Lisez! icon: Search engine
10/18
EAN : 9782264074355
Code sériel : 5471
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 504
Format : 108 x 177 mm

Power

Collection : Domaine Policier
Date de parution : 05/09/2019
Un roman puissant et viscéral, plus que jamais d’actualité.
« Ici, comme dans les autres ghettos, pas d'artifice à la Marilyn, ni de mythe à la Kennedy. Ici, c'est la réalité. Celle qui macère, mendie et crève. »

1965. Enlisés au Vietnam, les États-Unis traversent une crise sans précédent : manifestations, émeutes, explosion des violences policières. Vingt millions d’afro-américains sont...
« Ici, comme dans les autres ghettos, pas d'artifice à la Marilyn, ni de mythe à la Kennedy. Ici, c'est la réalité. Celle qui macère, mendie et crève. »

1965. Enlisés au Vietnam, les États-Unis traversent une crise sans précédent : manifestations, émeutes, explosion des violences policières. Vingt millions d’afro-américains sont chaque jour livrés à eux-mêmes, discriminés, harcelés. Après l’assassinat de Malcolm X, la communauté noire se déchire entre la haine et la non-violence prônée par Martin Luther King, quand surgit le Black Panther Party : l’organisation défie l’Amérique raciste, armant ses milliers de militants et subvenant aux besoins des ghettos. Une véritable révolution se profile. Le gouvernement déclare alors la guerre aux Black Panthers, une guerre impitoyable qui va bouleverser les vies de Charlene, jeune militante, Neil, officier de police, et Tyrone, infiltré par le FBI. Personne ne sera épargné, à l’image du pays, happé par le chaos des sixties.
 
Lire la suite
En lire moins
EAN : 9782264074355
Code sériel : 5471
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 504
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • NigraFolia Posté le 4 Avril 2020
    Le bouquin de Michael sous les yeux, une BO Soul fin de 60s calée dans les oreilles et me voilà embarqué pour une immersion d’une journée chez les Black Panthers. Une journée, car une fois en main, impossible de se séparer de ce bouquin. De février 1965 à octobre 1971, je plonge à l’époque du pasteur King, de Malcolm-X et de Bobby Kennedy. Tous 3 assassinés. Une période pas si lointaine. Mon âge. Et pourtant, comme une page d’histoire. Power, écrit en deux parties comme le programme du Black Panther Party for Self-Defense. Deux axes, What we want (ce que nous voulons), What we believe (ce que nous croyons). Power. Le pouvoir. Celui d’un écrivain qui dépote, qui sait poser des mots, leurs conférer une puissance et s’en servir pour créer une émotion. Je n’en doutais pas une seconde après avoir été subjugué par Manhattan Chaos, mais, il me fallait rattraper mon retard. Power était là, posé dans ma PAL depuis un certain temps, me susurrant à l’oreille « vient me lire, tu vas encore en prendre une sérieuse en pleine face ». Fait est qu’avec ce roman, je surfe à la frontière entre réalité et fiction. Elle est fine.... Le bouquin de Michael sous les yeux, une BO Soul fin de 60s calée dans les oreilles et me voilà embarqué pour une immersion d’une journée chez les Black Panthers. Une journée, car une fois en main, impossible de se séparer de ce bouquin. De février 1965 à octobre 1971, je plonge à l’époque du pasteur King, de Malcolm-X et de Bobby Kennedy. Tous 3 assassinés. Une période pas si lointaine. Mon âge. Et pourtant, comme une page d’histoire. Power, écrit en deux parties comme le programme du Black Panther Party for Self-Defense. Deux axes, What we want (ce que nous voulons), What we believe (ce que nous croyons). Power. Le pouvoir. Celui d’un écrivain qui dépote, qui sait poser des mots, leurs conférer une puissance et s’en servir pour créer une émotion. Je n’en doutais pas une seconde après avoir été subjugué par Manhattan Chaos, mais, il me fallait rattraper mon retard. Power était là, posé dans ma PAL depuis un certain temps, me susurrant à l’oreille « vient me lire, tu vas encore en prendre une sérieuse en pleine face ». Fait est qu’avec ce roman, je surfe à la frontière entre réalité et fiction. Elle est fine. Très fine. Une fiction pour faciliter l’acceptation. Le travail de recherche a dû être immense. Un full time job à la limite du journalisme. Pointilleux. Sans concession. Cela s’avale comme un roman entrainé par une mise en perspective bâtie sur trois personnages tranchés, femme/homme, blanc/noir, flic/Black Panthers, autant de points de vue. Charlène, Neil et Tyrone. Autant d’espoirs que de rêves brisés. Autant de besoin de liberté que de vengeance, de croyance et de mensonge. Passionnant, allant crescendo, de la naissance du mouvement à sa destruction via le programme COINTELPRO du FBI (Counter Intelligence Program / programme de contre-espionnage visant à détruire des organisations non conformes aux idées de J.E Hoover), c’est l’Amérique des années 60/70 qui défile sous mes yeux, celle où l’on assassine ses leaders, celle qui voit défiler ses présidents. Une Amérique en prise avec ses maux, racisme, suprématiste, drogue, oppression, meurtre, révolte, rage, radicalisation. Celle d’un état contre certains de ses citoyens, lutte armée et lutte des classes. Michael Mention joue la carte du réalisme, celle de la conscience sociale enracinée dans la réalité, le Viet-Nam, les JO de Mexico, Manson, Zodiac. Tout y passe. Un pays fait de peur et de colère, le tout avec des années de musique qui défilent. Car c’est aussi cela Power. La puissance du son. James, Wilson, Curtis, Otis, explosent. Immédiatement, je me suis rappelé Harlem mais aussi Atlanta (où je n’ai jamais été aussi bien accueilli dans une église que dans celle où officiait le pasteur King), ou quelques quartiers dans certaines villes d’Afrique où je me suis senti blanc, différent, où le prisme s’est inversé. Quelle claque pour enfin comprendre. Mais là n’est pas le propos. Je reviens à ce roman pour évoquer la qualité d’écriture. Elle groove. Elle est intense. Une fois débuté, impossible de le lâcher. Ou mon cerveau s’engourdit au gré de la lecture et je suis pleinement immergé dans Power ou Michael est un putain de romancier et je suis totalement plongé dans le roman. Bref, pour ceux qui ne l‘ont pas encore lu, le retard est à combler d’urgence. Power est un roman extraordinaire, qui donne du sens à l’Histoire à une période où les USA boguent. Et ils ne sont pas les seuls. Donc bravo Michael, et merci pour ce livre aussi poignant que puissant !
    Lire la suite
    En lire moins
  • Deej1223 Posté le 25 Mars 2020
    Bobby Stills et Huey Norton sont Bobby Seale et Huey P. Newton, qui eux sont militants et frères fondateurs du Black Panther Party, nouveaux justiciers bravant les rues de West Oakland pour que leur peuple puisse se délier une fois pour toute de la muselière de ce système fourbe, hypocrite et répressif. Mots crus donnant vie aux certitudes, aux maux de la rue, c’est à travers les yeux d’ailleurs qu’est menée cette révolution de liberté, d’émancipation, galvanisée pour certains par Malcolm, par Mao, pour d’autres par justice et convictions. « Power » de Michaël Mention, ou quand droits civiques riment avec violence, scandales et dépravation.
  • ricou Posté le 7 Mars 2020
    une lecture de haute intensité et riche en émotions. Power nous raconte le début et la fin des Blacks Panthers, romancé par l'auteur et raconté par l'un des leurs avec les fêlures et les conséquences de chacun. C'est un docu-fiction impressionnant  de détails sur les différents époques qu'on vécu les Blacks Panthers sous les investitures  des différents présidents des états unis d'Amérique. Humiliés, droits bafoués,  tabassés,emprisonnés sous le joug d'un tyran nommé John Edgar Hoover. Un roman coup de poing .
  • Mamy_Poppins Posté le 14 Février 2020
    Dans l’imaginaire collectif, la fin des années soixante, c’est Woodstock, le peace and love, les Hippies, la libération sexuelle. Nous préférons tous (et c’est logique) garder à l’esprit toutes les avancées positives héritées de cette période bouillonnante et prolifique en changements sociaux et sociétaux. Nous occultons le moins agréable, le négatif, les événements tragiques. Je viens de lire un roman, un nouveau gros coup de coeur, qui replace les choses dans leur juste contexte. Il s’agit de Power de Michael Mention. Une fresque coup de poing, à l’image de sa couverture. Dans ce presque pavé, l’auteur nous entraîne dans l’histoire des Black Panthers. Sur une période de quatre années, il en explore la genèse, l’âge d’or et le déclin. Roman choral porté par trois individus complètement différents, qui se frottent au mouvement chacun à sa façon, Power surprend d’abord par l’écriture et les choix narratifs. Au lieu de la trame linéaire que l’on trouve généralement dans les romans historiques, et que je préfère d’habitude, Michael Mention fait le choix d’une écriture aussi rythmée et saccadée que celle d’un Ellroy sous acide. Il remplace les longs exposés contextuels par des extraits de discours ou de chansons, qui font le job avec une efficacité troublante.... Dans l’imaginaire collectif, la fin des années soixante, c’est Woodstock, le peace and love, les Hippies, la libération sexuelle. Nous préférons tous (et c’est logique) garder à l’esprit toutes les avancées positives héritées de cette période bouillonnante et prolifique en changements sociaux et sociétaux. Nous occultons le moins agréable, le négatif, les événements tragiques. Je viens de lire un roman, un nouveau gros coup de coeur, qui replace les choses dans leur juste contexte. Il s’agit de Power de Michael Mention. Une fresque coup de poing, à l’image de sa couverture. Dans ce presque pavé, l’auteur nous entraîne dans l’histoire des Black Panthers. Sur une période de quatre années, il en explore la genèse, l’âge d’or et le déclin. Roman choral porté par trois individus complètement différents, qui se frottent au mouvement chacun à sa façon, Power surprend d’abord par l’écriture et les choix narratifs. Au lieu de la trame linéaire que l’on trouve généralement dans les romans historiques, et que je préfère d’habitude, Michael Mention fait le choix d’une écriture aussi rythmée et saccadée que celle d’un Ellroy sous acide. Il remplace les longs exposés contextuels par des extraits de discours ou de chansons, qui font le job avec une efficacité troublante. C’est remarquablement bien écrit ! Cela a été ma première surprise. La seconde raison qui motive ce coup de coeur, après la forme, c’est le fond. Power mélange brillamment l’Histoire et les destins individuels, transformant Neil, Tyrone et Charlene en papillons avides de lumière se brûlant au soleil puissant des Black Panthers. On les regarde se consumer peu à peu et leur destin prend aux tripes. Ils sont aussi prétexte à rencontrer toutes les grandes figures de ces années mythiques : James Brown, Malcolm X, Bobby Kennedy, Sharon Tate… Et tant d’autres. Petit à petit, Michael Mention imbrique les événements entre eux, tissant une toile serrée, nous amenant à réaliser à quel point les USA d’aujourd’hui ont été accouchés dans d’atroces souffrances à cette époque-là. Il démontre également avec brio que la violence des groupuscules noirs était la seule réponse possible au racisme ambiant et à une société profondément clivée. En tout cas, ça l’était dans l’esprit des fondateurs du mouvement, puis dans celui de leurs « soldats ». Power n’est pas pour autant un panégyrique naïf cherchant à convaincre que tout est tout noir ou tout blanc (sans mauvais jeu de mots). Il n’y avait pas d’un côté les gentils noirs et de l’autre les méchants blancs. Il n’y avait que des hommes et des femmes, cherchant leur place, cherchant un équilibre. Michael Mention s’éclate dans les nuances, dans les zones grises, là où les êtres humains s’agitent le plus souvent. Le personnage de Neil trouve toute son importance pour illustrer à quel point il est facile de basculer d’un côté ou de l’autre. Il n’y a pas de moralisation ou de choix imposé par l’auteur. Il livre des faits bruts et nous laisse nous débrouiller avec. Il nous force à nous interroger, à nous questionner. C’est sans doute là que se trouve toute la qualité du roman : réussir à obliger le lecteur à utiliser son cerveau en lui livrant des coups de poings dans le ventre toutes les trois pages. J’ai également été conquise par l’omniprésence de la musique (chose que je déteste d’ordinaire), sans doute parce que je suis fan depuis l’enfance de la soul et de la funk. J’entendais sous mon crâne les rythmes et les mélopées dont il est question, ce qui a donné une saveur supplémentaire à ma lecture. Sans doute que pour d’autres lecteurs ne connaissant pas les morceaux en question, l’alchimie se fera moins bien. Power est un roman puissant, que je relirai sûrement (de préférence en papier, après l’avoir fait dédicacer par l’auteur, que j’espère croiser sur un salon un de ces jours^^).
    Lire la suite
    En lire moins
  • Annicklecture Posté le 29 Janvier 2020
    Un roman historique d'une puissance terrible. "Power" relate l'histoire du mouvement Black Panther Party qui a vu le jour dans l'Oakland en 1966. J'avais choisi ce livre lors d'une #OPBragelonne et j'ai tardé pour le lire alors pour ceux qui l'aurait, n'hésitez pas à le remonter de votre PAL. "Leurs yeux pétillent, animés par une même flamme. L'une de ces idées forgées d'évidence. Le lendemain matin, après de nombreux cafés, ils finalisent le programme du Black Panther Party for Self-Defense, selon deux axes : "Ce que nous voulons" et "Ce en quoi nous croyons"." La déshumanisation des Noirs est terrible et ce depuis toujours. Ce mouvement va prendre une envergure comme il n'a été jamais vu. Ici on passe de groupe en groupe Trois personnages clés feront vivre ce texte, Charlene, jeune militante, Neil, officier de police, et Tyrone, infiltré par le FBI. Ils seront le fil conducteur de cette histoire. Et le tout sur les rythmes endiablés des musiques de James Brown, Bob Dylan, Otis Redding, The Beatles, Jimi Hendrix, Deep Purple, Led Zeppelin, David Bowie, The Rolling Stones… "Get on up! - Get up! - Get on up! - … Stay on the scene!…" "Aujourd'hui, j'ai vu le soleil se lever... Un roman historique d'une puissance terrible. "Power" relate l'histoire du mouvement Black Panther Party qui a vu le jour dans l'Oakland en 1966. J'avais choisi ce livre lors d'une #OPBragelonne et j'ai tardé pour le lire alors pour ceux qui l'aurait, n'hésitez pas à le remonter de votre PAL. "Leurs yeux pétillent, animés par une même flamme. L'une de ces idées forgées d'évidence. Le lendemain matin, après de nombreux cafés, ils finalisent le programme du Black Panther Party for Self-Defense, selon deux axes : "Ce que nous voulons" et "Ce en quoi nous croyons"." La déshumanisation des Noirs est terrible et ce depuis toujours. Ce mouvement va prendre une envergure comme il n'a été jamais vu. Ici on passe de groupe en groupe Trois personnages clés feront vivre ce texte, Charlene, jeune militante, Neil, officier de police, et Tyrone, infiltré par le FBI. Ils seront le fil conducteur de cette histoire. Et le tout sur les rythmes endiablés des musiques de James Brown, Bob Dylan, Otis Redding, The Beatles, Jimi Hendrix, Deep Purple, Led Zeppelin, David Bowie, The Rolling Stones… "Get on up! - Get up! - Get on up! - … Stay on the scene!…" "Aujourd'hui, j'ai vu le soleil se lever à Philly et se coucher à Columbia. C'était trop beau, j'en ai presque oublié l'assassinat de King. D'abord Kennedy, puis Malcom, et maintenant lui. Tous ceux qui nous défendent se font buter. Ça peut plus durer, Tod l'a dit aux infos, hier." Entre flics corrompus, racisme, violence, haine, tout est décortiqué et mis à nu devant nous. D'autres sujets apparaîtront au fil de cette lecture telle la guerre du Vietnam, l'assassinat de Malcom X, Martin Luther King, les ghettos, les armes, les femmes, l'homosexualité, la musique, la drogue… "Depuis la naissance de ce pays, l'esclavage des Noirs, le génocide perpétré contre les Amérindiens et le confinement des survivants, le lynchage sauvage de milliers d'hommes et de femmes noirs, le largage des bombes sur Hiroshima et Nagasaki, et maintenant le lâche génocide au Vietnam, tout atteste que face aux peuples de couleur, l'Etat raciste d(Amérique n'a qu'une politique : répression terreur et matraque…" Le travail fait sur ce livre est phénoménal et ne peut que nous toucher au plus profond de chacun de nous. L'alternance entre faits journalistiques, roman, musique est très intéressante et donne une réalité soutenue et décapante au récit. Je ne peux que le conseiller pour le plus grand nombre… "Couleur ou pas, il y a que deux classes! Les opprimés et les oppresseurs! Les exploités et les exploiteurs!... Dont le sang jaillit…"
    Lire la suite
    En lire moins
Lisez inspiré avec 10/18 !
Voyagez hors des sentiers battus, loin d'une littérature conventionnelle et attendue…