Lisez! icon: Search engine
10/18
EAN : 9782264064455
Code sériel : 4906
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 336
Format : 108 x 177 mm

Tony Hogan m'a payé un ice-cream soda avant de me piquer maman

Françoise Lévy-Paoloni (traduit par)
Date de parution : 20/08/2015
Venue au monde sous une bordée d’injures, Janie Ryan file une jeunesse âpre dans l'Écosse en crise des 80's. De refuges en HLM minables, entre une famille aussi fêlée qu’aimante, l'alcool, les fins de mois à sec et les beaux-pères éclairs, elle se raconte. Et se construit : armée d'un... Venue au monde sous une bordée d’injures, Janie Ryan file une jeunesse âpre dans l'Écosse en crise des 80's. De refuges en HLM minables, entre une famille aussi fêlée qu’aimante, l'alcool, les fins de mois à sec et les beaux-pères éclairs, elle se raconte. Et se construit : armée d'un humour féroce et d'une rage d'en découdre, Janie rêve d’une vie à elle, et elle l’aura. Un fabuleux portrait de femme(s), et d’une époque à vif, rythmé par une langue insolente.

« Dans ce texte semi-autobiographique maintes fois primé, Kerry Hudson réussit l'exploit de transformer une enfance chaotique en un premier roman nerveux, vif, aux dialogues crus, férocement drôles ou tendres. Fascinant. » Elle

Traduit de l'anglais (Écosse) par Florence Lévy-Paolini
Lire la suite
En lire moins
EAN : 9782264064455
Code sériel : 4906
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 336
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • DelfDelf Posté le 13 Décembre 2020
    Une histoire vraie très poignante qui se lit à merveille.
  • kateginger63 Posté le 30 Août 2020
    Enfance misérable mais illuminée par l'amour maternel * Connaissez-vous la série TV anglaise Shameless ? Cette série qui raconte le quotidien d'une famille de loosers dans une banlieue anglaise. Ici, vous avez le pendant littéraire. Une réalité sociale bien marquée vue à travers l'enfance et adolescence de Janie (personnage de fiction mais fortement inspirée par la vie de l'auteure). Et ce témoignage se ressent très bien dans ces détails. De plus, la période des années 80/90 est comme un souffle de nostalgie à travers la musique, la mode vestimentaire. * La voix est celle de Janie à la naissance. Le fil se déroule de manière linéaire. Elle dépose là ses impressions, ses pensées brutes puis en grandissant, elle se rendra compte du dysfonctionnement de sa famille et combien la toxicité est immense. Un cercle vicieux qu'elle essayera de briser. Ne voulant surtout pas reproduire les travers de sa mère. * Un ton à la fois violent et tendre se dégage de ce récit. Il prend à la gorge, il émeut. La précarité de cette famille nucléaire est immense, l'insécurité plane à chaque moment de la vie de Janie. Violence conjugale, malnutrition (plutot malbouffe), incurie, puis plus tard la délinquance juvénile. Tels sont les thèmes forts qui marquent. * Mais... Enfance misérable mais illuminée par l'amour maternel * Connaissez-vous la série TV anglaise Shameless ? Cette série qui raconte le quotidien d'une famille de loosers dans une banlieue anglaise. Ici, vous avez le pendant littéraire. Une réalité sociale bien marquée vue à travers l'enfance et adolescence de Janie (personnage de fiction mais fortement inspirée par la vie de l'auteure). Et ce témoignage se ressent très bien dans ces détails. De plus, la période des années 80/90 est comme un souffle de nostalgie à travers la musique, la mode vestimentaire. * La voix est celle de Janie à la naissance. Le fil se déroule de manière linéaire. Elle dépose là ses impressions, ses pensées brutes puis en grandissant, elle se rendra compte du dysfonctionnement de sa famille et combien la toxicité est immense. Un cercle vicieux qu'elle essayera de briser. Ne voulant surtout pas reproduire les travers de sa mère. * Un ton à la fois violent et tendre se dégage de ce récit. Il prend à la gorge, il émeut. La précarité de cette famille nucléaire est immense, l'insécurité plane à chaque moment de la vie de Janie. Violence conjugale, malnutrition (plutot malbouffe), incurie, puis plus tard la délinquance juvénile. Tels sont les thèmes forts qui marquent. * Mais il y a aussi tout cet amour vache entre une mère et sa fille. C'est vraiment poignant ! Un roman d'apprentissage au ton cynique que je vous recommande uniquement si vous avez le moral au beau fixe.
    Lire la suite
    En lire moins
  • Fantasio Posté le 28 Juillet 2020
    Le monde vu par Janie, de ses premières heures jusqu'à ... Kerry Hudson arrive à décrire un environnement pour le moins sordide, des personnages peu reluisants et une pauvreté physique et intellectuelle extrême tout en restant drôle et positive. Une mère souvent ivre aux amants violents, des voisins drogués et menaçants, des centres sociaux aux fonctionnaires indifférents voire hostiles, la malbouffe quotidienne, l'alcool omniprésent, les matelas infectés de puces... cela pourrait donner un récit désespérant mais l'auteur réussit l'exploit de désamorcer le misérabilisme grâce à un humour bien dosé et à un ton léger qui n'empêche nullement l'émotion de s'installer. Il y a même quelques moments d'une tristesse infinie comme la mort de tonton Frankie, le gentil loup-garou qui mourra seul comme un chien, victime de la drogue et que la petite Janie découvrira dans une vieille cabane. Puis Janie va grandir et à son tour va s'alcooliser, fumer des joints, perdre à 14 ans sa virginité avec un inconnu... On trouve aussi dans ce roman qui donne vrai, de beaux portraits d'hommes et de femmes aux grands cœurs meurtris. Janie va-t-elle s'en sortir. On est tenté de le croire en lisant les deux derniers mots du bouquin. LE COMMENCEMENT. J'ai adoré ce livre..
  • irisrivaldi Posté le 20 Avril 2020
    Présentation : La vie n'a pas distribué un jeu brillant à Janie Ryan. Un chapelet d'injures accueille en effet sa venue au monde et ce qui l'attend sera à l'unisson. Pas de tout repos, son enfance passée à la remorque d'Iris, une mère instable et immature qui la bringuebale d'appartements délabrés en cités HLM miteuses avec moult passages dans les longues files d'attente de l'allocation chômage. Le tout sur fond de défonce à l'alcool, clopes roulées à la chaîne et doses massives de junk-food. À propos de son vrai père qu'elle ne connaîtra jamais, Janie sait juste qu'il est Américain et on suppose qu'il avait promis monts et merveilles à sa génitrice avant de l'abandonner. Depuis lors, côté coeur, Iris est abonnée aux mauvais numéros. Et Janis échappe in extremis à son placement en foyer. Peu reluisant comme tableau familial et inutile de compter sur une grand-mère égocentrique addict au bingo pour changer la donne. Bon an mal an, la survie quotidienne suit son cours. Une demi-sœur va aussi rejoindre Janie dans cette galère et on apprend comment s’éteint la couleur des jours jusqu’à l’adolescence débridée de l’intéressée. Sur la forme, le texte écrit à la première personne passe par le regard... Présentation : La vie n'a pas distribué un jeu brillant à Janie Ryan. Un chapelet d'injures accueille en effet sa venue au monde et ce qui l'attend sera à l'unisson. Pas de tout repos, son enfance passée à la remorque d'Iris, une mère instable et immature qui la bringuebale d'appartements délabrés en cités HLM miteuses avec moult passages dans les longues files d'attente de l'allocation chômage. Le tout sur fond de défonce à l'alcool, clopes roulées à la chaîne et doses massives de junk-food. À propos de son vrai père qu'elle ne connaîtra jamais, Janie sait juste qu'il est Américain et on suppose qu'il avait promis monts et merveilles à sa génitrice avant de l'abandonner. Depuis lors, côté coeur, Iris est abonnée aux mauvais numéros. Et Janis échappe in extremis à son placement en foyer. Peu reluisant comme tableau familial et inutile de compter sur une grand-mère égocentrique addict au bingo pour changer la donne. Bon an mal an, la survie quotidienne suit son cours. Une demi-sœur va aussi rejoindre Janie dans cette galère et on apprend comment s’éteint la couleur des jours jusqu’à l’adolescence débridée de l’intéressée. Sur la forme, le texte écrit à la première personne passe par le regard de Janie et bénéficie, à ce titre, d'un traitement narratif assez original. Dès sa sortie de l'utérus, on comprend d'emblée que la gamine a bien des choses à dire. On se familiarise ainsi avec sa fantaisie, son caractère impétueux et surtout sa capacité innée à juger le monde absurde qui l'entoure. Concernant ses états d'âme d'ado, ceux-ci diffèrent peu du schéma existentiel de n'importe quel jeune : soucis d'intégration, volonté d'appartenir à un groupe, quel qu'il soit d'ailleurs. Dans son bahut, on retrouve le distinguo classique entre élèves populaires pleins de promesses et le ramassis de craignos sur qui personne ne parierait un kopeck. Curieusement, alors que son minois de blondinette l'avait admise chez les plus cool, comme mue par un instinct d'auto-destruction, Janie choisira pourtant le clan des freaks. Sur le fond, ce roman aux accents auto-biographiques est le premier de Kerry Hudson. Ici, le passé et l'avenir s'étreignent dans une lutte continue pour l'existence. On se demande si, poussée par une sorte de fatalité atavique, la jeune Janie suivra les traces de sa mère ou si elle parviendra à écrire sa propre histoire. Mon avis : Je suis toujours très sensible aux parcours de vie avec un personnage central fort. Je ne peux nier que Janie est attachante à bien des égards mais c'est sa mère que j'ai trouvée la plus émouvante. En fait, ce personnage m'a totalement bouleversée. Avec une vie sentimentale définitivement dans l'impasse, celle-ci avance à l'aveugle sur le fil du rasoir entre dépression, affrontements violents et aussi débordements de tendresse car ses multiples faiblesses n'entameront jamais un amour maternel à l'épreuve des balles. Mieux prévenir : une histoire pareille n'est pas à prescrire en cas de déprime profonde car il est peu probable que sa réalité crue vous redonne un moral d'acier. Même si, dans ce ciel tourmenté, surgissent parfois de brefs arcs-en-ciel, certains passages sont à la limite du supportable. En filigrane de ce récit qui se passe, pour une bonne partie, dans les années 80, on capte aussi dans l'air du temps les ravages du thatchérisme qui ont fait émerger un quart monde dans ce pays riche qu’est le Royaume-Uni et la volonté des « pauvres » de rester dignes malgré tout.
    Lire la suite
    En lire moins
  • coquinnette1974 Posté le 4 Mai 2018
    Tony Hogan m'a payé un ice-cream soda avant de me piquer maman de Kerry Hudson est un roman assez surprenant au premier abord, surtout si comme moi on a du mal avec le langage très familier ! La petite Janie Ryan est suivie de sa naissance à la fin de son adolescence. C'est original car notre narratrice est l'enfant elle même et ce dès ses premières minutes sur terre :) Le langage est très familier mais vu l'environnement dans lequel vit l'enfant, cela n'est pas surprenant. Accueillie dans ce monde par une flopée d'injures, la petite Janie Ryan est vite projetée au milieu de cris, de fumées de cigarettes, de vapeurs d"alcool,mais aussi de beaucoup d'amour. Janie remonte à ses premiers jours pour nous raconter sa jeunesse écossaise, de centres d"accueil en HLM minables et autres bed and breakfasts douteux… Alcool, drogue, fins de mois difficiles et beaux-pères de passage : rien ne lui est épargné. La gamine a un sacré humeur, et je dois avouer que j'étais triste de la quitter ! Le langage peut déranger certaines personnes mais honnêtement je m'y suis faite assez rapidement, ça colle bien au contexte, à ce que l'enfant nous raconte et à la façon dont elle parle. Janie... Tony Hogan m'a payé un ice-cream soda avant de me piquer maman de Kerry Hudson est un roman assez surprenant au premier abord, surtout si comme moi on a du mal avec le langage très familier ! La petite Janie Ryan est suivie de sa naissance à la fin de son adolescence. C'est original car notre narratrice est l'enfant elle même et ce dès ses premières minutes sur terre :) Le langage est très familier mais vu l'environnement dans lequel vit l'enfant, cela n'est pas surprenant. Accueillie dans ce monde par une flopée d'injures, la petite Janie Ryan est vite projetée au milieu de cris, de fumées de cigarettes, de vapeurs d"alcool,mais aussi de beaucoup d'amour. Janie remonte à ses premiers jours pour nous raconter sa jeunesse écossaise, de centres d"accueil en HLM minables et autres bed and breakfasts douteux… Alcool, drogue, fins de mois difficiles et beaux-pères de passage : rien ne lui est épargné. La gamine a un sacré humeur, et je dois avouer que j'étais triste de la quitter ! Le langage peut déranger certaines personnes mais honnêtement je m'y suis faite assez rapidement, ça colle bien au contexte, à ce que l'enfant nous raconte et à la façon dont elle parle. Janie est très attachante, par contre j'avais parfois envie de... donner des claques à sa mère et de lui crier de se secouer ! Certains passages sont assez tristes, je me suis laissée emporter par ce roman, et je n'avais qu'une envie : savoir ce qu'allait devenir Janie. C'est un bon roman, touchant, surprenant, et à qui je mets avec plaisir quatre étoiles et demie.
    Lire la suite
    En lire moins
Lisez inspiré avec 10/18 !
Voyagez hors des sentiers battus, loin d'une littérature conventionnelle et attendue…