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10/18
EAN : 9782264045065
Code sériel : 4064
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 576
Format : 108 x 177 mm

Ronde de nuit

Alain DEFOSSÉ (Traducteur)
Date de parution : 18/10/2007

Des ruines de la Seconde Guerre mondiale, quatre Londoniens tentent de sauver les éclats de leur existence : Helen, prise dans le délitement de sa liaison interdite, Viv, captive de son amant, Kay, errante à travers la ville, ou Duncan, hanté par la prison. Retraçant avec force leurs amours et...

Des ruines de la Seconde Guerre mondiale, quatre Londoniens tentent de sauver les éclats de leur existence : Helen, prise dans le délitement de sa liaison interdite, Viv, captive de son amant, Kay, errante à travers la ville, ou Duncan, hanté par la prison. Retraçant avec force leurs amours et leurs déchirures, ces destins croisés apprendront à renaître.

« Avec Ronde de nuit, Sarah Waters, libérée des passions subversives dont elle a arpenté tous les chemins, excelle dans une saga parfaitement ficelée, un roman de guerre où l’amour et les secrets surgissent du brouillard, entre les bombes. »
Astrid Eliard, Le Figaro

Trraduit de l'anglais
Par Alain Defosse

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EAN : 9782264045065
Code sériel : 4064
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 576
Format : 108 x 177 mm
10/18

Ils en parlent

« Outre l'art subtil du dévoilement progressif de cette redoutable conteuse, il faut saluer ici son sens du détail et de la description précise et juste, qui donne toute sa texture de poussière et de cendre à ce somptueux roman d'amour et de regret. »
Christine Rousseau, Le Monde des livres

« Sarah Waters possède une exceptionnelle maîtrise du temps. Elle restitue la durée à son rythme, qui semble bien être le meilleur : lentement, en profondeur, elle nous fait entrer dans les fragilités intimes de chacun. Une performance, présentée avec un naturel désarmant. »
Pierre Maury, Le Soir

« Quand la reine du roman victorien s'attaque au Londres du Blitz, cela donne un livre haletant, vraiment épatant ! »
Christophe Ono Dit Biot, Elle

« Avec Ronde de nuit, Sarah Waters, libérée des passions subversives dont elle a arpenté tous les chemins, excelle dans une saga parfaitement ficelée, un roman de guerre où l'amour et les secrets surgissent du brouillard, entre les bombes. »
Astrid Eliard, Le Figaro 

« Sarah Waters a gagné son pari. Ronde de nuit est un brillant roman psychologique, volumineux mais où on ne s'ennuie pas une seule seconde. Ainsi que la presse anglaise l'a noté, c'est sans doute le meilleur ouvrage d'un écrivain au sommet de son art. »
Jean-Claude Perrier , Livres Hebdo

« Quittant l'époque victorienne où elle avait situé ses précédents romans, Sarah Waters, grande admiratrice de Dickens, garde intactes ses qualités de conteuse d'exception. Toujours aussi fine dans sa description des méandres psychologiques et des tourments amoureux, elle parvient ici à restituer magnifiquement le climat de la guerre et la terreur du Blitz. »
Paris-Match

PRESSE

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Soundandfury Posté le 19 Janvier 2020
    Je me suis plongée dedans comme ça ne m'est guère arrivé dans l'année. Plongée par petites apnées, souvent interrompue par les devoirs sociaux des fêtes de fin d'année. Mais même pour une page, même pour deux minutes, je me sentais descendre et complètement m'extraire de la réalité. Elle a une façon de rendre vivante n'importe quelle période historique que j'ai saluée même dans ceux de ses romans qui ne m'ont pas emballée. Pour le suspense, c'est maîtrisé à l'aide de techniques éprouvées. Un peu comme un Stephen King. Ici on se place d'abord quelques années après la seconde guerre mondiale. On découvre les personnages. Un garçon, qui a passé la guerre en prison. Deux femmes qui travaillent ensemble dont l'une a une liaison avec un homme marié et quelques autres secrets. Une autre qui était ambulancière. Puis les deux parties suivantes nous font faire chacune un bond en arrière, jusqu'à nous plonger au cœur des bombardements à Londres. Et jusqu'à ce qu'on comprenne le fin mot de chacune des histoires individuelles, toutes liées. Le fin mot ayant l'originalité d'être le début, chronologiquement. C'est bien trouvé. C'est une ambiance que je ne peux vous décrire, faite de minuscules détails. Les églises éventrées. Les... Je me suis plongée dedans comme ça ne m'est guère arrivé dans l'année. Plongée par petites apnées, souvent interrompue par les devoirs sociaux des fêtes de fin d'année. Mais même pour une page, même pour deux minutes, je me sentais descendre et complètement m'extraire de la réalité. Elle a une façon de rendre vivante n'importe quelle période historique que j'ai saluée même dans ceux de ses romans qui ne m'ont pas emballée. Pour le suspense, c'est maîtrisé à l'aide de techniques éprouvées. Un peu comme un Stephen King. Ici on se place d'abord quelques années après la seconde guerre mondiale. On découvre les personnages. Un garçon, qui a passé la guerre en prison. Deux femmes qui travaillent ensemble dont l'une a une liaison avec un homme marié et quelques autres secrets. Une autre qui était ambulancière. Puis les deux parties suivantes nous font faire chacune un bond en arrière, jusqu'à nous plonger au cœur des bombardements à Londres. Et jusqu'à ce qu'on comprenne le fin mot de chacune des histoires individuelles, toutes liées. Le fin mot ayant l'originalité d'être le début, chronologiquement. C'est bien trouvé. C'est une ambiance que je ne peux vous décrire, faite de minuscules détails. Les églises éventrées. Les gens qui courent aux abris à chaque alerte et ceux qui en ont marre à force et restent dans leur lit. Les panneaux qu'on enlève dans les rues pour que les allemands ne puissent pas s'y retrouver s'ils arrivent. La haine à laquelle doivent faire face les objecteurs de conscience. Je me suis sentie amoureuse. (C'est normal, c'est plein de femmes) En proportion, c'est comme un roman hétéro, mais inversé. C'était très étrange de lire des passages sur l'amour, le couple, le coup de foudre, l'après rupture, si proches de ce que j'ai pu vivre. Il y a de ces passages sur la jalousie... ça sent le vécu. Et puis c'était marrant, cette scission entre les lesbiennes masculines et les autres. Au début j'ai pris ça pour une caricature et puis en y réfléchissant, c'est une vraie question, très intéressante. Voilà, ça c'était le bonus juste pour mon plaisir personnel. Mais surtout, le roman parle des femmes, de la condition des femmes, de tout ce que la guerre a engendré de transformations. Du rôle qui n'est plus le même, des habits qui ne sont plus les mêmes, de l'impossibilité de retourner à la vie d'avant. Il parle aussi de l'opprobre jeté sur les liaisons hors mariage. Des avortements clandestins au péril de la vie des jeunes femmes. C'est un des plus réussis. Peut-être le plus réussi, allez, j'ai un attachement sentimental à Affinités mais je pense que celui-ci est objectivement meilleur.
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  • GoodBooksGoodFriends Posté le 25 Janvier 2019
    C’est le seul roman de Sarah Waters que je n’avais pas encore lu et il me tardait de m’y attaquer puisque j’ai aimé tous les autres sans exception… Le récit est découpé en trois parties en ordre chronologique inversé ; on part de 1947, puis on passe à 1944 et enfin à 1941. Le roman suit quatre personnages durant cette période troublée, quatre personnages plus ou moins directement reliés (Viv est la sœur de Duncan par exemple). Si j’ai eu du mal à me plonger complètement dans ma lecture durant la première partie, j’ai retrouvé le grand plaisir que j’ai déjà eu à lire Sarah Waters à partir de la deuxième partie, et ce plaisir s’est confirmé en fin de lecture. La période dans laquelle s’ancre le roman est propice à l’effervescence des émotions. De plus, les sentiments éprouvés par les personnages sont pour la plupart des sentiments « interdits », liaisons homosexuelles, adultérines… Tout cela donne une écriture très sensuelle, mais qui n’occulte pas l’horreur de la guerre et du blitz. Chaque acteur de l’histoire a un secret, un fantôme du passé, que l’on découvre petit à petit en remontant le cours du temps. Je dois avouer que ce petit goût de mystère... C’est le seul roman de Sarah Waters que je n’avais pas encore lu et il me tardait de m’y attaquer puisque j’ai aimé tous les autres sans exception… Le récit est découpé en trois parties en ordre chronologique inversé ; on part de 1947, puis on passe à 1944 et enfin à 1941. Le roman suit quatre personnages durant cette période troublée, quatre personnages plus ou moins directement reliés (Viv est la sœur de Duncan par exemple). Si j’ai eu du mal à me plonger complètement dans ma lecture durant la première partie, j’ai retrouvé le grand plaisir que j’ai déjà eu à lire Sarah Waters à partir de la deuxième partie, et ce plaisir s’est confirmé en fin de lecture. La période dans laquelle s’ancre le roman est propice à l’effervescence des émotions. De plus, les sentiments éprouvés par les personnages sont pour la plupart des sentiments « interdits », liaisons homosexuelles, adultérines… Tout cela donne une écriture très sensuelle, mais qui n’occulte pas l’horreur de la guerre et du blitz. Chaque acteur de l’histoire a un secret, un fantôme du passé, que l’on découvre petit à petit en remontant le cours du temps. Je dois avouer que ce petit goût de mystère n’était pas pour me déplaire. Le procédé narratif permet au lecteur de dérouler sa lecture comme on avance dans un puzzle, pour qu’à la toute fin, l’histoire dans son intégralité se dévoile sous nos yeux.
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  • StephTempsH Posté le 28 Juin 2016
    J'aimais bien l'idée d'une lecture du présent vers le passé ... du moins au départ. Puis j'ai trouvé le suspense autour de certains personnages assez longs, ne comprendre le pourquoi que dans les dernières pages et être déçue. Certains personnages sont très attachants (notamment Vivien et Fraser) mais d'autres absolument détestables et plats (Helen et Julia). Le fond de guerre est vraiment bien décrit, c'est sûrement ce que j'ai préféré dans le roman. Je l'ai fini car je n'aime pas laisser un livre en plan et parce que j'étais curieuse de certaines rencontres. Bien écrit mais décevant pour ma part.
  • folea Posté le 5 Février 2015
    Moyen. La partie 1, une après- guerre désenchantée, m'a paru bien longue. Les personnages sont souvent restés trop flous, en particulier le "pauvre Duncan".
  • Chaplum Posté le 19 Janvier 2014
    Au lendemain de la guerre, plusieurs destinées se croisent dans un Londres encore meurtri par les bombardements et les privations. Kay loue une chambre chez un médecin un peu étrange, et mène une vie solitaire. Souvent confondue avec un jeune homme, elle tente de se reconstruire et erre comme une âme en peine. Elle observe les patients de son logeur, dont un homme et son neveu, qui l’intrigue. Ce dernier travaille dans une usine où il retrouve par hasard une vieille connaissance avec qui il a fait de la prison pendant la guerre. D’abord honteux des souvenirs qui reviennent à la surface, il est ensuite heureux de pouvoir se libérer un peu du quotidien. Vivien et Hélène travaillent dans une agence matrimoniale, commerce en plein essor en cette période d’après-guerre. Vivien vit une romance avec un homme marié tandis que Hélène est en couple avec Julia et vit difficilement le succès de sa compagne qui écrit des romans mais surtout de devoir vivre une relation cachée. Même si je n’ai pas ressenti le même coup de foudre que pour les deux précédents romans de Sarah Waters que j’ai lus, j’ai à nouveau passé un excellent moment en compagnie de ces personnages qui... Au lendemain de la guerre, plusieurs destinées se croisent dans un Londres encore meurtri par les bombardements et les privations. Kay loue une chambre chez un médecin un peu étrange, et mène une vie solitaire. Souvent confondue avec un jeune homme, elle tente de se reconstruire et erre comme une âme en peine. Elle observe les patients de son logeur, dont un homme et son neveu, qui l’intrigue. Ce dernier travaille dans une usine où il retrouve par hasard une vieille connaissance avec qui il a fait de la prison pendant la guerre. D’abord honteux des souvenirs qui reviennent à la surface, il est ensuite heureux de pouvoir se libérer un peu du quotidien. Vivien et Hélène travaillent dans une agence matrimoniale, commerce en plein essor en cette période d’après-guerre. Vivien vit une romance avec un homme marié tandis que Hélène est en couple avec Julia et vit difficilement le succès de sa compagne qui écrit des romans mais surtout de devoir vivre une relation cachée. Même si je n’ai pas ressenti le même coup de foudre que pour les deux précédents romans de Sarah Waters que j’ai lus, j’ai à nouveau passé un excellent moment en compagnie de ces personnages qui essaient de mener leur vie au lendemain d’une guerre qui les a blessés émotionnellement. Aucun d’entre eux n’est sorti indemne du conflit pendant lequel ils ont vu et vécu des choses difficiles. Dans Du bout des doigts, la romancière avait basé son roman sur une intrigue et une construction sophistiquées qui ne se retrouvent pas dans ce titre-ci ! Pourtant, Sarah Waters emploie une structure à rebours, simple et classique, mais terriblement efficace qui sert la narration. La première partie met en place les personnages en 1947. Le lecteur les découvre et devine que certaines choses leur sont arrivées pendant la guerre mais des non-dits planent et on présage que beaucoup de secrets sont cachés. C’est la partie la moins intéressante, mais elle est nécessaire. En la lisant, j’ai d’ailleurs craint le pire, m’ennuyant même un petit peu, et me demandant où l’auteure voulait en venir avec son roman, tant j’avais l’impression qu’il n’y avait aucune intrigue derrière les faits. Heureusement, l’ambiance fin de guerre et le contexte historique me plaisaient déjà beaucoup. La deuxième partie ramène le lecteur dans le passé en 1944. Et à partir de là, je me suis réellement plongée dans le cœur du roman, m’attachant aux personnages, vivant avec eux le conflit et assistant, impuissante, à l’enchevêtrement des fils qui ont conduit à leur situation de 1947. Tout s’éclaire petit à petit, on découvre le pourquoi du comment, mais surtout, on s’imprègne de l’ambiance des nuits de bombardement, on vit dans un Londres dévasté où tout le monde risque sa vie à chaque alerte, où il n’est pas rare de voir une mère pleurer son enfant, de croiser des spectacles morbides ou de voir une maison éventrée en quelques secondes. Sarah Waters reste fidèle à sa réputation avec ses personnages d’exclus. Pas de père héroïque ou de mère traditionnelle. Non, ici, ce sont ceux que la société réprouve qu’elle met en scène dans un climat de guerre : les jeunes qui refusent d’aller au casse-pipe, les homosexuels, les lesbiennes, les maîtresses, les femmes déshonorées. Et pourtant, malgré l’opprobre de la société, chacun d’eux se montre courageux et touchant. Enfin, la dernière partie évoque l’année 1941 et remonte aux origines des connections entre tous les protagonistes. Encore une fois, Sarah Waters a réussi à me faire voyager, à la fois dans le temps et dans l’espace. Cette romancière a un véritable don pour recréer les atmosphères et nous transporter dans le Londres de la deuxième guerre mondiale et j’ai adoré cette immersion, même si elle était parfois dramatique. Dommage que la première partie soit un peu moins réussie car la suite du roman vaut qu’on s’accroche !
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Lisez inspiré avec 10/18 !
Voyagez hors des sentiers battus, loin d'une littérature conventionnelle et attendue…