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EAN : 9782377351343
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 720
Format : 114 x 181 mm
Shirley
Joseph Vilar (traduit par), Isabelle Vieville Degeorges (préface de)
Collection : Collectors
Date de parution : 11/04/2018
Éditeurs :
Archipoche

Shirley

Joseph Vilar (traduit par), Isabelle Vieville Degeorges (préface de)
Collection : Collectors
Date de parution : 11/04/2018
Un des premiers exemples de roman social, mais aussi un portrait déguisé d'Emily Brontë, la soeur de l'auteure, disparue l'année précédente.
Un classique de la littérature anglaise en édition collector1812. Du fait des guerres napoléoniennes, la province du Yorkshire subit la première dépression industrielle de l'Histoire. Les temps sont durs, aussi... Un classique de la littérature anglaise en édition collector1812. Du fait des guerres napoléoniennes, la province du Yorkshire subit la première dépression industrielle de l'Histoire. Les temps sont durs, aussi bien pour les patrons que pour les ouvriers qui, menacés par l'apparition des machines-outils, fomentent une révolte.Robert Moore est l'un... Un classique de la littérature anglaise en édition collector1812. Du fait des guerres napoléoniennes, la province du Yorkshire subit la première dépression industrielle de l'Histoire. Les temps sont durs, aussi bien pour les patrons que pour les ouvriers qui, menacés par l'apparition des machines-outils, fomentent une révolte.Robert Moore est l'un de ces industriels dont les filatures tournent à vide. La timide Caroline, sa cousine, est éprise de lui. Mais Robert est trop préoccupé par les émeutes et les ennuis financiers pour songer à un mariage si peu lucratif. Il songe plutôt à Shirley Keeldar, une jeune héritière qui vient de s'installer en ville. Vive et entreprenante, le « capitaine Keeldar » - comme elle se laisse appeler - déborde d'idées pour investir son argent, souhaitant venir en aide aussi bien à Robert qu'aux ouvriers les plus pauvres.Convaincue qu'un mariage se prépare, Caroline en tombe malade de dépit. Elle ne comprend pas que son amie repousse les beaux partis, traite ses domestiques en familiers et ait si peu d'égards pour son ancien précepteur, le frère de Robert. Lequel envisage de fermer son usine pour refaire sa vie au Canada. La balle d'un ouvrier révolté mettra fin à ce projet...Paru en 1849, Shirley est un des premiers exemples de roman social. C'est aussi un portrait déguisé d'Emily Brontë, la sœur de l'auteure, disparue l'année précédente.
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EAN : 9782377351343
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 720
Format : 114 x 181 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • garanemsa 07/04/2022
    Bronte Charlotte Shirley Encore un agréable moment de plaisir. Shirley, franchement je ne me souvenais pas ni de l’avoir lu ni de le connaître. Mais tous les ingrédients y sont pour faire un superbe roman pas seulement, mais aussi, elle reproduit bien la manière de vivre, de penser de cette époque ainsi et surtout la vie des patrons et des ouvriers de l’époque. Certains se plaignent actuellement, qu’ils relisent cette période. Vers les années 1812 le Yorkshire se ressent fortement d’une terrible dépression industrielle. Ils ont beaucoup de difficultés à faire travailler pour un guignon de pain d’ailleurs, leurs ouvriers, et il en vient toujours plus cependant. La difficulté aussi à cause des guerres de vendre leurs stocks, et la méfiance des nouvelles machines qui pourraient faciliter le travail. Une foule de personnage gravitent dans ce livre et sont tous bien représentatifs de leur fonction que ce soit les patrons bons ou mauvais, les pasteurs, idem, la vie sociale, la misère, la bonté d’autres, l’amour discret et délicat de l’époque Franchement tout en apprenant pas mal de choses sur cette époque victorienne, on ne peut que prendre un grand plaisir à participer aux discussions, aux révoltes, une impression bizarre, je ne sais pourquoi, mais d’être vraiment... Bronte Charlotte Shirley Encore un agréable moment de plaisir. Shirley, franchement je ne me souvenais pas ni de l’avoir lu ni de le connaître. Mais tous les ingrédients y sont pour faire un superbe roman pas seulement, mais aussi, elle reproduit bien la manière de vivre, de penser de cette époque ainsi et surtout la vie des patrons et des ouvriers de l’époque. Certains se plaignent actuellement, qu’ils relisent cette période. Vers les années 1812 le Yorkshire se ressent fortement d’une terrible dépression industrielle. Ils ont beaucoup de difficultés à faire travailler pour un guignon de pain d’ailleurs, leurs ouvriers, et il en vient toujours plus cependant. La difficulté aussi à cause des guerres de vendre leurs stocks, et la méfiance des nouvelles machines qui pourraient faciliter le travail. Une foule de personnage gravitent dans ce livre et sont tous bien représentatifs de leur fonction que ce soit les patrons bons ou mauvais, les pasteurs, idem, la vie sociale, la misère, la bonté d’autres, l’amour discret et délicat de l’époque Franchement tout en apprenant pas mal de choses sur cette époque victorienne, on ne peut que prendre un grand plaisir à participer aux discussions, aux révoltes, une impression bizarre, je ne sais pourquoi, mais d’être vraiment au milieu d’eux, c’est ce que j’ai ressenti.
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  • Clelie22 15/03/2022
    Shirley est un roman qui m'a beaucoup surprise. Quand je l'ai commencé, je me suis d'abord demandé si je n'avais pas, par mégarde, téléchargé un autre livre audio car, dans les premiers chapitres, il n'était pas le moins du monde question d'une Shirley. Vérification faite sur un résumé, j'étais bien dans le bon roman. L'histoire commence en effet par nous présenter Robert Moore, manufacturier au bord de la ruine et les personnages qui gravitent autour de lui : sa soeur, des vicaires assez peu catholiques, le belliqueux recteur de la paroisse et la nièce de celui-ci, Caroline, amoureuse en secret de Moore. Celui-ci a une attitude des plus ambiguës envers elle, tour à tour tendre et complice ou froid et indifférent. Les espérances de Caroline semblent devoir s'évanouir définitivement lorsque revient dans le pays Shirley Keeldar, héritière d'une confortable fortune, belle jeune fille volontaire et indépendante. Elle semble beaucoup apprécier Moore mais elle devient également amie intime avec Caroline. Alors classique triangle amoureux qui ne peut que mal finir ? Eh bien... non ! Si vous ne connaissez pas l'histoire, attendez vous à être surpris.e. Seulement, il faudra être patient.e car le roman est très long, il digresse volontiers. S'il m'a surprise... Shirley est un roman qui m'a beaucoup surprise. Quand je l'ai commencé, je me suis d'abord demandé si je n'avais pas, par mégarde, téléchargé un autre livre audio car, dans les premiers chapitres, il n'était pas le moins du monde question d'une Shirley. Vérification faite sur un résumé, j'étais bien dans le bon roman. L'histoire commence en effet par nous présenter Robert Moore, manufacturier au bord de la ruine et les personnages qui gravitent autour de lui : sa soeur, des vicaires assez peu catholiques, le belliqueux recteur de la paroisse et la nièce de celui-ci, Caroline, amoureuse en secret de Moore. Celui-ci a une attitude des plus ambiguës envers elle, tour à tour tendre et complice ou froid et indifférent. Les espérances de Caroline semblent devoir s'évanouir définitivement lorsque revient dans le pays Shirley Keeldar, héritière d'une confortable fortune, belle jeune fille volontaire et indépendante. Elle semble beaucoup apprécier Moore mais elle devient également amie intime avec Caroline. Alors classique triangle amoureux qui ne peut que mal finir ? Eh bien... non ! Si vous ne connaissez pas l'histoire, attendez vous à être surpris.e. Seulement, il faudra être patient.e car le roman est très long, il digresse volontiers. S'il m'a surprise dans son déroulement, ce roman m'a aussi déroutée dans son propos. Il présente une héroïne fière et indépendante mais pas autant qu'on peut le voir et l'attendre à notre époque. Peut-être qu'elle choquait autant par sa liberté de ton et d'attitude à l'époque qu'elle nous surprend aujourd'hui par son conformisme. Elle serait à mi-chemin entre l'image de la femme idéale à l'époque de Charlotte Brontë et à la nôtre. le fait qu'elle donne son nom au roman nous induit en erreur car elle n'est pas plus l'héroïne que Caroline, Robert ou un autre personnage que je ne nommerais pas. J'ai remarqué également qu'on retrouve, comme dans Jane Eyre, une relation de couple très asymétrique, qui fonctionne mais qui étonne, surtout à notre époque. Un roman qui m'a fait osciller de l'ennui à un vif intérêt. Il ne m'a pas autant captivée que Jane Eyre mais m'a, finalement, agréablement surprise. Le propos de Charlotte Brontë sur les femmes et sur le mariage est riche mais peu clair (sans doute voilé pour ne pas être censuré). Il demanderait à être plus attentivement disséqué mais je laisse ça aux universitaires.
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  • PrinceEndymion 22/02/2022
    Après le succès remporté par Jane Eyre, Charlotte Brontë se lança dans la rédaction de Shirley, roman dans lequel nous retrouvons les thèmes chers au sœur Brontë, à commencer par les terres du Yorkshire où elles vécurent. Toutefois, la romancière rédige un ouvrage avant-gardiste doté d'un fort cachet réaliste : l'intrigue se déroule entre les années 1811 et 1814, lesquelles furent marquées par la première dépression industrielle de l'Histoire, alors que l'Angleterre faisaient face aux guerres napoléoniennes. Charlotte Brontë précise d'ailleurs que son objectif était de concevoir « quelque chose de réel, de froid, de solide, aussi peu romanesque qu'un lundi matin ». Le récit est le suivant : dans les terres du Yorkshire, la jeune Caroline Helstone coule une existence austère sous la tutelle de son oncle, un pasteur étriqué. Timide, douce et effacée, Caroline nourrit des sentiments pour son cousin Robert Moore, propriétaire de filatures sévèrement éprouvées par la dépression, qui ne se doute de rien. Mais qui est donc Shirley qui donne son nom au roman ? me demanderez-vous sûrement ? Pour le savoir, il vous faudra avoir dévoré rien de moins que les deux-cent premières pages du roman (soyez sans crainte, le suspense est édifiant ! C'est tout à fait jubilatoire!) ! Pour dresser... Après le succès remporté par Jane Eyre, Charlotte Brontë se lança dans la rédaction de Shirley, roman dans lequel nous retrouvons les thèmes chers au sœur Brontë, à commencer par les terres du Yorkshire où elles vécurent. Toutefois, la romancière rédige un ouvrage avant-gardiste doté d'un fort cachet réaliste : l'intrigue se déroule entre les années 1811 et 1814, lesquelles furent marquées par la première dépression industrielle de l'Histoire, alors que l'Angleterre faisaient face aux guerres napoléoniennes. Charlotte Brontë précise d'ailleurs que son objectif était de concevoir « quelque chose de réel, de froid, de solide, aussi peu romanesque qu'un lundi matin ». Le récit est le suivant : dans les terres du Yorkshire, la jeune Caroline Helstone coule une existence austère sous la tutelle de son oncle, un pasteur étriqué. Timide, douce et effacée, Caroline nourrit des sentiments pour son cousin Robert Moore, propriétaire de filatures sévèrement éprouvées par la dépression, qui ne se doute de rien. Mais qui est donc Shirley qui donne son nom au roman ? me demanderez-vous sûrement ? Pour le savoir, il vous faudra avoir dévoré rien de moins que les deux-cent premières pages du roman (soyez sans crainte, le suspense est édifiant ! C'est tout à fait jubilatoire!) ! Pour dresser le schéma de son roman, Charlotte Brontë s'inspire de la personnalité de ses cadettes : ainsi, le lecteur peut discerner en Caroline Helstone la discrète Anne Brontë, tandis que l'audacieuse Shirley nous renvoie à Emily. Il faut le reconnaître, parmi les œuvres rédigées par l'aînée du trio Brontë, Shirley est une étoile filante injustement méconnue. Ce qui est regrettable, car ce roman nous permet de découvrir un être romanesque hors du commun : Shirley est une femme éprise de liberté, ne supportant pas la contrainte, elle veut vivre, se faire entendre, partager ses idées et être considérée autrement que comme une héritière bien nantie et bonne à marier. Exubérante, elle va jusqu'à adopter la conduite d'un homme. Au fond, cela n'a rien de surprenant, sachant que jadis, Shirley, tout comme Ashley, était un prénom exclusivement masculin. On constate que Charlotte Brontë s'est affirmée depuis Jane Eyre, puisque c'est dans Vilette que nous retrouvons une héroïne craintive semblable à la narratrice de Jane Eyre. Shirley se présente également comme une étude de mœurs qui nous permet d'en apprendre davantage sur la vie paroissiale dans les campagnes. De sa plume caustique, la romancière n'épargne pas les tartuffe qui font mine de prendre à cœur la cause des petites gens ou le développement de leur Église...
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  • LizzieC12 02/01/2022
    Ma relation avec les écrits des sœurs Brontë est en demi-teinte. Il y a certains romans que j’adore: Jane Eyre, Les Hauts de Hurlevent et d’autres que j’aime moins comme La recluse de Wildfell Hall. Shirley, à mon grand regret fait partie de la deuxième catégorie. Vu la description, je m’attendais à un roman social dans la veine de Nord et Sud d’Elizabeth Gaskell, mais je suis loin d’y trouver mon compte. Ce roman est plutôt une chronique de la vie quotidienne plutôt ennuyeuse d’un petit cercle de personnes évoluant dans le Nord industrieux du Yorkshire. On parle bien de Napoléon, de son embargo contre l’Angleterre et de l’avancée de l’industrialisation, mais je trouve Elizabeth Gaskell meilleure dans ce registre. Les personnages de ce roman ne sont pas aussi charismatiques et inoubliables que le sont Jane Eyre, Rochester ou Heathcliff. Shirley n’apparaît qu’au bout de 200 pages, Caroline est assez insipide malgré toute la bonne volonté de Charlotte Brontë pour me la faire apprécier. Les personnages secondaires sont très (trop) nombreux, entre les ouvriers, domestiques, vicaires, pasteurs, recteurs, industriels, vieilles filles, gouvernantes que j’ai passé mon temps à tous les mélanger. On s’attarde sur certains personnages pendant des chapitres entiers avant... Ma relation avec les écrits des sœurs Brontë est en demi-teinte. Il y a certains romans que j’adore: Jane Eyre, Les Hauts de Hurlevent et d’autres que j’aime moins comme La recluse de Wildfell Hall. Shirley, à mon grand regret fait partie de la deuxième catégorie. Vu la description, je m’attendais à un roman social dans la veine de Nord et Sud d’Elizabeth Gaskell, mais je suis loin d’y trouver mon compte. Ce roman est plutôt une chronique de la vie quotidienne plutôt ennuyeuse d’un petit cercle de personnes évoluant dans le Nord industrieux du Yorkshire. On parle bien de Napoléon, de son embargo contre l’Angleterre et de l’avancée de l’industrialisation, mais je trouve Elizabeth Gaskell meilleure dans ce registre. Les personnages de ce roman ne sont pas aussi charismatiques et inoubliables que le sont Jane Eyre, Rochester ou Heathcliff. Shirley n’apparaît qu’au bout de 200 pages, Caroline est assez insipide malgré toute la bonne volonté de Charlotte Brontë pour me la faire apprécier. Les personnages secondaires sont très (trop) nombreux, entre les ouvriers, domestiques, vicaires, pasteurs, recteurs, industriels, vieilles filles, gouvernantes que j’ai passé mon temps à tous les mélanger. On s’attarde sur certains personnages pendant des chapitres entiers avant de ne plus les revoir pendant des centaines des pages. J’avoue avoir été souvent perdue. Je déplore aussi beaucoup de longueurs, avec des chapitres où il ne se passe rien à part des personnages qui ressassent leurs sentiments ou ont des échanges vraiment ennuyeux qui ne font pas beaucoup avancer l’histoire. J’ai très souvent décroché de ma lecture, mon esprit partant vagabonder loin du Yorkshire et m’obligeant à relire plusieurs fois le même passage. Je ne remets pas en cause le talent d’écriture de Charlotte Brontë, c’est d’ailleurs pour elle que je mets 3 étoiles, mais je pense simplement que ce roman n’est pas fait pour moi. Je sais que je passe sans doute à côté de quelque chose, mais voilà je suis déçue.
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  • ElBaathory 29/10/2021
    Shirley était le dernier roman de l’auteure qu’il me restait à découvrir et je fus plus que joie de découvrir sa parution dans la collection Romans Éternels. Ainsi, je me suis empressé de me jeter corps et âme dans son second chef-d’œuvre semble-t-il. Malheureusement , même si ça me rend triste de l’admettre et à l’image de Villette, je n’ai que trop peu apprécié ma lecture. Pourtant, les premiers chapitres et surtout le préambule m’avaient fortement bonne impression et m’avaient interpellés, surpris et totalement convaincu de par leur fond ainsi que leurs tonalités emplis de mystères et de mélancolie. C’est pourquoi, je m’attendais à une lecture poignante et saisissante et à vivre énormément d’émotions alors que je me suis – finalement – profondément ennuyé. La faute à de trop nombreuses longueurs qui sont venues casser mon entrain et tout l’intérêt que j’avais pour cette lecture et par une arrivée bien trop tardive de notre héroïne Shirley qui, finalement, ne se dessine, ni se devine comme telle. Cette dernière bien que vive, forte et indépendante ne tient que peu trop son rôle et seule Caroline son amie que tout oppose parvient à se démarquer et à s’émanciper de toute cette intrigue. Ainsi,... Shirley était le dernier roman de l’auteure qu’il me restait à découvrir et je fus plus que joie de découvrir sa parution dans la collection Romans Éternels. Ainsi, je me suis empressé de me jeter corps et âme dans son second chef-d’œuvre semble-t-il. Malheureusement , même si ça me rend triste de l’admettre et à l’image de Villette, je n’ai que trop peu apprécié ma lecture. Pourtant, les premiers chapitres et surtout le préambule m’avaient fortement bonne impression et m’avaient interpellés, surpris et totalement convaincu de par leur fond ainsi que leurs tonalités emplis de mystères et de mélancolie. C’est pourquoi, je m’attendais à une lecture poignante et saisissante et à vivre énormément d’émotions alors que je me suis – finalement – profondément ennuyé. La faute à de trop nombreuses longueurs qui sont venues casser mon entrain et tout l’intérêt que j’avais pour cette lecture et par une arrivée bien trop tardive de notre héroïne Shirley qui, finalement, ne se dessine, ni se devine comme telle. Cette dernière bien que vive, forte et indépendante ne tient que peu trop son rôle et seule Caroline son amie que tout oppose parvient à se démarquer et à s’émanciper de toute cette intrigue. Ainsi, j’ai comme l’impression de m’être quelque peu fait avoir et même si j’ai adoré ce second personnage pour sa douceur et sa légèreté ainsi que sa candeur, j’aurais préféré que l’indépendance et la volonté de fer de Shirley m’interpellent bien plus que je l’ai été. Pourtant, cette dernière détient toutes les qualités d’une héroïne féminine de son époque mais n’est pas parvenue à me toucher un seul instant, ce qui ne m’a pas aidé à m’attacher à celle-ci. Ainsi et par conséquent, je suis resté bien trop passif et j’ai eu énormément de difficultés à m’immerger et à me sentir inspirer par ce roman et ses intrigues mêlant pourtant habilement romantisme et satire. Il est indéniable que Charlotte Brontë fait force de proposition à travers sa critique de l’évolution sociétale apportée par les nouvelles industries. Cependant et malgré la dureté du sujet et de ses nouvelles différences entre les populations, je n’ai pas été touché par le traitement réservé au petit peuple et aux ouvriers. D’autant plus que je n’ai cessé d’avoir en mémoire le magnifique chef d’œuvre d’Elizabeth Gaskell, Nord et Sud dont cette dernière s’inspire et traite du même sujet avec bien plus d’éloquence et de finesse et dont le cadre spatio-temporel m’avait fasciné lors de ma lecture. C’est pourquoi seules les parties traitant des amours de nos jeunes demoiselles m’ont réellement plu et fortement convaincu. Il faut dire que, comme ses sœurs, l’auteure excelle dans le romantisme et sa plume ainsi que son style se dévoilent toujours aussi saisissants et attendrissants. Sans pour autant être totalement émouvant, j’admets bien volontiers que certaines scènes m’ont fait vivre et ressentir de doux sentiments et de fortes émotions et bien qu’assez sombre, Shirley nous laisse sur une note emplie d’amour et de tendresse malgré une prévisibilité bien établie. Ainsi et après lecture faite, je ressors frustré et assez triste de ne pas avoir retrouvé toute l’admiration que je peux avoir pour Jane Eyre ni ressenti les vives émotions lors de ma précédente lecture de Le Professeur. C’est pourquoi, je suis assez mitigé face à ce roman aux idées et aux sujets pourtant pertinents mais malheureusement effacés sous de nombreuses longueurs cassant mon entrain ainsi que toute l’acerbité qu’aurait pu détenir cette œuvre.
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