Lisez! icon: Search engine
10/18
EAN : 9782264075420
Code sériel : 5536
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 408
Format : 108 x 177 mm

Sous les branches de l'Udala

Carine CHICHEREAU (Traducteur)
Date de parution : 02/07/2020
L’histoire de l’amour défendu entre deux adolescentes sur fond de guerre civile nigériane. Un roman d'apprentissage impressionnant qui dénonce la violence et la barbarie par-delà les époques et les frontières.
Ijeoma a onze ans lorsque la guerre civile éclate au cœur de la jeune république du Nigeria. Son père est mort et sa mère, aussi abattue qu'impuissante, lui demande de partir quelques temps et d'aller vivre à Nweni, un village voisin. Hébergée par un professeur de grammaire et son épouse,... Ijeoma a onze ans lorsque la guerre civile éclate au cœur de la jeune république du Nigeria. Son père est mort et sa mère, aussi abattue qu'impuissante, lui demande de partir quelques temps et d'aller vivre à Nweni, un village voisin. Hébergée par un professeur de grammaire et son épouse, Ijeoma rencontre Amina, une jeune orpheline. Et les fillettes tombent amoureuses. Tout simplement.
Mais au Biafra, dans les années 1970, l'homosexualité est un crime.
Commence alors le long et douloureux combat d'Ijeoma pour réussir à vivre ses désirs et, surtout, à comprendre qui elle est : il y aura la haine de soi, les efforts pour faire ce que l'on attend d'elle, et, enfin, la puissance des sentiments, envers et contre tous…
Lire la suite
En lire moins
EAN : 9782264075420
Code sériel : 5536
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 408
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Apoapo Posté le 22 Juin 2021
    Voici quelques notions sur le Nigeria qui me semblent propédeutiques à la lecture de ce roman : 1. la guerre (civile ou d'indépendance) du Biafra – 1967-1970 – à l'issue de laquelle cette région séparatiste n'accéda pas à l'indépendance, était motivée davantage par le contrôle de la ressource pétrolière que par des raisons ethniques (Igbos contre Haoussas) ou confessionnelles (Chrétiens contre Musulmans) ; les sécessionnistes étaient soutenus notamment par la France et la Chine populaire, l'État unitaire notamment par les États-Unis et l'Union Soviétique ; toutefois, malgré la déclaration officielle du Président victorieux Gowon qui appelait de ses vœux « l'aube d'une nouvelle réconciliation », la fragmentation ethnique semble avoir gardé longtemps de sa vivacité pernicieuse. 2. « D'après une enquête Win-Gallup International Global Index of Religiosity and Atheism, le Nigeria est le deuxième pays le plus religieux [du monde ? d'Afrique?], immédiatement suivi par le Ghana. » (Note de l'auteure, p. 367). La narratrice témoignant très abondamment de sa foi chrétienne, cette religiosité semble au moins aussi prégnante chez les Chrétiens du Sud que chez les Musulmans du Nord. 3. D'après une carte de l'homophobie en Afrique dont la référence est associée sur Internet à cet ouvrage, le Nigeria est, avec la Mauritanie, le Soudan et la Somalie,... Voici quelques notions sur le Nigeria qui me semblent propédeutiques à la lecture de ce roman : 1. la guerre (civile ou d'indépendance) du Biafra – 1967-1970 – à l'issue de laquelle cette région séparatiste n'accéda pas à l'indépendance, était motivée davantage par le contrôle de la ressource pétrolière que par des raisons ethniques (Igbos contre Haoussas) ou confessionnelles (Chrétiens contre Musulmans) ; les sécessionnistes étaient soutenus notamment par la France et la Chine populaire, l'État unitaire notamment par les États-Unis et l'Union Soviétique ; toutefois, malgré la déclaration officielle du Président victorieux Gowon qui appelait de ses vœux « l'aube d'une nouvelle réconciliation », la fragmentation ethnique semble avoir gardé longtemps de sa vivacité pernicieuse. 2. « D'après une enquête Win-Gallup International Global Index of Religiosity and Atheism, le Nigeria est le deuxième pays le plus religieux [du monde ? d'Afrique?], immédiatement suivi par le Ghana. » (Note de l'auteure, p. 367). La narratrice témoignant très abondamment de sa foi chrétienne, cette religiosité semble au moins aussi prégnante chez les Chrétiens du Sud que chez les Musulmans du Nord. 3. D'après une carte de l'homophobie en Afrique dont la référence est associée sur Internet à cet ouvrage, le Nigeria est, avec la Mauritanie, le Soudan et la Somalie, l'un des quatre pays où l'homosexualité est actuellement passible de la peine de mort. Le roman est la narration à la première personne de l'histoire d'une femme Igbo du Biafra depuis son enfance lors de la guerre jusqu'à sa fuite du domicile conjugal avec son enfant à peine en âge de commencer à parler. Dans l'épilogue, daté du 13 janvier 2014, l'enfant de cette protagoniste est devenue une adulte professeure d'université dans la capitale, Lagos, et un happy end révèle un déroulement paisible de la suite de sa vie, notamment amoureuse, bien que durablement clandestine, étant entourée de sa compagne Ndidi, de sa mère et de cette fille nommée Chidinma. Dans le corps de la trame, au contraire, se succèdent les drames de la guerre, celui de la découverte de son homosexualité avec Amina avant et durant leur scolarité et des tentatives de sa mère de l'éradiquer par le biais de l'éducation religieuse, celui enfin de son expérience matrimoniale et maternelle d'autant plus désastreuse et violente qu'elle a interrompu et croisé une relation amoureuse épanouissante et heureuse avec Ndidi. La narration est donc caractérisée par la noirceur et la persistance de désespérance. La construction du roman ainsi que son style sont très classiques. Les marques de la littérature migrante se trouvent notamment dans le recours abondant à des mots voire des phrases entières dans la langue extra-textuelle (la langue maternelle de l'auteure) non traduits ou traduits après coup, ainsi que par l'évocation de fragments de contes, de chansons, de comptines, d'images oniriques de métaphores inhabituelles, dans la langue des origines ou non. Nombreuses sont aussi les citations bibliques et évangéliques, ainsi que les prières, et certaines se présentent également dans cette langue. Les dialogues, les descriptions, notamment celles des nourritures et des paysages, confèrent un réalisme saisissant par rapport aux mentalités en vigueur dans l'environnement de l'héroïne outre qu'à son angoisse existentielle permanente.
    Lire la suite
    En lire moins
  • Livriotte Posté le 6 Mai 2021
    📚 1968, le Nigéria est en guerre. Dans un pays ravagé, la jeune Ijeoma, onze ans, tente tant bien que mal de se construire. Mais après la mort de son père, sa mère, abattue, l'envoie chez un couple qu'elle ne connaît pas. Réfrénant son sentiment d'abandon, Ijeoma y rencontrera Amina, une personne qui bouleversera sa vie à jamais. 💭 Sous les branches de l'udala est une lecture bouleversante traitant de l'homosexualité au Nigéria. Dans un pays et à une époque où la place de la femme est négligée, difficile de se construire, d'autant plus lorsqu'on ne ressent aucune attirance pour les garçons. Pourtant, sa mère ne cesse de lui répéter "Une femme sans homme n'est pas vraiment une femme." Tel un leitmotiv, cette phrase reviendra en boucle comme pour l'en persuader. A travers ses mots, Chinelo Okparanta dresse le portrait d'un pays et de ses us et coutumes. Un pays où le poids de la religion est écrasant. Nombreuses sont les références à ce que la Bible désigne comme une abomination. #9940; Ijeoma ne sait que faire, tiraillée entre les abîmes de son cœur et la norme sociale, elle devra faire un choix. Tout l'appelle à suivre la raison mais comment occulter... 📚 1968, le Nigéria est en guerre. Dans un pays ravagé, la jeune Ijeoma, onze ans, tente tant bien que mal de se construire. Mais après la mort de son père, sa mère, abattue, l'envoie chez un couple qu'elle ne connaît pas. Réfrénant son sentiment d'abandon, Ijeoma y rencontrera Amina, une personne qui bouleversera sa vie à jamais. 💭 Sous les branches de l'udala est une lecture bouleversante traitant de l'homosexualité au Nigéria. Dans un pays et à une époque où la place de la femme est négligée, difficile de se construire, d'autant plus lorsqu'on ne ressent aucune attirance pour les garçons. Pourtant, sa mère ne cesse de lui répéter "Une femme sans homme n'est pas vraiment une femme." Tel un leitmotiv, cette phrase reviendra en boucle comme pour l'en persuader. A travers ses mots, Chinelo Okparanta dresse le portrait d'un pays et de ses us et coutumes. Un pays où le poids de la religion est écrasant. Nombreuses sont les références à ce que la Bible désigne comme une abomination. #9940; Ijeoma ne sait que faire, tiraillée entre les abîmes de son cœur et la norme sociale, elle devra faire un choix. Tout l'appelle à suivre la raison mais comment occulter les cris de son cœur ? Doit elle s'effacer et laisser place à une femme qu'elle n'est pas ou affirmer haut et fort ses valeurs ? Encore à l'heure actuelle, les relations entre personnes de même sexe sont illégales au Nigéria. Les peines peuvent aller jusqu'à 14 ans d'emprisonnement voire la mort par lapidation dans certains états. On comprend vite que le choix qui se pose à Ijeoma n'en est pas vraiment un. #9889;Une lecture marquante dont je ressors révoltée mais une lecture ô combien importante que je ne peux que vous recommander.
    Lire la suite
    En lire moins
  • Lesbotheque Posté le 1 Mars 2021
    Il m'arrive régulièrement de me demander comment il est possible d'embrasser les principes du catholicisme tout en étant lesbienne pour moi c'est un peu comme être d'origine étrangère et voter FN. Non-sens. Mais quand on a été élevé depuis toute petite dans une religion a-t-on réellement le choix ? Et quand elle est là, il faut bien faire avec vos désirs et le truc qui vous dit que lesdits désirs font de vous une dégénérée. Sur fond de guerre ethnique au Nigéria c'est de ça que traite Sous les branches de l'Udala, de la difficulté d'être soi-même quand tout dans la société vous dit que vous ne devriez pas exister. Abomination, monstruosité c'est en ces termes que l'entourage de l'héroïne définit l'homosexualité. Si vous avez besoin d'un petit pense-bête, le livre évoque quelques passages de la bible édifiants. Mon préféré : celui qui dit qu'il vaut mieux laisser violer sa fille que d'avoir des relations sexuelles entre mecs et c'est à des gens pareil que La manif pour tous veut confier des enfants !! Ceci dit Sous les branches de l'Udala c'est aussi un livre qui dit qu'on peut avoir une autre lecture de ce texte sacré, que par amour les... Il m'arrive régulièrement de me demander comment il est possible d'embrasser les principes du catholicisme tout en étant lesbienne pour moi c'est un peu comme être d'origine étrangère et voter FN. Non-sens. Mais quand on a été élevé depuis toute petite dans une religion a-t-on réellement le choix ? Et quand elle est là, il faut bien faire avec vos désirs et le truc qui vous dit que lesdits désirs font de vous une dégénérée. Sur fond de guerre ethnique au Nigéria c'est de ça que traite Sous les branches de l'Udala, de la difficulté d'être soi-même quand tout dans la société vous dit que vous ne devriez pas exister. Abomination, monstruosité c'est en ces termes que l'entourage de l'héroïne définit l'homosexualité. Si vous avez besoin d'un petit pense-bête, le livre évoque quelques passages de la bible édifiants. Mon préféré : celui qui dit qu'il vaut mieux laisser violer sa fille que d'avoir des relations sexuelles entre mecs et c'est à des gens pareil que La manif pour tous veut confier des enfants !! Ceci dit Sous les branches de l'Udala c'est aussi un livre qui dit qu'on peut avoir une autre lecture de ce texte sacré, que par amour les gens peuvent changer, qu'il y a de la beauté dans la lutte à être soi-même et à vivre ce que votre corps vous commande. Le livre aurait sûrement gagné à être un peu développé, la fin notamment est décevante mais il est rare de trouver un livre qui évoque l’homosexualité à fortiori féminine et qui situe son intrigue sur le continent africain.
    Lire la suite
    En lire moins
  • JCLDLGR Posté le 12 Décembre 2020
    Roman initiatique d' une jeune lesbienne nigériane, dans un milieu et une époque violente (La guerre civile du Biafra, et la période qui a suivi), ce livre parle d'amour, de haine et de mort pour des jeunes filles souvent orphelines par la guerre, dans une société sclérosée par la religion (ici chrétienne), les préjugés ethniques et les coutumes rétrogrades dans lequel les femmes sont à la fois les victimes et les bourreaux. Ce livre est écrit à la première personne, et l'émotion est prête à sourdre derrière chaque événement, chaque rencontre. Bien écrit, dans un style dynamique et coloré, les rebondissements de l'intrigue arrivent à nous tenir en haleine. Une tranche de vie d'une nature contrariée, mais avec beaucoup d'optimisme. L'épilogue est un peu surprenant et du coup, on attendrait volontiers une suite...
  • Marie987654321 Posté le 22 Novembre 2020
    La jeune Ijeoma grandit heureuse au Biafra, en pays Igbo, entre son père et sa mère jusqu'à ce que la guerre emporte cette tranquillité. La volonté d'indépendance de la jeune république du Biafra mène à la guerre contre le puissant Nigeria et à la terrible famine, tellement restée dans les mémoires que le nom de Biafra évoque toujours une catastrophe humanitaire. Le 23 juin 1968, le père d'Ijeoma choisit de ne pas se mettre à l'abri au cours d'un bombardement. Au drame historique s'ajoute le drame personnel de la perte du père. Ijeoma et sa mère doivent survivre dans ce monde dangereux. Ijeoma est alors confiée à un couple ans enfant pour être leur bonne en échange d'une éducation et de sa survie. C'est là qu'elle rencontre Amina une jeune fille Haoussa, dont elle tombe amoureuse, découvrant ainsi son homosexualité. Un premier amour naïf, pur, pleinement partagé. Surprise par leur patron, elle est reprise en main par sa mère que décide de la "rééduquer" grâce à la lecture méthodique de la Bible et, particulièrement de tous les passages qui condamnent cette "abomination". La vie d'Ijeoma va être... La jeune Ijeoma grandit heureuse au Biafra, en pays Igbo, entre son père et sa mère jusqu'à ce que la guerre emporte cette tranquillité. La volonté d'indépendance de la jeune république du Biafra mène à la guerre contre le puissant Nigeria et à la terrible famine, tellement restée dans les mémoires que le nom de Biafra évoque toujours une catastrophe humanitaire. Le 23 juin 1968, le père d'Ijeoma choisit de ne pas se mettre à l'abri au cours d'un bombardement. Au drame historique s'ajoute le drame personnel de la perte du père. Ijeoma et sa mère doivent survivre dans ce monde dangereux. Ijeoma est alors confiée à un couple ans enfant pour être leur bonne en échange d'une éducation et de sa survie. C'est là qu'elle rencontre Amina une jeune fille Haoussa, dont elle tombe amoureuse, découvrant ainsi son homosexualité. Un premier amour naïf, pur, pleinement partagé. Surprise par leur patron, elle est reprise en main par sa mère que décide de la "rééduquer" grâce à la lecture méthodique de la Bible et, particulièrement de tous les passages qui condamnent cette "abomination". La vie d'Ijeoma va être une lutte pour être elle-même, pour aimer qui elle veut. Une lutte longue et difficile. Il lui faudra comprendre par elle-même, s'émanciper des jugements de la morale traditionnelle sans pour autant rejeter cette mère, certainement violente et intransigeante mais aussi forte et indépendante, elle qui se retrouve seule. Elle ne veut pas que sa fille connaisse une vie sans homme dans une société dure aux femmes. Ijeoma rencontre et aime Ndidi une jeune femme qui fréquente le milieu homosexuel. Ijeoma y découvre les persécutions dont son victime certaines. Elle finira par accepter le mariage avec son ami d'enfance Chibundu, amoureux d'elle depuis longtemps, et par avoir un enfant. Ce mariage mensonger sera malheureux pour tous et insupportable pour Ijeoma. Pourra t'elle se libérer jamais ?
    Lire la suite
    En lire moins
Lisez inspiré avec 10/18 !
Voyagez hors des sentiers battus, loin d'une littérature conventionnelle et attendue…

Lisez maintenant, tout de suite !