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10/18
EAN : 9782264045812
Code sériel : 4103
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 512
Format : 108 x 177 mm

Train de nuit pour Lisbonne

Nicole CASANOVA (Traducteur)
Date de parution : 21/02/2008

Éminent professeur de latin, Raimund Gregorius mène à Berne une existence morne. La vision d’une femme sur un pont et la découverte du poète portugais Amadeu de Prado bouleversent brusquement sa vie. Alors que la poésie lui révèle un monde ardent, intime et lumineux, il prend le premier train pour...

Éminent professeur de latin, Raimund Gregorius mène à Berne une existence morne. La vision d’une femme sur un pont et la découverte du poète portugais Amadeu de Prado bouleversent brusquement sa vie. Alors que la poésie lui révèle un monde ardent, intime et lumineux, il prend le premier train pour Lisbonne, sur les traces d’Amadeu… et d’une nouvelle raison d’être.

« "S'il est vrai que nous ne pouvons vivre qu'une seule partie de ce qui est en nous, qu'advient-il du reste ?" Cette question, parmi tant d'autres, est portée par une écriture venue de loin, classique et ample, apaisante pour mieux dire les dévorations face aux questionnements d'une vie. »
Clémence BoulouqueLe Figaro

Traduit de l’allemand par Nicole Casanova

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EAN : 9782264045812
Code sériel : 4103
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 512
Format : 108 x 177 mm
10/18

Ils en parlent

« Une quête d'âme plus que d'identité. Grave et beau livre d'initiation à la vie intérieure comme à celle du monde et de l'histoire, Train de nuit pour Lisbonne progresse au rythme d'une interrogation toujours reprise, approfondie, jamais refermée sur elle-même. »
Patrick Kéchichian, Le Monde

« Train de nuit pour Lisbonne, premier roman traduit du Suisse germanophone Pascal Mercier, professeur de philosophie à Berlin, est mieux qu'une magnifique et bouleversante histoire. Il interroge aussi la littérature : que disent ou taisent les écrits de notre vie, que traduisent-ils du vertige de l'amour, qu'expriment-ils des sentiments complexes qui poussent un homme à rechercher la poésie de chaque jour et, au bout du compte, à ne jamais totalement disparaître ? »
Gilles Heuré, Télérama

« Amadeu Prado était fait pour devenir une légende, et Pascal Mercier, en l'inventant, a créé là une sorte de de cousin de Fernando Pessoa, un héros littéraire insaisissable dont le seul but semble être de défier... l'auteur lui-même. Qui nous entraîne dans ce vertige diabolique avec un rare, un éblouissant talent. »
Ruth Valentini, Le Nouvel Observateur

« S'il est vrai que nous ne pouvons vivre qu'une seule partie de ce qui est en nous, qu'advient-il du reste ? Cette question, parmi tant d'autres, est portée par une écriture venue de loin, classique et ample, apaisante pour mieux dire les dévorations face aux questionnements d'une vie et aux réponses à y apporter. Celles qui peuvent se trouver dans l'amour et les livres. Et qui sont sans doute écrits de la même encre, celle des silences, des langues à apprendre, des rencontres presque manquées, et des départs à oser. »
Clémence Boulouque, Le Figaro

PRESSE
Pascal Mercier nous entraîne dans un formidable voyage à Lisbonne sur les pas d’un poète disparu. Le terne professeur Gregorius rejoint le Portugal après être tombé sous le charme de De Prado. Son enquête nous fait découvrir un homme fascinant et une ville captivante. Merveilleux roman à savourer accompagné d’un plan pour encore plus de plaisir.
Marie-Line Charmarty / Librairie Livres en Tête Sallanches

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Gregorius Posté le 19 Juin 2020
    La vie s'écoule sans ruptures pour Raimond Gregorius, professeur lettré à Berne, homme à l'érudition fabuleuse. Son existence est réglée comme du papier à musique. Tous les matins il se rend à son lycée et traverse le pont de Kirchenfeld à la même heure, à la même minute plus exactement. La rencontre avec une femme en passe de ce suicider sur ce pont va briser le cheminement de Gregorius et lui faire découvrir l'oeuvre d'un poète portugais, Amadeu de Prado, peut être même la poésie de la Vie. Dans toute existence il y a un moment qui décide de notre destinée. Est on prêt un jour à partir ? Prend on conscience un jour des limites frustrantes de notre quotidien et est on prêt à les déchirer, à refuser la résignation? Ce roman est une déclaration d'Amour aux mots, au coeur et à la pensée, au souffle de vie qui traverse chacun d'entre nous, au courage des Hommes dans un monde qui peut s'avérer barbare. Qui est ce poète, cet homme absolu qui lutta contre la dictature fasciste de Salazar au Portugal ? Pascal Mercier alterne la description du destin de Gregorius avec des pages écrites par Amadeu. C'est éblouissant de sensibilité... La vie s'écoule sans ruptures pour Raimond Gregorius, professeur lettré à Berne, homme à l'érudition fabuleuse. Son existence est réglée comme du papier à musique. Tous les matins il se rend à son lycée et traverse le pont de Kirchenfeld à la même heure, à la même minute plus exactement. La rencontre avec une femme en passe de ce suicider sur ce pont va briser le cheminement de Gregorius et lui faire découvrir l'oeuvre d'un poète portugais, Amadeu de Prado, peut être même la poésie de la Vie. Dans toute existence il y a un moment qui décide de notre destinée. Est on prêt un jour à partir ? Prend on conscience un jour des limites frustrantes de notre quotidien et est on prêt à les déchirer, à refuser la résignation? Ce roman est une déclaration d'Amour aux mots, au coeur et à la pensée, au souffle de vie qui traverse chacun d'entre nous, au courage des Hommes dans un monde qui peut s'avérer barbare. Qui est ce poète, cet homme absolu qui lutta contre la dictature fasciste de Salazar au Portugal ? Pascal Mercier alterne la description du destin de Gregorius avec des pages écrites par Amadeu. C'est éblouissant de sensibilité et d'intelligence. Le professeur de Berne en quête du poète, vivant ou non. Les Amours, les combats, les Amitiés vécus par Amadeu, mais aussi les déceptions, les trahisons. L'auteur vit à Berlin mais il nous rend à merveille la lumière de Lisbonne, l'atmosphère, la saudade. Pessoa surgit. Tellement de romans sans épaisseur. Quel bonheur de lire et relire ce roman ci qui possède une richesse inépuisable. ...
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  • berni_29 Posté le 7 Mai 2020
    Je voudrais vous parler de ce roman, Train de nuit pour Lisbonne, que j'ai beaucoup aimé. Il a été écrit par Pascal Mercier, écrivain et philosophe suisse. Il n'est pas facile d'entrer dans ce livre, d'une écriture dense, parfois complexe, exigeante. Et pourtant, le propos est d'une magnifique humanité. Je rajouterai même, d'une générosité qui s'exprime dans l'intention des mots, des personnages, de leurs destins. Tout débute avec les premières pages où nous faisons connaissance avec Raimund Gregorius, professeur de langues anciennes proche de la retraite, qui enseigne dans une université de Berne, en Suisse. Nous allons le suivre dans son itinéraire improbable qui le mène de Berne à Lisbonne, mais surtout au plus près de lui-même. Train de nuit pour Lisbonne, c'est un aller simple en terre intérieure. Mais ce n'est pas l'essentiel. Comment imaginer que ce professeur au costume un peu poussiéreux, puisse un jour tout abandonner derrière lui, au prétexte d'une double rencontre, celle d'une femme prête à se jeter d'un pont et quelques heures plus tard celle d'un livre, écrit par un médecin portugais, Amadeu de Prado..., les deux événements étant bien entendu liés ? Pourtant il le fait. Au milieu du cours de latin qu'il enseigne, il se... Je voudrais vous parler de ce roman, Train de nuit pour Lisbonne, que j'ai beaucoup aimé. Il a été écrit par Pascal Mercier, écrivain et philosophe suisse. Il n'est pas facile d'entrer dans ce livre, d'une écriture dense, parfois complexe, exigeante. Et pourtant, le propos est d'une magnifique humanité. Je rajouterai même, d'une générosité qui s'exprime dans l'intention des mots, des personnages, de leurs destins. Tout débute avec les premières pages où nous faisons connaissance avec Raimund Gregorius, professeur de langues anciennes proche de la retraite, qui enseigne dans une université de Berne, en Suisse. Nous allons le suivre dans son itinéraire improbable qui le mène de Berne à Lisbonne, mais surtout au plus près de lui-même. Train de nuit pour Lisbonne, c'est un aller simple en terre intérieure. Mais ce n'est pas l'essentiel. Comment imaginer que ce professeur au costume un peu poussiéreux, puisse un jour tout abandonner derrière lui, au prétexte d'une double rencontre, celle d'une femme prête à se jeter d'un pont et quelques heures plus tard celle d'un livre, écrit par un médecin portugais, Amadeu de Prado..., les deux événements étant bien entendu liés ? Pourtant il le fait. Au milieu du cours de latin qu'il enseigne, il se lève de son siège, laisse ses élèves derrière lui, il s'en va, il prend un train une nuit pour Lisbonne... Ce qui est improbable, ce n'est pas tant de partir sur un coup de tête, mais c'est justement que ce soit cet homme, Gregorius, dont l'existence est réglée comme du papier à musique, qui le fasse. Par-delà le texte parfois très complexe, nous entrons très vite dans l'humanité des personnages et de l'histoire que Raimund Gregorius vient révéler, comme un catalyseur, tirer le fil d'une histoire où des personnages presque oubliés, surgissent parce que Raimund Gregorius est venu les réveiller là-bas à Lisbonne, dans leur silence mutique. Nous découvrons Lisbonne comme une ville secrète, théâtre de souvenirs convoquant des personnages douloureux, mais tout aussi généreux, hantés par les blessures qui les hantent, nous découvrons le temps de la dictature portugaise, pas si ancienne finalement, c'est une époque qui paraît relative récente adossée à l'Histoire européenne, tout à côté de nos portes... Nous découvrons des lieux, des êtres quasiment demeurés immobiles depuis lors... Ce texte mêle une trame romanesque qui nous agrippe et nous entraîne dans la beauté mélancolique de Lisbonne, mais aussi dans l'histoire de ce jeune médecin engagé dans la Résistance contre Salazar, ce qu'il a laissé comme témoignage après lui... Le chemin d'Amadeu de Prado est confronté aux questionnements et aux contradictions qui peuvent déchirer un être voué à l'écoute de l'âme humaine. La vie d'un ennemi tortionnaire qui envoie des milliers d'innocents dans les geôles a-t-elle le même poids qu'un tout autre patient ordinaire, lorsqu'on est médecin ? Comment être un enfant lorsque son père est juge sous le régime d'une dictature, comment grandir alors dans l'innocence et l'insouciance, à quoi peut-on dès lors accrocher ses rêves si ce n'est aux propres rêves des autres ? Le chemin de Raimund Gregorius, quant à lui, devient une errance, une déambulation magnifique et tourmentée dans les lieux du passé, dans un dédale de pages où sont invités à venir vers lui des fantômes dont certains sont parfois encore vivants. À quoi tient la transformation d'un homme empesé par le conformisme et les habitudes si bien apprises ? À quoi tiennent l'éveil et l'envol ? L'arrachement à notre quotidien... À quoi tiennent nos ailes prêtes à surgir au moindre ciel tendu vers nous... Au moindre train... Peut-être que tout ce livre pourrait se résumer à cette seule phrase prise dans le récit : « Je ne voudrais pas vivre dans un monde sans cathédrales. J'ai besoin de leur beauté et de leur noblesse. J'ai besoin du saint recueillement des hommes qui prient. Pourtant je n'ai pas moins besoin de liberté et d'hostilité envers toute cruauté. Et que personne ne me force à choisir ».
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  • Organdi Posté le 27 Juin 2019
    Ce roman est un véritable coup de cœur pour moi ! Si je devais résumer ma critique en 2 mots : "Lisez-le !" Moi qui pensais lire un "simple" roman de voyage, peut-être un peu poétique, peut-être un peu aventureux… mais j'ai lu un roman qui a parlé à mon âme ! De questions existentielles à retour sur son passé, d'interrogations philosophiques à découvertes sur les mécanismes de l'esprit, des motivations qui poussent à agir ou à renoncer… Cet ouvrage pousse à chaque page ou presque à se poser des questions sur la vie, sa vie, sur la nature humaine et les relations plus ou moins artificielles entre les êtres, sur la notion de liberté… Il invite à l'introspection. En tout cas il fait véritablement réfléchir, tout en subtilité. Ajoutez à cela un personnage principal terriblement attachant, le voyage à Lisbonne comme si vous y étiez, et une narration sans aucune fausse note. Le roman est magnifiquement construit, et pourtant sans artificialité ni lourdeur. Un roman qui demande de la concentration car je pense qu'il peut être lu à différents degrés. La langue est riche, le propos exigeant. Ce n'est pas un vulgaire roman de développement personnel comme on en voit de plus en plus... Ce roman est un véritable coup de cœur pour moi ! Si je devais résumer ma critique en 2 mots : "Lisez-le !" Moi qui pensais lire un "simple" roman de voyage, peut-être un peu poétique, peut-être un peu aventureux… mais j'ai lu un roman qui a parlé à mon âme ! De questions existentielles à retour sur son passé, d'interrogations philosophiques à découvertes sur les mécanismes de l'esprit, des motivations qui poussent à agir ou à renoncer… Cet ouvrage pousse à chaque page ou presque à se poser des questions sur la vie, sa vie, sur la nature humaine et les relations plus ou moins artificielles entre les êtres, sur la notion de liberté… Il invite à l'introspection. En tout cas il fait véritablement réfléchir, tout en subtilité. Ajoutez à cela un personnage principal terriblement attachant, le voyage à Lisbonne comme si vous y étiez, et une narration sans aucune fausse note. Le roman est magnifiquement construit, et pourtant sans artificialité ni lourdeur. Un roman qui demande de la concentration car je pense qu'il peut être lu à différents degrés. La langue est riche, le propos exigeant. Ce n'est pas un vulgaire roman de développement personnel comme on en voit de plus en plus fleurir chez les éditeurs aujourd'hui (sans tellement de tri je trouve), l'écriture est de qualité, il y de la substance à retirer de chaque page. Les considérations philosophiques méritent d’être observées, comprises, digérées. Rarement un livre m'avait autant appris, autant apporté sur le plan personnel. Un des plus beaux livres que j'ai lus. À lire. Définitivement.
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  • latina Posté le 23 Avril 2019
    Serais-je capable de tout quitter sur un coup de tête, après une rencontre étrange ? Pourrais-je laisser mes élèves, ma vie quotidienne, ma ville, mon pays après la lecture d’un paragraphe d’un bouquin qui me parlerait intimement ? Gregorius, lui, l’a fait. Il faut dire qu’il est divorcé, sans enfant. Il est un professeur, vieillissant mais toujours aimé, de langues anciennes – LE spécialiste en la matière ! – dans un lycée de Berne. Ah, Berne, c’est sa ville, avec son pont, sa place, sa librairie, son fabricant de lunettes, aussi, qui est son ami. Et il quitte tout. Du jour au lendemain. Obsédé par un jeune médecin portugais mort il y a bien longtemps et qui a jeté sur papier toutes ses pensées. Il veut à tout prix retrouver sa trace, sa famille, découvrir et s’approprier sa ville à lui : Lisbonne et son époque, sous la dictature de Salazar. Curieuse démarche, qui me fait penser à Modiano, toujours tourmenté par le passé, ses lieux, ses personnes. Démarche compréhensible, pourtant. Car les pensées d’Amadeu de Prado sont loin d’être anodines ! Elles nous arrachent à notre train-train et nous conduisent loin à l’intérieur de nous-mêmes, et en même temps très... Serais-je capable de tout quitter sur un coup de tête, après une rencontre étrange ? Pourrais-je laisser mes élèves, ma vie quotidienne, ma ville, mon pays après la lecture d’un paragraphe d’un bouquin qui me parlerait intimement ? Gregorius, lui, l’a fait. Il faut dire qu’il est divorcé, sans enfant. Il est un professeur, vieillissant mais toujours aimé, de langues anciennes – LE spécialiste en la matière ! – dans un lycée de Berne. Ah, Berne, c’est sa ville, avec son pont, sa place, sa librairie, son fabricant de lunettes, aussi, qui est son ami. Et il quitte tout. Du jour au lendemain. Obsédé par un jeune médecin portugais mort il y a bien longtemps et qui a jeté sur papier toutes ses pensées. Il veut à tout prix retrouver sa trace, sa famille, découvrir et s’approprier sa ville à lui : Lisbonne et son époque, sous la dictature de Salazar. Curieuse démarche, qui me fait penser à Modiano, toujours tourmenté par le passé, ses lieux, ses personnes. Démarche compréhensible, pourtant. Car les pensées d’Amadeu de Prado sont loin d’être anodines ! Elles nous arrachent à notre train-train et nous conduisent loin à l’intérieur de nous-mêmes, et en même temps très près des autres. Amadeu de Prado, par son questionnement perpétuel sur la Vie, sur l’amour, sur la mort, sur son père, sur l’amitié, sur les relations entre les gens, sur ses devoirs, sur l’action dans la Résistance, sur ses élans, sur les mots, sur la transmission du savoir, sur le temps, sur Dieu, transcende le banal de notre vie et nous oblige à creuser. Qu’est-ce qui est vrai ? L’intérieur ou l’extérieur? Ce que les autres voient de nous ou ce qu’on croit connaitre sur nous-mêmes ? Faut-il avoir peur de la mort si nous ne réussissons pas à accomplir notre vie ? Pourquoi les traces du passé, même gaies, rendent-elles si tristes ? Est-il possible d’exercer son métier en contradiction avec ses opinions (être juge sous une dictature, sauver un ennemi lorsqu’on est médecin...) ? Comment remplir le temps pour que celui-ci nous appartienne totalement et qu’on n’ait plus de regrets lorsque la mort approche ? Etre stoïque, cacher sa souffrance pour ne pas ennuyer les autres, n’est-ce pas les empêcher eux-mêmes d’exprimer la leur ? La désillusion ne nous permet-elle pas de mieux appréhender les contours de nous-mêmes ? Qui voudrait sérieusement être immortel ? Et tant d’autres réflexions profondes qui ralentissent extrêmement la lecture mais qui enrichissent, car chaque mot pèse... Un exemple final ? « Je ne voudrais pas vivre dans un monde sans cathédrales. J’ai besoin de leur beauté et de leur noblesse. J’ai besoin du saint recueillement des hommes qui prient. Pourtant je n’ai pas moins besoin de liberté et d’hostilité envers toute cruauté. Et que personne ne me force à choisir ».
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  • Allantvers Posté le 1 Janvier 2019
    Quelle riche et inspirante histoire! Finir l'année sur un tel roman ne peut être qu'un signe de renouveau pour celle qui commence. Pour peu que l'on entre en sympathie avec Raimund Gregorius, solitaire entre deux âges confortablement enfermé dans les murs des langues anciennes qu'il enseigne et qui fait un jour à Berne la rencontre d'une femme, puis d'un livre qui vont changer sa vie, ce roman puissant et profond devient pour le lecteur une invitation au voyage dans lequel il va lui-même être entrainé. Aux voyages plus exactement : voyage dans l'espace d'abord, gagné que l'on est par l'envie de se lever et tout quitter comme Gregorius pour prendre des trains dans la nuit jusqu'à Lisbonne, et parcourir au petit matin cette ville magnifiquement évoquée; voyage dans le temps aussi, à la découverte d'Amadeu de Prado, médecin portugais engagé dans la résistance à la dictature de Salazar et auteur du livre qui a bouleversé Gregorius; enfin et surtout, voyage vers la connaissance de soi, porté par les mots puissants et inflexibles d'Amadeu s'interrogeant sans relâche sur l'âme, l'identité, le poids de l'héritage familial, et qui vont amener notre professeur à une véritable renaissance à lui-même à travers ses rencontres et pérégrinations. Gros... Quelle riche et inspirante histoire! Finir l'année sur un tel roman ne peut être qu'un signe de renouveau pour celle qui commence. Pour peu que l'on entre en sympathie avec Raimund Gregorius, solitaire entre deux âges confortablement enfermé dans les murs des langues anciennes qu'il enseigne et qui fait un jour à Berne la rencontre d'une femme, puis d'un livre qui vont changer sa vie, ce roman puissant et profond devient pour le lecteur une invitation au voyage dans lequel il va lui-même être entrainé. Aux voyages plus exactement : voyage dans l'espace d'abord, gagné que l'on est par l'envie de se lever et tout quitter comme Gregorius pour prendre des trains dans la nuit jusqu'à Lisbonne, et parcourir au petit matin cette ville magnifiquement évoquée; voyage dans le temps aussi, à la découverte d'Amadeu de Prado, médecin portugais engagé dans la résistance à la dictature de Salazar et auteur du livre qui a bouleversé Gregorius; enfin et surtout, voyage vers la connaissance de soi, porté par les mots puissants et inflexibles d'Amadeu s'interrogeant sans relâche sur l'âme, l'identité, le poids de l'héritage familial, et qui vont amener notre professeur à une véritable renaissance à lui-même à travers ses rencontres et pérégrinations. Gros coup de coeur pour ce livre qui est un envoutement salutaire, servi avec délicatesse et profondeur par la plume très littéraire d'un professeur de philosophie.
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Lisez inspiré avec 10/18 !
Voyagez hors des sentiers battus, loin d'une littérature conventionnelle et attendue…