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10/18
EAN : 9782264069139
Code sériel : 5256
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 192
Format : 108 x 177 mm

Psychiko

Loïc MARCOU (Traducteur)
Collection : Domaine Policier
Date de parution : 09/11/2017

Anti-héros et probable cas clinique, Nikos Molochanthis, jeune rentier désœuvré, est prêt à tout pour obtenir son quart d’heure de célébrité. Il a donc la brillante idée de se faire passer pour l’assassin d’une femme retrouvée morte dans un quartier d’Athènes. Grâce à la presse fascinée par cette affaire, Nikos...

Anti-héros et probable cas clinique, Nikos Molochanthis, jeune rentier désœuvré, est prêt à tout pour obtenir son quart d’heure de célébrité. Il a donc la brillante idée de se faire passer pour l’assassin d’une femme retrouvée morte dans un quartier d’Athènes. Grâce à la presse fascinée par cette affaire, Nikos est enfin sous les feux des projecteurs, suffisamment près de la guillotine pour être une vedette. Le stratagème parfait… À ceci près qu’il risque de fonctionner au-delà de ses espérances.

Paru en 1928 sous forme de feuilleton, Psychiko, considéré comme le premier polar grec, met en place une mécanique infernale, où une police apathique affronte un faux coupable en quête de gloire.

« Ce roman s’impose comme une petite perle littéraire. » Philippe Blanchet − Le Figaro Magazine

Traduit du grec par Loïc Marcou
 

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EAN : 9782264069139
Code sériel : 5256
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 192
Format : 108 x 177 mm

Ils en parlent

« Ce roman érudit et volontiers ironique, accumulant les clins d’œil à Oscar Wilde ou à Thomas De Quincey, s’impose comme une petite perle littéraire, jusqu’à ce jour inédit, et qu’il aurait été franchement dommage de ne pas exhumer. » Philippe Blanchet, Le Figaro Magazine
« Roman-feuilleton très amusant, truffé de références littéraires, de clins d’œil érudits, ce polar fantasque est à la fois moderne et désuet, et c’est ce qui fait tout son charme. Humour pittoresque, intrigue improbable, le plaisir d’un livre un tantinet incongru. Une fantaisie savoureuse. » François Forestier, L’Obs
« Psychiko est un petite bijou facétieux, qui doit beaucoup à la traduction de Loïc Marcou. » Yann Plougastel, Le Monde Mag
 « Une (re)découverte que ce roman qui entraine le lecteur dans une intrigue intemporelle. Un délice. » J.L., L’Alsace

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • JTiel Posté le 4 Février 2020
    Psychiko est un ancien quartier bourgeois d’Athènes. C’est également le nom que porte le roman dont je vais vous parler, considéré comme le tout premier polar grec, paru en 1928 et traduit seulement récemment. Car, si le polar est populaire en Occident depuis le XIXème siècle, la Grèce – pays encore très rural à cette époque – est un peu à la traîne et se contente de rares traductions ou d’usurpations diverses. Jusqu’à ce que Petros Apostolidis publie cette histoire sous forme de feuilleton dans la presse quotidienne, sous le nom de Paul Nirvanas. Le héros se nomme Nikos Molochanthis. Orphelin de mère, riche par son père, il est sans aucun doute affamé de reconnaissance. Après une vaine tentative en médecine, il passe son temps à lire des romans d’épouvante, regarder des films policiers, se nourrir de faits divers macabres. A tel point que, comme le dit l’auteur, « dans cet univers empli de chimères, il rêvait de se signaler et de se couvrir de gloire, de la même façon que les jeunes gens de son âge ambitionnent de se distinguer dans le monde réel. Ainsi, les frontières entre la fiction et la réalité s’étaient peu à peu brouillées dans son esprit, de... Psychiko est un ancien quartier bourgeois d’Athènes. C’est également le nom que porte le roman dont je vais vous parler, considéré comme le tout premier polar grec, paru en 1928 et traduit seulement récemment. Car, si le polar est populaire en Occident depuis le XIXème siècle, la Grèce – pays encore très rural à cette époque – est un peu à la traîne et se contente de rares traductions ou d’usurpations diverses. Jusqu’à ce que Petros Apostolidis publie cette histoire sous forme de feuilleton dans la presse quotidienne, sous le nom de Paul Nirvanas. Le héros se nomme Nikos Molochanthis. Orphelin de mère, riche par son père, il est sans aucun doute affamé de reconnaissance. Après une vaine tentative en médecine, il passe son temps à lire des romans d’épouvante, regarder des films policiers, se nourrir de faits divers macabres. A tel point que, comme le dit l’auteur, « dans cet univers empli de chimères, il rêvait de se signaler et de se couvrir de gloire, de la même façon que les jeunes gens de son âge ambitionnent de se distinguer dans le monde réel. Ainsi, les frontières entre la fiction et la réalité s’étaient peu à peu brouillées dans son esprit, de sorte que, souvent, il n’arrivait pas à savoir lui-même s’il était un personnage de cinéma ou un homme de chair et d’os. » Dernièrement, une jeune fille a été tuée dans le quartier de Psychiko et son meurtrier reste introuvable. On parle de théâtre du crime, de meurtre barbare, de drame passionnel ; les termes plaisent énormément à Nikos. Alors que l’intérêt de la presse commence à s’essouffler, il a, selon lui, une idée de génie : s’approprier le crime. Il aura enfin toute l’attention dont il rêve. D’après les éléments connus de tous, il se met à imaginer et recréer le possible déroulement des faits, dans le détail. Il s’y voit comme s’il y était, il commet mentalement ce crime encore et encore, jusque dans ses cauchemars. Il en devient paranoïaque, il n’en peut plus, il doit avouer. Avec son ami Stephanos, un voyou de quartier, ils élaborent un stratagème pour semer le doute auprès des inspecteurs, et mener à l’arrestation tant attendue. Stephanos prendra en charge la fortune de Nikos et le fera innocenter, si besoin. Tout a été pensé. Ou presque. Nikos se fait arrêter, interroger, emprisonner. Il clame d’abord son innocence, mais uniquement par jeu, il veut qu’on parle de lui le plus possible avant de donner des éléments croustillants. Et ça marche ! La presse ne parle plus que de ça, les gardiens de prison prennent soin de lui, les femmes de la bonne société athénienne lui rendent visite, le couvrent de cadeaux, réclament des autographes. Par la suite, il avouera enfin son crime, en racontera les détails. C’est un crime passionnel, et cela émeut et fascine la population. Cet attrait trouve son explication dans la tragédie grecque, où le crime est un acte noble. Ou, comme Oscar Wilde le dit : « Chacun tue ce qu’il aime. (…) Le lâche tue d’un baiser et le brave d’un coup d’épée. » Car, à leurs yeux, donner la mort est un acte d’amour extrême, la meilleure preuve donnée. C’est tellement irrésistible que Nikos reçoit l’appui moral et financier des aristocrates avides de ragots à raconter. Il a réussi, il a toute l’attention et la reconnaissance dont il rêvait. Il est célèbre et idolâtré. Jusqu’à ce que le doute survienne, incapable qu’il est de donner le nom de sa victime. De là, tout va changer pour Nikos… Paru dans sa traduction française aux éditions 10/18, Psychiko, en tant que premier roman policier grec, reprend en effet presque tous les codes du genre. Mais, au-delà de ça, il s’agit d’un roman satirique et finalement très moderne, reprenant des thèmes tels que l’avidité des médias, la course à la gloire à tout prix, et le pouvoir des ragots et des amalgames.
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  • VivianeB Posté le 7 Décembre 2018
    Un livre tout à fait suprenant et bien écrit. Un homme, désoeuvré voire déséquilibré, s'accuse d'un meurtre qu'il n'a pas commis. J'ai bien aimé et l'intrigue m'a retenue jusqu'à la fin.
  • vero95270 Posté le 8 Juin 2018
    Un roman tout à l'envers : un crime qu'un hurluberlu richissime s'approprie. On suit sa propre enquête, ses mises en scène avec une seule question : comment va-t-il s'en sortir ?
  • moussk12 Posté le 12 Avril 2018
    Voilà un bien étrange destin que s'est choisi Nikos Molochantis. Jeune rentier, sa vie est faite de petits riens, de gros dodos, de nombreux repas toujours bien entourés. Mais il s'ennuie Nikos. Malgré son tempérament jovial, timide, naïf et enthousiaste, il veut devenir célèbre. Le crime d'une jeune femme va lui donner une idée lumineuse : se faire passer pour l'assassin. Il l'aura son heure de gloire, les journaux parleront de lui, les femmes tomberont à ses pieds. Il n'aura plus qu'à les cueillir. Dans un pays (ici la Grèce) où les crimes sont rares et ceux perpétrés sont des crimes d'honneur plus ou moins acceptés par la population, Nikos se fera passer pour un amoureux éconduit. L'image du héros romantique, désabusé, lui offrira tout ce dont il rêvait. Mais les choses ne se passent pas toujours comme on le souhaite... Les conséquences de son acte s'enchaînent bien. C'est agréable à lire malgré deux grosses incohérences qui m'ont frappées, et un manque profond de la psychologie du personnage central. Mais, il faut remettre le livre dans son contexte, car il n'a pas été écrit récemment comme je l'ai cru, mais il y a 100 ans. A l'époque, l'analyse psychologique... Voilà un bien étrange destin que s'est choisi Nikos Molochantis. Jeune rentier, sa vie est faite de petits riens, de gros dodos, de nombreux repas toujours bien entourés. Mais il s'ennuie Nikos. Malgré son tempérament jovial, timide, naïf et enthousiaste, il veut devenir célèbre. Le crime d'une jeune femme va lui donner une idée lumineuse : se faire passer pour l'assassin. Il l'aura son heure de gloire, les journaux parleront de lui, les femmes tomberont à ses pieds. Il n'aura plus qu'à les cueillir. Dans un pays (ici la Grèce) où les crimes sont rares et ceux perpétrés sont des crimes d'honneur plus ou moins acceptés par la population, Nikos se fera passer pour un amoureux éconduit. L'image du héros romantique, désabusé, lui offrira tout ce dont il rêvait. Mais les choses ne se passent pas toujours comme on le souhaite... Les conséquences de son acte s'enchaînent bien. C'est agréable à lire malgré deux grosses incohérences qui m'ont frappées, et un manque profond de la psychologie du personnage central. Mais, il faut remettre le livre dans son contexte, car il n'a pas été écrit récemment comme je l'ai cru, mais il y a 100 ans. A l'époque, l'analyse psychologique d'un assassin ou d'un héros d'histoire policière n'était pas encore à la mode. Surtout chez les écrivains grecs qui, comme je l'ai dit, n'avaient pas l'habitude d'entendre parler de meurtres ou d'atrocités comme c'était déjà le cas dans des pays comme l'Angleterre, la France ou les Etats-Unis. Pour ces raisons, ceux, notamment, qui s'intéressent à l'histoire du roman policier ne doivent pas passer à côté de Psychiko.
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  • Komboloi Posté le 23 Janvier 2018
    Un polar sympathique et plutôt original. On va suivre ici un personnage à l'esprit bien dérangé qui pour avoir son moment de célébrité va revendiquer un meurtre qu'il n'a pas commis. Dans ce livre écrit à la première personne, on va suivre le cheminement de chaque idées tordues du moment ou celle-ci germe dans la tête du protagoniste, jusqu'aux conséquences parfois bien éloignées de ce qui était prévu, en passant bien sûr par la mise en oeuvre. J'ai trouvé que c'était vraiment écrit avec beaucoup d'intelligence et d'humour. Une belle petite pépite qui n'est d'ailleurs pas si récente que ça mais je ne connaissais pas du tout l'auteur, un des premiers grecs à s'illustrer dans le genre des polar. Une belle découverte !
Lisez inspiré avec 10/18 !
Voyagez hors des sentiers battus, loin d'une littérature conventionnelle et attendue…