrontée à la question de l'héritage et tout est sens dessus dessous. L'un semble avoir été favorisé au détriment de l'autre qui se trouve lésé. Cet héritage va-t-il lever le voile sur des secrets de famille ?
  • ulysse13003 Posté le 25 Novembre 2019
    Au-delà de la finesse de l'analyse psychologique des personnages, et de l'art de construire un récit à partir d'un fil si ténu, quel bonheur pur de lire la prose de Maupassant ! La balade en mer qui ouvre le livre m'a fait penser à une marine de Manet, l'épisode de la pêche à pied est un régal de mise en scène où l'auteur multiplie les points de vue. Si les ressorts moraux qui agissent sur les sentiments des personnages ont changé, le style de Maupassant est intemporel.
  • DianaAuzou Posté le 17 Novembre 2019
    Selon les propres mots de Maupassant, le but du romancier "n'est point de nous raconter une histoire, de nous amuser ou de nous attendrir, mais de nous forcer à penser, à comprendre le sens profond et caché des événements". Dans ce court roman le jeu des miroirs, des reflets et des regards est saisissant, et le "deux" qui devient double, même multiple, se décline en soupçons à dévoiler. Le regard / miroir devient leitmotiv et ce que le regard croit voir sont, des fois, des vérités fuyantes ou des images trompeuses, le miroir déstabilise avant de faire voir la vérité, car en capturant le reflet de la réalité, il libère d'autres réalités possibles. Le sens se perd ou se dévoile-t-il ? Sous ces voiles et derrières ces ombres la vérité à l'air de se cacher, et les signes se multiplient. Grand espace d'eau, la Manche au Havre, s'associe métaphoriquement aux yeux des deux frères, Pierre et Jean, transparence qui permet de voir à travers, mais aussi transparence qui risque de se brouiller et égarer le regard et le sens. La limpidité, comme valeur sure et plaisir énorme est l'écriture de Maupassant, "l'eau pure" de la langue française, comme il le dit si bien.
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