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Pocket
EAN : 9782266279963
Code sériel : 17089
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 416
Format : 108 x 177 mm

Sous la même étoile

Laurent COHEN (Traducteur)
Date de parution : 22/03/2018
Elle est étudiante en littérature, Israélienne, de passage à New York.
Il est peintre, palestinien, et vit là depuis quelques années.
Le hasard les a fait se rencontrer.
Liat et ‘Hilmi n’ont pas 30 ans, partagent une terre natale que leurs peuples se disputent : hors du temps, loin des tensions et des...
Elle est étudiante en littérature, Israélienne, de passage à New York.
Il est peintre, palestinien, et vit là depuis quelques années.
Le hasard les a fait se rencontrer.
Liat et ‘Hilmi n’ont pas 30 ans, partagent une terre natale que leurs peuples se disputent : hors du temps, loin des tensions et des différences, leur amour trouvera à s’épanouir. Deux étrangers dans la ville. Sous la même étoile, enfin.
Hélas, le visa de Liat arrive à expiration. Et la vie a plus d’un mur pour séparer ceux qui s’aiment…

« Le récit, particulièrement juste, d'une longue résistance à l'amour. » Le Monde

« La précision et l'élégance de cette histoire d'amour, écrite avec une finesse rare, transcendent la tragédie des deux personnages. » Amos Oz
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EAN : 9782266279963
Code sériel : 17089
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 416
Format : 108 x 177 mm
Pocket

Ils en parlent

« Le récit, particulièrement juste, d'une longue résistance à l'amour. » Le Monde
« Leur amour, aussi éclatant que leurs rires. Et puis leur affection pour leur terre natale, ses couleurs, ses odeurs, tout ce que Dorit Rabinyan retranscrit dans ce roman d'une grande sensualité, est beaucoup trop beau pour être réduit à la polémique qui l'a fait connaître en dehors de son pays. » Le Monde
« Une douce et radieuse histoire d'amour. Dorit Rabinyan a le talent rare de décrire avec un lyrisme dénué de mièvrerie. » Le Point
« Un texte tendre et terrible. » Marianne
« Dorit Rabinyan écrit tout en délicatesse.  Des pages magnifiques. On reste sonné par la tragédie finale. Chavirant. » La Vie
« Un scénario digne d'un Roméo et Juliette oriental. Avec des descriptions d'une éblouissante intensité, Dorit Rabinyan fait de son hiver, à la rigueur incomparable, l'épreuve ultime qui rapproche et éloigne les amants moyen-orientaux. Comme un souffle de glace dont on émerge transi et vivifié, heureux et défait de l'avoir traversé à deux. Jusqu'à la prochaine rafale. » Transfuge
« Avec beaucoup de finesse, Dorit Rabinyan décrit les rouages d'une passion pas comme les autres. Celle qui unit un homme et une femme issus de deux mondes à la fois si proches et si opposés. » LiRE
« La haine ne nous sauvera pas. La haine n'engendre que la haine, alors que l'amour est sans limites. Je suis avec Dorit Rabinyan. » – Svetlana Alexievitch, prix Nobel de littérature
« La précision et l'élégance de cette histoire d'amour, écrite avec une finesse rare, transcendent la tragédie des deux personnages. » – Amos Oz








 

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Milllie Posté le 15 Août 2020
    Sous la même étoile, c'est d'abord la rencontre de 2 exilés venus vivre chacun à leur manière le rêve américain : Liat, israélienne, à New York pour un semestre d'études et 'Hilmi, palestinien, essayant de percer dans le milieu artistique américain. Lors de leur rencontre dans cet hiver glacial new-yorkais comme hors du temps et surtout loin de tous leurs repères au pays, ils tombent irrésistiblement amoureux tout en étant bien conscients dès le début de tout ce que leur histoire a d'impossible. J'ai beaucoup aimé la justesse du ton de Dorit Rabinyan, auteur israélienne que j'ai découvert avec ce livre dont j'ai appris ensuite qu'il était sans doute en partie autobiographique. Ce roman nous fait vivre le conflit israélo-palestinien "de l'intérieur" et cela fait froid dans le dos : on s'aperçoit à quel point la situation est maintenant inextricable, à quel point les jeunes israéliens ont intégré en eux les préjugés ou les revendications politiques de leur camp respectif au point que tout dialogue ou tout rapprochement est impossible même pour les plus ouverts d'entre eux et même quand l'amour s'en mêle. Quand on pense que ce livre a été interdit du programme scolaire en Israël juste parce qu'il montrait... Sous la même étoile, c'est d'abord la rencontre de 2 exilés venus vivre chacun à leur manière le rêve américain : Liat, israélienne, à New York pour un semestre d'études et 'Hilmi, palestinien, essayant de percer dans le milieu artistique américain. Lors de leur rencontre dans cet hiver glacial new-yorkais comme hors du temps et surtout loin de tous leurs repères au pays, ils tombent irrésistiblement amoureux tout en étant bien conscients dès le début de tout ce que leur histoire a d'impossible. J'ai beaucoup aimé la justesse du ton de Dorit Rabinyan, auteur israélienne que j'ai découvert avec ce livre dont j'ai appris ensuite qu'il était sans doute en partie autobiographique. Ce roman nous fait vivre le conflit israélo-palestinien "de l'intérieur" et cela fait froid dans le dos : on s'aperçoit à quel point la situation est maintenant inextricable, à quel point les jeunes israéliens ont intégré en eux les préjugés ou les revendications politiques de leur camp respectif au point que tout dialogue ou tout rapprochement est impossible même pour les plus ouverts d'entre eux et même quand l'amour s'en mêle. Quand on pense que ce livre a été interdit du programme scolaire en Israël juste parce qu'il montrait une histoire d'amour entre une israélienne et un palestinien, cela va même encore plus loin que ce que montrait l'auteure dans son roman. En plus des affres d'une histoire d'amour "impossible", l'auteur décrit aussi très bien la situation particulière de ces personnages exilés comme en suspens dans une culture américaine qui n'est pas la leur. Loin de chez eux, tout paraît possible et toute la subtilité de ce récit est, je trouve, de mettre en lumière tous les points communs que se trouvent Liat et 'Hilmi, points communs qui finalement les rapprochent dans ce pays étranger, malgré les préjugés et le fossé que les conflits politiques ont contribué à créer entre israéliens et palestiniens. On se prend alors à rêver avec eux à tout ce qui aurait pu se passer différemment et qui semble maintenant irrémédiablement compromis après tant de morts et de conflits. Toute cette partie est très juste et on ressent bien le déchirement des personnages entre l'envie de vivre au jour le jour et leur culture, leurs liens familiaux, leur appartenance à une société qui les sépare. J'ai un peu moins apprécié le rythme du roman, souvent très lent et contemplatif, très poétique. L'écriture est belle mais certains passages m'ont paru longs et un peu répétitifs. J'ai également été agacée par le personnage de Liat qui se montre très dure et intransigeante, convaincue dès le début que cette histoire d'amour ne sera qu'une parenthèse. J'ai trouvé que certaines de ses réactions vis à vis de 'Hilmi étaient franchement limites et ai eu du mal à comprendre qu'il accepte tout cela sans la rembarrer et que leur couple puisse malgré tout continuer aussi longtemps. Malgré ces petits bémols, c'est une belle lecture, originale et différente, et parfois particulièrement poignante. A recommander !
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  • miriam Posté le 9 Juin 2020
    LITTÉRATURE ISRAÉLIENNE Sous la même étoile est paru en hébreu en 2014. Roman d'amour mettant en scène une israélienne juive et un palestinien, il a fait l'objet d'un scandale - "menaçant l'identité juive, et favorisant les mariages mixtes", il a été retiré du programme des lycées. Ce scandale a assuré au livre un succès phénoménal en Israël comme à l'étranger.  Je lis rarement les critiques et les dédicaces pour garder la surprise. J'ai eu tort. J'aurais appris dès le début du livre que l'amoureux de la narratrice a vraiment vécu, 'Hilmi, dans le roman , fut le peintre Hassan Hourani dont la fin tragique a été racontée dans le livre largement autobiographique . La narratrice, Liat - traductrice - vient étudier un semestre à New York. A l'automne, elle rencontre 'Hilmi , un peintre palestinien. Les deux amants vont vivre une véritable passion pendant le très long hiver new-yorkais. Amour partagé, intense,  mais secret, provisoire. La date de la séparation est fixée dès le début, à l'expiration du visa et au retour de Liat en Israël. Liat cache cette liaison à sa famille. Au risque de blesser 'Hilmi, elle lui demande même de "disparaître de sa vie dix minutes" le temps d'une conversation téléphonique hebdomadaire... LITTÉRATURE ISRAÉLIENNE Sous la même étoile est paru en hébreu en 2014. Roman d'amour mettant en scène une israélienne juive et un palestinien, il a fait l'objet d'un scandale - "menaçant l'identité juive, et favorisant les mariages mixtes", il a été retiré du programme des lycées. Ce scandale a assuré au livre un succès phénoménal en Israël comme à l'étranger.  Je lis rarement les critiques et les dédicaces pour garder la surprise. J'ai eu tort. J'aurais appris dès le début du livre que l'amoureux de la narratrice a vraiment vécu, 'Hilmi, dans le roman , fut le peintre Hassan Hourani dont la fin tragique a été racontée dans le livre largement autobiographique . La narratrice, Liat - traductrice - vient étudier un semestre à New York. A l'automne, elle rencontre 'Hilmi , un peintre palestinien. Les deux amants vont vivre une véritable passion pendant le très long hiver new-yorkais. Amour partagé, intense,  mais secret, provisoire. La date de la séparation est fixée dès le début, à l'expiration du visa et au retour de Liat en Israël. Liat cache cette liaison à sa famille. Au risque de blesser 'Hilmi, elle lui demande même de "disparaître de sa vie dix minutes" le temps d'une conversation téléphonique hebdomadaire le soir du Shabat avec ses parents. Liat et 'Hilmi vivent leur amour au présent, à New York, leur langue commune est l'Anglais. On pense à une idylle de vacances adolescente. Ils ne sont pas naïfs pour autant : ils évoquent librement la situation politique, l'occupation israélienne de la Palestine. 'Hilmi a fait de la prison à 15 ans. Liat ne fait pas mystère du fait qu'elle a fait son service militaire. Liat défend la solution à deux états, comme les israéliens de gauche tandis que 'Hilmi et ses frères soutiennent que seul un état binational est réaliste (à l'aide de la démographie palestinienne et de sa natalité plus forte). Dans le froid nord-américain de cet hiver si long et si enneigé, les deux "moyen-orientaux" rêvent de soleil, de Méditerranée. L'auteure donne une description vivante de New York, pages très évocatrices. Quand elle rentre à Tel Aviv, au début de l'été elle emporte le lecteur dans une ville incouciante, prétentieuse, fainéante, élégante, douce, désinvolte....et le promène dans ses rues. La perspective la plus spectaculaire sur Tel Aviv et la côte,  la plus originale est apportée par le film que le frère d'Hilmi lui envoie, filmé de la terrasse du 9ème étage de l immeuble de Ramallah occupé par sa famille.  c'est ce point de vue qui m'a le plus intéressée, cette coexistence étrange de chaque côté de la Haie Vive (Gader Haya)qui est le titre en version originale. Cette Haie est peut être une allusion  au mur de béton qui sépare Juifs et Arabes et qu'on est en train d'ériger au moment où se déroule l'action (2003). Cette séparation, clôture le 20 mai, date du retour en Israël de Liat, est aussi implicite dans le titre hébreu et Borderline le titre en anglais alors que le titre français Sous la même étoile n'y fait aucune allusion. Ce titre français, un peu gnan-gnan et le rapprochement avec la tragédie de Roméo et Juliette ont quelque peu pollué ma lecture dans les premiers chapitres. Je suis un mauvais public pour les romans d'amour. Pendant la première partie je me suis demandée où l'auteure voulait en venir : Liat refuse de tomber amoureuse, et, en même temps, elle ne vit que par sa relation à 'Himli . A part quelques visites à des amis, elle n'a de vie que dans l'ombre de son amant. On ne la voit ni étudier, ni travailler. Mon intérêt ne s'est éveillé que dans leurs confrontations. Au fur et à mesure de la lecture, je me suis passionnée pour leurs divergences et ce qui les unissait, moyen-orientaux dans le froid américain et je n'ai plus lâché la lecture jusqu'au dénouement final. 
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  • iris29 Posté le 25 Mai 2020
    Remarquable de sensibilité, de poésie et réalisme... Lorsque une amie m'a donné ce livre en me disant : " Peut- être que toi , tu aimeras, moi je n'ai pas accroché et l'ai abandonné au milieu", je n'aurais pas misé un kopeck sur ce bouquin, mais: New York , une histoire d'amour , et l'incursion dans d'autres cultures, ont vaincu mon a-priori. Liat et 'Hilmi se rencontrent par hasard dans un café de la Grande Pomme. Après une double licence anglais/philo, , elle est là pour quelques mois. Lui vit à New York, depuis 3 ans, il est artiste peintre. Elle est juive , il est palestinien. Un amour impossible .... Un amour avec une date de péremption qu'ils choisissent d'ignorer au début, jusqu'à ce que la fin soit proche. Et là, dans cette ville anonyme, cosmopolite, comme dans une bulle , ils apprennent à se connaître, s'affrontent, s'abandonnent, oublieux de l'hostilité qu'ils pressentent de chaque côté . Coup de foudre, amour secret dans une ville qui devait former un cocon protecteur et qui connaîtra le pire épisode de froid depuis des années. Puis le froid laisse la place à la chaleur de leurs pays respectifs... 70 petits kilomètres séparent Tel... Remarquable de sensibilité, de poésie et réalisme... Lorsque une amie m'a donné ce livre en me disant : " Peut- être que toi , tu aimeras, moi je n'ai pas accroché et l'ai abandonné au milieu", je n'aurais pas misé un kopeck sur ce bouquin, mais: New York , une histoire d'amour , et l'incursion dans d'autres cultures, ont vaincu mon a-priori. Liat et 'Hilmi se rencontrent par hasard dans un café de la Grande Pomme. Après une double licence anglais/philo, , elle est là pour quelques mois. Lui vit à New York, depuis 3 ans, il est artiste peintre. Elle est juive , il est palestinien. Un amour impossible .... Un amour avec une date de péremption qu'ils choisissent d'ignorer au début, jusqu'à ce que la fin soit proche. Et là, dans cette ville anonyme, cosmopolite, comme dans une bulle , ils apprennent à se connaître, s'affrontent, s'abandonnent, oublieux de l'hostilité qu'ils pressentent de chaque côté . Coup de foudre, amour secret dans une ville qui devait former un cocon protecteur et qui connaîtra le pire épisode de froid depuis des années. Puis le froid laisse la place à la chaleur de leurs pays respectifs... 70 petits kilomètres séparent Tel Aviv de Rammalah, mais cette barrière est infranchissable. Et pour bien le démontrer , les israëliens sont justement, en train de construire sur la rive ouest , un mur " en béton gris, menaçant, zigzagant comme une vilaine cicatrice à travers les collines, les champs et les villages". Une barrière, qu 'Hilmi appelle "un monstre". Le titre original en hébreu , ( Geder Haya) est la "haie", comme celle de figuiers de barbarie, qu' imaginait Liat, à la place du "monstre". Au début du roman, j'ai été charmée par la qualité d'écriture, puis très vite, par le réalisme, l'intimité qui se dégage de cette histoire. Et si c'était vrai ? ( comme dirait l'autre ...). La dédicace est sans appel et dit tout ce qu'il y a à dire... Cette histoire qui a connu un succès retentissant en Israêl, a été retirée des programmes scolaires, car déclarée par le ministre de l'Education nationale, contraire aux valeurs du pays... Ces quelques heures passées en compagnie de Liat et 'Hilmi, rapprochent les deux peuples, de mille et une façons. Je n'ai pas pleuré pendant ma lecture, non. Mais mes yeux se sont embués après, une fois le livre refermé, pour les personnages fictifs, et pour tous ceux qu'on devine réels , pour la dédicace, pour tout ce gâchis, pour la bêtise des hommes, pour toutes ces magnifiques phrases sur le bleu. Bleu, où comment une auteure retombe sur ses pattes, tel un félin, , avec grâce et talent, tragiquement et poétiquement. Superbe...
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  • nimp Posté le 25 Mai 2019
    Sous la même étoile raconte une histoire d'amour comme les autres. Avec sa passion, sa complicité mais aussi ses disputes, ses incompréhensions. Particularité : elle se passe à New-York au début des années 2000. Il est Palestinien et vient de Ramallah. Elle est Israélienne et vit à Tel Aviv. Bien entendu, chacun a une position sur le conflit qui lie leurs peuples. Sans prendre position, l'auteur arrive à nous faire comprendre les deux positions, tout en nous faisant vibrer avec eux. Rarement a été décrit une histoire d'amour aussi réaliste, avec ses prises de bec du quotidien et l'amour passionné qui prend le dessus. Un coup de coeur pour une histoire simple, et qui raconte pourtant beaucoup.
  • anlixelle Posté le 5 Janvier 2019
    « Duel amoureux moyen-oriental à New-York », ainsi pourrait se nommer le roman de Dorit Rabinyan que je viens de lire avec un plaisir certain. Il semblerait qu'il ait suscité une vive polémique en Israël, pays de l'auteure. C'est que le sujet de cette romance est particulièrement sensible, tragique même : la relation plus que tendue entre l'état d'Israël et les territoires occupés depuis la fin de la deuxième guerre mondiale. L'intrigue se déroule en majeure partie sous un hiver neigeux New Yorkais et réunit de manière inattendue Liat, une traductrice israélienne bientôt trentenaire, et Hilmi, un artiste bohème arabe. Ce dernier a grandi à Hébron où ses parents ont atterri en 1967, après avoir fui les combats et quitté le camp de réfugiés de Jéricho, puis de Ramallah. Coup de foudre, relation fusionnelle... la question politique emportera-t-elle tout sur son passage ? Comment s'aimer dans cette passion hors norme quand les familles se haïssent depuis des générations et que rien ne s'arrange sur leur terre commune ? Dorit Rabinyan décrit les rouages d'une relation différente, entre naïveté et excès selon l'homme et la femme. Écrire l'union de deux êtres issus de deux mondes à la fois si proches et tellement opposés était courageux, et... « Duel amoureux moyen-oriental à New-York », ainsi pourrait se nommer le roman de Dorit Rabinyan que je viens de lire avec un plaisir certain. Il semblerait qu'il ait suscité une vive polémique en Israël, pays de l'auteure. C'est que le sujet de cette romance est particulièrement sensible, tragique même : la relation plus que tendue entre l'état d'Israël et les territoires occupés depuis la fin de la deuxième guerre mondiale. L'intrigue se déroule en majeure partie sous un hiver neigeux New Yorkais et réunit de manière inattendue Liat, une traductrice israélienne bientôt trentenaire, et Hilmi, un artiste bohème arabe. Ce dernier a grandi à Hébron où ses parents ont atterri en 1967, après avoir fui les combats et quitté le camp de réfugiés de Jéricho, puis de Ramallah. Coup de foudre, relation fusionnelle... la question politique emportera-t-elle tout sur son passage ? Comment s'aimer dans cette passion hors norme quand les familles se haïssent depuis des générations et que rien ne s'arrange sur leur terre commune ? Dorit Rabinyan décrit les rouages d'une relation différente, entre naïveté et excès selon l'homme et la femme. Écrire l'union de deux êtres issus de deux mondes à la fois si proches et tellement opposés était courageux, et donne un résultat magnifique dans ce livre pour ce qui concerne le plan géopolitique d'abord, et pour la narration de cette relation si complexe. Hélas, je reproche, au-delà des qualités précédemment décrites, deux choses à ce texte : des longueurs à de trop nombreux passages, ce qui m'a mise parfois à la limite de l'indigestion, et une absence d'explication quant à ce que les personnages trouvent d'attirant chez l'autre. De la passion, on ne sait rien, et cela manque cruellement selon moi. La neige et le froid, même s'ils sont très importants, car ils contrastent avec la chaleur de leur terre d'origine, est omniprésente et prend trop de place à mon goût. L'écriture a aussi son équilibre à trouver, c'est ce qui pêche dans ce roman pourtant très courageux.
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