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EAN : 9782264067258
Code sériel : 5020
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 432
Format : 108 x 177 mm

Retour à Whitechapel

Stéphane DURAND-SOUFFLAND (Préface)
Collection : Grands Détectives
Date de parution : 03/12/2015
Londres, 1941. La petite-fille de la dernière victime de Jack L’Éventreur mène l’enquête durant le Blitz pour démasquer le plus célèbre des serial killers.
Le 24 septembre 1941, pendant le Blitz qui écrase Londres sous des tonnes de bombes, Amelia Pritlowe, infirmière du London Hospital, apprend lamort de son père. Celui-ci lui a laissé une lettre posthume lui révélant que sa mère n'est pas morte d'une maladie pulmonaire, comme l'histoire familiale le prétend ;... Le 24 septembre 1941, pendant le Blitz qui écrase Londres sous des tonnes de bombes, Amelia Pritlowe, infirmière du London Hospital, apprend lamort de son père. Celui-ci lui a laissé une lettre posthume lui révélant que sa mère n'est pas morte d'une maladie pulmonaire, comme l'histoire familiale le prétend ; Mary Jane Kelly a été la dernière victime de Jack L’Éventreur. Amelia Pritlowe avait 2 ans. À compter de ce jour, Mrs Pritlowe va se lancer dans une traque méticuleuse et acharnée, poussée par le besoin vital de découvrir la véritable identité de Jack L’Éventreur. Grâce aux archives d'une pittoresque société savante de riperristes, en confrontant témoins et survivants, elle va reconstruire dans ses carnets les dernières semaines de sa mère et la sanglante carrière  de l'Éventreur. En décryptant des documents d'époque, Michel Moatti recompose l'atmosphère nocturne et angoissante de l'East End du XIXe siècle. En redonnant vie aux victimes, en recomposant leurs personnalités sociales et affectives, il propose une solution à l'énigme posée en 1888 : qui était Jack L’Éventreur ?
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EAN : 9782264067258
Code sériel : 5020
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 432
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Khalya Posté le 4 Octobre 2020
    Comme beaucoup d’auteurs, Michel Moatti s’est intéressé de près au mythique Jack l’éventreur. Le dernier livre que j’ai lu sur le sujet était long, ennuyeux, et présentait une idée tout faite sur l’identité du tueur, écartant d’un revers de main les preuves qui contredisaient sa théorie. Michel Moatti nous évite le documentaire lourd et ennuyeux en choisissant de nous présenter sa théorie au travers d’un roman. Ainsi, un personnage fictif va, 50 ans après les meurtres, chercher à identifier le tueur. C’est à travers ce personnage, fille cachée de Mary Jane Kelly, que l’auteur nous présente documents d’époque et interrogations, ceux-là même qui lui ont permis de se forger une opinion quant à l’identité du tueur. Amelia, notre personnage principal, est une infirmière de plus de 50 ans, qui exerce dans un hôpital londonien pendant la seconde guerre mondiale. Le roman alterne entre la période des assassinats, qui permet de nous faire connaitre les minutes du jury d’enquête présidé par le coroner Roderick McDonald ainsi que les théories de différents médecins dont plusieurs réfutèrent l’idée que le tueur puisse avoir une formation médicale (contrairement à ce que disent souvent les théories complotistes) ; et la période du Blitz, où, dans un climat de terreur constante,... Comme beaucoup d’auteurs, Michel Moatti s’est intéressé de près au mythique Jack l’éventreur. Le dernier livre que j’ai lu sur le sujet était long, ennuyeux, et présentait une idée tout faite sur l’identité du tueur, écartant d’un revers de main les preuves qui contredisaient sa théorie. Michel Moatti nous évite le documentaire lourd et ennuyeux en choisissant de nous présenter sa théorie au travers d’un roman. Ainsi, un personnage fictif va, 50 ans après les meurtres, chercher à identifier le tueur. C’est à travers ce personnage, fille cachée de Mary Jane Kelly, que l’auteur nous présente documents d’époque et interrogations, ceux-là même qui lui ont permis de se forger une opinion quant à l’identité du tueur. Amelia, notre personnage principal, est une infirmière de plus de 50 ans, qui exerce dans un hôpital londonien pendant la seconde guerre mondiale. Le roman alterne entre la période des assassinats, qui permet de nous faire connaitre les minutes du jury d’enquête présidé par le coroner Roderick McDonald ainsi que les théories de différents médecins dont plusieurs réfutèrent l’idée que le tueur puisse avoir une formation médicale (contrairement à ce que disent souvent les théories complotistes) ; et la période du Blitz, où, dans un climat de terreur constante, Amelia analyse, au sein d’une société de ripperologue, fictive mais qui auraient pu exister, les documents collectés. L’auteur réfute avec logique la théorie de l’aristocrate tueur (et du coup la théorie complotiste impliquant l’entourage direct de la Reine Victoria). Pour lui, le tueur ne peut être qu’une personne connaissant parfaitement les rues de Whitechapel (sinon comment fuir la police), quelqu’un qui ne se ferait pas remarquer, qui ne dénoterait pas dans ce quartier où règne une extrême pauvreté. Contrairement à Patricia McDonald, qui assenait sa théorie en dépit des preuves et sans se préoccuper de rendre son histoire crédible, Michel Moatti, à la fin de son roman, résume les indices (déjà disséminés dans le roman) qui le pousse à désigner une personne en particulier. Il faut admettre que la théorie avancée a le mérite d’être plausible et les preuves avancées par Moatti, convaincantes. Le coupable que désigne l’auteur est crédible et, si on ne lui connait pas de mobile, j’ai toujours pensé que c’était une erreur que de chercher un mobile rationnel à cette boucherie. J’ai toujours eut la conviction que Jack, comme bon nombre de tueurs séquentiels, n’était motivé que par sa haine de l’autre. Et les prostituées, surtout dans ce quartier, étaient des proies facilement approchables. Quant à l’arrêt des meurtres, je ne pense pas que ce soit parce qu’il avait terminé une quelconque mission mais plutôt que la présence policière toujours plus importante a rendu l’exercice de son petit hobby un peu trop risqué. Ce livre était un roman doublé d’un documentaire et d’une enquête admirablement menée. Si je ne crie pas victoire pour autant sur la découverte de l’identité de jack (je pense qu’on ne saura jamais la vérité avec certitude), j’ai vraiment apprécié cette lecture et cette hypothèse.
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  • Laehb80 Posté le 24 Août 2020
    Encore un roman sur Jack l'Eventreur, me direz-vous. Oui c'est vrai, mais j'ai trouvé celui ci original car l'enquête se fait du point de vue de la fille d'une des victimes. Ces femmes retrouvent enfin un tout petit peu d'humanité, elles étaient des mères, des filles, des femmes, avaient une famille. Longtemps présentées comme des prostituées depravées ( ce qui était sensé expliquer leur sort funeste, mais je vous rappelle que rien ne justifie ni excuse quelle que violence que ce soit ), elles étaient simplement des des femmes vivants dans une extrême misère, cumulant tous les petits boulots pouvant apporter les quelques sous nécessaires à un logis, un repas et un peu de gin, des êtres fragiles tombés dans le piège d'une ordure. Roman bien documenté, sous forme de journal de bord lors du terrible Blitz contre Londres, l'auteur nous propose une réponse plausible quant à la mystérieuse identité du célèbre meurtrier. Lecture très intéressante, j'aurai voulu dire distrayante mais les faits relatés sont bien trop ignobles.
  • Moccha Posté le 4 Août 2020
    Jack l’Éventreur, un des grands mystères de notre histoire... Qui est-il ?... L'auteur nous propose une réponse à cette question... Nous voilà parti dans le Londres du XIXème siècle, plus précisément dans le quartier de Whitechapel, quartier où se mêlent ouvriers et prostituées les plus pauvres. On se rend compte du travail de l'auteur, pour ressusciter l'ambiance, ainsi que les faits tels qu'ils se sont déroulés. Une intrigue très bien ficelée, que je recommande. Sur mon blog, un petit plus... Correspondance Jack l’éventreur / George Lusk.... Bonne Lecture à tous
  • coraliel59 Posté le 15 Juin 2020
    Un peu déçue. J'ai appris quelques éléments sur l'affaire Jack l'éventreur mais surtout sur la vie de ces femmes au XIXème siécle. Je n'ai pas accroché au personnage ni à l'histoire de la fille de Marie Kelly. Un peu mitigée donc.
  • Mamy_Poppins Posté le 6 Mai 2020
    Un roman passionnant ! Michel Moatti a su utiliser les documents de l'époque, soigneusement étudiés, pour en tirer sa propre vérité sur Jack l'éventreur. Même si tout est romancé, on sent à chaque page le travail historique effectué en amont. Toute sa théorie se tient et on a envie d'y croire. L'intérêt du roman tient aussi dans la reconstitution du Londres de l'époque, de la noirceur de la société victorienne qui délaisse ses plus pauvres et les laisse crever dans les caniveaux, dans une indifférence coupable. Michel Moatti démontre la relation directe entre révolution industrielle et morts d'ouvriers, au travers de passages bouleversants et magnifiquement écrits. L'inéluctabilité du destin des femmes tombées sous les coups de l'éventreur est clairement définie. Plus qu'un simple thriller ou polar historique, c'est une belle fresque humaniste qui s'esquisse page après page. Moatti accuse, dans une langue pleine de poésie sombre.
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