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10/18
EAN : 9782264075420
Code sériel : 5536
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 408
Format : 108 x 177 mm
À Paraître

Sous les branches de l'Udala

Date de parution : 02/07/2020
L’histoire de l’amour défendu entre deux adolescentes sur fond de guerre civile nigériane. Un roman d'apprentissage impressionnant qui dénonce la violence et la barbarie par-delà les époques et les frontières.
Ijeoma a onze ans lorsque la guerre civile éclate au cœur de la jeune république du Nigeria. Son père est mort et sa mère, aussi abattue qu'impuissante, lui demande de partir quelques temps et d'aller vivre à Nweni, un village voisin. Hébergée par un professeur de grammaire et son épouse,... Ijeoma a onze ans lorsque la guerre civile éclate au cœur de la jeune république du Nigeria. Son père est mort et sa mère, aussi abattue qu'impuissante, lui demande de partir quelques temps et d'aller vivre à Nweni, un village voisin. Hébergée par un professeur de grammaire et son épouse, Ijeoma rencontre Amina, une jeune orpheline. Et les fillettes tombent amoureuses. Tout simplement.
Mais au Biafra, dans les années 1970, l'homosexualité est un crime.
Commence alors le long et douloureux combat d'Ijeoma pour réussir à vivre ses désirs et, surtout, à comprendre qui elle est : il y aura la haine de soi, les efforts pour faire ce que l'on attend d'elle, et, enfin, la puissance des sentiments, envers et contre tous…
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EAN : 9782264075420
Code sériel : 5536
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 408
Format : 108 x 177 mm
10/18
8.40 €
À paraître le 02/07/2020

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • GabinMlvl Posté le 28 Avril 2020
    Je suis tombé sur ce livre par hasard. Gardant un excellent souvenir des romans de Chimamanda Ngozi Adichie, je décide découvrir cette fois celui de Chinelo Okparanta. En suivant la vie d'Ijeoma, le lecteur découvre un Nigeria plongé dans la guerre, puis un Nigeria enfermé dans ses traditions et dans ses croyances. Bien plus qu'un simple roman, Sous les branches de l'udala est un véritable cri d'alarme sur un mode de pensée et la condition homosexuelle au Nigeria. Un très beau livre.
  • sylvaine Posté le 28 Mars 2020
    C'est par le plus grand des hasards que j'ai lu Sous les branches de l'udala de Chinelo Okparanta. A vous je peux vous l'avouer un végétal en U ...et que ce fut une belle rencontre! Ijeoma a onze ans au début de ce roman nous sommes en 1968 , la guerre fait rage au Biafra, les forces nigérianes bombardent le Biafra, son père meurt et Ijeoma est confiée à une famille "amie" où elle servira de servante, croisera la route d'Amina et découvrira l'abomination telle que décrite dans la Bible, pêché méritant aux yeux de tous la mort ... Chinelo Okparanta, arrivée aux U.S.A à 10 ans, née au Nigeria après la guerre, élevée parmi les Témoins de Jéhovah, nous raconte son pays, ses petites gens, les rivalités ethniques, les amours interdites, les amours "obligatoires", le poids des traditions, le rôle de génitrice attribué aux femmes, et surtout toujours et encore le carcan de la Religion. Je la cite:« La religion est le marché le plus ancien et le plus juteux jamais créé par l'homme, car non seulement elle sait attirer les clients, mais aussi comment les contrôler avec des outils tels que « La Doctrine » et des mots... C'est par le plus grand des hasards que j'ai lu Sous les branches de l'udala de Chinelo Okparanta. A vous je peux vous l'avouer un végétal en U ...et que ce fut une belle rencontre! Ijeoma a onze ans au début de ce roman nous sommes en 1968 , la guerre fait rage au Biafra, les forces nigérianes bombardent le Biafra, son père meurt et Ijeoma est confiée à une famille "amie" où elle servira de servante, croisera la route d'Amina et découvrira l'abomination telle que décrite dans la Bible, pêché méritant aux yeux de tous la mort ... Chinelo Okparanta, arrivée aux U.S.A à 10 ans, née au Nigeria après la guerre, élevée parmi les Témoins de Jéhovah, nous raconte son pays, ses petites gens, les rivalités ethniques, les amours interdites, les amours "obligatoires", le poids des traditions, le rôle de génitrice attribué aux femmes, et surtout toujours et encore le carcan de la Religion. Je la cite:« La religion est le marché le plus ancien et le plus juteux jamais créé par l'homme, car non seulement elle sait attirer les clients, mais aussi comment les contrôler avec des outils tels que « La Doctrine » et des mots comme « Abomination ».... Un roman fascinant magistralement écrit que je vous recommande chaleureusement.
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  • ConfidencesLitteraires Posté le 29 Août 2019
    En 1968, le Nigeria est au milieu d’une guerre civile. Lorsque le père d’Ijeoma meurt, sa mère la place temporairement auprès d’un couple vivant dans une ville moins exposée. C’est là qu’elle rencontre Amina. Entre les deux jeunes filles, pas besoin de mots : elles s’aiment. Ça ne s’explique pas, c’est comme ça. Et quand les adultes s’en rendent compte, ils les séparent et essaient de les guérir de cette abomination. C’est l’histoire d’Ijeoma, lesbienne dans un pays et une époque qui réprouvent l’homosexualité, sur fond d’intégrisme religieux et culturel. Avec ses chapitres courts, ce roman est aussi émouvant que percutant. Il nous immerge au côté d’Ijeoma, dont les désirs sont écrabouillés par la pression sociale. J’ai beaucoup aimé ce personnage, à la fois fort et perdu, écartelé entre son devoir d’être une bonne fille et son besoin d’être elle-même. Je ne m’attendais pas à ce que le roman soit aussi militant, mais c’est un aspect que j’ai apprécié, tout comme j’apprécie quand les histoires sont ancrées dans l’Histoire, d’autant que c’est mon premier roman sur le sujet de la guerre du Biafra de la fin des années 60. Sous les branches de l’udala est un roman africain résolument militant, qui nous rappelle... En 1968, le Nigeria est au milieu d’une guerre civile. Lorsque le père d’Ijeoma meurt, sa mère la place temporairement auprès d’un couple vivant dans une ville moins exposée. C’est là qu’elle rencontre Amina. Entre les deux jeunes filles, pas besoin de mots : elles s’aiment. Ça ne s’explique pas, c’est comme ça. Et quand les adultes s’en rendent compte, ils les séparent et essaient de les guérir de cette abomination. C’est l’histoire d’Ijeoma, lesbienne dans un pays et une époque qui réprouvent l’homosexualité, sur fond d’intégrisme religieux et culturel. Avec ses chapitres courts, ce roman est aussi émouvant que percutant. Il nous immerge au côté d’Ijeoma, dont les désirs sont écrabouillés par la pression sociale. J’ai beaucoup aimé ce personnage, à la fois fort et perdu, écartelé entre son devoir d’être une bonne fille et son besoin d’être elle-même. Je ne m’attendais pas à ce que le roman soit aussi militant, mais c’est un aspect que j’ai apprécié, tout comme j’apprécie quand les histoires sont ancrées dans l’Histoire, d’autant que c’est mon premier roman sur le sujet de la guerre du Biafra de la fin des années 60. Sous les branches de l’udala est un roman africain résolument militant, qui nous rappelle que la lutte pour les droits des personnes LGBTQ+ a lieu partout.
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  • Ptitgateau Posté le 31 Juillet 2019
    Ijeoma a la malchance d'être née au mauvais endroit au mauvais moment : son récit commence en 1968, alors que la guerre civile est engagée, que les biafrais meurent de faim, périssent sous les bombardement, la torture et les exactions. le pays est alors peuplé de pas moins de 250 ethnies dont les Igbos, dominants, favorisés par le régime britannique et christianisés par les missionnaires. le père d'Ijeoma est tué lors d'un bombardement et sa mère décide de l'envoyer chez un couple de ses amis qui l'emploieront comme bonne. C'est là qu'elle rencontre Amina, une jeune Haoussa qui n'a plus de famille et qui sera employée pour travailler avec Ijeoma. C'est alors qu'Ijeoma découvre son homosexualité. Surprise par ses maîtres lors d'ébats avec Amina, elle est renvoyée chez sa mère. S'ensuit une longue période de morale pour la jeune fille, par une mère qui brandit la bible et qui l'oblige à retenir les passages montrant combien l'homosexualité est une « abomination ». I jeoma est pourtant certaine de sa préférence pour les femmes. Sa vie sera dominée par cette orientation et elle devra lutter, se cacher, adopter une attitude compatible avec la vie en société de cette époque et de ce... Ijeoma a la malchance d'être née au mauvais endroit au mauvais moment : son récit commence en 1968, alors que la guerre civile est engagée, que les biafrais meurent de faim, périssent sous les bombardement, la torture et les exactions. le pays est alors peuplé de pas moins de 250 ethnies dont les Igbos, dominants, favorisés par le régime britannique et christianisés par les missionnaires. le père d'Ijeoma est tué lors d'un bombardement et sa mère décide de l'envoyer chez un couple de ses amis qui l'emploieront comme bonne. C'est là qu'elle rencontre Amina, une jeune Haoussa qui n'a plus de famille et qui sera employée pour travailler avec Ijeoma. C'est alors qu'Ijeoma découvre son homosexualité. Surprise par ses maîtres lors d'ébats avec Amina, elle est renvoyée chez sa mère. S'ensuit une longue période de morale pour la jeune fille, par une mère qui brandit la bible et qui l'oblige à retenir les passages montrant combien l'homosexualité est une « abomination ». I jeoma est pourtant certaine de sa préférence pour les femmes. Sa vie sera dominée par cette orientation et elle devra lutter, se cacher, adopter une attitude compatible avec la vie en société de cette époque et de ce pays sous peine d'être sauvagement lynchée. Un récit que je n'ai pu m'empêcher de parcourir avec les yeux d'une lectrice de 2019 en France où aujourd'hui, la population dans sa majorité, admet que l'on peut aimer une personne de sexe identique, admet que ces situations ont toujours existé, sait que ce n'est ni une maladie ni une « abomination » comme le précise apparemment la bible que l'on interprète pour faire passer des idées. d'autres personnages l'analyseront très bien au cours du roman. L'analyse et le ressenti d'Ijeoma sont passionnants. Un autre personnage m'a semblé très intéressant : la maman d'Ijeoma : meurtrie par la guerre, la famine, la perte de son mari, active malgré tout, anxieuse à l'idée de perdre sa fille en raison de son homosexualité, personnage formaté qui montre une foi chrétienne à soulever les montagnes, omniprésente, voire envahissante, et toutefois refuge pour Ijeoma. Un roman que je recommande ! Challenge MULTI-DEFIS
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  • Melicee Posté le 20 Avril 2019
    Ijeoma tente de grandir durant la guerre civil du Biafra. Tout son univers d’enfant s’effondre et se reconstruit autour d’un amour interdit. Et dans les année 70, l’homosexualité n’est pas très bien vue… Lorsque sa mère apprend sa dérive, elle est alors persuadée qu’un démon l’habite. Il n’y a que le diable pour permettre une telle abomination. S’en suit une étude intensive de la Bible et de ces sermons. Ijeoma se retrouve tourmentée par son « pêché », harcelée de cauchemar. Elle n’est cependant point dupe de cet abrutissement et sait remettre en question les propos de la Bible. « N’empêche, c’était là, dans la Bible, susceptible d’être interprété de toutes les manières qui plaisaient aux gens. » « La religion est le marché le plus ancien et le plus juteux jamais créé par l’homme, car non seulement elle sait attirer les clients, mais aussi comment les contrôler avec des outils tels que la doctrine et des mots comme « abomination ». » Malheureusement, la voix autoritaire de sa mère l’accable de toute part et a raison de sa détermination. Ijeoma se plie à sa volonté et se marie. Durand toutes ces années, elle ne sera jamais entièrement à son mari et ces pensées seront toujours dirigées vers son véritable amour, Ndidi. « C’était... Ijeoma tente de grandir durant la guerre civil du Biafra. Tout son univers d’enfant s’effondre et se reconstruit autour d’un amour interdit. Et dans les année 70, l’homosexualité n’est pas très bien vue… Lorsque sa mère apprend sa dérive, elle est alors persuadée qu’un démon l’habite. Il n’y a que le diable pour permettre une telle abomination. S’en suit une étude intensive de la Bible et de ces sermons. Ijeoma se retrouve tourmentée par son « pêché », harcelée de cauchemar. Elle n’est cependant point dupe de cet abrutissement et sait remettre en question les propos de la Bible. « N’empêche, c’était là, dans la Bible, susceptible d’être interprété de toutes les manières qui plaisaient aux gens. » « La religion est le marché le plus ancien et le plus juteux jamais créé par l’homme, car non seulement elle sait attirer les clients, mais aussi comment les contrôler avec des outils tels que la doctrine et des mots comme « abomination ». » Malheureusement, la voix autoritaire de sa mère l’accable de toute part et a raison de sa détermination. Ijeoma se plie à sa volonté et se marie. Durand toutes ces années, elle ne sera jamais entièrement à son mari et ces pensées seront toujours dirigées vers son véritable amour, Ndidi. « C’était d’ailleurs peut être ça, l’amour, un mélange d’amitié et de passion. Une affection profonde agrémentée d’un immense respect. Et de gratitude. Et du désir de passer le restant de sa vie avec l’autre. » « Sous les branches de l’udala » est un roman engagé. Un point levé face aux inégalités encore présente de nos jours pour cette population LGBT marginalisé. La narration est agréable et le livre se lit vite, malgré l’histoire parfois difficile qui y est relatée. L’empathie nous tiens du début à la fin et on vit les émotions de cette petite fille devenue femme, puis maman. J’ai d’ailleurs beaucoup aimé ce personnage d’Ijeoma, qui se pose des questions face aux dogmes religieux et aux coutumes. Elle lutte constamment entre son enseignement (sa raison, ou plutôt celle de sa mère) et son cœur. Ce fut un moment de lecture agréable, un voyage qui m’aura notamment éclairé sur le Nigeria, ces tribus, ces coutumes et la guerre du Biafra !
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Lisez inspiré avec 10/18 !
Voyagez hors des sentiers battus, loin d'une littérature conventionnelle et attendue…