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10/18
EAN : 9782264068620
Code sériel : 5458
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 360
Format : 108 x 177 mm

Sous l'aile du corbeau

Ivan STEENHOUT (Traducteur)
Date de parution : 20/06/2019
Une chasse à l’homme haletante parsemée de mystique indienne.
Sous l’aile protectrice du chef de la tribu des Corbeaux, deux hommes, hantés par le souvenir d’une jeune fille assassinée, se lancent dans une chasse à l’homme effrénée, mais se retrouvent bientôt traqués eux-mêmes par Morgan, l’homme à la balafre, prêt à tout, qui s’est déjà battu contre un tigre à main nue.
EAN : 9782264068620
Code sériel : 5458
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 360
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • El_Gabri Posté le 22 Mai 2020
    Roman captivant, il faut un peu de temps pour entrer dans cet univers sombre où les personnages et les liens qui les unissent sont obscurs. On découvre ceux-ci à mesure que l'on suit les personnages au plus profond des bois où s'enracinent les secrets bien gardés de l'île de Skincuttle, tout en étant plongé dans les coins reculés de l'âme humaine et ses turbulences. Au cœur de la forêt, les protagonistes se livrent à un chassé-croisé sans merci ; chacun est en quête de son propre salut et tous sont unis par le fantôme de lourds souvenirs qui sont peu à peu dévoilés dans une tempête où s'entremêlent événements passés et présents. À la fois ode à la beauté parfois terrible des éléments et thriller palpitant, ce livre est destiné à tous les amoureux de la nature à l'état brut et ceux qui aiment sonder... la nature humaine !
  • laurasmith Posté le 28 Novembre 2019
    Toute la narration se passe dans la forêt, la montagne et les lacs. C'est un très bel hymne à la nature dans lequel nous fait tremper Trevor Fergusson...et pourtant nous n'y sommes pas à l'aise car c'est sous la pluie incessante et le froid que nous entraîne l'auteur dans la quête des protagonistes. Une marche forcée et éreintante, vêtements trempés, sans repos, sans presque boire ou manger...des embûches et traumatismes...tantôt poursuivis, tantôt traqueurs afin de trouver une issue qui ne sera pas au final rédemptrice. L'histoire ne se dénoue qu'au fil des pages pour comprendre qu'il ne s'agit là qu'un cercle fermé ou chacun a sa part de non raison et principalement les frères Duff, avec leurs tares qui ne laisse place qu'à notre compassion. On quitte cette atmosphère sans regret et avec amertume. Contributeurs : laurasmith AJOUTER UNE CITATION
  • Garoupe Posté le 23 Juillet 2015
    C’est l’histoire d’une fuite. Ou plutôt de plusieurs fuites. En avant, pour échapper à quelque chose ou à quelqu’un, ou en arrière, à la poursuite de quelque chose ou de quelqu’un. Henry Scowcroft, le handicapé à la jambe traînante, fuit : il fuit sa cabane incendiée, il fuit les quatre frères Duff complètement attardés, il en fuit un autre (Morgan) qui tient absolument à lui faire la peau, il fuit son passé dans lequel la seule fille Duff de la fratrie est morte noyée suivie de près par son père. Le docteur Marifield, dit Doc, fuit : il fuit les mêmes frères Duff, il fuit son passé abandonné physiquement à Vancouver mais qui le tient encore psychologiquement, il fuit un gout immodéré pour la boisson forte, il fuit ses sentiments qui l’attachent à une squaw du village indien des Corbeaux (oui, oui, d’où le titre), il fuit à la recherche d’un encore autre frère Duff (Thomas). La folie des êtres humains n’a dans ce récit d’égal que la dureté de la nature à l’état brut. On est ici en plein Nature Writing, dont les éditions Gallmeister ont fait récemment les lettres de noblesse et dont les éditions du défunt Serpent à Plume renaissant... C’est l’histoire d’une fuite. Ou plutôt de plusieurs fuites. En avant, pour échapper à quelque chose ou à quelqu’un, ou en arrière, à la poursuite de quelque chose ou de quelqu’un. Henry Scowcroft, le handicapé à la jambe traînante, fuit : il fuit sa cabane incendiée, il fuit les quatre frères Duff complètement attardés, il en fuit un autre (Morgan) qui tient absolument à lui faire la peau, il fuit son passé dans lequel la seule fille Duff de la fratrie est morte noyée suivie de près par son père. Le docteur Marifield, dit Doc, fuit : il fuit les mêmes frères Duff, il fuit son passé abandonné physiquement à Vancouver mais qui le tient encore psychologiquement, il fuit un gout immodéré pour la boisson forte, il fuit ses sentiments qui l’attachent à une squaw du village indien des Corbeaux (oui, oui, d’où le titre), il fuit à la recherche d’un encore autre frère Duff (Thomas). La folie des êtres humains n’a dans ce récit d’égal que la dureté de la nature à l’état brut. On est ici en plein Nature Writing, dont les éditions Gallmeister ont fait récemment les lettres de noblesse et dont les éditions du défunt Serpent à Plume renaissant aujourd’hui de ses cendres prennent la balle au bond avec une adresse certaine. L’action se déroule sur l’île de Skincuttle, dans la Colombie-Brtannique canadienne, montagneuse, boisée, pluvieuse… la nature a un côté hostile chevillé au corps qui ne demande qu’à se défendre quand il est question d’exploiter une mine, de créer des routes et une ligne de chemin de fer. La nature, pour importante qu’elle est dans l’histoire, n’en est pas pour autant le seul centre : elle laisse la part belle aux personnages de Trevor Ferguson, agissant comme catalyseur de leurs folies, de leurs angoisses, de leurs psychoses. Quand le nature writing prend habituellement comme point de départ la personnification de la nature en tant que personnage principal, Trevor Ferguson ne prend pas cette voie et préfère laisser à la nature son côté… naturel, dé-personnifié mais en lui conservant son caractère de pièce centrale du puzzle. Ne bénéficiant pas de cette personnification chère aux auteurs de nature writing, la nature doit donc passer par des intermédiaires, en l’occurrence les personnages de Trevor Ferguson, chacun avec leur histoire, chacun avec une relation propre à la nature : qui en a peur, qui la respecte, qui est en symbiose avec elle… Si l’histoire tourne autour de la nature, de la question de la mine, de celle des sabotages subis par les équipes sur place chargées d’organiser le chantier de la mine, etc… tous ces éléments ne font que renvoyer à l’histoire de la famille Duff et de son enracinement sur l’île. Morgan, de retour après 17 ans d’absence, revenant en quelque sorte sur les lieux du crime, Thomas Duff, son frère, ermite depuis 17 ans dans les montagnes, Gail Duff, décédée tragiquement 17 ans auparavant et dont le fantôme hante toutes les pages du livre, constamment rappelé à notre souvenir par Henry dont on soupçonne rapidement l’amour qu’il a pu avoir pour Gail et toujours obnubilé par cette femme depuis 17 ans. D’un tourbillon de symboles, de liens entre les évènements du passé et du présent, Trevor Ferguson transforme la nature en Némésis de manière fort habile. Au niveau du style, Trevor Ferguson est adepte d’une langue directe, franche, parfois alambiquée mais dont les tournures parfois imbriquées les unes dans les autres se moule parfaitement au dessin du tronc d’arbre noueux, autant que peut l’être son intrigue qui n’épargne aucun être humain et dont la nature est le seul protagoniste qui en sort entier, vivant et intact. « Sortant de sa rêverie, Doc sortait aussi de son cercle et il se rendit soudain compte que le cercle était complet, que dans un instant il poursuivrait sa route et se dirigerait de nouveau en direction opposée de Lyell. Il hésita avant de redresser le gouvernail, hésita et le cercle fut complété. Il immobilisa le gouvernail contre son flanc et reprit sa route vers l’embouchure du chenal et Cumshewa Town. Il regardait fixement devant lui, l’air morose, et admettait maintenant qu’il n’avait pas le cœur, le courage ou l’habileté de se confronter aux quatre idiots de frères Duff. Ils avaient la capacité par leur silence combiné, leur stoïcisme et d’autres choses que Doc avait refusé de leur reconnaître auparavant, leur détermination et leur obsession, qui pourraient, avait insisté Henry, avoir un lien avec leur culpabilité, leur péché mutuel, ce que Doc n’avait pas compris, la capacité donc de lui faire changer de cap malgré lui, et il n’avait aucun endroit où aller. Mais il avait le sentiment de suivre un cours qui lui avait été tracé. »
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