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10/18
EAN : 9782264072924
Code sériel : 5457
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 408
Format : 108 x 177 mm

Tuff

Nathalie Bru (Traducteur)
Date de parution : 20/06/2019
Iitinéraire drolatique d'un jeune Noir de East Harlem, fils d'un ex-Black Panther, armoire à glace de 110 kilos qui se retrouve candidat aux élections de son district...
Fils d'un ex-Black Panther, Winston Foshay, alias Tuff, a 22 ans et pèse plus de 140 kilos. Cantonnés depuis toujours, par son physique, à des missions d'homme de main, il décide de changer de vie après qu'il a miraculeusement réchappé d'une fusillade. Dans son quartier d'East Harlem, il retrouve son... Fils d'un ex-Black Panther, Winston Foshay, alias Tuff, a 22 ans et pèse plus de 140 kilos. Cantonnés depuis toujours, par son physique, à des missions d'homme de main, il décide de changer de vie après qu'il a miraculeusement réchappé d'une fusillade. Dans son quartier d'East Harlem, il retrouve son tout jeune fils et sa femme Yolanda- épousée par téléphone alors qu'il était en prison -, et multiplie les conciliabules avec des amis qui évoluent tous dans des eaux plus ou moins troubles. Convaincu qu'il ne parviendra pas à s'amender seul, il trouve un mentor en regardant la télévision : le rabbin Spencer Throckmorton, un Afro-Américain converti au judaïsme qui lui conseille de se présenter aux élections du district. Commence alors une campagne foutraque et décalée, rythmée par un phrasé digne des meilleurs morceaux de hip-hop.
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EAN : 9782264072924
Code sériel : 5457
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 408
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • LadyOsoleil Posté le 17 Novembre 2019
    Beaucoup de promesses en débutant ce roman, j'ai été un peu déçu. Je m'attendais à que ça soit plus centré sur l'épopée politique de Tuff, le personnage principal. Mais en même temps, je suppose que l'objectif était de montrer que le côté absurde de la situation, les interludes en garde à vue, les préparations de cambriolage au Rohypnol, et de temps en temps, la préparation du plus gros projet que de sa vie. Bref, c'était sympa à lire mais quand même un peu décévant.
  • lehibook Posté le 21 Mai 2019
    Au départ , il n’est pas vraiment sympa Tuff du haut de ses 140 kg d’homme de main ,mais échappant miraculeusement à la mort , il se découvre un désir de rédemption qui le conduira à se présenter aux élections. On pense à Jules de « Pulp Fiction » et ce n’est pas le seul aspect « tarantinien » du livre , y participent aussi les longs dialogues absurdes pimentés de l’argot de Harlem et de la scansion du rap. On peut aussi penser à Chester Hines (celui de « la Reine des pommes » ) pour les entreprises chimériques de la bande de bras cassés qui entoure le héros ,et les péripéties improbables ( Un tournoi de sumo dans les rue de Harlem !).De ce chaos hilarant nourri de références musicales et cinématographiques se dégage aussi un satire acide de la vie américaine structurée par les préjugés raciaux .
  • Ingannmic Posté le 15 Octobre 2018
    Le roman de Paul Beatty est un portrait haut en couleur de membres de la communauté d'East Harlem, et plus particulièrement celui de Winston Foshay, dit Tuff ou Tuffy. Avec ses cent quarante kilos, ce grand gaillard d'une petite vingtaine d'années semble condamné aux rôles de gros bras auxquels le cantonnent les dealers et autres gangsters de sa connaissance. Au moment où débute le récit, il vient justement, grâce à un opportun évanouissement, d’échapper à la mort lors d'une fusillade dans un appartement de Brooklyn, où s'effectuait une livraison de drogue. Car malgré sa carrure imposante et son caractère soupe au lait, Winston n'est guère téméraire... Il traverse par ailleurs une période de questionnement existentiel, tiraillé entre sa volonté de devenir un père et un mari respectable, et le poids d'un héritage familial, culturel et social envers lequel il voudrait ne plus se sentir redevable. Fils d'un ex Black Panther que ses fréquents séjours à l'ombre et son militantisme ont rendu absent -filiation qu'il aimerait bien renier-, et d'une mère qui, désespérée qu'il ne soit pas "comme ces gentils garçons dans le poste" (les Cosby), lui a laissé leur appartement et a mis le plus grand nombre possible de kilomètres entre eux... Le roman de Paul Beatty est un portrait haut en couleur de membres de la communauté d'East Harlem, et plus particulièrement celui de Winston Foshay, dit Tuff ou Tuffy. Avec ses cent quarante kilos, ce grand gaillard d'une petite vingtaine d'années semble condamné aux rôles de gros bras auxquels le cantonnent les dealers et autres gangsters de sa connaissance. Au moment où débute le récit, il vient justement, grâce à un opportun évanouissement, d’échapper à la mort lors d'une fusillade dans un appartement de Brooklyn, où s'effectuait une livraison de drogue. Car malgré sa carrure imposante et son caractère soupe au lait, Winston n'est guère téméraire... Il traverse par ailleurs une période de questionnement existentiel, tiraillé entre sa volonté de devenir un père et un mari respectable, et le poids d'un héritage familial, culturel et social envers lequel il voudrait ne plus se sentir redevable. Fils d'un ex Black Panther que ses fréquents séjours à l'ombre et son militantisme ont rendu absent -filiation qu'il aimerait bien renier-, et d'une mère qui, désespérée qu'il ne soit pas "comme ces gentils garçons dans le poste" (les Cosby), lui a laissé leur appartement et a mis le plus grand nombre possible de kilomètres entre eux dès son adolescence, il a ensuite été pris sous l'aile d'une nippo-américaine fervente communiste et ex-militante de Malcolm X. D'avoir échappé de peu à la mort lui fait réaliser ses responsabilités envers Jordy, son garçon de deux ans, et sa femme la pétulante Yolanda, ainsi que la nécessité de trouver sa propre voie... Et il a un projet pour "filer droit". Avec l'aide de Spencer, rabbin noir qui s'est improvisé guide spirituel pour les jeunes des quartiers, il se présente au Conseil Municipal de son quartier... Voilà pour le synopsis et le contexte, dont on assemble les éléments au fil d'un récit qui peut parfois sembler chaotique dans sa première partie, succession d’épisodes mettant surtout en scène les camarades de Winston traînant dans le quartier, fumant, projetant braquages et magouilles, se colletant avec une police municipale agressive et pathétique. On se familiarise à cette occasion avec son truculent entourage -dont Smush, son meilleur ami infirme et antisémite...- et avec les contradictions de notre héros, capable de la pire des brutalités tout en conservant sa légendaire nonchalance, sarcastique mais incapable de blaguer -car Winston dit toujours la vérité-, cinéphile au savoir encyclopédique... Et même lorsque l'intrigue précise sa trame, on voit bien qu'elle n'est pour l'auteur qu'un prétexte à développer ses thématiques de prédilection, en déconstruisant les clichés associés aux afro américains et autres communautés des quartiers dits "sensibles". Il se livre ainsi à une satire féroce et souvent burlesque, évoquant les conditionnements que subissent les individus en fonction de l'image que la société leur renvoie et de l'influence du milieu au sein duquel ils évoluent, et la difficulté à s'en détacher. De Winston et ses pairs, nés trop tard pour exprimer leur révolte en s'engageant dans le mouvement pour les droits civiques, et trop tôt pour profiter d'une société véritablement égalitaire -en espérant qu'elle arrive un jour-, en butte au manque de perspectives et d'opportunités, Paul Beatty nous offre un portrait vivant, attachant et drôle, porté par une langue inventive et gouailleuse. Et si la construction narrative de "Tuff" n'est pas aussi maîtrisée que celle d'un "Moi contre les Etats-Unis d'Amérique", on passe en compagnie de cette bande d'East Harlem un excellent moment !
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  • Aouan Posté le 6 Août 2018
    Ne pas chercher une histoire cohérente dans ce récit de la campagne électorale d’un jeune délinquant de Harlem même pas repenti. Mais les personnages sont croqués avec humour et on ne s’ennuie pas. Mais la lecture finie, difficile d’en tirer quelque chose tellement ce monde est loin de nous. Reste un voyage dépaysant pas désagréable.
  • Corboland78 Posté le 14 Janvier 2018
    Paul Beatty, né en 1962 à Los Angeles, est un écrivain afro-américain. Diplômé d'un Master of Fine Arts du Brooklyn College en écriture créative, il a également obtenu une maîtrise en psychologie à l'université de Boston. Tuff vient tout juste de paraître. New York, East Harlem. Tuff, nom de rue donné à Winston Foshay, est un jeune Black de 140 kilos utilisant son avantage physique pour jouer les hommes de main. Fils d’un ex-Black Panther, marié avec Yolanda et père d’un bébé, il évolue dans le monde interlope des petites frappes locales avec son pote Fariq, handicapé physique toujours prêt à monter des coups pour se faire de la thune. Un jour, Winston décide de se sortir de cette vie sans avenir, « parce que j’en ai ma claque d’être un de ces nègres pouilleux que Langston Hugues il compare à des « raisins au soleil » dans son poème » et il se présente comme candidat aux élections municipales… ! Avant toute chose, il faut replacer ce roman à sa place dans l’œuvre de Paul Beatty. Certes il s’agit d’une nouveauté pour nous Français mais en fait, paru en 2000, c’est le second roman de l’écrivain, sur les quatre qu’il a... Paul Beatty, né en 1962 à Los Angeles, est un écrivain afro-américain. Diplômé d'un Master of Fine Arts du Brooklyn College en écriture créative, il a également obtenu une maîtrise en psychologie à l'université de Boston. Tuff vient tout juste de paraître. New York, East Harlem. Tuff, nom de rue donné à Winston Foshay, est un jeune Black de 140 kilos utilisant son avantage physique pour jouer les hommes de main. Fils d’un ex-Black Panther, marié avec Yolanda et père d’un bébé, il évolue dans le monde interlope des petites frappes locales avec son pote Fariq, handicapé physique toujours prêt à monter des coups pour se faire de la thune. Un jour, Winston décide de se sortir de cette vie sans avenir, « parce que j’en ai ma claque d’être un de ces nègres pouilleux que Langston Hugues il compare à des « raisins au soleil » dans son poème » et il se présente comme candidat aux élections municipales… ! Avant toute chose, il faut replacer ce roman à sa place dans l’œuvre de Paul Beatty. Certes il s’agit d’une nouveauté pour nous Français mais en fait, paru en 2000, c’est le second roman de l’écrivain, sur les quatre qu’il a écrits (tous chroniqués ici). Ces précisions sont importantes car pour moi, même si le roman est bon, ce n’est pas son meilleur. Nous trouvons déjà ici tout ce qui fait le style de l’écrivain, à commencer par sa verve narrative, son écriture poussant le lecteur à tourner les pages plus vite que ne le voudrait la raison, pour autant ce rythme rapide n’atteint pas les pointes de vitesse des romans qui suivront. Comme d’habitude le scénario est fou-fou voire même carrément foutraque : au fil rouge indiqué précédemment se greffent des digressions parfois sans queue ni tête, où, dans un melting-pot ethnique fait de Blacks, d’Asiatiques, de Chicanos et de Juifs, les institutions, la police, les hommes politiques en prennent pour leur grade, dans un langage que nous qualifierons de « coloré » par pudeur mais pas avare de références cultivées. La critique littéraire emploie parfois le terme de « roman choral », avec Beatty la tendance est plutôt au « roman brouhaha » où tout le monde la ramène à tort et à travers. J’ai dit que ce bouquin n’était pas son meilleur, il a néanmoins un avantage, étant beaucoup plus facilement abordable que les autres – Paul Beatty fait ses gammes – il pourra faciliter la découverte de l’écrivain par ceux qui ne l’ont pas encore lu ? Suivez Winston dans son parcours, entre Fariq la voix mauvaise conseillère et Spencer le Rabbin Black son opposé, pour découvrir ce qu’il advient de sa résolution, « oublie pas que je suis juste un jeune négro qu’essaie de rompre le cycle. »
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