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Roméo et Juliette – Édition bilingue

Robert Laffont
EAN : 9782221219416
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 496
Format : 122 x 182 mm
Roméo et Juliette – Édition bilingue
Texte intégral

Victor BOURGY (Traducteur)
Collection : Pavillons Poche
Date de parution : 16/08/2018

« Les belles histoires d’amour ont toujours enflammé l’imagination des hommes. L’Antiquité nous a légué celle d’Orphée et Eurydice, où s’exprime le rêve éternel d’un attachement capable de vaincre la mort. Le Moyen Âge nous a donné Tristan et Iseut, dont la passion fatale, interdite, trouve dans la mort sa...

« Les belles histoires d’amour ont toujours enflammé l’imagination des hommes. L’Antiquité nous a légué celle d’Orphée et Eurydice, où s’exprime le rêve éternel d’un attachement capable de vaincre la mort. Le Moyen Âge nous a donné Tristan et Iseut, dont la passion fatale, interdite, trouve dans la mort sa consommation suprême. Héritier d’une tradition romanesque plus populaire, Shakespeare nous livre dans les personnes de Roméo et de Juliette un mythe différent encore, de l’amour pur mais impossible. Ici, pas d’adultère, pas de remords, pas de pacte suicidaire, pas d’au-delà. L’amour de Roméo et Juliette est tout entier de fraîcheur et de jeunesse. La vie et l’accoutumance l’auraient-elles émoussé ? Shakespeare n’en souffle mot : ce n’est pas son thème. Le poète a voulu célébrer un moment unique, un bonheur fugitif, sans égal, qui est bien, comme Roméo nous le dit, un éclair avant la mort. L’amour est cette illumination qui soudain, brièvement peut-être, donne sens à l’existence. »
Victor Bourgy.
Une édition bilingue de Roméo et Juliette avec une traduction de Victor Bourgy inédite en poche et saluée par Pierre Assouline.

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EAN : 9782221219416
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 496
Format : 122 x 182 mm
Robert Laffont

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Lutopie Posté le 29 Novembre 2019
    Ce que j'aime dans Roméo et Juliette, c'est ce que j'aime dans le Songe d'une nuit d'été. Je n'aime non pas l'amour mais la magie, les charmes (de l'amour), les sortilèges : le cordial et le poison. L'intervention de Frère Laurence (Scène III) m'intéresse notamment lorsqu'il introduit « cette cage d'osier de plantes pernicieuses et de fleurs au suc précieux. La terre, qui est la mère des créatures, est aussi leur tombe ; leur sépulcre est sa matrice même. Les enfants de toute espèce, sortis de son flanc, nous les trouvons suçant sa mamelle inépuisable ; la plupart sont doués de nombreuses vertus ; pas un qui n'ait son mérite, et pourtant tous différent ! Oh ! combien efficace est la grâce qui réside dans les herbes, dans les plantes, dans les pierres et dans leurs qualités intimes ! Il n'est rien sur la terre de si humble qui ne rende à la terre un service spécial ; il n'est rien non plus de si bon qui, détourné de son légitime usage, ne devienne rebelle à son origine et ne tombe dans l'abus. La vertu même devient vice, étant mal appliquée, et le vice est parfois ennobli par l'action. »   Entre Roméo.   Laurence, prenant une fleur dans le panier. – le... Ce que j'aime dans Roméo et Juliette, c'est ce que j'aime dans le Songe d'une nuit d'été. Je n'aime non pas l'amour mais la magie, les charmes (de l'amour), les sortilèges : le cordial et le poison. L'intervention de Frère Laurence (Scène III) m'intéresse notamment lorsqu'il introduit « cette cage d'osier de plantes pernicieuses et de fleurs au suc précieux. La terre, qui est la mère des créatures, est aussi leur tombe ; leur sépulcre est sa matrice même. Les enfants de toute espèce, sortis de son flanc, nous les trouvons suçant sa mamelle inépuisable ; la plupart sont doués de nombreuses vertus ; pas un qui n'ait son mérite, et pourtant tous différent ! Oh ! combien efficace est la grâce qui réside dans les herbes, dans les plantes, dans les pierres et dans leurs qualités intimes ! Il n'est rien sur la terre de si humble qui ne rende à la terre un service spécial ; il n'est rien non plus de si bon qui, détourné de son légitime usage, ne devienne rebelle à son origine et ne tombe dans l'abus. La vertu même devient vice, étant mal appliquée, et le vice est parfois ennobli par l'action. »   Entre Roméo.   Laurence, prenant une fleur dans le panier. – le calice enfant de cette faible fleur recèle un poison et un cordial puissants : respirez-la, elle stimule et l'odorat et toutes les facultés ; goûtez-la, elle frappe de mort et le coeur et tous les sens. Deux reines ennemies sont sans cesse en lutte dans l'homme comme dans la plante, la grâce et la rude volonté ; et là où la pire prédomine, le ver de la mort a bien vite dévoré la créature. » Frère Laurence donnera une potion à Juliette (celle qui donne l'apparence de la mort). L'apothicaire que rencontre Roméo après l'annonce de la mort de Juliette connaît lui aussi le pouvoir des plantes et Roméo lui lance en achetant sa dose : « Roméo, lui jetant sa bourse. – Voici ton or ; ce poison est plus funeste à l'âme des hommes, il commet plus de meurtres dans cet odieux monde que ces pauvres mixtures que tu n'as pas le droit de vendre. C'est moi qui te vends du poison ; tu ne m'en as pas vendu. Adieu, achète de quoi manger et engraisse. (Serrant la fiole que l'apothicaire lui a remise.) Ceci, du poison ? non ! Viens, cordial, viens avec moi au tombeau de Juliette ; c'est là que tu dois me servir (Ils se séparent.) » Roméo et Juliette semblent prédestinés à l'amour et à la mort par le pouvoir des plantes mais l'amour au-delà de la mort n'est-il pas la quintessence de l'amour comme chez Pétrarque, comme chez Dante où Béatrice ne se trouve au Paradis telle une sainte que parce qu'elle est morte ? Juliette est elle aussi comparée aux étoiles par Roméo (ils sont mièvres mais la naïveté fait partie du charme de la jeunesse), elle apparaît du haut de son balcon comme la prêtresse du soleil, éclipsant Rosaline, l'amour changeant comme la lune de Roméo. Juliette est la Dame de Roméo, la femme du jardin, l'archétype de la Beauté. Elle apparaît comme une sainte dès leur première rencontre ; aussi s'aiment-ils jusqu'à l'idolâtrie. Dès lors, ils sont pris dans la toile de l'amour, et s'aiment comme dans un rêve. D'ailleurs, Roméo et Juliette ne sont-ils pas deux créatures de la nuit ne pouvant s'aimer que la nuit ? Juliette ne serait plus qu'un soleil noir, celui de la Mélancolie, l'amour de Roméo au manteau de nuit. Mais qu'est-ce que le rêve chez Shakespeare ? Je laisse Mercutio répondre lui qui explique ainsi le rêve de Roméo : Mercutio. – Oh ! je vois bien, la reine Mab vous a fait visite. Elle est la fée accoucheuse et elle arrive, pas plus grande qu'une agate à l'index d'un alderman, traînée par un attelage de petits atomes à travers les nez des hommes qui gisent endormis. Les rayons des roues de son char sont faits de longues pattes de faucheux ; la capote, d'ailes de sauterelles ; les rênes, de la plus fine toile d'araignée ; les harnais, d'humides rayons de lune. Son fouet, fait d'un os de griffon, a pour corde un fil de la Vierge. Son cocher est un petit cousin en livrée grise, moins gros de moitié qu'une petite bête ronde tirée avec une épingle du doigt paresseux d'une servante. Son chariot est une noisette, vide, taillée par le menuisier écureuil ou par le vieux ciron, carrossier immémorial des fées. C'est dans cet apparat qu'elle galope de nuit en nuit à travers les cerveaux des amants qui alors rêvent d'amour sur les genoux des courtisans qui rêvent aussitôt de courtoisies, sur les doigts des gens de loi qui aussitôt rêvent d'honoraires, sur les lèvres des dames qui rêvent de baisers aussitôt ! Ces lèvres, Mab les crible souvent d'ampoules, irritée de ce que leur haleine est gâtée par quelque pommade. Tantôt elle galope sur le nez d'un solliciteur, et vite il rêve qu'il flaire une place ; tantôt elle vient avec la queue d'un cochon de la dîme chatouiller la narine d'un curé endormi, et vite il rêve d'un autre bénéfice ; tantôt elle passe sur le cou d'un soldat, et alors il rêve de gorges ennemies coupées, de brèches, d'embuscades, de lames espagnoles, de rasades profondes de cinq brasses, et puis de tambours battant à son oreille ; sur quoi il tressaille, s'éveille, et, ainsi alarmé, jure une prière ou deux, et se rendort. C'est cette même Mab qui, la nuit, tresse la crinière des chevaux et dans les poils emmêlés durcit ces noeuds magiques qu'on ne peut débrouiller sans encourir malheur. C'est la stryge qui, quand les filles sont couchées sur le dos, les étreint et les habitue à porter leur charge pour en faire des femmes à solide carrure. C'est elle … Quant au rêve de Juliette, il ne peut être décrit que par les soupirs de la sainte et les cris de la fée.
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  • hibou49 Posté le 22 Novembre 2019
    au bout de quelques scènes ont commence a bien s'habituer au vocabulaire !! L'histoire est ... ancienne ! Non, sans rire, l'histoire est captivante même si on connaît déjà la fin !!!! Franchement je m'attendais a pire de la part de W.SHAKESPEARE (lol)
  • bfauriaux Posté le 16 Novembre 2019
    Une des pieces mythiques du maitre: la pièce n' pas pris une ride à lire et relire sans moderation le plaisir restera le meme un livre incontournable !
  • Sosoominouxxx Posté le 29 Octobre 2019
    Un classique que tous connaissent malgré qu'il ait été paru pour la première fois en 1597. Un livre qui a traversé les siècles jusqu'à nous. Un vrai chef-d'oeuvre à lire absolument si ce n'est pas encore fait !!
  • elodie89 Posté le 5 Octobre 2019
    Shakespeare est l’un de mes auteur préféré, son talent est inégalable.
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