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EAN : 9782264075611
Code sériel : 5577
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 288
Format : 108 x 177 mm
Nouveauté

Un autre tambour

Lisa ROSENBAUM (Traducteur)
Date de parution : 13/08/2020
Juin 1957, Sutton, Mississippi. Un jeune fermier noir met le feu à sa maison et quitte la ville. Le jour suivant, toute la population noire de Sutton part à son tour. Pourquoi ?
Juin 1957. Un après-midi, dans une petite ville du Sud profond des États-Unis, Tucker Caliban, un jeune fermier noir, recouvre de sel son champ, abat sa vache et son cheval, met le feu à sa maison, puis quitte la ville. Le jour suivant, toute la population noire déserte la ville... Juin 1957. Un après-midi, dans une petite ville du Sud profond des États-Unis, Tucker Caliban, un jeune fermier noir, recouvre de sel son champ, abat sa vache et son cheval, met le feu à sa maison, puis quitte la ville. Le jour suivant, toute la population noire déserte la ville à son tour.
Quel sens donner à cet exode spontané ? Quelles conséquences pour la ville, soudain vidée d'un tiers de ses habitants ? L'histoire est racontée par ceux qui restent : les Blancs. Des enfants, hommes et femmes, libéraux ou conservateurs. Une histoire alternative et audacieuse, publiée en 1962, un roman choc, tant par sa qualité littéraire que sa vision politique.

  « Un livre exceptionnel dont l’auteur mérite sa place au panthéon des grands écrivains américains du XXe siècle. » Clémentine Goldszal, Elle

 « Le chef-d'œuvre oublié de la littérature afro-américaine. Aussi viscéral qu’intelligent. » Damien Aubel, Transfuge

« Le don de William Kelley pour la satire, son acuité psychologique, sa lucidité sur les conflits raciaux, hissent la fable jusqu’à l’excellence. » Macha Séry, lemonde.fr

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Lisa Rosenbaum
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EAN : 9782264075611
Code sériel : 5577
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 288
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Chinouk Posté le 9 Septembre 2020
    Un autre tambour est un premier roman extrêmement bien pensé, construit et puissant !
  • So83 Posté le 2 Septembre 2020
    Publié en 1962, "Un autre tambour" est le premier roman de William Melvin Kelley, écrivain noir américain lié au Black Arts Movement qui eut une influence majeure sur l'esthétique des artistes afro-américains dans les années 60. Alors qu'on le compare aux plus grands, son oeuvre n'est pas très connue au point d'être surnommé "le géant oublié de la littérature américaine" par The New Yorker ! Et dire que c'est par hasard que ce roman a été découvert dans une brocante par un journaliste... Après avoir lu ce roman, on se demande effectivement pourquoi il a fallu attendre si longtemps pour que cette petite pépite soit éditée et ne paraisse en France qu'en 2019! C'est un roman magnifique sur la question raciale, écrit sous la forme d'une fable et qui raconte l'exode étonnant de toute la population noire d'une petite ville du sud des États-Unis sous le regard ahuri des Blancs, témoins impuissants et conteurs de l'histoire. Dans une Amérique encore marquée par la Guerre de Sécession, on découvre l'évolution d'une famille blanche du sud sur plusieurs générations, d'esclavagistes à libéraux et les raisons qui ont conduit ces Noirs à s'affranchir. Brillamment écrit, ce livre d'une force incroyable apporte encore un autre regard sur... Publié en 1962, "Un autre tambour" est le premier roman de William Melvin Kelley, écrivain noir américain lié au Black Arts Movement qui eut une influence majeure sur l'esthétique des artistes afro-américains dans les années 60. Alors qu'on le compare aux plus grands, son oeuvre n'est pas très connue au point d'être surnommé "le géant oublié de la littérature américaine" par The New Yorker ! Et dire que c'est par hasard que ce roman a été découvert dans une brocante par un journaliste... Après avoir lu ce roman, on se demande effectivement pourquoi il a fallu attendre si longtemps pour que cette petite pépite soit éditée et ne paraisse en France qu'en 2019! C'est un roman magnifique sur la question raciale, écrit sous la forme d'une fable et qui raconte l'exode étonnant de toute la population noire d'une petite ville du sud des États-Unis sous le regard ahuri des Blancs, témoins impuissants et conteurs de l'histoire. Dans une Amérique encore marquée par la Guerre de Sécession, on découvre l'évolution d'une famille blanche du sud sur plusieurs générations, d'esclavagistes à libéraux et les raisons qui ont conduit ces Noirs à s'affranchir. Brillamment écrit, ce livre d'une force incroyable apporte encore un autre regard sur l'Amérique ségrégationniste et ses tourments. On est happé dès le premier chapitre et la tension est grandissante jusqu'au point final. COUP DE CŒUR !
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  • DoubleMarge Posté le 12 Juillet 2020
    "Roman novateur pour l’époque, autant par sa forme, dépassant les limites d’un récit réaliste, que par son fond, retracer l’histoire d’une communauté opprimée, en creux, à travers les voix des oppresseurs, il avait été encensé à sa sortie aux États-Unis avant de sombrer dans l’oubli. Si dans l’introduction à la réédition anglaise, on peut lire que «beaucoup de lecteurs blancs ne voulaient pas d’un écrivain noir qui leur dise ce qu’ils pensaient », il n’en reste pas moins que William Melvin Kelley, acclamé par les militants des droits civiques en 1962, a disparu de lui-même, refusant de vivre dans un pays qui avait assassiné coup sur coup Malcom X, Martin Luther King et John Kennedy. (...) L’auteur n’est plus, donc. Il n’a pas assisté à la réhabilitation de son œuvre. Reste son roman choral déclinant les teintes de l’oppression, aussi bien sous les formes de la haine, de la cupidité et de la colère que de celles de l’incompréhension, du renoncement, de la mauvaise conscience et du désespoir, qui a suivi l’abolition de l’esclavage. Reste une ode magistrale à la rébellion." Kits Hilaire (Extrait) in DM
  • Garoupe Posté le 3 Juillet 2020
    Une autre vision de la ségrégation La première chose qui interpelle en ouvrant l’ouvrage se situe sous le titre des pages intérieures. On y trouve en effet la mention « relu et actualisé ». Ne bravant aucun danger, j’ai interrogé la personne qui m’avait fait parvenir le livre… Petites explications liminaires : la traduction originale a été conservé après lecture de celle-ci et de l’édition originale. Cette traduction, aussi intéressante soit-elle, datait de 1965 et a donc été amendée sur d’infimes détails (quelques mots ou expressions). Toutefois, il me faut aussi avertir le potentiel lecteur : le récit étant paru aux Etats-Unis en 1962 et donc traduit en français en 1965, le terme « nègre » a été maintenu dans cette version mise à jour. Choix qui me semble judicieux pour malgré tout rester proche de la société américaine de cette période. Ce préambule effectué, rentrons dans le vif du sujet. Dans un état fictif du Sud des Etats-Unis, tous les noirs d’une petite ville puis de tout l’état quittent ceux-ci dans un exode qui laisse les blancs pantois puis angoissés et inquiets. Pour tenter d’expliquer cet exode, William Malvin Kelley s’attache à un personnage en particulier : Tucker Caliban, issu d’une lignée... Une autre vision de la ségrégation La première chose qui interpelle en ouvrant l’ouvrage se situe sous le titre des pages intérieures. On y trouve en effet la mention « relu et actualisé ». Ne bravant aucun danger, j’ai interrogé la personne qui m’avait fait parvenir le livre… Petites explications liminaires : la traduction originale a été conservé après lecture de celle-ci et de l’édition originale. Cette traduction, aussi intéressante soit-elle, datait de 1965 et a donc été amendée sur d’infimes détails (quelques mots ou expressions). Toutefois, il me faut aussi avertir le potentiel lecteur : le récit étant paru aux Etats-Unis en 1962 et donc traduit en français en 1965, le terme « nègre » a été maintenu dans cette version mise à jour. Choix qui me semble judicieux pour malgré tout rester proche de la société américaine de cette période. Ce préambule effectué, rentrons dans le vif du sujet. Dans un état fictif du Sud des Etats-Unis, tous les noirs d’une petite ville puis de tout l’état quittent ceux-ci dans un exode qui laisse les blancs pantois puis angoissés et inquiets. Pour tenter d’expliquer cet exode, William Malvin Kelley s’attache à un personnage en particulier : Tucker Caliban, issu d’une lignée de deux générations d’esclaves puis d’affranchis noirs d’une famille, les Willson, eux-mêmes fils puis petits-fils ou arrières-petits-fils d’un général confédéré. L’auteur se situe donc volontairement dans un état particulièrement attaché à l’esclavagisme puis au fait que les noirs, alors payés, restent toutefois inférieurs au blanc, un état viscéralement raciste et ségrégationniste. Si ce contexte paraît très daté aujourd’hui, il n’en est en fait rien, ou pas grand-chose. Le sujet reste pleinement d’actualité et, si les retouches sont effectivement limitées, le style est particulièrement moderne, renforçant l’impression que cette histoire n’est pas si éloignée du racisme ordinaire qui peut encore se rencontrer dans nos sociétés modernes. C’est toute la force de ce récit qui n’hésite pas on plus à briser quelques frontières de l’époque. En effet, un membre de la famille du général confédéré s’est lie d’amitié avec une personne de couleur… qui se radicalisera de son côté et deviendra le révérend Bennett Bradshaw qui vient observer la fuite de main d’œuvre noire qui s’opère… et dont l’instigateur (on pourrait dire le patient zéro tant cet exode semble se propager tel un virus) n’est autre que Tucker Caliban. Tucker Caliban est central à plus d’un titre : pour les blancs il est l’homme qui a mis le feu aux poudres, pour le révérend il est une figure christique qui a rendu l’événement possible et donc renvoyé le révérend a l’inutilité du rôle de prophète noir qu’il s’était créé, le rendant obsolète, pour Dewey, le dernier des Willson, il est une énigme que l’adulte ne parvient pas à cerner notamment en rapport avec l’enfance commune qu’ils ont pu mener. Chacun, à son niveau, avec ses propres armes (qui la haine du nègre, qui la peur de perdre son utilité, qui la perte de ses repères), tente de décrypter ce qui se joue sous ses yeux. Au final, le lecteur ne saura pas, pas plus que les protagonistes, ce qui a déclenché chez Tucker Caliban ce besoin de fuir si ce n’est, comme le dit l’un d’entre eux, le fait qu’ils « prennent la liberté, ils n’attendent pas qu’on la leur donne ». Ce qui sous-tend ce récit c’est tout bonnement l’envie de vivre, d’être, de demeurer libre. C’est donc une aspiration universelle qui semble être le moteur de Tucker et de ses semblables. Un souffle nouveau s’étend sur un Sud ségrégationniste mais qui pourrait s’étendre, de manière presque messianique, à tout le pays ou à d’autres minorités pas si minoritaires en nombre. Le révérend pointe de façon pertinente que le racisme n’est pas l’apanage du Sud et que le racisme peut prendre de nombreuses formes : « Voyez-vous, je ne suis pas un spécialiste de la mentalité du Sud, qu’elle soit blanche ou noire. Certes, les mêmes conflits raciaux existent dans le Nord, mais sous une forme beaucoup moins ouverte, beaucoup moins primitive, et sans ce caractère barbare, extrêmement rafraîchissant, que l’on trouve ici. ». Très belle découverte que ce récit d’une autre époque qui n’a pourtant pas tant disparu que cela.
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  • DesConnexions Posté le 26 Mai 2020
    Un autre tambour William Melvin Kelley - ed Delcourt Lu en mai 2020 (confinement) C’est un livre complexe, aux personnages multiples, publié en 1962. Le livre commence en juin 1957, le jour où les habitants noirs quittent leur petite ville du Sud profond des Etats-Unis, à l’instar de Tucker Caliban. Ce jeune fermier après avoir recouvert ses champs de sel, mis le feu à sa maison, tué vache et cheval, part de la ville avec quelques bagages, sa femme et ses enfants. Cette scène est d’abord vue à travers les yeux de 3 hommes et d’un garçon de 10 ans qui, comme chaque jour, regroupés sous la véranda d’un petit commerce, épient et commentent la vie qui passe. Constatant amèrement cet exode initié par Caliban, le plus vieux se met alors à raconter l'histoire mythique, voire mythologique, de l’ancêtre de Tucker, un colosse arrivé d’Afrique par bateau pour y être vendu. Il voit dans cette histoire l’origine de l’acte insensé de Caliban. Dans ce roman, vont ensuite s’entremêler les histoires de 2 familles sur plusieurs générations : les Willson, riches propriétaires terriens dans le Sud est des USA, devenus au XXème siècle, humanistes et abolitionnistes, et celle des descendants de Caliban. La construction est très... Un autre tambour William Melvin Kelley - ed Delcourt Lu en mai 2020 (confinement) C’est un livre complexe, aux personnages multiples, publié en 1962. Le livre commence en juin 1957, le jour où les habitants noirs quittent leur petite ville du Sud profond des Etats-Unis, à l’instar de Tucker Caliban. Ce jeune fermier après avoir recouvert ses champs de sel, mis le feu à sa maison, tué vache et cheval, part de la ville avec quelques bagages, sa femme et ses enfants. Cette scène est d’abord vue à travers les yeux de 3 hommes et d’un garçon de 10 ans qui, comme chaque jour, regroupés sous la véranda d’un petit commerce, épient et commentent la vie qui passe. Constatant amèrement cet exode initié par Caliban, le plus vieux se met alors à raconter l'histoire mythique, voire mythologique, de l’ancêtre de Tucker, un colosse arrivé d’Afrique par bateau pour y être vendu. Il voit dans cette histoire l’origine de l’acte insensé de Caliban. Dans ce roman, vont ensuite s’entremêler les histoires de 2 familles sur plusieurs générations : les Willson, riches propriétaires terriens dans le Sud est des USA, devenus au XXème siècle, humanistes et abolitionnistes, et celle des descendants de Caliban. La construction est très contemporaine, chaque chapitre donnant la voix à un personnage différent, tout en servant un propos et des histoires passionnantes sur l’histoire récente des Etats-Unis, celle des pays sudistes notamment. Ca raconte la lutte pour les droits civiques, l’intégration si compliquée des anciens esclaves dans la société américaine : comment on leur fait une place ? ou pas … Comment les blancs abolitionnistes ont eu du mal à transmettre leurs idées dans des régions traditionnellement esclavagistes et ségrégationnistes. C’est aussi un point de vue très riche sur les questions raciales, sur le combat pour ouvrir sur des idées progressistes, sur la transmission des valeurs. Cette lecture a été passionnante, pleine de surprises et d’optimisme malgré tout.
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