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EAN : 9782221192078
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 544
Format : 122 x 182 mm
Rocher de Brighton
Marcelle Sibon (traduit par)
Collection : Pavillons Poche
Date de parution : 02/06/2016
Éditeurs :
Robert Laffont

Rocher de Brighton

Marcelle Sibon (traduit par)
Collection : Pavillons Poche
Date de parution : 02/06/2016

Pinkie Brown, jeune bandit de dix-sept ans à la cruauté sadique et au charme envoûtant, est prêt à tout pour venger le meurtre de Kite, le chef de son gang…...

Pinkie Brown, jeune bandit de dix-sept ans à la cruauté sadique et au charme envoûtant, est prêt à tout pour venger le meurtre de Kite, le chef de son gang… y compris à épouser Rose, serveuse naïve et sans grâce. Son but est d’empêcher la jeune fille de témoigner contre...

Pinkie Brown, jeune bandit de dix-sept ans à la cruauté sadique et au charme envoûtant, est prêt à tout pour venger le meurtre de Kite, le chef de son gang… y compris à épouser Rose, serveuse naïve et sans grâce. Son but est d’empêcher la jeune fille de témoigner contre lui dans l’affaire de la disparition d’un journaliste soupçonné d’avoir assassiné Kite.
Lorsque Ida Arnold, séduite par le journaliste juste avant sa disparition, décide de stopper les agissements meurtriers de Pinkie, une course contre la montre s’engage.
Entre les personnages hauts en couleur qui dominent l’histoire se joue un drame de vengeance, de férocité et de mort.
Graham Greene a toujours avoué son penchant pour ce roman paru en 1938, mi-thriller, mi-fable morale, qu’il considérait comme l’un de ses meilleurs.

« L’énergie et la puissance de Pinkie Brown, adolescent rebelle, ne faiblissent pas avec les années. » The Guardian

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EAN : 9782221192078
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 544
Format : 122 x 182 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Gehenne Posté le 27 Août 2021
    Nouvelle échappée de Graham Greene dans l'univers des cabossés de la vie, des mal-partis, des loosers contraints à vivre d'expédients, de larcins petits ou grands, et engagés dans le cycle infernal d'une violence endémique. Ici, dans le coeur du réacteur, c'est une pitoyable bande de pieds-nickelés dirigée par un gamin de 17 ans qui tente de survivre à coups de rasoir dans le milieu propre aux arnaques des courses hippiques. En voulant défier le parrain de la mafia locale, Pinkie et ses sbires vont inéluctablement tomber sur un os. Et pire, s'inscrire dans une spirale infernale, lorsqu'ils décident d'éliminer un témoin de leurs combines. Mais Ida, femme forte, éprise de justice, veille. Elle venait juste de rencontrer Fred avant qu'il disparaisse et soit retrouvé sans vie. Mort naturelle, conclut le médecin : elle n'y croit pas un seul instant et remonte la piste du meurtrier, Pinkie bien sûr, qu'elle accule à faire de multiples erreurs dont un nouveau meurtre. Ce roman a tout du thriller, sauf que Greene va bien au-delà de la simple histoire criminelle, mettant en exergue la lutte implacable du bien et du mal (sans manichéisme pour autant) et la fatalité qui pèse sur les êtres humains... Nouvelle échappée de Graham Greene dans l'univers des cabossés de la vie, des mal-partis, des loosers contraints à vivre d'expédients, de larcins petits ou grands, et engagés dans le cycle infernal d'une violence endémique. Ici, dans le coeur du réacteur, c'est une pitoyable bande de pieds-nickelés dirigée par un gamin de 17 ans qui tente de survivre à coups de rasoir dans le milieu propre aux arnaques des courses hippiques. En voulant défier le parrain de la mafia locale, Pinkie et ses sbires vont inéluctablement tomber sur un os. Et pire, s'inscrire dans une spirale infernale, lorsqu'ils décident d'éliminer un témoin de leurs combines. Mais Ida, femme forte, éprise de justice, veille. Elle venait juste de rencontrer Fred avant qu'il disparaisse et soit retrouvé sans vie. Mort naturelle, conclut le médecin : elle n'y croit pas un seul instant et remonte la piste du meurtrier, Pinkie bien sûr, qu'elle accule à faire de multiples erreurs dont un nouveau meurtre. Ce roman a tout du thriller, sauf que Greene va bien au-delà de la simple histoire criminelle, mettant en exergue la lutte implacable du bien et du mal (sans manichéisme pour autant) et la fatalité qui pèse sur les êtres humains victimes d'un milieu défavorable et de mauvais choix en cascade. Chez Greene, il y a toujours un arrière-plan métaphysique qui donne à son oeuvre toute sa richesse et le place parmi les grands écrivains du XXe Siècle.
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  • StCyr Posté le 28 Novembre 2020
    Brighton capitale du crime organisé. Certes, l'appellation semble tirée par les cheveux. Tout comme d'affirmer que la ville balnéaire est un bastion de la gastronomie outre-manche, si bastion il y a. En fait de spécialité, il semble que la plus connue soit le rocher de Brighton, qui donne son titre au roman, un bâtonnet dur de sucre cristallisé et aromatisé, un cauchemar pour les dents. le rêve. Hors il s'agit bien d'un roman noir que nous offre Graham Greene, ce caméléon littéraire. Pinkie Brown est un adolescent de dix-sept ans, précoce chef d'une bande de malfrats à la manque, qui a repris la succession, après que son prédécesseur et protecteur, Kite, se soit fait rectiifier. le Gamin, comme on l'appelle, n'a pas encore de vice : il ne boit pas, ne joue pas, ne fume pas, ne ... , non plus. le seul frisson qu'il éprouve, lui le catholique qui croit, certes plus à l'enfer - d'ici-bas, qu'au paradis, c'est d'aider un journaliste indélicat à claquer du palpitant et un congénère trop peu sûr à avoir un malencontreux et prévisible accident. Problème, Ida Arnold, une femme de caractère, qui a de la suite dans les idées, avait eu, immédiatement avant sa... Brighton capitale du crime organisé. Certes, l'appellation semble tirée par les cheveux. Tout comme d'affirmer que la ville balnéaire est un bastion de la gastronomie outre-manche, si bastion il y a. En fait de spécialité, il semble que la plus connue soit le rocher de Brighton, qui donne son titre au roman, un bâtonnet dur de sucre cristallisé et aromatisé, un cauchemar pour les dents. le rêve. Hors il s'agit bien d'un roman noir que nous offre Graham Greene, ce caméléon littéraire. Pinkie Brown est un adolescent de dix-sept ans, précoce chef d'une bande de malfrats à la manque, qui a repris la succession, après que son prédécesseur et protecteur, Kite, se soit fait rectiifier. le Gamin, comme on l'appelle, n'a pas encore de vice : il ne boit pas, ne joue pas, ne fume pas, ne ... , non plus. le seul frisson qu'il éprouve, lui le catholique qui croit, certes plus à l'enfer - d'ici-bas, qu'au paradis, c'est d'aider un journaliste indélicat à claquer du palpitant et un congénère trop peu sûr à avoir un malencontreux et prévisible accident. Problème, Ida Arnold, une femme de caractère, qui a de la suite dans les idées, avait eu, immédiatement avant sa disparition, une très brève "idylle" dans un taxi avec le défunt reporter, et Colleoni, le caïd de la ville, aimerai bien avoir les coudées franches et mettre un terme à la carrière du sadique jeune bandit. Bref deux problèmes, deux de trop pour tout dire, pour notre équipe de bras cassés. Graham Greene est un admirable touche-à-tout, il s'est frotté à beaucoup de genres littéraires, avec des fortunes diverses certes, mais Rocher de Brighton est sans contredit parmi les tout meilleurs de ses romans. C'est un admirable récit qui dépasse de beaucoup la simple dimension du polar, grâce à ses qualités littéraires, du fait de son humour macabre. On aime l'ambiance un peu glauque, qui a certainement influencé le "nouveau désagréable" (new unpleasantness) de Martin Amis. Très réjouissant.
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  • Kiwineko Posté le 19 Février 2019
    Hale est employé par un journal, ce jour-là il est envoyé à Brighton pour faire gagner de fidèles lecteurs. A déambuler dans les rues, il remarque Ida, chanteuse désabusée dans un cabaret. Dans une autre partie de la ville, Pinkie remarque Hale. Hale se sait suivi et en danger, il tente d'utiliser Ida pour se protéger. Hale est retrouvé mort, Ida commence à se poser des questions sur le comportement étrange de cet inconnu. Dans une autre partie de la ville, Pinkie et sa bande croit avoir réglé leurs comptes. Mais sont-ils maintenant réglos ? Peuvent-ils espérer à retourner à leurs vies tranquilles faites de petits larcins ? L'enchainement de circonstances, de hasards, de petites maladresses conduira Ida à défaire la pelote, confondre les assassins et sauver une jeune fille innocente. Un bon livre au style un peu désuet dans la Grande-Bretagne des petits malfaiteurs de l'entre deux guerres.
  • GeorgesSmiley Posté le 18 Août 2018
    « D’un pas rapide, elle s’en alla, dans le clair soleil de juin, vers la pire horreur qui fût. » Ceci est la dernière phrase du livre, autant dire que c’était noir, vraiment très noir. Dans le joyeux décor de bord de mer et de fête foraine mêlés que devait être Brighton en 1938, Graham Greene dépeint la « lower-class », celle qui ne peut s’offrir comme plaisir luxueux qu’un bock de bière ou la friandise qui donne son nom au roman. Enfances saccagées, apprentissage précoce du crime et de la cruauté, innocence bafouée, demi-sels éliminés comme des insectes par un jeune chef de bande aussi psychopathe que sexuellement inhibé, le décor est sombre, la fête vire à l’aigre. Une jeune serveuse, témoin indirect du premier meurtre, pourrait être gênante pour le jeune gangster que Greene appelle Le Gamin. Il s’assure qu’elle n’a pas été contactée par la police et qu’elle ne dira rien. La pauvre fille est-elle amoureuse de lui ? Il la hait. Jamais une plainte, toujours contente, pour lui, elle n’est qu’un meuble : « elle lui appartenait comme une chambre ou comme une chaise». Pour qu’elle ne risque pas témoigner pas contre lui, il va jusqu’à l’épouser... « D’un pas rapide, elle s’en alla, dans le clair soleil de juin, vers la pire horreur qui fût. » Ceci est la dernière phrase du livre, autant dire que c’était noir, vraiment très noir. Dans le joyeux décor de bord de mer et de fête foraine mêlés que devait être Brighton en 1938, Graham Greene dépeint la « lower-class », celle qui ne peut s’offrir comme plaisir luxueux qu’un bock de bière ou la friandise qui donne son nom au roman. Enfances saccagées, apprentissage précoce du crime et de la cruauté, innocence bafouée, demi-sels éliminés comme des insectes par un jeune chef de bande aussi psychopathe que sexuellement inhibé, le décor est sombre, la fête vire à l’aigre. Une jeune serveuse, témoin indirect du premier meurtre, pourrait être gênante pour le jeune gangster que Greene appelle Le Gamin. Il s’assure qu’elle n’a pas été contactée par la police et qu’elle ne dira rien. La pauvre fille est-elle amoureuse de lui ? Il la hait. Jamais une plainte, toujours contente, pour lui, elle n’est qu’un meuble : « elle lui appartenait comme une chambre ou comme une chaise». Pour qu’elle ne risque pas témoigner pas contre lui, il va jusqu’à l’épouser en achetant le consentement de ses parents. Mon Dieu, le jour du mariage ! Les quarante-cinq pages qui y sont consacrées (version poche) sont un sommet du roman. Rose, elle s’appelle Rose, va subir tout ce qu’il est possible de subir, on atteint le sublime du sordide et c’est pourtant le plus beau jour de sa vie. Le lendemain matin, elle s’étonne juste de ne pas avoir à travailler. Et Dieu, là-dedans ? On sait que Graham Greene s’est beaucoup interrogé sur Dieu, ses romans en témoignent. Ici, les deux « amoureux » ont eu une enfance catholique, le jeune chef de bande a même pensé un instant se faire prêtre avant de choisir la damnation. Le Mal a gagné, Le Gamin y entraîne sa victime, complice consentante. La police ne voit rien et ne veut rien voir, le scénario est implacable et inexorablement s’enchaînent les meurtres de sang froid, prémédités, glaçants. Un seul personnage échappe à la noirceur et ose défier la fatalité dont tous les autres personnages s’accommodent. « Ida Arnold était du bon bord. Elle était gaie, elle était bien portante, elle était capable de prendre une petite cuite avec les meilleurs d'entre eux. Elle aimait s'amuser, sa grosse poitrine proclamait franchement le long de l'Old Steyne, sa charnelle générosité, mais l'on avait qu'à regarder Ida pour savoir qu'on pouvait compter sur elle. Ce n'est pas elle qui irait raconter des histoires à votre femme, elle ne vous rappellerait pas, le lendemain matin, les choses que vous préférez oublier, elle était honnête, elle était bienveillante, elle appartenait à la grande classe moyenne respectueuse des lois ». Doit-on lui faire endosser le costume de l’envoyée du Dieu de Miséricorde en la transformant en une Madone bienveillante ? A chaque lecteur de décider. Le peut-on ? Assurément, car face à l’ultime abjection qui, on le pressent, va clore le roman, il n’y a qu’elle, Ida avec sa grosse poitrine, son rire un peu gras, son à-propos et son souci des autres, les faibles à qui elle tend la main. Le final est terrifiant d’angoisse, on en sort nerveusement épuisé. Un grand roman inoubliable !
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  • Wyoming Posté le 26 Avril 2018
    Un bon roman sur le bien et le mal par un grand auteur. Une petite intrigue avec une rivalité meurtrière entre gangs, mais là n'est pas l'essence de l'oeuvre qui comprend une formidable construction de personnages. L'histoire se déroule à Brighton, station balnéaire du Sussex dans une ambiance assez miséreuse où se mêlent amour, sexualité et religion ce qui n'est pas nouveau. De très bons dialogues entre les personnages. Je l'ai préféré au très célèbre "La puissance et la gloire".
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