Lisez! icon: Search engine
10/18
EAN : 9782264067036
Code sériel : 5096
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 288
Format : 108 x 177 mm

Trois frères

Bernard TURLE (Traducteur)
Date de parution : 07/07/2016
Ils sont trois frères nés, l'un après l'autre, un 8 mai d’après-guerre, à un an de distance. Le père, contraint de renoncer à ses ambitions littéraires, se fait veilleur de nuit puis camionneur. La mère disparaît sans laisser d’explication pour resurgir inopinément des années plus tard. Les garçons s’élèvent seuls... Ils sont trois frères nés, l'un après l'autre, un 8 mai d’après-guerre, à un an de distance. Le père, contraint de renoncer à ses ambitions littéraires, se fait veilleur de nuit puis camionneur. La mère disparaît sans laisser d’explication pour resurgir inopinément des années plus tard. Les garçons s’élèvent seuls et partent chacun tracer leur chemin dans un monde aussi varié que dangereusement fascinant. Harry, l’aîné, actif et déterminé, qui a vite compris que « les mots ne coûtent rien et se fabriquent au mètre », devient journaliste, tandis que Daniel, le cadet, timide et solitaire, poursuit des études qui le mènent à Cambridge et à une carrière de critique littéraire, célèbre pour ses recensions d’une méchanceté raffinée. Quant à Sam, le benjamin, c’est le rêveur, le vagabond dépourvu d’ambition (le travail, pour lui, est « une forme de mort »), amateur de nonnes, de clochards et d’âmes en détresse.
Lire la suite
En lire moins
EAN : 9782264067036
Code sériel : 5096
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 288
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • fanfan50 Posté le 20 Janvier 2020
    Après Golem qui explorait le Londres glauque de 1880, je viens de lire Trois frères qui m’a semblé très riche et très documenté sur le Londres du 19ème siècle. Trois frères débutant leur vie dans la commune de Camden, au nord de Londres, en plein milieu du siècle dernier avec leur père dans une cité ouvrière construite dans les années 1920 : « des rangées interminables de maisons mitoyennes en briques rouges, à un étage ».Le père, Philip, gardien de nuit dans la City. La mère, Sally Palliser, vendeuse dans une boulangerie de Meard Street. L’aîné, Harry, quitte l’école à seize ans – il n’aime pas l’étude – et rentre comme coursier à la feuille locale, Le Clairon de Camden dont le rédacteur en chef remarque vite ses capacités et sa grande ambition. Ce poste n’est qu’un début dans son ascension sociale puisqu’il finira par épouser la fille de Sir Martin, le propriétaire du Chronicle. Le second frère, Daniel, est à fond dans les études littéraires, réussit brillamment tous ses examens et va à l’université de Cambridge poursuivre des études supérieures. Une autre forme de réussite sociale aidée en cela par ses relations très particulières. Le benjamin, Sam, est... Après Golem qui explorait le Londres glauque de 1880, je viens de lire Trois frères qui m’a semblé très riche et très documenté sur le Londres du 19ème siècle. Trois frères débutant leur vie dans la commune de Camden, au nord de Londres, en plein milieu du siècle dernier avec leur père dans une cité ouvrière construite dans les années 1920 : « des rangées interminables de maisons mitoyennes en briques rouges, à un étage ».Le père, Philip, gardien de nuit dans la City. La mère, Sally Palliser, vendeuse dans une boulangerie de Meard Street. L’aîné, Harry, quitte l’école à seize ans – il n’aime pas l’étude – et rentre comme coursier à la feuille locale, Le Clairon de Camden dont le rédacteur en chef remarque vite ses capacités et sa grande ambition. Ce poste n’est qu’un début dans son ascension sociale puisqu’il finira par épouser la fille de Sir Martin, le propriétaire du Chronicle. Le second frère, Daniel, est à fond dans les études littéraires, réussit brillamment tous ses examens et va à l’université de Cambridge poursuivre des études supérieures. Une autre forme de réussite sociale aidée en cela par ses relations très particulières. Le benjamin, Sam, est celui qui semble avoir le plus souffert du départ de leur mère. Il est doué d’une grande sensibilité aux autres et essaie d’aider son prochain à sa manière. Il donne le peu qu’il a aux pauvres ou plutôt toujours au même pauvre, il va se recueillir dans l’église Notre-Dame-des-Lamentations où se passe un événement étrange, à la limite du fantastique. Mère Placentia lui trouve un job de jardinier du couvent et il s’en contente un temps. Le romancier souhaite que les trois frères, dont la vie à l’orée de l’âge adulte les a séparés et qui deviennent des âmes errantes, finissent par le plus grand des hasards (si l’on peut appeler cela ainsi) par se heurter dans la vie citadine comme des électrons libres et un seul parviendra à retrouver son chemin. Comme dans la Maison d’Apre-Vent, comme dans les romans de Dickens où « Londres devient une sorte d’univers carcéral où tous les personnages sont menottés aux murs. Si ce n’est pas une cellule, c’est un labyrinthe ». J’ai lu l’ouvrage jusqu’au bout car d’une part il foisonne d’idées intéressantes et aussi surtout parce que je voulais savoir qui des trois frères allait tirer son épingle du jeu. Et ce n’est pas celui auquel on pense qui l’a fait ! Dure réalité que la vie londonienne . Il y a beaucoup de lignes de fuite dans ce roman et j’ai particulièrement apprécié la description des taudis à Limehouse où Harry guidé par Guinevere, la fille de son patron, rencontre Mrs Byrne et ses trois enfants. « Une femme plus toute jeune ouvrit la porte. « Je viens de leur donner à manger, déclara-t-elle. Entrez donc. » Trois enfants étaient assis à une table en Formica ; le visage pâlot mâchuré de confiture, ils avaient à la main des tartines. Ils levèrent sur Guinevere et Harry des regards inexpressifs. » « Dites à ce monsieur avec combien vous vivez par mois. – Douze livres par semaine. Douze livres, ça vous mène pas loin. Pas avec cinq bouches à nourrir. » On est en plein dans l’univers dickensien et c’est navrant de voir qu’un siècle plus tard, la misère est toujours aussi présente à Londres ou ailleurs. Ou n’est-ce qu’un roman pour faire pleurer Madeleine ? A vous de le découvrir et nous le dire.
    Lire la suite
    En lire moins
  • Nono19 Posté le 11 Juillet 2019
    "Trois frères" raconte l'histoire de trois frères (sans blague :p) que tout sépare mais dont les chemins se croisent parfois à leur insu dans un Londres d'après-guerre. Harry, Daniel et Sam sont nés à une année d'intervalle dans un quartier pauvre de Londres. Très jeunes, ils sont livrés à eux-mêmes entre un père veilleur de nuit insatisfait de sa vie et une mère qui disparaît sans explication. Au lieu de les rapprocher, ces épreuves vont les séparer. Chacun suivant son chemin. Harry deviendra journaliste, Daniel universitaire à Cambridge et Sam ... ben il essaye de survivre. Ce roman aborde des thèmes assez variés comme les marchands de sommeil, les injustices sociales, l'avidité, la lâcheté, le monde littéraire, ... Et on ne peut pas dire que le ton soit très joyeux. Les luttes de pouvoir prennent beaucoup de place et nous sommes témoins du succès et de la chute des personnages. Les trois frères sont devenus des inconnus cependant leur passé et leurs fréquentations entrecroisent leurs chemins. Londres est un personnage à part entière avec ses différents quartiers, ses opportunités, ses promesses mais aussi ses secrets et ses désillusions. Un roman certes assez sombre mais qui a le mérite de faire réfléchir sur l'ascension sociale et les liens... "Trois frères" raconte l'histoire de trois frères (sans blague :p) que tout sépare mais dont les chemins se croisent parfois à leur insu dans un Londres d'après-guerre. Harry, Daniel et Sam sont nés à une année d'intervalle dans un quartier pauvre de Londres. Très jeunes, ils sont livrés à eux-mêmes entre un père veilleur de nuit insatisfait de sa vie et une mère qui disparaît sans explication. Au lieu de les rapprocher, ces épreuves vont les séparer. Chacun suivant son chemin. Harry deviendra journaliste, Daniel universitaire à Cambridge et Sam ... ben il essaye de survivre. Ce roman aborde des thèmes assez variés comme les marchands de sommeil, les injustices sociales, l'avidité, la lâcheté, le monde littéraire, ... Et on ne peut pas dire que le ton soit très joyeux. Les luttes de pouvoir prennent beaucoup de place et nous sommes témoins du succès et de la chute des personnages. Les trois frères sont devenus des inconnus cependant leur passé et leurs fréquentations entrecroisent leurs chemins. Londres est un personnage à part entière avec ses différents quartiers, ses opportunités, ses promesses mais aussi ses secrets et ses désillusions. Un roman certes assez sombre mais qui a le mérite de faire réfléchir sur l'ascension sociale et les liens familiaux.
    Lire la suite
    En lire moins
  • Annette55 Posté le 25 Novembre 2015
    Voici trois frères : Harry, Daniel et Sam Hanway, nés après la guerre, le même jour, chacun à un an de distance. Leur pére renonce à ses ambitions littéraires, se fait veilleur de nuit puis camionneur, alors que leur mére disparaît du jour au lendemain sans laisser d'explication..... Les garçons s'élévent seuls, tracent leur route dans un monde aussi varié que fascinant. Harry, ambitieux et impatient qui a vite compris " que les mots ne coûtent rien et se fabriquent au mètre " devient journaliste et ne vit que pour la façade et la gloire..... Daniel, timide et solitaire, poursuit des études qui le mènent à Cambridge, lui, l'intellectuel, et à une carrière de critique litteraire, " l'enfant terrible",célèbre pour son mépris et sa méchanceté raffinée à l'égard de ses contemporains. Sam, blessé par le départ de sa mére, privé d'amour maternel, imprévisible, sujet à des sautes d'humeur, est un rêveur mélancolique dépourvu d'ambition....il contemple la vie et travaille pour Mr Ruppert , propriétaire de logements sordides. Tous trois souffrent d'une incapacité manifeste à aimer, ils perdent tout contact très vite.Ce n'est que beaucoup plus tard, autour de leur mére réapparue, que leurs routes se croiseront à nouveau à travers une sordide affaire immobilière . Trois... Voici trois frères : Harry, Daniel et Sam Hanway, nés après la guerre, le même jour, chacun à un an de distance. Leur pére renonce à ses ambitions littéraires, se fait veilleur de nuit puis camionneur, alors que leur mére disparaît du jour au lendemain sans laisser d'explication..... Les garçons s'élévent seuls, tracent leur route dans un monde aussi varié que fascinant. Harry, ambitieux et impatient qui a vite compris " que les mots ne coûtent rien et se fabriquent au mètre " devient journaliste et ne vit que pour la façade et la gloire..... Daniel, timide et solitaire, poursuit des études qui le mènent à Cambridge, lui, l'intellectuel, et à une carrière de critique litteraire, " l'enfant terrible",célèbre pour son mépris et sa méchanceté raffinée à l'égard de ses contemporains. Sam, blessé par le départ de sa mére, privé d'amour maternel, imprévisible, sujet à des sautes d'humeur, est un rêveur mélancolique dépourvu d'ambition....il contemple la vie et travaille pour Mr Ruppert , propriétaire de logements sordides. Tous trois souffrent d'une incapacité manifeste à aimer, ils perdent tout contact très vite.Ce n'est que beaucoup plus tard, autour de leur mére réapparue, que leurs routes se croiseront à nouveau à travers une sordide affaire immobilière . Trois frères est le portrait subtil de trois personnalités autant que celui de Londres dans les années d'après guerre. Autour d'une intrigue parfaitement construite et du poids incontestable des liens familiaux, l'auteur décrit avec célérité et vivacité la société de l'époque, la corruption, les marchands de sommeil, les profiteurs en tous genre, les scandales immobiliers, politiques et sexuels..... Nous voyageons dans l'espace et le temps à Londres, Ville des ambitions littéraires contrariées,des vandales, des naîfs, de la presse corrompue, le Londres du brouillard et des ténèbres....oú se jouent les coïncidences comme sur une scène de théâtre ou un plateau de cinéma... A la fois satire acerbe, cynique et roman noir, trois destins entremêlés sur fond de peinture sociale et une fin brutale!
    Lire la suite
    En lire moins
  • motspourmots Posté le 8 Juin 2015
    Voilà un auteur britannique auquel je n'avais pas encore goûté. Un passionné de Londres ou plutôt de l'histoire de Londres au point d'en avoir écrit une biographie qui a ébloui un certain nombre de critiques littéraires et que je me suis promis de lire, dès que possible. En attendant, "Trois frères" raconte également Londres, celui de l'après-guerre, sous un prisme plus social qu'historique, le Londres des quartiers populaires, quand Notting Hill n'était pas encore le fief des bobos, le Londres des miséreux et des ambitieux, celui des crapules et celui des naïfs. L'impression que laisse ce roman est celle d'une incroyable maîtrise. De l'intrigue, de la narration, des personnages, des rebondissements pour arriver à une démonstration parfaitement limpide. En avançant dans la lecture, on a l'impression de voir la main de l'auteur déplacer des figurines de ses personnages sur un énorme plateau de Monopoly constitué par les quartiers et les rues de Londres. Jusqu'à ce que la boucle soit parfaitement bouclée. Ils sont donc trois frères, Harry, Daniel et Sam. Nés au lendemain de la guerre, le même jour, à la même heure, à un an d'intervalle. Voilà qui augure déjà un destin peu commun. Les trois garçons sont assez rapidement livrés... Voilà un auteur britannique auquel je n'avais pas encore goûté. Un passionné de Londres ou plutôt de l'histoire de Londres au point d'en avoir écrit une biographie qui a ébloui un certain nombre de critiques littéraires et que je me suis promis de lire, dès que possible. En attendant, "Trois frères" raconte également Londres, celui de l'après-guerre, sous un prisme plus social qu'historique, le Londres des quartiers populaires, quand Notting Hill n'était pas encore le fief des bobos, le Londres des miséreux et des ambitieux, celui des crapules et celui des naïfs. L'impression que laisse ce roman est celle d'une incroyable maîtrise. De l'intrigue, de la narration, des personnages, des rebondissements pour arriver à une démonstration parfaitement limpide. En avançant dans la lecture, on a l'impression de voir la main de l'auteur déplacer des figurines de ses personnages sur un énorme plateau de Monopoly constitué par les quartiers et les rues de Londres. Jusqu'à ce que la boucle soit parfaitement bouclée. Ils sont donc trois frères, Harry, Daniel et Sam. Nés au lendemain de la guerre, le même jour, à la même heure, à un an d'intervalle. Voilà qui augure déjà un destin peu commun. Les trois garçons sont assez rapidement livrés à eux-mêmes lorsque leur mère disparaît un beau jour sans explication tandis que leur père, qui a remisé depuis longtemps ses ambitions littéraires de jeunesse au fond d'un placard traverse l'existence avec amertume et un travail de veilleur de nuit qui l'éloigne de ses enfants. Liés par la coïncidence de leurs dates de naissance et une sorte de connivence émotive, les trois frères ne s'en éloignent pas moins les uns des autres au point de ne pas se voir pendant de nombreuses années. Harry, l'aîné profite d'un heureux concours de circonstances pour devenir journaliste et se transformer rapidement en une sorte de Rastignac londonien. Daniel choisit les études et Cambridge où il enseignera, avant de se transformer en un redoutable critique littéraire. Sam, lui, ne travaille pas. Il rêve et se laisse guider par son instinct qui le mène toujours vers les plus démunis et parfois dans les couvents. Des vies distinctes, et pourtant. C'est oublier que nous sommes à Londres "un réseau tellement dense et resserré que le moindre mouvement de l'élément le plus infime envoyait des ondes de réverbération dans tout l'ensemble". Sans qu'ils s'en aperçoivent, le destin des trois frères est inextricablement lié, tout comme ceux des personnes qu'ils côtoient et qui ignorent souvent tout de leurs liens. Chaque frère nous plonge dans un Londres différent et pourtant le même. Marchands de sommeil et profiteurs en tous genre, patrons de presse et journalistes dans l'effervescence de Fleet Street (on connaît l'importance du rôle de la presse à Londres), écrivains à succès ou passés de mode, petites gens, prostituées et nécessiteux en tous genre, tous sont les rouages d'un même moteur qui fait avancer la ville et qui continuera à la faire avancer bien après que nos trois frères auront disparu. Pour cette visite de Londres accompagnée d'une remontée dans le temps, on suit le guide avec enthousiasme. Avec ce roman qui se lit comme un polar, on entend presque battre le pouls de la ville, on découvre sa réalité. Je comprends la grande réputation de Peter Ackroyd et j'ai bien l'intention de poursuivre mon exploration après cette introduction dont je ressors terriblement impressionnée.
    Lire la suite
    En lire moins
Lisez inspiré avec 10/18 !
Voyagez hors des sentiers battus, loin d'une littérature conventionnelle et attendue…