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La Découverte
EAN : 9782707156242
Code sériel : 289
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 210
Format : 125 x 190 mm

Quand les femmes auront disparu

L'élimination des filles en Inde et en Asie

Date de parution : 11/09/2008

Cent millions de femmes de moins que d'hommes en Asie: ces « femmes manquantes » sont ces petites filles qui n'ont pas pu naître, celles tuées à la naissance ou qu'on a laissé mourir en bas âge. Une enquête de terrain saisissante.

Entre 1990 et 2005, l'Asie a vu le nombre de « femmes manquantes » passer de 100 millions à 163 millions : toutes ces absentes sont des petites filles qui n'ont pas pu naître, qui ont été tuées à la naissance ou qu'on a laissées mourir en bas âge.
L'Asie...

Entre 1990 et 2005, l'Asie a vu le nombre de « femmes manquantes » passer de 100 millions à 163 millions : toutes ces absentes sont des petites filles qui n'ont pas pu naître, qui ont été tuées à la naissance ou qu'on a laissées mourir en bas âge.
L'Asie rejette les filles au nom de préjugés liés à l'honneur, de croyances religieuses et de plus en plus, de calculs économiques qui font des garçons un investissement pour l'avenir et des filles une charge. En Inde, par exemple, la dot nécessaire à leur mariage en fait un insupportable fardeau financier. Echographie et avortement sont donc utilisés à grande échelle pour se débarrasser des fœtus féminins, tandis qu'infanticides et abandons de bébés filles sont loin d'avoir disparu.
Fruit d'une longue enquête de terrain, ce livre rend compte de cette impressionnante réalité. Bénédicte Manier relate l'élimination organisée des petites filles et ses répercussions, en particulier en Inde : femmes obligées d'avorter, célibataires ne trouvant plus d'épouses, fiancées vendues et « partagées » entre plusieurs hommes…
Cette nouvelle édition, enrichie d'une postface dévoilant les données les plus récentes, décrit l'émergence en Asie d'une génération de plusieurs dizaines de millions d'hommes seuls. Et ce déficit de femmes, inédit dans l'histoire de l'humanité, aura des conséquences sociales difficiles à imaginer…

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EAN : 9782707156242
Code sériel : 289
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 210
Format : 125 x 190 mm
La Découverte
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Ils en parlent

« "Quand les femmes auront disparu": c'est le titre d'un nouveau livre sur l'un des plus gros scandales démographiques de l'Histoire. Ça se passe en Asie, mais ça nous concerne tous. »
FEMME ACTUELLE

« Son livre offre une synthèse claire, pédagogique, et nuancée, de ce que l'on doit savoir sur le sujet; il pose aussi la question évidemment capitale: et demain, que se passera t-il ? »
LE MONDE DE L'ECONOMIE

« L'enquête de Bénédicte Manier sur l'élimination des filles en Asie est une bonne nouvelle pour les catherinettes: avec 100 millions d'hommes de plus que de femmes, le sous-continent indien est une mine de célibataires. Mais, une mauvaise pour l'avenir de l'humanité: l'accés au développement est loin d'endiguer l'extermination des dames. »
CHARLIE HEBDO

« Un livre au titre provocateur, "Quand les femmes auront disparu ", analyse pourquoi l'Asie compte 100 millions de femmes de moins que d'hommes, en raison de l'élimination de petites filles avant, ou parfois aprés, la naissance. »
DNA

« Bénédicte Manier, journaliste à l'AFP, montre dans cet ouvrage que si ce tragique processus, objet également d'un documentaire diffusé sur Arte le 24 octobre, trouve son origine dans les préjugés ancestraux contre les filles, il apris une ampleur nouvelle dans les dérnières décennies. »
AFP

« La malédiction de naître fille, en particulier en Chine, en Inde et au Pakistan. »
LA REPUBLIQUE DU CENTRE

« En Inde, en Chine, à Taïwan ou en Corée du Sud, on pratique la séléction prénatale à grande echelle pour ne garder que les garçons. Après 25 ans de cette pratique, les femmes manquent. Et elles en font encore les frais. »
HUMANITÉ DIMANCHE

« Chiffres et témoignages à l'appui, cette enquête fouillée laisse deviner les conséquences tragiques d'une telle fracture démographique: trafic de femmes, viols, polyandrie... »
FAMILLE CHRETIENNE

« Bénédicte Manier nous fait découvrir un univers où des femmes avortent en série dans l'attente d'un mâle, où l'on abandonne les nouveau-nés quand on ne les étouffe pas dans un sac plastique, où des crèches accueillent 70 fillettes pour 100 garçons. »
SCIENCES HUMAINES

« Enrichi de témoignages de terrain et offrant des données chiffrées, ce livre montre clairement les causes de la fracture démographique. »
ALTERNATIVES INTERNATIONALES

« "Cent millions de femmes manquent en Asie". Bénédicte Manier, journaliste spécialisée dans les transformations sociales, explore les raisons de ce rejet collectif des petites filles. Tradition patriarcale, coût financier de la dot notamment transforment, depuis des siècles, la naissance d'une fille en un fardeau, celle d'un garçon en un cadeau du ciel. Avec l'arrivée de léchographie en 1979, l'infanticide actif ou passif a, sans disparaître, souvent laissé la place à un avortement séléctif. Dopé par le détournement des techniques de connaissance prénatale du corps médical, qui en fait un "business florissant", le déficit de filles s'est creusé depuis vingt-cinq ans , amenant l'utilisation du terme "foeticide". De l'Inde à la Chine, en passant par le Pakistan, l'Afghanistan et le Bangladesh, etc..., l'auteure analyse les conséquences politiques et sociales de cette fracture démographique jamais observée dans l'histoire. »
LE MONDE DIPLOMATIQUE

« Ce document traite de l'élimination organisée des petite filles et ses répercussions sur la société indienne. L'auteure estime que l'Asie sera confrontée, dans l'avenir, à une fracture démographique et qu'elle verra apparaître une population de plusieurs dizaines de millions d'hommes célibataires. Elle explique les conséquences sociales qui bouleverseront la région la plus peuplée du monde. »
SITE DE L'EMISSION «SUR LES DOCKS» - FRANCE CULTURE

« Bénédicte Manier vient de publier un livre remarquable, Quand les femmes auront disparu , consacré comme l'indique son sous-titre à "l'élimination des filles en Asie". Elle y fait le point sur cette dérive qui affecte non seulement l'Inde mais encore le Bangladesh, le Pakistan et la Chine. Documenté, impressionnant, c'est actuellement la référence sur la question. [...] La lecture de son livre est vraiment indispensable a qui veut mieux saisir la dérive eugenisme de toute l'Asie. »
ELLE

« La journaliste Bénédicte Manier, spécialisée dans les droits sociaux, le développement et les relations sociales, propose avec cet ouvrage une enquête fouillée sur un phénomène sous-médiatisé au regard du scandale qu'il constitue et de l'énormité de ses conséquences: l'élimination des filles, avant et après la naissance, en Inde, en Chine, mais aussi en Corée du Sud et à Taiwan. La force de l'ouvrage réside essentiellement dans la perspective très large adoptée par l'auteure, qui souligne à la fois les régularités observées dans cette vaste aire géographique, et les multiples dimensions du "rejet collectif des petites filles en Asie". »
TRAVAIL, GENRE ET SOCIÉTÉS

« Comment les pays dits émergents, la Chine et surtout l'Inde, une démocratie, peuvent-ils continuer à "éliminer" les petites filles ? Or, ce phénomène de "rejet" des filles même après la naissance, ne cesse de prendre de l'ampleur, dans toute l'Asie. C'est ce que confirme Bénédicte Manier dans Quand les femmes auront disparu. Les préjugés, les croyances, les considérations financières - les garçons gagneront mieux leur vie et sont donc plus rentables -, autant de raisons pour que le nombre de "femmes manquantes" ait augmenté de 65 % en quinze ans. Consciente du décalage de ces traditions avec la modernité qu'elle veut afficher, l'Inde a crée en 2008 une allocation de 3200 euros versée à chaque famille qui accepte de déclarer sa fille à la naissance, de l'éduquer jusqu'à 18 ans, et de ne pas la marier de force. »
LE PROGRÈS

PRESSE

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Milleliri Posté le 3 Octobre 2020
    La première chose à dire sur cette enquête de Bénédicte Manier, c’est qu’elle prend à la gorge. Vu son sujet : « l’élimination des filles en Inde et en Asie » dit son sous-titre, j’aurais dû m’attendre à sa violence. Et pourtant dès la préface, j’en ai pris plein la tête et me suis retrouvée étourdie. En tant que femme, c’est une lecture très difficile, mais qui pousse à la réflexion et à l’action. Comme les mémoires de Gloria Steinem, le livre rappelle que la lutte contre les violences faites aux femmes et pour leurs droits ne peut que s’inscrire dans un mouvement d’émancipation plus global de nos schémas de société actuels. L’exemple le plus flagrant, dans le cas de l’Inde, c’est les effets pervers de la modernisation et de la très forte croissance économique… qui encouragent des pratiques multiséculaires féminicides. On ressort de là épouvanté, pour tout dire. En tout cas c’est une enquête, qui rapporte et établit des faits, et qui le fait très bien. L’énormité des chiffres avancés est en soi un cri d’alarme. Mais je trouve qu’il manque quelque chose à ce livre, qui est peut-être essentiel : la voix des femmes et des hommes. Hormis quelques brefs passages,... La première chose à dire sur cette enquête de Bénédicte Manier, c’est qu’elle prend à la gorge. Vu son sujet : « l’élimination des filles en Inde et en Asie » dit son sous-titre, j’aurais dû m’attendre à sa violence. Et pourtant dès la préface, j’en ai pris plein la tête et me suis retrouvée étourdie. En tant que femme, c’est une lecture très difficile, mais qui pousse à la réflexion et à l’action. Comme les mémoires de Gloria Steinem, le livre rappelle que la lutte contre les violences faites aux femmes et pour leurs droits ne peut que s’inscrire dans un mouvement d’émancipation plus global de nos schémas de société actuels. L’exemple le plus flagrant, dans le cas de l’Inde, c’est les effets pervers de la modernisation et de la très forte croissance économique… qui encouragent des pratiques multiséculaires féminicides. On ressort de là épouvanté, pour tout dire. En tout cas c’est une enquête, qui rapporte et établit des faits, et qui le fait très bien. L’énormité des chiffres avancés est en soi un cri d’alarme. Mais je trouve qu’il manque quelque chose à ce livre, qui est peut-être essentiel : la voix des femmes et des hommes. Hormis quelques brefs passages, qui sont des propos rapportés par les professionnels interrogés par l’autrice, pratiquement à aucun moment on n’entend… eh bien, les gens, en fait. Des statistiques sur l’avortement sélectif, l’augmentation des viols et du trafic sexuel intercontinental, le pourcentage d’hommes non-mariés, etc, etc… Mais que pensent tous ces hommes et toutes ces femmes ? Ont-ils peur de l’avenir ? Ont-ils peur tout court ? Comment les hommes vivent-ils l'immense pression religieuse, économique et sociale qui leur échoit ? (qui ne peut que les tenir en échec à mon avis) J’aurais aimé les entendre, eux, les gens, et pas seulement des chiffres. Je ne doute pas que l’autrice ait pris tous les contacts nécessaires pour préparer son livre, auprès notamment des ONG qui sillonnent l’Inde et les autres pays concernés d’Asie du Sud-Est. Mais d’une certaine façon, ça donne l’impression qu’elle-même n’a pas quitté son bon siège français. Et si elle prend soin de rappeler dès la préface qu’il ne s’agit pas de diaboliser d’un bloc une ou des civilisations entières, ça donne toujours un peu l’impression de l’Occidental qui vient donner des leçons… J’imagine que ce livre ne serait pas une référence chez nous s’il avait été écrit par un.e Indien.ne… mais bon. Il n’en reste pas moins, à mon avis, un livre édifiant et important, sur un phénomène démographique qui ne peut manquer d’avoir un fort impact sur l’ensemble de nos sociétés pour notre génération et les suivantes.
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  • 4car Posté le 4 Novembre 2014
    Béatrice Manier nous livre ici un livre impressionnant , résultat d'années d'enquêtes en Asie de l'est , et principalement la Chine, et en Inde . Le sujet de ces enquêtes ? Une génération de millions d'hommes célibataires émerge actuellement , des hommes qui ne trouvent pas de femmes . On évalue à 100.000.000 ( cent millions !) et peut-être même 163.000.000 , le nombre de" filles et femmes manquantes" dans ces régions . Ces femmes sont des bébés que l'on n'a pas laissé naître , qu'on a tués à la naissance ou qu'on a choisi de ne pas nourrir , ni de soigner . Les raisons de cette " disparition "? En Chine , la politique de l'enfant unique et la préférence culturelle selon laquelle seule la naissance d'un garçon assure une vieillesse heureuse à ses parents font que les petites filles ne naissent pas ( fœticides après échographie ) ou sont tuées à la naissance ( ce peut être une clause du contrat de la sage-femme : elle remplit d'eau une cuvette , si le bébé est un garçon , il sera lavé , si c'est une petite fille , elle sera noyée .) En Inde , la dot , initialement payée par l'époux est désormais... Béatrice Manier nous livre ici un livre impressionnant , résultat d'années d'enquêtes en Asie de l'est , et principalement la Chine, et en Inde . Le sujet de ces enquêtes ? Une génération de millions d'hommes célibataires émerge actuellement , des hommes qui ne trouvent pas de femmes . On évalue à 100.000.000 ( cent millions !) et peut-être même 163.000.000 , le nombre de" filles et femmes manquantes" dans ces régions . Ces femmes sont des bébés que l'on n'a pas laissé naître , qu'on a tués à la naissance ou qu'on a choisi de ne pas nourrir , ni de soigner . Les raisons de cette " disparition "? En Chine , la politique de l'enfant unique et la préférence culturelle selon laquelle seule la naissance d'un garçon assure une vieillesse heureuse à ses parents font que les petites filles ne naissent pas ( fœticides après échographie ) ou sont tuées à la naissance ( ce peut être une clause du contrat de la sage-femme : elle remplit d'eau une cuvette , si le bébé est un garçon , il sera lavé , si c'est une petite fille , elle sera noyée .) En Inde , la dot , initialement payée par l'époux est désormais le dû de la famille de l'épouse ( qui doit se considérer heureuse de caser leur enfant ). Cette famille s'endette très lourdement pour payer cette dot, d'autant que , non seulement le fiancé mais ses parents , les frères , oncles et cousins se font régaler sans vergogne en montres , voitures et mets délicats , n'hésitant pas à revoir leurs exigences à la hausse ( et à rompre le contrat si besoin .) À ce tarif-là , on comprendra aisément que le " nimby " ( not in my back yard , pas de ça chez moi ), soit la philosophie de tout bon père de famille : des filles , oui mais chez le voisin . L'émergence d'une classe moyenne a encore accéléré le processus : grâce à la technologie ( échographie ) , on ne court pas le risque de mettre au monde une fille peu rentable qui mettrait la fortune acquise récemment en danger . Les conséquences ? Elles sont terribles : drames et crimes familiaux , déséquilibre démographique catastrophique, criminalité ( commerce humain , prostitution , viols , rapts ) et ruine des familles qui n'arrivent pas à " caser " leurs garçons . Attention , nulle part il n'est dit que l'échographie est une mauvaise chose , c'est son utilisation perverse qui est monstrueuse .
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