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EAN : 9782266256445
Code sériel : 16210
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 288
Format : 108 x 177 mm

Rendez-vous au 10 avril

Date de parution : 16/05/2018
Toulouse, 1920. La Grande Guerre est achevée depuis trois ans déjà et chacun reprend sa place comme il peut dans une société qui s’étourdit pour oublier. Pourtant, les douleurs et les blessures rejaillissent de façon bien étrange. Lorsque deux meurtres perturbent l’équilibre de la ville, un seul homme, un inspecteur... Toulouse, 1920. La Grande Guerre est achevée depuis trois ans déjà et chacun reprend sa place comme il peut dans une société qui s’étourdit pour oublier. Pourtant, les douleurs et les blessures rejaillissent de façon bien étrange. Lorsque deux meurtres perturbent l’équilibre de la ville, un seul homme, un inspecteur rescapé de guerre qui n'est plus apte aux sentiments, ose affronter la situation. Un point commun relie les deux affaires, a priori sans aucun rapport : l’École vétérinaire de Toulouse. Seulement, la grande école connaît ses propres codes, ses propres règles. Parviendra-t-il à briser la chape de silence et à faire éclater la vérité ?

« Un polar original avec un personnage de flic fort et attachant. » Dominique Delpiroux – La Dépêche du Midi

Ce roman a reçu le Prix Mémoire d'Oc
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EAN : 9782266256445
Code sériel : 16210
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 288
Format : 108 x 177 mm

Ils en parlent

« Un polar original avec un personnage de flic fort et attachant… » Dominique Delpiroux, La Dépêche du Midi

« Récit sans complaisance sur une sombre période de l’histoire de France. Benoît Séverac confirme ses qualités de romancier, habile dans l’art du suspense et du portrait, mais aussi formidable conteur. » Temps Noir

« Préparez vous à une bonne plongée dans le noir bien profond. Si on ajoute une belle écriture qui colle parfaitement à son sujet, on a, décidément, un très bon roman … noir. » Jean-Marc Laherrère, Actu du noir

« Son Rendez-vous au 10 avril est un excellent roman noir, […] Séverac devrait nous réserver encore de belles surprises. » Gérard Strieff, Journal d’information de la ville d’Ivry

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • DOMS Posté le 2 Juillet 2020
    1921, dans Toulouse qui se relève tout juste de la grande guerre, un inspecteur à la physionomie extravagante doit enquêter sur deux suicides. Le premier est d’une simplicité déconcertante, un notable s’est suicidé chez lui à la suite d’une dispute dont les cris ont interpellé les voisins ; le second est plus étonnant, un professeur s’est tiré une balle dans la tête dans son bureau de l’école vétérinaire. Si les suicides sont évidents, l’inspecteur Puma n’en est pas aussi sûr que ça. Et bizarrement son enquête qui le ramène dans les murs de l’école vétérinaire en inquiète plus d’un. Car si pendant les années de guerre il est aisé de passer sous silence les malversations, les petits arrangements entre amis, les trahisons, il ne fait pas bon essayer de les déterrer quand vient la paix et la reconstruction du pays. L’inspecteur est lui-même un ancien soldat revenu du front, perpétuellement hanté par les combats qu’il a mené, par la mort de ses compagnons d’arme, et par ses blessures. Seule la morphine et de fortes doses d’alcool l’aident à venir à bout de ses souffrances ; de quoi passer pour un marginal hurluberlu et peu fiable auprès de ses collègues et de l’état-major... 1921, dans Toulouse qui se relève tout juste de la grande guerre, un inspecteur à la physionomie extravagante doit enquêter sur deux suicides. Le premier est d’une simplicité déconcertante, un notable s’est suicidé chez lui à la suite d’une dispute dont les cris ont interpellé les voisins ; le second est plus étonnant, un professeur s’est tiré une balle dans la tête dans son bureau de l’école vétérinaire. Si les suicides sont évidents, l’inspecteur Puma n’en est pas aussi sûr que ça. Et bizarrement son enquête qui le ramène dans les murs de l’école vétérinaire en inquiète plus d’un. Car si pendant les années de guerre il est aisé de passer sous silence les malversations, les petits arrangements entre amis, les trahisons, il ne fait pas bon essayer de les déterrer quand vient la paix et la reconstruction du pays. L’inspecteur est lui-même un ancien soldat revenu du front, perpétuellement hanté par les combats qu’il a mené, par la mort de ses compagnons d’arme, et par ses blessures. Seule la morphine et de fortes doses d’alcool l’aident à venir à bout de ses souffrances ; de quoi passer pour un marginal hurluberlu et peu fiable auprès de ses collègues et de l’état-major de la police. Aussi lorsqu’il décide de mener ces deux enquêtes, plus complexes qu’elles n’apparaissent de prime abord, sa hiérarchie lui met quelques bâtons dans les roues. Au fil de son enquête, il va déterrer quelques secrets bien gardés, au risque de faire éclater au grand jour quelques compromissions et accords passés sous silence tant par la police que par les notables de la ville rose. Éclate également une franche animosité envers ces gueules cassées, ces anciens poilus qui auraient peut-être mieux fait de disparaitre au front, histoire de ne pas trop indisposer les quelques planqués qui ont continué tranquillement leur carrière pendant que d’autres allaient se faire tuer. L’auteur met en avant un inspecteur atypique, perclus de douleurs, au comportement autodestructeur, bourré de défauts et cependant très attachant. Lire ma chronique complète sur le blog Domi C Lire https://domiclire.wordpress.com/2020/04/18/rendez-vous-au-10-avril-benoit-severac/
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  • Kirzy Posté le 2 Avril 2020
    La trame de départ est classique : 1920, une enquête sur deux meurtres de notables ( un huissier, un professeur ) , camouflés en suicide ou crise cardiaque, convergent vers l'école de vétérinaire de Toulouse. Clairement, l'intrigue est bien menée, bien construite, avec un suspense habilement distillé et une résolution cohérente. Mais ce roman va bien au-delà du genre «policier ». C'est avant tout un polar social qui gratte là où ça fait mal en dressant un portrait sans complaisance de la France de l'après Première guerre mondiale, à la manière d'un Au-revoir là-haut ( plus modestement mais tout aussi intelligemment ). Le fait que l'enquête soit menée par un vétéran poilu apporte beaucoup de profondeur au récit , on s'attache à ce narrateur dont on découvre progressivement le traumatisme initial, cabossé, héros solitaire hanté par l'enfer des tranchées, ne survivant qu'à coup d'alcool et de morphine depuis la Grande guerre. « Une longue nausée de quatre années pendant lesquelles il a fallu renier toute la morale inculquée à grands coups d'école et d'église, et lui préférer l'honneur de tuer. Refaire le chemin inverse. Oublier qu'on est homme pour redevenir animal. Ramper au lieu de marcher. Ne plus chanter, mais gueuler. Ne plus se... La trame de départ est classique : 1920, une enquête sur deux meurtres de notables ( un huissier, un professeur ) , camouflés en suicide ou crise cardiaque, convergent vers l'école de vétérinaire de Toulouse. Clairement, l'intrigue est bien menée, bien construite, avec un suspense habilement distillé et une résolution cohérente. Mais ce roman va bien au-delà du genre «policier ». C'est avant tout un polar social qui gratte là où ça fait mal en dressant un portrait sans complaisance de la France de l'après Première guerre mondiale, à la manière d'un Au-revoir là-haut ( plus modestement mais tout aussi intelligemment ). Le fait que l'enquête soit menée par un vétéran poilu apporte beaucoup de profondeur au récit , on s'attache à ce narrateur dont on découvre progressivement le traumatisme initial, cabossé, héros solitaire hanté par l'enfer des tranchées, ne survivant qu'à coup d'alcool et de morphine depuis la Grande guerre. « Une longue nausée de quatre années pendant lesquelles il a fallu renier toute la morale inculquée à grands coups d'école et d'église, et lui préférer l'honneur de tuer. Refaire le chemin inverse. Oublier qu'on est homme pour redevenir animal. Ramper au lieu de marcher. Ne plus chanter, mais gueuler. Ne plus se regarder, mais apprendre à se détester, jusqu'à se vomir. Ne plus reconnaitre son alter ego dans la dépouille des camarades, mais fouiller les corps pour manger. Nous sommes tous devenus des tueurs. C'est ce qui nous a maintenus en vie. Nous avons survécu en niant tout ce en quoi nous croyions. Cette foutue guerre a été gagnée en violant, en dépeçant et en pillant les fermes abandonnées. Mais aujourd'hui, les voleurs de cabas, les assassins mus par la passion ... j'ai bien envie de m'en foutre. » L'hypocrisie de cette société post guerre est particulièrement mis en avant : le patriotisme stupide de ceux qui n'ont pas la guerre mais s'arrogent le droit de juger tout en portant un regard dégoûté sur les fracassés de la guerre ; la cupidité sans morale qui fait fi des difficultés de la période ; l'obsession de respectabilité qui pousse à mettre la poussière sous le tapis. La lutte des classes et des castes n'en est que plus vive, mais la tendresse de l'auteur à l'égard les petits, les dominés, n'en est que plus lumineuse. Et de la lumière, il n'y en a que peu dans ce polar. Je l'ai entraperçue dans la description sensible et amoureuse de Toulouse ( ma ville natale, que j'ai aimé retrouvé ses quartiers, sa Garonne et tout le reste ... ). Mais le dénouement m'a ramenée sur terre. Terriblement sombre, logique, le curseur du noir est poussé très haut. Un polar très réussi, d'une grande justesse psychologique, qui fait fusionner subtilement grande Histoire, enquête policière et portrait social d'une époque.
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  • ArlieRose Posté le 8 Décembre 2019
    L'originalité de ce roman est qu'il se passe en 1921, mettant en scène des rescapés de la Première guerre mondiale. Un ancien combattant devenu inspecteur de police à Toulouse est le personnage principal, et marginal, de cette histoire. Ce roman est plus "noir" que "policier" à mon sens, même s'il y a des enquêtes de police. Ce n'est pas le principal intérêt de ce livre, très original. A lire si l'on est intéressé par la guerre de 14-18, la région de Toulouse.
  • rafcucu Posté le 5 Avril 2019
    bien
  • Jazzynewyork Posté le 26 Juillet 2018
    #8233;#8233;” Lafage a fait la guerre, et même si pour lui, elle est finie, il me comprend. Il sait ce que c'est. Il sent mes relents de vinasse sans faire une moue dégoûtée. Il sait que je bois pour tuer cette odeur de chair en putréfaction qui sortirait de ma bouche si je ne chargeais pas mon haleine d'alcool. “ #8233; Toulouse, 1920. Trois ans que la Grande Guerre est terminée, et chacun tente du mieux qu'il peut de reprendre sa place. Pour certains c'est plus difficile, ils doivent composer avec leurs fantômes et les douleurs qui les accompagnent. Alors pas étonnant que certains soient tombés dans la bouteille comme l'inspecteur Puma, un vétéran, rescapé de cette sale guerre. #8233;#8233;" Plus assez vivant pour demeurer debout et sans doute pas assez mort pour m'allonger définitivement. “#8233; Et pourtant lorsque deux meurtres perturbent l'équilibre de la ville, lui seul, osera affronter la situation. #8233; Malgré ses allures de clochard et son détachement pour les sentiments il mettra tout en œuvre pour briser la chape du silence et faire éclater la vérité, que tente de dissimuler l'école vétérinaire de Toulouse, qui semble reliée à ces deux meurtres. #8233;#8233; Ce que j'en dis : #8233;Je retrouve la plume... #8233;#8233;” Lafage a fait la guerre, et même si pour lui, elle est finie, il me comprend. Il sait ce que c'est. Il sent mes relents de vinasse sans faire une moue dégoûtée. Il sait que je bois pour tuer cette odeur de chair en putréfaction qui sortirait de ma bouche si je ne chargeais pas mon haleine d'alcool. “ #8233; Toulouse, 1920. Trois ans que la Grande Guerre est terminée, et chacun tente du mieux qu'il peut de reprendre sa place. Pour certains c'est plus difficile, ils doivent composer avec leurs fantômes et les douleurs qui les accompagnent. Alors pas étonnant que certains soient tombés dans la bouteille comme l'inspecteur Puma, un vétéran, rescapé de cette sale guerre. #8233;#8233;" Plus assez vivant pour demeurer debout et sans doute pas assez mort pour m'allonger définitivement. “#8233; Et pourtant lorsque deux meurtres perturbent l'équilibre de la ville, lui seul, osera affronter la situation. #8233; Malgré ses allures de clochard et son détachement pour les sentiments il mettra tout en œuvre pour briser la chape du silence et faire éclater la vérité, que tente de dissimuler l'école vétérinaire de Toulouse, qui semble reliée à ces deux meurtres. #8233;#8233; Ce que j'en dis : #8233;Je retrouve la plume de Benoît Séverac que j'avais découverte dans son dernier polar 115 édité à la Manufacture de livres, avec grand plaisir.#8233;Une fois encore je suis sous le charme de son style. Avec talent, il met en scène un personnage atypique auquel on s'attache forcément. Un homme perclus de douleurs autant physiques que morales qui donne au récit une réelle authenticité, jusqu'au final aussi noir que le désespoir qui l'accompagne. #8233;Une intrigue subtile située à Toulouse dans les années vingt, une ville chère à l'auteur, qui dénonce certains passe-droits que s'était octroyée la bourgeoisie pendant la guerre, mais également les séquelles dont les poilus survivants étaient atteint. #8233;Sans oublier l'univers des vétérinaires présent également dans ses autres romans. #8233; Pour faire simple, j'ai été autant transporté par l'histoire que subjugué par l'écriture. Une fois commencé il m'a été impossible de poser ce roman noir absolument fabuleux. #8233; Benoit Séverac, tout comme le soleil de Toulouse est vraiment brillant. #8233; Un auteur que je vous invite à découvrir absolument. #8233;Je n'hésiterai pas à vous parler de ses autres récits que je compte bien lire prochainement. #8233;#8233; Si vous avez aimé : Après la guerre d' Hervé Le Corre ou encore : Au revoir là-haut de Pierre Lemaitre, Rendez-vous au 10 avril de Benoît Séverac est dans la même lignée, alors ne vous privez pas d'un merveilleux moment de lecture. #8233;#8233;
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