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EAN : 9782264055392
Code sériel : 4542
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 384
Format : 108 x 177 mm

Tijuana Straits

Collection : Domaine Policier
Date de parution : 15/03/2012

Tijuana Straits, frontière de la Californie et du Mexique. Côté pile, c’est le paradis des surfeurs où Sam Fahey coule une vie solitaire. Côté face, c’est l’enfer des candidats à l’émigration, un no man’s land jonché de rêves brisés, où même la vie a un prix. Un prix que Sam...

Tijuana Straits, frontière de la Californie et du Mexique. Côté pile, c’est le paradis des surfeurs où Sam Fahey coule une vie solitaire. Côté face, c’est l’enfer des candidats à l’émigration, un no man’s land jonché de rêves brisés, où même la vie a un prix. Un prix que Sam réalise lorsqu'il recueille Magdalena, une activiste en lutte, prête à tout pour défendre ses idéaux… Avec Tijuana Straits, élu meilleur polar étranger 2011 par le magazine Lire, Kem Nunn a écrit non seulement un formidable thriller, mais surtout son plus beau roman.

« Cet auteur trop rare a l'écriture lyrique, le sens du détail et de l'accélération. Du très grand roman noir. »
Christine Ferniot, Telerama

Traduit de l’anglais (États-Unis)
Par Natalie Zimmermann

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EAN : 9782264055392
Code sériel : 4542
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 384
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • jblartigot Posté le 4 Mai 2020
    Ahhh la Californie.. Je démarre sèchement mais pour l'intrigue faudra y revenir quand même. Cependant est ce vraiment le désir de l'auteur..... Je me suis régalé dans ce marais frontalier, cette ferme vermicelle d'un type désoeuvré qui shape des planches dans son cagibi. Ça pu, il fait chaud, tout le monde se défie mais se recherche... la misère humaine qui se retrouve dans un petit coin de paradis perdu... Rien que pour cela il faut le lire, on s'y croirait, on est curieux de voir ce qu'il y a d'autre derrière ces Mesas, derrière ces maris salants... Enfin un bouquin où l'on parle plus de vers de terre que de kilos de cocaines. Belle prouesse, chapeau l'artiste
  • Godefroid Posté le 3 Novembre 2019
    Kem Nunn est un auteur peu prolifique qui mérite vraiment l'attention. Ce roman est son 5e, publié en 2004 aux Etats Unis. Après Le sabot du diable et son remarquable coup d'essai, Surf City en 1984, Nunn poursuit dans la veine "Surf noir", avec en ligne de mire, cette fois-ci, les exactions ordinaires perpétrées par les industriels occidentaux au sud de la frontière mexicaine, à l'encontre de la population misérable de Tijuana et des espaces naturels encore intacts quelques décennies en arrière. Tijuana Straits, c'est d'abord trois portraits finement travaillés. Celui de Fahey pour commencer. Surfeur dans sa jeunesse, il accumule les mauvais plans pour fuir son pauvre type de père : drogue (conso bizness), prison, amour sacrifié. Il se retrouve, la quarantaine bien entamée, à entretenir une ferme vermicole (culture des vers pour la pèche) moribonde, en rendant également service à un organisme local chargé d'entretenir la pérennité des fragiles espèces d'oiseaux qui se reproduisent sur la côte. Le surf l'habite toujours, et son mentor d'autrefois, un indien aujourd'hui mystérieusement disparu, plane comme un fantôme sur sa destinée incertaine. Il y a ensuite Magdalena, jeune passionaria mexicaine partie en croisade contre les esclavagistes pollueurs qui sévissent à Tijuana, sponsorisés par... Kem Nunn est un auteur peu prolifique qui mérite vraiment l'attention. Ce roman est son 5e, publié en 2004 aux Etats Unis. Après Le sabot du diable et son remarquable coup d'essai, Surf City en 1984, Nunn poursuit dans la veine "Surf noir", avec en ligne de mire, cette fois-ci, les exactions ordinaires perpétrées par les industriels occidentaux au sud de la frontière mexicaine, à l'encontre de la population misérable de Tijuana et des espaces naturels encore intacts quelques décennies en arrière. Tijuana Straits, c'est d'abord trois portraits finement travaillés. Celui de Fahey pour commencer. Surfeur dans sa jeunesse, il accumule les mauvais plans pour fuir son pauvre type de père : drogue (conso bizness), prison, amour sacrifié. Il se retrouve, la quarantaine bien entamée, à entretenir une ferme vermicole (culture des vers pour la pèche) moribonde, en rendant également service à un organisme local chargé d'entretenir la pérennité des fragiles espèces d'oiseaux qui se reproduisent sur la côte. Le surf l'habite toujours, et son mentor d'autrefois, un indien aujourd'hui mystérieusement disparu, plane comme un fantôme sur sa destinée incertaine. Il y a ensuite Magdalena, jeune passionaria mexicaine partie en croisade contre les esclavagistes pollueurs qui sévissent à Tijuana, sponsorisés par les autorités corrompues de son pays. Citons enfin le personnage effrayant d'Armando Santoya, sorte de monstre fou créé par la pauvreté et l'exposition aux solvants qui lui ont grignoté le cerveau. Alors que Fahey s'achemine tout droit au fond de sa voie de garage, Magdalena s'échoue sur la côte, trainant à ses trousses de mystérieux agresseurs. Elle se cramponne momentanément à lui comme à une bouée de sauvetage... Jamais les préoccupations écologiques de Nunn n'ont été aussi explicites. L'auteur s'affranchit de tout manichéisme en évitant de charger la barque : s'il y a bien une intrigue criminelle, les industriels exploitant sans aucune limite la population locale ne sont pas les commanditaires des terribles agressions dont il est question ici, même si leur responsabilité est indirectement engagée. On reconnaît là la pate subtile de cet auteur, qui rend sa dénonciation de la situation atroce vécue par les travailleurs mexicains encore plus forte en misant sur la crédibilité de son histoire. Nunn observe de façon raisonnée le gâchis épouvantable produit par la froide cupidité d'hommes incontestablement mauvais, qu'on ne rencontrera pas. Il se concentre sur une histoire intime, la rencontre de deux personnes à la dérive (l'une bien plus que l'autre), et leur offre un destin à la mesure de leur vécu. Un roman sincère et touchant, écrit dans un style modeste qui va parfois chercher des métaphores bien alambiquées ; un peu en retrait par rapport au précédent (Le sabot du diable), vraiment grandiose.
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  • thomassandorf Posté le 19 Octobre 2019
    Sam Fahey est un chic type. Alors qu’il prend soin des oiseaux migrateurs à la frontière de la Californie et du Mexique, il accepte d’aider une immigrée mexicaine trouvée à bout de force sur la plage. Il sait qu’il court au-devant des problèmes. Depuis quelques années, son univers était réduit à une petite exploitation tranquille de lombric (« la lombriculture, c’est cool »), bien loin de ses exploits sur le Mystic Peak. Star du surf, devenu toxico et passé par la case « détention », que pouvait-il espérer de bon en soignant et cachant Madgalena ? Assistante d’une avocate engagée dans la lutte contre les industriels qui polluent les quartiers pauvres de Tijuana, et pourchassée par un groupe de tueurs, elle attire le chaos et la mort. Mais il fallait sans doute que l’amour passe par là. Cette fille sera comme un coup de tonnerre dans une existence morne. La raison de vivre, Fahey la retrouve en surfant sur les eaux empoisonnées, sur la vague mythique qui ne survient que tous les vingt ans grâce à El Niño pour sauver la fugitive. Ce texte est plein de chair et de poussière. Il s’attache aux loosers et aux gens brisés au plus bas... Sam Fahey est un chic type. Alors qu’il prend soin des oiseaux migrateurs à la frontière de la Californie et du Mexique, il accepte d’aider une immigrée mexicaine trouvée à bout de force sur la plage. Il sait qu’il court au-devant des problèmes. Depuis quelques années, son univers était réduit à une petite exploitation tranquille de lombric (« la lombriculture, c’est cool »), bien loin de ses exploits sur le Mystic Peak. Star du surf, devenu toxico et passé par la case « détention », que pouvait-il espérer de bon en soignant et cachant Madgalena ? Assistante d’une avocate engagée dans la lutte contre les industriels qui polluent les quartiers pauvres de Tijuana, et pourchassée par un groupe de tueurs, elle attire le chaos et la mort. Mais il fallait sans doute que l’amour passe par là. Cette fille sera comme un coup de tonnerre dans une existence morne. La raison de vivre, Fahey la retrouve en surfant sur les eaux empoisonnées, sur la vague mythique qui ne survient que tous les vingt ans grâce à El Niño pour sauver la fugitive. Ce texte est plein de chair et de poussière. Il s’attache aux loosers et aux gens brisés au plus bas de l’échelle sociale, il parle de rédemption et d’accomplissement de soi. Au milieu de cet enfer créé de main d’hommes, le sacrifice est un chemin qui grandit les damnés parce qu’il les mènent au bout de leur destin. C’est ainsi que doit s’achever la traque dévastatrice contre Magdalena. C’est dur, vif, troublant et magique. L’auteur cite en exergue Michel Foucault et pourtant cela n’a rien d’un ouvrage de philosophie. Un roman rare qu’on le lâche pas dès la première ligne : « La femme surgit au petit jour, silhouette de l’Apocalypse qui peinait à franchir les dunes. »
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  • gromit33 Posté le 26 Février 2019
    Nous sommes à la frontière américano-mexicaine, à Tijuana. Sam vit seul dans l’ancienne ferme de son père et s’est lancé dans l’élevage de vers. Cela marche car il s’est lancé dans l’ e-Commerce. Il vit dans cette ferme isolé dans les marais avec des souvenirs pesants du passé de sa famille et du sien. Son passé de jeune surfeur qui aurait pu faire une carrière professionnelle dans ce sport mais qui a eu une adolescence difficile et ai tombé dans la drogue et dans le trafic. Après des années de prison, il se drogue toujours mais a une vie « paisible ». Ce jour-là, il est parti chasser des chiens sauvages et dès leur capture il va aller vendre leurs cadavres aux douaniers de la frontière. Mais son chemin va croiser celui de l’énigmatique Magdalena. Une jeune mexicaine, blessée, qui a traversé la frontière car elle était pourchassée par des trafiquants. Nous sommes à la frontière et le mur laisse passer quelquefois les sans papiers, les trafiquants… La zone de Tijuana, entre les deux pays, est une sorte de zone de non droits. Ce roman noir nous décrit cette zone et l’auteur parle très bien de la nature... Nous sommes à la frontière américano-mexicaine, à Tijuana. Sam vit seul dans l’ancienne ferme de son père et s’est lancé dans l’élevage de vers. Cela marche car il s’est lancé dans l’ e-Commerce. Il vit dans cette ferme isolé dans les marais avec des souvenirs pesants du passé de sa famille et du sien. Son passé de jeune surfeur qui aurait pu faire une carrière professionnelle dans ce sport mais qui a eu une adolescence difficile et ai tombé dans la drogue et dans le trafic. Après des années de prison, il se drogue toujours mais a une vie « paisible ». Ce jour-là, il est parti chasser des chiens sauvages et dès leur capture il va aller vendre leurs cadavres aux douaniers de la frontière. Mais son chemin va croiser celui de l’énigmatique Magdalena. Une jeune mexicaine, blessée, qui a traversé la frontière car elle était pourchassée par des trafiquants. Nous sommes à la frontière et le mur laisse passer quelquefois les sans papiers, les trafiquants… La zone de Tijuana, entre les deux pays, est une sorte de zone de non droits. Ce roman noir nous décrit cette zone et l’auteur parle très bien de la nature hostile : les marais et les dunes le long de l’Océan, mais aussi la nature qui a été pollué par les usines qui se sont installées dans cette zone. Des usines américaines qui exploitent la nature et la main d’œuvre bon marché de cette frontière. Magdalena est une militante pour les droits humains et écologiques. Elle a décidé de faire de sa vie un combat pour faire condamner les entrepreneurs américains, qui ont installé des usines polluantes, qui les ont abandonnés et qui vivent richement aux Etats unis. Ce roman parle donc de la nature polluée, des conditions humaines déplorables des habitants de ces zones frontalières. A travers plusieurs personnages, nous sommes sur cette ligne de frontière et le constat est terrible, du point de vue humain et de celui de la nature. L’auteur nous décrit un univers d’apocalypse où les hommes et femmes essaient de survivre. Peu d’espoir pour ces habitants et souvent c’est le côté sombre des hommes qui dominent. Ces deux êtres solitaires vont alors se rencontrer et apprendre à se connaître en se racontant leur histoire intime et personnelle. Un roman noir et sombre mais avec des pages de lumière et d’espoir et nous sommes au plus près des personnages, dans les dunes ou en attente d’une fameuse vague mythique pour les surfeurs de la zone. Tout n’est pas simple dans la vie et de plus dans ces zones de non droits, de frontière. Ce livre m’a fait penser à un film américain avec Julia roberts, qui jouait une écologiste qui se battait contre les grands groupes industriels. Ce livre ferait d’ailleurs une belle adaptation, avec un film sombre mais des descriptions de la nature et des vagues si terribles de l’océan. Un roman noir sans vraiment de policiers, quelques gardes frontières, mais de réels méchants que rien n’arrête dans la violence, bien que la nature peut reprendre ses droits quelquefois et un surfeur qui rêve de pouvoir à nouveau surfer sur une vague mythique. A noter un autre roman dit policier, sans l’être vraiment non plus, « Nous avons aimé » de Willy Uribe, dont la lecture m’avait également bien plu et où les protagonistes sont surfeurs.
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  • elodiekretz Posté le 10 Septembre 2018
    CHEF D'OEUVRE ABSOLU, ABOUTI ET TOTALEMENT MAGIQUE Tijuana Straits est un bijou. Je l'ai lu en 2012 et il reste parmi mes toutes meilleures lectures. Un grand roman noir, lyrique, sur le fil, qui parle de corruption et d'amour, d'engagement militant et de rédemption mais aussi de cette vague légendaire, rêve ultime des surfeurs les plus fous mais polluée à tel point qu’elle peut en venir à tuer. Un roman au souffle incomparable et à la noirceur sans compromis. Comme toujours chez Kem Nunn, les descriptions sont splendides et les personnages, principaux comme secondaires, sont inoubliables et viennent hanter longtemps après la lecture.Les hommes, la terre, la mer ; le paradis et l'enfer ; les fautes et la rédemption ... Ex-surfer ayant vaincu le Mystic Peak mais déchu, ex-trafiquant de drogue, Sam Fahey a choisi de vivre reclus, à la frontière des Etats-Unis et du Mexique, dans un endroit au milieu de nulle part, près des Tijuana straits, ces courants violents qui naissent dans la baie de Tijuana, à l’embouchure de la rivière du même nom. Son quotidien est bousculé par l'irruption de Magdalena, jeune Mexicaine poursuivie par des tueurs pour avoir voulu s'attaquer aux industriels pollueurs et aux cartels qui... CHEF D'OEUVRE ABSOLU, ABOUTI ET TOTALEMENT MAGIQUE Tijuana Straits est un bijou. Je l'ai lu en 2012 et il reste parmi mes toutes meilleures lectures. Un grand roman noir, lyrique, sur le fil, qui parle de corruption et d'amour, d'engagement militant et de rédemption mais aussi de cette vague légendaire, rêve ultime des surfeurs les plus fous mais polluée à tel point qu’elle peut en venir à tuer. Un roman au souffle incomparable et à la noirceur sans compromis. Comme toujours chez Kem Nunn, les descriptions sont splendides et les personnages, principaux comme secondaires, sont inoubliables et viennent hanter longtemps après la lecture.Les hommes, la terre, la mer ; le paradis et l'enfer ; les fautes et la rédemption ... Ex-surfer ayant vaincu le Mystic Peak mais déchu, ex-trafiquant de drogue, Sam Fahey a choisi de vivre reclus, à la frontière des Etats-Unis et du Mexique, dans un endroit au milieu de nulle part, près des Tijuana straits, ces courants violents qui naissent dans la baie de Tijuana, à l’embouchure de la rivière du même nom. Son quotidien est bousculé par l'irruption de Magdalena, jeune Mexicaine poursuivie par des tueurs pour avoir voulu s'attaquer aux industriels pollueurs et aux cartels qui exploitent les clandestins. A ses côtés, même s'il ne voulait plus se trouver mêlé aux affaires du Monde, Sam retrouve la volonté de lutter et l'envie de retrouver sa dignité.
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Lisez inspiré avec 10/18 !
Voyagez hors des sentiers battus, loin d'une littérature conventionnelle et attendue…