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EAN : 9782266323543
Code sériel : 01857
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 576
Format : 108 x 177 mm
Nouveauté
Shuggie Bain
Charles Bonnot (traduit par)
Date de parution : 18/08/2022
Éditeurs :
Pocket
Nouveauté

Shuggie Bain

Charles Bonnot (traduit par)
Date de parution : 18/08/2022
Le cri d'amour d'un fils à sa mère disparue trop tôt.
Glasgow, années 1980, sous le règne de fer de Margaret Thatcher. Agnes Bain rêvait d’une belle maison, d’un jardin et d’un homme qui l’aime. À la place, son dernier mari... Glasgow, années 1980, sous le règne de fer de Margaret Thatcher. Agnes Bain rêvait d’une belle maison, d’un jardin et d’un homme qui l’aime. À la place, son dernier mari la laisse dans un quartier délabré de la ville où règnent le chômage et la pauvreté. Pour fuir l’avenir bouché,... Glasgow, années 1980, sous le règne de fer de Margaret Thatcher. Agnes Bain rêvait d’une belle maison, d’un jardin et d’un homme qui l’aime. À la place, son dernier mari la laisse dans un quartier délabré de la ville où règnent le chômage et la pauvreté. Pour fuir l’avenir bouché, les factures qui s’empilent et ses illusions perdues, Agnes va chercher du réconfort dans l’alcool. L’un après l’autre, tous les siens l’abandonnent, pour se sauver eux-mêmes. Un seul s’est juré de rester, coûte que coûte, de toute la force d’âme de ses huit ans : Shuggie, son plus jeune fils. À l’école, on dit qu’il n’est pas « net », trop doux, bref, différent… Agnes le protégerait si l’alcool n’avait pas le pouvoir d’effacer tous ceux qui vous entourent, même un fils adoré. Mais qu’est-ce qui pourrait décourager l’amour de Shuggie ?
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EAN : 9782266323543
Code sériel : 01857
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 576
Format : 108 x 177 mm

Ils en parlent

« Une fresque sociale brute et tendre, revêtant déjà des allures de grand classique de la littérature
anglo-saxonne. »
Vocable

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • sandrinalillebookine 30/08/2022
    L'histoire se déroule dans la grisaille de Glasgow, banlieue triste et pauvre de Londres où tous manquent de travail, ce sont les années Thatcher, et l'alcool est la meilleure des compagnies. Shuggie Bain c'est Hugh, le petit dernier à sa maman, Agnes, issu du 2e mariage avec Shug Bain, une brute, chauffeur de taxi qui la trompe ouvertement avec tout ce qui ressemble à une femme. Agnes est déjà mère de deux autres enfants issus d'un premier mariage : Catherine et Leek. Le livre est assez sombre de bout en bout, malgré quelques passages d'éclaircies si on peut dire. La misère humaine s'étale sur toutes les pages et c'est assez violent. Peu de personnages donnent envie d'être connus à part Agnes. Car même si le titre du livre porte le nom du personnage principal, je n'ai pas trouvé en Shuggie, ce petit garçon chétif, différent des autres garçons, plus efféminé, un attachement ou de la compassion. Il est victime de moqueries, de harcèlement, et de toutes sortes vices et j'étais triste et scandalisée pour lui. Dans les yeux de Shuggie défile toute la misère dans laquelle il vit, il subit les choix de cette mère qu'il aime tant. C'est le regard qu'il... L'histoire se déroule dans la grisaille de Glasgow, banlieue triste et pauvre de Londres où tous manquent de travail, ce sont les années Thatcher, et l'alcool est la meilleure des compagnies. Shuggie Bain c'est Hugh, le petit dernier à sa maman, Agnes, issu du 2e mariage avec Shug Bain, une brute, chauffeur de taxi qui la trompe ouvertement avec tout ce qui ressemble à une femme. Agnes est déjà mère de deux autres enfants issus d'un premier mariage : Catherine et Leek. Le livre est assez sombre de bout en bout, malgré quelques passages d'éclaircies si on peut dire. La misère humaine s'étale sur toutes les pages et c'est assez violent. Peu de personnages donnent envie d'être connus à part Agnes. Car même si le titre du livre porte le nom du personnage principal, je n'ai pas trouvé en Shuggie, ce petit garçon chétif, différent des autres garçons, plus efféminé, un attachement ou de la compassion. Il est victime de moqueries, de harcèlement, et de toutes sortes vices et j'étais triste et scandalisée pour lui. Dans les yeux de Shuggie défile toute la misère dans laquelle il vit, il subit les choix de cette mère qu'il aime tant. C'est le regard qu'il porte sur elle qui est intéressant, le fait qu'il soit si attachée à elle, prêt à tout pour la protéger. Donc, le personnage que j'ai le plus aimé c'est la mère Agnes, qui a du répondant, du bagou, elle est complétement à côté de la plaque mais vivante. Elle pense qu'elle vaut mieux que les autres parce qu'elle sait qu'elle est jolie et différente des autres. Elle a des rêves de dame et tente désespérément de tenir la tête haute mais elle s'engouffre dans l'alcool pour noyer son chagrin de ne pas être pas à la hauteur de ses ambitions. J'ai eu parfois du mal à la suivre mais quel personnage fantasque ! Est-ce de l'amour ou une façon de vivre que veut transmettre Agnes à son fils Shuggie ? je ne suis pas sûre pour l'un car l'alcool faisant de tels ravages, je pense qu'il est le gouvernail de cette histoire. Je reste donc perplexe à la lecture de ce roman dense et triste et un peu choquée par la tragédie de chacun des personnages.
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  • missk_paris 24/08/2022
    Voici quelques jours que j’ai refermé ce livre et je ne suis pas encore remise de ma lecture de ce roman social. Nous sommes dans le nord de l’Angleterre, plus précisément en Écosse, au début des années 80, quand les mines ont fermé les unes après les autres, laissant des milliers de travailleurs sur le carreau et des familles entières désœuvrées. Le gouvernement d’une certaine Dame de fer n’a rien fait pour accompagner cette tragédie. Ce n’est pas sans rappeler les films que Ken Loach a tiré de cette période et de ces territoires. Douglas Stuart nous livre ici un roman dur, cru, sans filtre, parfois violent , mais l’écriture est telle qu’on s’accroche à ces pages pour savoir ce que va devenir ce petit Shuggie Bain. Hugh Bain, alias Shuggie, est le fils d’Agnès et de Shug. Elle est belle, toujours apprêtée dans ces banlieues miséreuses de Glasgow, arrivant à maintenir sa maison propre malgré son état. Agnes est malade, l’alcool. Trompée, violentée, trahie, abandonnée, elle a pris l’habitude de noyer son désarroi dans la bière et/ou la vodka, pour « éloigner la laideur et la solitude ». Shug fait partie de ses pères absents, violents et menteurs. Au milieu de tout... Voici quelques jours que j’ai refermé ce livre et je ne suis pas encore remise de ma lecture de ce roman social. Nous sommes dans le nord de l’Angleterre, plus précisément en Écosse, au début des années 80, quand les mines ont fermé les unes après les autres, laissant des milliers de travailleurs sur le carreau et des familles entières désœuvrées. Le gouvernement d’une certaine Dame de fer n’a rien fait pour accompagner cette tragédie. Ce n’est pas sans rappeler les films que Ken Loach a tiré de cette période et de ces territoires. Douglas Stuart nous livre ici un roman dur, cru, sans filtre, parfois violent , mais l’écriture est telle qu’on s’accroche à ces pages pour savoir ce que va devenir ce petit Shuggie Bain. Hugh Bain, alias Shuggie, est le fils d’Agnès et de Shug. Elle est belle, toujours apprêtée dans ces banlieues miséreuses de Glasgow, arrivant à maintenir sa maison propre malgré son état. Agnes est malade, l’alcool. Trompée, violentée, trahie, abandonnée, elle a pris l’habitude de noyer son désarroi dans la bière et/ou la vodka, pour « éloigner la laideur et la solitude ». Shug fait partie de ses pères absents, violents et menteurs. Au milieu de tout cela, Shuggie tentera de sauver celle qu’il aime plus que tout malgré les crises, les colères, les abandons. Jusqu’au bout, cet enfant sensible l’accompagnera d’un amour désespéré, sans faille, s’occupant d’elle après des scènes de beuveries qui la laisse dans un état indescriptible. Il y a visiblement beaucoup de l’auteur dans ce roman qui aurait pu être déprimant, mais qui est juste magnifique, bouleversant et émouvant. Tout cela à la fois parce que Douglas Stuart retranscrit de façon simple et authentique une réalité dramatique. C’est un regard d’enfant qui est porté sur ces quartiers délaissés de tous : la crasse, la moisissure, la boue, les tickets des alloc qui servent à acheter de la bière plutôt que de la nourriture. Au delà de ces « aspects matériels », il y a aussi et surtout le regard acerbe de cet enfant « pas net » qui a bien compris qu’il ne devait rien attendre du système social ni même scolaire. Et c’est presque ça qui fait le plus mal ! Au mieux l’ignorance des adultes devant ce que l’on qualifierait aujourd’hui de harcèlement, au pire leur assentiment à laisser faire, voire à contribuer à rendre la vie de Shuggie encore plus insupportable.  Et au milieu de tout cela, ce qui reste de la cellule familiale déglinguée, ces deux personnages qui donnent toute la force à cette histoire. Agnès que l’on a envie de maudire, de secouer mais à qui on s’attache malgré tout, impuissants à la voir se consumer et Shuggie, petit père courage qui devient adulte avant même d’être adolescent. Roman-témoignage bouleversant !
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  • ZeroJanvier79 18/08/2022
    Un très beau roman qui nous plonge à Glasgow dans les années 1980, à la rencontre de Shuggie, un jeune garçon différent issu d'un milieu défavorisé, entre sa mère alcoolique, un père plus souvent absent que présent, et son frère et sa soeur aînés qui n'attendent qu'une seule chose : pouvoir fuir le domicile familial. C'est tragique, parfois glauque, mais aussi plein d'amour. Pas de l'amour façon bons sentiments qui dégoulinent de guimauve, de l'amour triste mais sincère, profond. Celui d'un fils pour sa mère qu'il essaye de sauver de ses démons et qu'il aime malgré tout. Celui d'un grand frère frustré de ne pas pouvoir l'aider à fuir à son tour cette situation infernale. C'est vraiment un très beau premier roman pour Douglas Stuart, dont je vais m'empresser de lire son deuxième roman, que j'imagine autant autobiographique que celui-ci.
  • Norbert61 09/08/2022
    Coup de cœur pour ce roman déchirant, superbement écrit. L'histoire d'amour d'un gamin pour sa mère alcoolique. Cette mère, Agnès , noie ses rêves brisés, ses mauvais choix dans l'alcool. Shuggie, son fils cadet lui a fait la promesse d'être là pour elle et il le sera. Nous y côtoyons principalement la misère d'un quartier ouvrier de Glasgow dans les années 80 après les fermetures des mines. Ces cités regorgent principalement de chômeurs ou travailleurs précaires pauvres et désœuvrés.  La violence, physique et morale des hommes y est terrible. Oui, c'est un livre sombre, ou l'on plonge dans la bassesse, la misère absolue qu'elle soit physique ou intellectuelle. Mais c'est aussi un livre d'amour, surtout du fils pour une mère, même si de rares personnages ont  des sursauts d'humanité. On compatit à la souffrance de ses enfants. On enrage devant la brutalité morale et physique des hommes. On tremble devant les erreurs inéluctables qu'on voit arriver mais qui nous secouent malgré tout.  Récit semi-autobiographique et on le ressent profondément dans cette histoire réaliste de descente aux enfers, de lutte contre la dépendance et de construction d'un homme. Magnifique et inoubliable.
  • Lou_Knox 02/07/2022
    Shuggie, c'est le gosse. Qu'on peut pas confondre avec Shug le père, qui cogne beaucoup sans amour sur Agnes, la mère de Shug. Pour Shuggie, sa mère est un joyau pur, une Déesse sur laquelle il faut veiller, bien qu'elle puisse très bien se défendre toute seule, mais contre laquelle l'alcool semble gagner de plus en plus de terrain au fil du temps qui s'écoule très (trop) lentement dans cet endroit qu'on appelle Pithead. On ne naît pas alcoolique, on le devient. Quoique c'est sûrement aussi dans quelques gênes si on cherche à faire des raccourcis un peu trop facilement et qu'on veut invoquer la méchanceté. Et Shuggie aime tellement sa mère que peu importe l'ivresse, il ferait n'importe quoi pour elle. Faut dire aussi, c'est pas facile d'aller se réfugier ailleurs, ni d'avoir un autre modèle sur qui se plaquer. Vivre dans les corons écossais c'est pas ce qu'on fait de mieux comme décor social pour s'épanouir pendant l'enfance. Margaret Thatcher mérite bien son surnom pour qui a vécu la crise sous son règne. En plus apparemment - d'après certains quoi - Shuggie il serait un peu tout de traviole. Enfin ça, ce sont les autres qui le disent. Il n'y a que Shuggie... Shuggie, c'est le gosse. Qu'on peut pas confondre avec Shug le père, qui cogne beaucoup sans amour sur Agnes, la mère de Shug. Pour Shuggie, sa mère est un joyau pur, une Déesse sur laquelle il faut veiller, bien qu'elle puisse très bien se défendre toute seule, mais contre laquelle l'alcool semble gagner de plus en plus de terrain au fil du temps qui s'écoule très (trop) lentement dans cet endroit qu'on appelle Pithead. On ne naît pas alcoolique, on le devient. Quoique c'est sûrement aussi dans quelques gênes si on cherche à faire des raccourcis un peu trop facilement et qu'on veut invoquer la méchanceté. Et Shuggie aime tellement sa mère que peu importe l'ivresse, il ferait n'importe quoi pour elle. Faut dire aussi, c'est pas facile d'aller se réfugier ailleurs, ni d'avoir un autre modèle sur qui se plaquer. Vivre dans les corons écossais c'est pas ce qu'on fait de mieux comme décor social pour s'épanouir pendant l'enfance. Margaret Thatcher mérite bien son surnom pour qui a vécu la crise sous son règne. En plus apparemment - d'après certains quoi - Shuggie il serait un peu tout de traviole. Enfin ça, ce sont les autres qui le disent. Il n'y a que Shuggie qui ne comprend pas ce qui cloche chez lui. Il parle bien, il est précieux, marche bizarrement, ne semble pas trop attiré par les filles. En quoi tout ça serait un problème quand on a entre 7 et 11 ans ? J'irai pas plus loin sur l'histoire. Sachez que j'ai eu l'impression d'avoir un gros shaker entre les mains (émotionnel, tirant un peu vers le mélo mais suffisamment intelligent pour ne pas tomber complètement dedans grâce à cet humour froid et aigre qu'est l'humour écossais). Un gros shaker dans lequel on aurait foutu beaucoup de This is England, beaucoup de Billy Elliot, un gros soupçon de Trainspotting, une bonne pincée d'Edouard Louis et pour finir un zeste d'Annie Ernaux. Pour qui n'a jamais lu toutes ces personnes, Shuggie Bain sera une belle et somptueuse expérience. Pour les autres, ça restera un très bon roman, puissant et dont on regrette d'avoir déjà trop lu à côté pour en saisir toute la lumière qui s'en dégage. Malgré qu'on soit dans une oeuvre de fiction, la partie autobiographique n'est jamais vraiment très loin ; les scènes sonnent justes, tout en étant pourtant naïves et millimétrées comme il se doit. Il fallait peut être un Betty (je parle forcément de celui de Tiffany McDaniel chez Gallmeister) aux éditions Globe pour enrichir leur catalogue, et Shuggie Bain remplit la part de son contrat en ce qui concerne la partie documentaire et sociale. Je vais donc avoir beaucoup de bienveillance sur ce bébé. Il le mérite, et si vous décidez de sauter le pas je ne doute absolument pas que ce sera également votre cas. Bonne lecture ! Pogan (ça veut dire bisous by the way)
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