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EAN : 9782264061263
Code sériel : 4820
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 456
Format : 108 x 177 mm

Plan de table

Michelle Herpe-voslinsky (Traducteur)
Date de parution : 05/06/2014
C'est l'événement de la saison sur la très select île de Waskeke en Nouvelle-Angleterre : Daphnée, l'aînée des Van Meter, se marie ! Mais alors que famille et amis sont en effervescence, son père Winn arbore une mine maussade. Pour ce banquier désabusé, passe encore de voir sa fille très... C'est l'événement de la saison sur la très select île de Waskeke en Nouvelle-Angleterre : Daphnée, l'aînée des Van Meter, se marie ! Mais alors que famille et amis sont en effervescence, son père Winn arbore une mine maussade. Pour ce banquier désabusé, passe encore de voir sa fille très enceinte s'afficher en robe virginale, de supporter les commentaires gras des cousins de province. Passe encore qu'une baleine choisisse précisément ce week-end pour venir s'échouer sur la plage. Passe enfin que son éducation toute protestante l'empêche de goûter aux appas de la jeune Agatha, demoiselle d'honneur particulièrement accorte. Non. Le vrai scandale pour Winn se résume à une seule question : pourquoi les portes du Pequod, le club le plus huppé de l'île, ce sanctuaire des âmes bien nées, lui restent-elles désespérément closes ?

 

Une comédie de mœurs aussi grinçante qu’émouvante sur l’upper class américaine !
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EAN : 9782264061263
Code sériel : 4820
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 456
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • mariecloclo Posté le 10 Septembre 2019
    Ce roman est une satire de la middle class américaine. Winn Van Meter est un banquier aisé, il a une maison et une résidence secondaire sur une île. Justement, l'action se situe le temps d'un weekend dans leur résidence secondaire, à l'occasion du mariage de Daphé, la fille aînée. Elle en est à son 8ème mois de grossesse. La seconde fille, Livia, vient d'avorter et a du mal à se remettre de sa rupture. Winn a une préoccupation essentielle : rejoindre le club de golfe de l'île mais les membres tardent à prendre leur décision. L'action est vue de son point de vue, il est par ailleurs très attiré par l'une des demoiselles d'honneur, amie de ses filles. On assiste donc aux préparatifs du mariage, il y a des petits incidents ou accidents. C'est très réjouissant comme lecture, mais un peu superficiel peut-être. Un bon moment de lecture.
  • kateginger63 Posté le 19 Mars 2018
    Une étude des moeurs de la Upper Class américaine. * Ce roman m'a depuis longtemps intrigué. J'ai toujours eu un penchant pour la sociologie des classes aisées américaines. Pourquoi? Certainement pour voir que malgré le vernis des apparences, les personnages nous ressemblent bien plus souvent qu'on ne le pense. Et effectivement, ici c'est le cas. * Nous observons une famille new-yorkaise "bien sous tous rapports" autour d'un mariage d'un de leurs membres. Cet évènement grandiose se passe dans une île fictive mais ressemblant à la très connue et huppée Nantucket, dans l'état du Massachusetts. Une île pétrie de traditions, au charme désuet, de clubs chics et de son inévitable golf. Ici, le narrateur principal est Winn, le patriarche, le père de la mariée. On suit avec lui les les 2 jours pré-mariage avec les préparatoires, l'accueil des invités, les activités diverses. Winn est un personnage caricatural, typique de cette classe si aisée. Et surtout imbu de son importance. Il n'est pas antipathique néanmoins puisqu'au fur et à mesure du récit, il tombe le masque et fait apparaître des défauts humains tels le désir, l'égoisme, l'envie, la colère, l'amertume.... Mais aussi en contrepoint, des sentiments plus mitigés et presque bons. Autour de ce père, on suit de temps en temps... Une étude des moeurs de la Upper Class américaine. * Ce roman m'a depuis longtemps intrigué. J'ai toujours eu un penchant pour la sociologie des classes aisées américaines. Pourquoi? Certainement pour voir que malgré le vernis des apparences, les personnages nous ressemblent bien plus souvent qu'on ne le pense. Et effectivement, ici c'est le cas. * Nous observons une famille new-yorkaise "bien sous tous rapports" autour d'un mariage d'un de leurs membres. Cet évènement grandiose se passe dans une île fictive mais ressemblant à la très connue et huppée Nantucket, dans l'état du Massachusetts. Une île pétrie de traditions, au charme désuet, de clubs chics et de son inévitable golf. Ici, le narrateur principal est Winn, le patriarche, le père de la mariée. On suit avec lui les les 2 jours pré-mariage avec les préparatoires, l'accueil des invités, les activités diverses. Winn est un personnage caricatural, typique de cette classe si aisée. Et surtout imbu de son importance. Il n'est pas antipathique néanmoins puisqu'au fur et à mesure du récit, il tombe le masque et fait apparaître des défauts humains tels le désir, l'égoisme, l'envie, la colère, l'amertume.... Mais aussi en contrepoint, des sentiments plus mitigés et presque bons. Autour de ce père, on suit de temps en temps les pensées (et les actions) des autres membres tels la fille cadette et l'épouse. Trois jours en 400 pages. Vous vous en doutez bien que le rythme est lent. Mais si intéressant. Tout est dans la finesse des propos, des dialogues (rares certes), des situations rocambolesques (le homard est-il vivant ou juste malade?), des non-dits aussi. Il y a bien quelques passages sur le passé de Winn que j'ai vite survolé (son intronisation dans le club, ses relations filiales...). * Des rancoeurs, des jalousies, de la tristesse aussi. Toute une palette d'émotions qu'on prend en plein fouet (comme avec la baleine par exemple). Chapeau bas à l'auteure (si jeune) qui a réussi à me faire passer un bon moment sur l'île des riches Américains (j'ai vraiment crû y être, allongée sur un transat old school, avec un Martini-olive à la main et discutant "potins et chiffons")
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  • prettyrosemary Posté le 13 Février 2018
    J’ai d’abord été un peu surprise par le ton, et j’avoue que j’ai eu du mal à entrer dans ce bouquin au début. Je m’attendais à une sorte de pièce de théâtre qui tirerait un peu sur la farce (le mariage, c’est un classique, mais ça fonctionne toujours) mais l’humour dans Plan de table est autrement plus subtil et on a plus affaire à une tranche de vie amère, à un récit plus grinçant que drôle. Et ça m’a plu après quelques pages ! La plupart du temps, on est dans la tête de Winn, un quinqua formaté comme pas possible par Harvard et l’upper class, soucieux des convenances, d’appartenir aux bons cercles. Un type qu’on pourrait qualifier de parfaitement ennuyeux sans trop prendre de risques. Pourtant le personnage est singulier. Mal à l’aise depuis toujours dans un univers trop féminin, frustré de ne jamais avoir eu d’héritier mâle et incapable de montrer le moindre sentiment, le patriarche est souvent pathétique, mais aussi touchant. Tout au long du récit, l’auteure nous livre des personnages qui ne sont rien de plus que des produits de leur classe : le mari fatigué tenté par une ultime aventure puérile, l’épouse docile qui ferme les yeux,... J’ai d’abord été un peu surprise par le ton, et j’avoue que j’ai eu du mal à entrer dans ce bouquin au début. Je m’attendais à une sorte de pièce de théâtre qui tirerait un peu sur la farce (le mariage, c’est un classique, mais ça fonctionne toujours) mais l’humour dans Plan de table est autrement plus subtil et on a plus affaire à une tranche de vie amère, à un récit plus grinçant que drôle. Et ça m’a plu après quelques pages ! La plupart du temps, on est dans la tête de Winn, un quinqua formaté comme pas possible par Harvard et l’upper class, soucieux des convenances, d’appartenir aux bons cercles. Un type qu’on pourrait qualifier de parfaitement ennuyeux sans trop prendre de risques. Pourtant le personnage est singulier. Mal à l’aise depuis toujours dans un univers trop féminin, frustré de ne jamais avoir eu d’héritier mâle et incapable de montrer le moindre sentiment, le patriarche est souvent pathétique, mais aussi touchant. Tout au long du récit, l’auteure nous livre des personnages qui ne sont rien de plus que des produits de leur classe : le mari fatigué tenté par une ultime aventure puérile, l’épouse docile qui ferme les yeux, les filles qui commettent des erreurs mais qui refusent de vivre une existence qui représenterait une réelle transgression… Des personnages enfermés dans un univers microscopique, où chaque famille se compare à l’autre, où les individus n’ont de choix que celui que leur impose leur rang. C’est bien vu, bien écrit/traduit, et si j’ai pu déplorer quelques longueurs, j’ai été séduite par ce Plan de table oppressant et émouvant à la fois.
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  • Griselda20116 Posté le 13 Février 2018
    Un excellent roman, au style irréprochable, vif et percutant ! Ce qui pourrait sembler d'une grande banalité, un père livré aux affres du doute et de l'inquiétude à la veille du mariage de sa fille, devient, grâce au talent impertinent et subtil de l'auteure, une très belle histoire, pleine d'émotion et d'humour ! Les décors et les personnages sont dessinés de main de maître ; on entre de plain-pied dans cet univers à la fois luxueux et déjanté. Nul trait caricatural cependant, mais une tendresse retenue pour les parents, leurs grands enfants, les divers membres des deux familles et leurs amis. La chasse au homard est un vrai morceau d'anthologie, plein d'empathie pour le monde animal, ainsi que la grandiose description de la baleine échouée ! Quel symbole ! Au fur et à mesure que l'histoire se déroule, on sent monter une tension et l'on craint que la comédie tourne au drame ! Pas une seconde d'ennui, de rebondissements en rebondissements, jusqu'à la fin, belle, émouvante, sobre et rééquilibrant tout le récit. Naissance d'une grande écrivaine, pourvu qu'elle continue dans cette voie !
  • sld09 Posté le 27 Juin 2017
    Le roman est très bien écrit et parfaitement construit, cantonnant le récit aux deux journées précédant le mariage tandis que les réminiscences des uns et des autres nous apprennent tout ce qu'il y a à savoir (et plus encore) sur les protagonistes.Mais cette bonne impression est vite ternie. Quelques personnages sont trop caricaturaux (Agatha et Francis par exemple, et même Daphné, la mariée). Certaines scènes m'ont aussi paru aller trop loin, non que le récit devienne invraisemblable, mais ça en fait quand même beaucoup pour un poignée de personnages réunis pour un événement heureux.J'avoue enfin que j'ai eu du mal à compatir aux petits malheurs de ces personnes issues des classes aisées et privilégiées américaines.Dans le style "roman de mariage" (si, si, c'est presque une catégorie littéraire !), j'ai préféré Pièce montée de Blandine Le Callet qui mise davantage sur l'humour et la dérision ou Les sortilèges de Cap Code, de Richard Russo, qui fait également une critique très ironique d'une certaine Amérique mais qui m'a semblé plus abouti et peut-être moins pessimiste.
Lisez inspiré avec 10/18 !
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