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EAN : 9782266308144
Code sériel : 17926
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 264
Format : 108 x 177 mm

Se taire

Date de parution : 10/09/2020
Avec pour seule expérience ses vingt ans et son talent de photographe, Mathilde est envoyée par un grand magazine chez une sommité du monde politique, récemment couronnée du Prix Nobel de la paix. Quand l’homme, à la stature et à la personnalité imposantes, s’approche d’elle avec de tout autres intentions... Avec pour seule expérience ses vingt ans et son talent de photographe, Mathilde est envoyée par un grand magazine chez une sommité du monde politique, récemment couronnée du Prix Nobel de la paix. Quand l’homme, à la stature et à la personnalité imposantes, s’approche d’elle avec de tout autres intentions que celle de poser devant son appareil, Mathilde est tétanisée, incapable de réagir.
Des années plus tard, une nouvelle épreuve la renvoie à cet épisode de son passé, exigeant d’elle qu’elle apprenne une fois pour toutes à dire non.

« Un roman fort et juste mené comme un thriller implacable. » Laure Joanin – Midi Libre

« Bouleversant, sans mélo, un récit et une héroïne très impressionnants de sincérité et de justesse. » Biba
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EAN : 9782266308144
Code sériel : 17926
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 264
Format : 108 x 177 mm

Ils en parlent

"Mené comme un thriller, le treizième roman de Mazarine Pingeot explore les mécanismes répétitifs d'un inconscient traumatisé. Sobre et percutant."
Claire Julliard / L'Obs

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • criscat Posté le 30 Août 2021
    le sujet est très tendance , on flirté sur la vague metoo#, l’écriture est intéressante rien à redire mais le thème devient redondant à cette exception près que l’œuvre de l’auteur est de pure fiction mais c’est très justement analysé . Comment vivre après un viol, pourquoi le silence familial , est il possible de passer à autre chose ? C’est d’ autant plus intéressant au niveau de l’étude que la narratrice n’est pas la personne agressée et donc son roman ouvre des éclairages différents Attention cela ne veut pas dire que je comprends et cautionne l’entourage de l’héroïne du livre .
  • PHILINTHE66 Posté le 6 Juillet 2021
    Un livre fort, dense, chaque mot compte. Ici, pas de lecture en diagonale possible ni souhaitée. La fin m'a étonnée pour ce roman à mon sens engagé et elle m’interroge, Mathilde réalise-t-elle l’acte ultime ou bien l’imagine-t-elle ? Pourquoi l’auteure laisse-t-elle ce choix au lecteur ?
  • ALDAMO21 Posté le 30 Mai 2021
    Oppressant ! Fascinant ! « Se taire » est encore un roman superbement sombre, comme je les aime. Même si j'ai suffoqué, même que j'ai lu en apnée, j'ai vibré pour Mathilde, le personnage central de cette histoire. Mazarine Pingeot avec la finesse de son écriture, a l'art de savoir entretenir le suspense, de mettre dès le départ sa lectrice ou son lecteur sous pression, pour mieux le happer comme je le fus, par l'histoire de la vie de Mathilde. Parce que Mazarine, a encore donné une profondeur impressionnante à ses personnages, qu'elle creuse et qu'elle dissèque méthodiquement. Ces mots s'imbriquent implacablement les uns dans les autres, pour former une superbe analyse psychologique aux situations tragiques auxquelles sera confrontée cette jeune fille de vingt ans. Bien sûr le roman ne fait pas dans la dentelle, ni dans la poésie, mais il m'en fut bouleversant. J'avais déjà lu de cette auteure à part entière, « le cimetière des poupées », que j'avais beaucoup aimé par le style et surtout son histoire sordide inspirée de faits réels. Mazarine n'est plus la fille de… N'est plus la fille cachée de… D'ailleurs ce n'est pas un hasard si l'auteure s'est faite la narratrice dans ce présent roman. Mazarine est Mathilde, qui... Oppressant ! Fascinant ! « Se taire » est encore un roman superbement sombre, comme je les aime. Même si j'ai suffoqué, même que j'ai lu en apnée, j'ai vibré pour Mathilde, le personnage central de cette histoire. Mazarine Pingeot avec la finesse de son écriture, a l'art de savoir entretenir le suspense, de mettre dès le départ sa lectrice ou son lecteur sous pression, pour mieux le happer comme je le fus, par l'histoire de la vie de Mathilde. Parce que Mazarine, a encore donné une profondeur impressionnante à ses personnages, qu'elle creuse et qu'elle dissèque méthodiquement. Ces mots s'imbriquent implacablement les uns dans les autres, pour former une superbe analyse psychologique aux situations tragiques auxquelles sera confrontée cette jeune fille de vingt ans. Bien sûr le roman ne fait pas dans la dentelle, ni dans la poésie, mais il m'en fut bouleversant. J'avais déjà lu de cette auteure à part entière, « le cimetière des poupées », que j'avais beaucoup aimé par le style et surtout son histoire sordide inspirée de faits réels. Mazarine n'est plus la fille de… N'est plus la fille cachée de… D'ailleurs ce n'est pas un hasard si l'auteure s'est faite la narratrice dans ce présent roman. Mazarine est Mathilde, qui est la fille d'un très célèbre chanteur à succès engagé, un symbole pour la France. Et qui a eu aussi un grand-père à l'Académie française. J'ai ressenti qu'à travers son héroïne, Mazarine avait aussi souffert déjà d'avoir été la fille cachée, l'enfant du scandale d'un grand personnage. Et qu'ensuite, Mazarine a eu l'impression d'avoir été « violée », c'est son propre mot, lorsque son existence fut dévoilée aux yeux du monde. Ce sont des sentiments semblables, par des mots très forts qui sentent le vécu, que vit Mathilde. Elle qui voudrait souvent passer inaperçue, surtout qu'elle est jolie femme et dont cet héritage familial lui pèse. Cette notoriété des parents et des aïeux la met en souffrance. Même son patron l'utilise, elle et son nom célèbre, comme un sésame. C'est son nom qui permettra à la jeune fille d'aller faire des photos d'un brillant prix Nobel, adulé et respecté de tous. En entrant chez cet homme admiré du monde entier, la gentille Mathilde ignore que sa vie va basculer à jamais. Qu'elle va vivre un point de non-retour. Tout se passe très vite, l'homme, devenu fauve, devenu ordure, la prend violemment, bestialement… Il y a ce moment où Mathilde ne comprend pas ce qui lui arrive. Ou ne veut pas comprendre. Ou a peur de comprendre qu'un homme est en train d'abuser d'elle. Il y a le moment d'après, après cet acte ignoble et sauvage, où Mathilde se surprend à prendre des photos de son agresseur comme si rien ne s'était passé. L'homme prenant même la pose devant l'objectif. Et puis il y aura cet autre moment où la jeune fille abasourdie, pensera qu'elle a vécu un cauchemar, mais la douleur de son corps et le sperme qui coule entre ses jambes, la ramèneront brutalement à la réalité. Il y aura cet autre moment où Mathilde s'apercevra alors qu'une partie d'elle-même ne lui appartient plus, celle qui vient d'être souillée, profanée. Qu'une partie d'elle s'est déstructurée et vient de s'éteindre. Viendra le moment d'après, le plus effrayant, le plus cruel, celui du questionnement, celui où Mathilde s'interrogera si elle doit parler et dénoncer cette agression, cette ignominie, ce viol dont elle vient d'être la victime ou si elle doit se taire. Se taire, se murer dans le silence jusqu'à l'étouffement. Se taire, pour mieux enfouir les brûlures de son âme. Se taire, pour oublier la salissure, pour oublier ce dégoût qu'elle a en elle. Se taire, par soumission, par l'éducation bourgeoise qu'elle a reçue Se taire, pour ne pas faire de vagues, pour éviter le scandale, parce que ses parents le lui ont demandé, parce qu'elle est une jeune fille trop sage et obéissante. Se taire, pour ne pas jeter l'opprobre sur la famille, ni faire de peine à maman, papa et grand-mère. Se taire, c'est minimiser outrageusement un viol pour protéger la notoriété d'un nom, pour protéger le clan. Se taire, c'est aussi risquer de ne plus pouvoir un jour, se reconstruire. Viendra ce moment où la vie de Mathilde sera plongée dans un drame humain et féroce. La jeune fille y fera un long naufrage. Viendra aussi, beaucoup plus tard ce moment de la rencontre de Mathilde avec Fouad. Sera-il un ange gardien ou sera-il un ange déchu ?
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  • Aupaysdesbooks Posté le 22 Avril 2021
    Comment se taire et pourquoi se taire ? Dans le prologue, Mazarine Pingeot écrit : agressions, victimes, traque, homme, défenseurs, coupables, transaction, société. Parler est le commencement d'une chasse, le monde humain qui devient animal pour attraper, dépouiller et abandonner. Se taire c'est le silence. Que faut-il à notre société pour entendre ? Violence chez moi ou ailleurs ? Qui entendra ? Mon avis : Comprendre, appréhender. Fermer les yeux et se transporter. Il est certaines transgressions qui ne demandent ni acceptation, ni autorisations. Le viol, c'est se servir pour lui. Le viol, ce n'est un viol pour lui. Et pour elle ? C'est un silence. C'est une voix qui s'est tue à l'instant où son monde est pénétré. Et cette image qui colle partout. Où est la vraie "moi" dans l'intime ? Non, on y entre comme si tout y été autorisé. Savoir, rencontrer, aborder, repousser. Image public. Se taire, c'est se corrompre soi-même. Il faut quelque chose à sauver pour parler. Il faut un plan, une cause, un pari. La loi du silence est bénéfique à tous les aliénés de la société qui pensent et qui jugent que chaque individu ou chaque événement ont une cause et une conséquence. Les... Comment se taire et pourquoi se taire ? Dans le prologue, Mazarine Pingeot écrit : agressions, victimes, traque, homme, défenseurs, coupables, transaction, société. Parler est le commencement d'une chasse, le monde humain qui devient animal pour attraper, dépouiller et abandonner. Se taire c'est le silence. Que faut-il à notre société pour entendre ? Violence chez moi ou ailleurs ? Qui entendra ? Mon avis : Comprendre, appréhender. Fermer les yeux et se transporter. Il est certaines transgressions qui ne demandent ni acceptation, ni autorisations. Le viol, c'est se servir pour lui. Le viol, ce n'est un viol pour lui. Et pour elle ? C'est un silence. C'est une voix qui s'est tue à l'instant où son monde est pénétré. Et cette image qui colle partout. Où est la vraie "moi" dans l'intime ? Non, on y entre comme si tout y été autorisé. Savoir, rencontrer, aborder, repousser. Image public. Se taire, c'est se corrompre soi-même. Il faut quelque chose à sauver pour parler. Il faut un plan, une cause, un pari. La loi du silence est bénéfique à tous les aliénés de la société qui pensent et qui jugent que chaque individu ou chaque événement ont une cause et une conséquence. Les victimes, les oubliés, les silencieux s'immergent en exploitant l'absentéisme et l'oubli. Qui gagne ? Qui perd ? On passe de l'un à l'autre, on se croit à l'abri, on pense tout savoir. La vie est un mensonge, un silence ou une déclaration. Tout autour le bruit : celui du quotidien, celui de l'accusation, celui de la révélation mais le bruit sourd qui sonne un monde pire, lourd, ignoble. Qui ose écouter ? Se taire, c'est tenter de se sauver soi-même. Possible ? Non, sinon c'est le regret, le remord, l'accusation, la culpabilité qui s'entrechoquent et affaiblissent. Il est question de savoir dire et raconter à la bonne personne. Qui doit savoir ? Qui peut entendre ? Ma conclusion : Mazarine Pingeot transporte le lecteur près de Mathilde. L'auteure s'absente, se tait et laisse parler Mathilde. Violences physiques, violences psychologiques : Un enfer de vivre ou vivre en enfer ?
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  • Fafa1040 Posté le 18 Mars 2021
    Au-delà de la description des traumatismes du viol, ce roman révèle l'emprise d’une famille, d’un entourage, d'une certaine éducation. Le poids du « qu’en-dira-t-on ? » qui muselle. Tout le monde ne nait pas rebelle, et pourtant c'est parfois la seule façon de se sauver soi-même... L’écriture est agréable, précise, l’analyse très fine. Un très bon moment de lecture.
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