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Robert Laffont
EAN : 9782221248270
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 384
Format : 122 x 182 mm

Un amour

Michel BREITMAN (Traducteur)
Collection : Pavillons Poche
Date de parution : 18/02/2021
« Dans un style haletant, Dino Buzzati évoque avec une rare maestria les derniers feux d’une folle passion. »Delphine Peras, L’Express.

En 1963, plus de vingt ans après la parution de son chef-d’œuvre Le Désert des Tartares, paraît ce qui restera comme le dernier roman, probablement autobiographique, de Dino Buzzati : Un amour, ou le récit de l’intrusion de la passion, c’est-à-dire du désordre, dans la vie d’un honorable architecte milanais...

En 1963, plus de vingt ans après la parution de son chef-d’œuvre Le Désert des Tartares, paraît ce qui restera comme le dernier roman, probablement autobiographique, de Dino Buzzati : Un amour, ou le récit de l’intrusion de la passion, c’est-à-dire du désordre, dans la vie d’un honorable architecte milanais d’une cinquantaine d’années.
Le jour où Laïde, jeune prostituée, danseuse et fieffée menteuse, entre dans la vie d’Antonio Dorigo, commence pour lui une descente en enfer. Comme il s’offre aux coups de son bourreau, il nous est livré à nu : pitoyable et tragique, criant, pleurant, s’agitant, possédé d’une folie dans laquelle il se vautre avec désespoir et délices.

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EAN : 9782221248270
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 384
Format : 122 x 182 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Auboutdupetitmatin Posté le 21 Novembre 2020
    En commençant « Un amour » de Dino Buzzati, je me suis sentie un peu découragée par une vision masculine, parfois misogyne, peu flatteuse, un peu lourde parfois. Et puis des phrases de 3 pages, décourageantes, pléthoriques, étourdissantes. Je ne sais pas pourquoi je me suis tout de même accrochée à ce livre, persuadée que j’avais à y découvrir quelque chose. Et ce fut le cas. Car il s’agit de voir ce que peuvent faire de nous les « sentiments », aussi lucide se vante t-on d’être. C’est plus une addiction qu’un amour finalement, une addiction aveuglante que l’on connait mais dont on ne peut se défaire. On est dès le départ frappé par la lucidité extrême du protagoniste sur l’absurdité de sa situation et paradoxalement, par son incapacité à agir. Un asservissement des plus perfides. C’est l’histoire d’une grande arnaque, d’une manipulation. L’auteur nous tient finalement en haleine car on ne cesse de se demander comment un homme aussi intelligent peut se laisser manipuler de la sorte. Jusqu’où tout cela ira ? Qui craquera le premier ? S’effondrera-t-elle sous son amoncellement de mensonges ? Ment-elle vraiment ? Finira-t-il par la percer à jour ? Comme peut-on concentrer autant de bêtise et... En commençant « Un amour » de Dino Buzzati, je me suis sentie un peu découragée par une vision masculine, parfois misogyne, peu flatteuse, un peu lourde parfois. Et puis des phrases de 3 pages, décourageantes, pléthoriques, étourdissantes. Je ne sais pas pourquoi je me suis tout de même accrochée à ce livre, persuadée que j’avais à y découvrir quelque chose. Et ce fut le cas. Car il s’agit de voir ce que peuvent faire de nous les « sentiments », aussi lucide se vante t-on d’être. C’est plus une addiction qu’un amour finalement, une addiction aveuglante que l’on connait mais dont on ne peut se défaire. On est dès le départ frappé par la lucidité extrême du protagoniste sur l’absurdité de sa situation et paradoxalement, par son incapacité à agir. Un asservissement des plus perfides. C’est l’histoire d’une grande arnaque, d’une manipulation. L’auteur nous tient finalement en haleine car on ne cesse de se demander comment un homme aussi intelligent peut se laisser manipuler de la sorte. Jusqu’où tout cela ira ? Qui craquera le premier ? S’effondrera-t-elle sous son amoncellement de mensonges ? Ment-elle vraiment ? Finira-t-il par la percer à jour ? Comme peut-on concentrer autant de bêtise et de clairvoyance dans le même personnage ? Pourquoi ne peut-il percevoir ce que nous, lecteur, voyons clairement et qui nous saute à la gorge ? Ce qu’il est impossible de voir lorsque l’on est étourdi, aveuglé par le tourbillon des passions. On a presque envie de le sortir de cet imbroglio, de le tirer par le bras en l’attrapant dans une page. De le sauver de ce chaos. Bref, c’est un Buzzati à lire pour découvrir tout ça. « (…) La véritable musique est tout entière ici dans le regret d’hier et l’espoir de demain, l’espoir aussi douloureux que le regret ».
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  • LambertValerie Posté le 15 Août 2020
    Ce livre me fait immanquablement penser à un amour de Swann, ce dernier tombe amoureux d'une demi mondaine: Odette de Crécy.Il va connaître tous les affres de la passion, la jalousie, la possession.Une maladie tout comme l'évoque Buzzati qui vous ronge et vous dévore.Ce mal qui vous empêche d'être mais sans lequel on ne peut vivre. Dans notre histoire, notre architecte quinquagénaire ne semble n'avoir jamais aimer des femmes.Il en rêve mais il regarde les autres. Aimer semble difficile, faut-il s'imposer tout cela? Court-il après sa jeunesse auprès de cette jeune prostituée? Buzzati nous dresse cette histoire dans les années 60 industrielles de Milan. J'avais peu aimé: Le désert des Tartares, avec Un amour, je me sens réconciliée avec Buzzati. Récit touchant qui évoque avec beaucoup de lucidité , de violence mais aussi d'une certaine tendresse une espère d'amour absolu.
  • Siroccco Posté le 2 Juin 2020
    Chef-d'oeuvre absolu. Qu'est-ce que perdre pied dans une relation inexplicable, où tout oppose les deux protagonistes ? Un livre virtuose et implacable que l’on ne parvient à quitter. Au même titre que cet homme devenu le jouet de cette femme. Le style nous laisse sans souffle, parfois en apnée, comme emportés par un cyclone pour être projetés contre un mur de béton. Par moment, je réalisais que si je lisais si vite, c’est qu’il n’y avait tout simplement plus du tout de ponctuation ! J’avalais littéralement les phrases, les mots tout en étant secoué comme un prunier…
  • Polomarco Posté le 5 Avril 2018
    L'histoire d'une relation vouée à l'échec : à Milan, en 1960, Antonio, architecte de 49 ans, tombe amoureux d'une jeune prostituée de 20 ans, Laïde. Différences d'âge, de statut social et de conception de l'amour : tout concourt à faire de cette relation une glissade, un tourbillon, une descente aux enfers, un choc ! Tout commence par une révélation : "Mais ce furent surtout les cheveux noirs, longs, tombant sur les épaules, qui le frappèrent par-dessus tout" (chap. III - page 20), qui devient de l'attirance : "Il la dévorait des yeux" (chap. VIII - page 64), se transforme en attachement : "Il l'aimait pour elle-même, pour ce qu'elle représentait de féminin, de caprice, de jeunesse ... (chap. XIV - page 117), tourne à l'obsession : "Grand Dieu ! Était-il donc possible qu'il ne parvînt pas à penser à autre chose ?" (chap. XIV - page 113) et donne lieu à des pics de jalousie : "Antonio se demanda si ... C'était absurde, c'était épouvantable, c'était d'une simplicité enfantine : cette nuit peut-être, sans doute par pur caprice, Laïde l'avait fait monter dans sa chambre" (chap. XIX - page 167). Plus il la voit, plus elle devient son objet, l'objet de son... L'histoire d'une relation vouée à l'échec : à Milan, en 1960, Antonio, architecte de 49 ans, tombe amoureux d'une jeune prostituée de 20 ans, Laïde. Différences d'âge, de statut social et de conception de l'amour : tout concourt à faire de cette relation une glissade, un tourbillon, une descente aux enfers, un choc ! Tout commence par une révélation : "Mais ce furent surtout les cheveux noirs, longs, tombant sur les épaules, qui le frappèrent par-dessus tout" (chap. III - page 20), qui devient de l'attirance : "Il la dévorait des yeux" (chap. VIII - page 64), se transforme en attachement : "Il l'aimait pour elle-même, pour ce qu'elle représentait de féminin, de caprice, de jeunesse ... (chap. XIV - page 117), tourne à l'obsession : "Grand Dieu ! Était-il donc possible qu'il ne parvînt pas à penser à autre chose ?" (chap. XIV - page 113) et donne lieu à des pics de jalousie : "Antonio se demanda si ... C'était absurde, c'était épouvantable, c'était d'une simplicité enfantine : cette nuit peut-être, sans doute par pur caprice, Laïde l'avait fait monter dans sa chambre" (chap. XIX - page 167). Plus il la voit, plus elle devient son objet, l'objet de son désir. Plus elle le voit, plus elle en fait l'instrument de ses fantaisies, le jouet de ses facéties : elle se joue de lui, lui demandant par exemple de nourrir son petit chien. Il comprend qu'elle se moque de lui, mais la relation strictement sexuelle a fait place, chez lui, à un vif sentiment amoureux. Bien que subissant camouflet sur camouflet, il n'arrive plus à prendre ses distances et devient prisonnier de cette relation sans issue : "Sans moi, tu n'es pas capable de vivre", lui assène-t-elle (chap. XXV - page 243). A vouloir en savoir toujours davantage sur elle, il est entré dans sa vie; mais l'inverse n'est pas vrai : lui ne l'a pas fait entrer, ni chez lui, ni dans sa vie. Elle a fini par le faire obéir au doigt et à l'oeil, alors qu'auparavant, c'est lui qui pensait la mener à la b(r)aguette. Malgré le caractère scabreux du sujet, le récit n'est jamais obscène, ni vulgaire. On est envoûté par cette descente aux enfers, qui lui fait rechercher sa propre jeunesse dans celle de Laïde. Loin d'avoir trouvé un sens à sa vie, Antonio s'est perdu. La folie qui finit par prendre le dessus est illustrée par des phrases parfois très longues, dépourvues de ponctuation, comme pour illustrer le foisonnement et le désordre des pensées du héros. On aimera, ou non, mais le style est expressif. Dans ce puits sans fond, on ne pourra s'empêcher de penser à la citation d'André Gide : "Il est bon de suivre sa pente, pourvu que ce soit en montant". (Les citations sont extraites de l'édition Livre de Poche de 10/1985).
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  • Marc21 Posté le 19 Novembre 2017
    Les thèmes chers à M.Buzzati sont là : solitude, mal être, bien être, attente,... En fait la vie est un mal être, quand ce mal s'éteint, l'insignifiance reprend le dessus et il n'y a plus de vie, plus d'attente. L'Amour est de ces attentes, descente aux enfers? L'enfer serait donc la vie, le paradis la mort? Très beau roman, à dévorer, savourer.
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