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Perrin
EAN : 9782262033002
Code sériel : 569
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 600
Format : 108 x 177 mm

Sigmaringen

Collection : Tempus
Date de parution : 13/11/2014

L'ultime phase d'une histoire commencée en juillet 1940, celle du régime de Vichy et d'hommes qui avaient cru dans la victoire allemande.
Louis-Ferdinand Céline en a fait la matière du célèbre D'un château l'autre, en voilà l'histoire réelle.

Une France en Allemagne dans les derniers mois d'existence du régime hitlérien. Telle est l'ultime phase d'une histoire commencée en juillet 1940 : celle du régime de Vichy et d'hommes qui avaient cru dans la victoire allemande. Cet épisode offre une unité de lieu, de temps et d'action. Sigmaringen d'abord,...

Une France en Allemagne dans les derniers mois d'existence du régime hitlérien. Telle est l'ultime phase d'une histoire commencée en juillet 1940 : celle du régime de Vichy et d'hommes qui avaient cru dans la victoire allemande. Cet épisode offre une unité de lieu, de temps et d'action. Sigmaringen d'abord, sur les rives du haut Danube. Sept mois durant, répartis dans les innombrables appartements d'un invraisemblable château, cohabitent plusieurs groupes d'hommes emmenés de France par les Allemands dans leur repli : le maréchal Pétain, Pierre Laval et les plus extrémistes de la politique de collaboration, Déat, Darnand, Brinon. À l'écart, Jacques Doriot.
Ce livre, fondé sur des archives originales et les témoignages ou souvenirs des acteurs, raconte le séjour de ces hommes dans un royaume de pacotille au milieu d'un monde - le leur - qui s'écroule. Ce huis-clos voit la montée de la peur du châtiment, au rythme accéléré de l'effondrement allemand et de l'avancée des troupes du général de Lattre, sur fond de querelles de pouvoir et de préséances. Shakespeare et Feydeau réunis dans un tragique du désespoir, une démesure de l'absurde. L'ouvrage retrace enfin la diversité des destinées. Si Pétain veut regagner la France dans sa volonté de répondre de sa politique, les autres cherchent un refuge dans une fuite éperdue sur les routes des Alpes, avant de connaître, pour la plupart, la prison et les tribunaux français.

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EAN : 9782262033002
Code sériel : 569
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 600
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • davidhobl Posté le 27 Juin 2020
    Un livre bien construit qui ne se contente pas d expliquer la période de 8 mois d'occupation du château par la commission regroupant les derniers collaborationnistes. En effet, l historien croise un ensemble de sources permettant de comprendre comment les collaborationnistes ont cru jusqu au bout à la possible victoire de l Allemagne. C'est une lecture qui rend perplexe face à ces hommes qui continuent de prendre des décisions alors qu'ils n ont absolument plus aucun pouvoir. Leurs haines réciproques et leur logique de justification de leur action frôle le ridicule. Les Déat, Doriot, de Brinon etc sont étudiés a travers leurs journaux et certains témoins. L historien met également en relation grâce aux archives, leurs parcours avec la défaite allemande et les avancées des alliés. C est donc un ouvrage sur les dernières heures de la collaboration française en Allemagne ou chacun cherche à obtenir le meilleur poste auprès des autorités elles mêmes dépassées par la défaite. Une très bonne synthèse offrant un panorama d ensemble de cette courte période (été 1944; printemps 1945).
  • lehibook Posté le 23 Mai 2019
    .Ce livre de 2003 est intéressant à plus d’un titre : d’abord un aperçu sur une période courte mais particulièrement chaotique de notre histoire . Ensuite un coup de projecteur sur l’âme politique : ces hommes emportés dans le tourbillon de la défaite , la ruine de toutes leurs espérances et qui se déchirent pour des titres de papier crépon et des couronnes en papier doré ne peuvent que nous faire mieux comprendre l’acharnement de politiciens en dépit de toute logique ( suivez mon regard) ….
  • pasiondelalectura Posté le 4 Mars 2018
    Sigmaringen raconte l’installation du gouvernement de Vichy en Allemagne via Belfort en août 1944. Le Maréchal Pétain et sa suite quittèrent Vichy le 20/08/44 à 7 heures du matin et firent une première halte à Belfort. Le Maréchal quitta la France sur ordre des Allemands et donna à son départ des allures de bousculade afin de donner l’image d’un prisonnier malmené et quelque peu rudoyé, mais c’était une mascarade ourdie par son état major pour se donner un peu de dignité. Sigmaringen est le nom de l’immense et hétéroclite château de la seconde branche des Hohenzollern-Sigmaringen (la branche catholique et souabe).Le château de Sigmaringen arborait le drapeau français à partir du 7 septembre 1944 et il avait le statut d’extraterritorialité, ce qui enlevait à tous ses résidents la condition de prisonniers. Mais ces français étaient dans une situation ambiguë car l’entretien de la colonie française au château était assuré par une avance faite par le clearing des échanges économiques entre la France et l’Allemagne. À Sigmaringen, Pétain adopte une prétendue position de prisonnier et refuse tout acte qui le mettrait en contradiction avec cela et Laval fuit toute action ayant un air d’acte de gouvernement. Les Allemands, à défaut de... Sigmaringen raconte l’installation du gouvernement de Vichy en Allemagne via Belfort en août 1944. Le Maréchal Pétain et sa suite quittèrent Vichy le 20/08/44 à 7 heures du matin et firent une première halte à Belfort. Le Maréchal quitta la France sur ordre des Allemands et donna à son départ des allures de bousculade afin de donner l’image d’un prisonnier malmené et quelque peu rudoyé, mais c’était une mascarade ourdie par son état major pour se donner un peu de dignité. Sigmaringen est le nom de l’immense et hétéroclite château de la seconde branche des Hohenzollern-Sigmaringen (la branche catholique et souabe).Le château de Sigmaringen arborait le drapeau français à partir du 7 septembre 1944 et il avait le statut d’extraterritorialité, ce qui enlevait à tous ses résidents la condition de prisonniers. Mais ces français étaient dans une situation ambiguë car l’entretien de la colonie française au château était assuré par une avance faite par le clearing des échanges économiques entre la France et l’Allemagne. À Sigmaringen, Pétain adopte une prétendue position de prisonnier et refuse tout acte qui le mettrait en contradiction avec cela et Laval fuit toute action ayant un air d’acte de gouvernement. Les Allemands, à défaut de pouvoir utiliser Pétain et Laval dans leurs fonctions politiques, pensaient se donner au moins une impression de légalité. A la suite des manigances de Ribbentrop, l’ancien Ambassadeur allemand pour la France, Otto Abetz, était tombé en disgrâce et Laval a dû alors quitter Sigmaringen, en décembre 1944. Laval, par son attitude en retrait, était un frein, un facteur de démotivation et de démoralisation parmi la colonie française et l’autorité allemande l’a désavoué. Quant aux autres vichystes (Jean Luchaire, Fernand de Brinon, Marcel Déat, Jacques Doriot, Joseph Darnand, le docteur Bernard Ménétrel, l’amiral Bléhaut, le général Debeney, Jean Bichelonne, Maurice Gabolde, Paul Marion, etc) ils complotaient en permanence, se querellaient et n’avaient que des ambitions personnelles contrariantes et ce jusque tard dans le conflit. Au printemps 45 Hitler vivait sa défaite terré dans son bunker de la Chancellerie. De sa politique avec la France, il aurait dit…"c’est à l’égard de la France que l’erreur de notre politique a été la plus complète. Il ne fallait pas collaborer avec eux. Cette politique qui les a servis nous a desservis. ..Notre devoir était de libérer la classe ouvrière, d’aider les ouvriers de France à faire leur révolution. Il fallait bousculer impitoyablement une bourgeoisie de fossiles, dénuée d’âme comme elle est dénuée de patriotisme"... En avril 45 le Maréchal reprend la route vers la France via la Suisse. Il refusera de rester en Suisse comme l’aurait souhaité De Gaulle et se rendra directement en prison en attendant son jugement par la Haute Cour de justice. Une question qui a pesé lourdement lors des procès de Pétain et Laval, était l’incertitude suivante: étaient-ils partis de France en août 1944, en complices, en otages ou en victimes? La propagande allemande avait travaillé une partie de l’opinion vers une version tendant à propager l’idée que Pétain et Laval avaient suivi librement les Allemands. L’avis de l’historien Cointet à la fin de l’ouvrage est intéressant…"c’est l’acharnement à tenter de maintenir du sens à ce passé qui explique l’étonnant activisme déployé par les naufragés du temps de Sigmaringen. Seuls, Pétain et Laval ont fait exception, par leur abstention même. Leur erreur: penser pouvoir justifier ce passé dans la lumière aveuglante des temps nouveaux". Une lecture très intéressante à faire, l’histoire d’un passé peu connu à découvrir. Les faits vieux de 80 ans sont encore douloureux et font état d’un passé très sombre.
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