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Un autre tambour
Lisa Rosenbaum (traduit par)
Date de parution : 13/08/2020
Éditeurs :
10/18

Un autre tambour

Lisa Rosenbaum (traduit par)
Date de parution : 13/08/2020
Juin 1957, Sutton, Mississippi. Un jeune fermier noir met le feu à sa maison et quitte la ville. Le jour suivant, toute la population noire de Sutton part à son tour. Pourquoi ?
Juin 1957. Un après-midi, dans une petite ville du Sud profond des États-Unis, Tucker Caliban, un jeune fermier noir, recouvre de sel son champ, abat sa vache et son cheval,... Juin 1957. Un après-midi, dans une petite ville du Sud profond des États-Unis, Tucker Caliban, un jeune fermier noir, recouvre de sel son champ, abat sa vache et son cheval, met le feu à sa maison, puis quitte la ville. Le jour suivant, toute la population noire déserte la ville... Juin 1957. Un après-midi, dans une petite ville du Sud profond des États-Unis, Tucker Caliban, un jeune fermier noir, recouvre de sel son champ, abat sa vache et son cheval, met le feu à sa maison, puis quitte la ville. Le jour suivant, toute la population noire déserte la ville à son tour.
Quel sens donner à cet exode spontané ? Quelles conséquences pour la ville, soudain vidée d'un tiers de ses habitants ? L'histoire est racontée par ceux qui restent : les Blancs. Des enfants, hommes et femmes, libéraux ou conservateurs. Une histoire alternative et audacieuse, publiée en 1962, un roman choc, tant par sa qualité littéraire que sa vision politique.

  « Un livre exceptionnel dont l’auteur mérite sa place au panthéon des grands écrivains américains du XXe siècle. » Clémentine Goldszal, Elle

 « Le chef-d'œuvre oublié de la littérature afro-américaine. Aussi viscéral qu’intelligent. » Damien Aubel, Transfuge

« Le don de William Kelley pour la satire, son acuité psychologique, sa lucidité sur les conflits raciaux, hissent la fable jusqu’à l’excellence. » Macha Séry, lemonde.fr

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Lisa Rosenbaum
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EAN : 9782264075611
Code sériel : 5577
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 288
Format : 108 x 177 mm
EAN : 9782264075611
Code sériel : 5577
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 288
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • okang 17/11/2023
    L’ouvrage plonge le lecteur dans une petite village du Sud américain étouffant et poussiéreux des années 50 et ce en pleine ségrégation. Plusieurs personnages sont les clefs d’une énigme que l’auteur tisse au fil du récit : Tucker Caliban, ce petit fermier pauvre et noir, qui abandonne tout avec sa famille, les Willson (père, mère, fils et fille) qui ont été son employeur mais aussi des proches de sa famille, le révérend Bradshaw qui tente de comprendre pourquoi Tucker Caliban a quitté sa ferme et provoqué parallèlement (à moins que ce soit Bradshaw lui-même ?) la migration totale des Noirs de l’État vers le Nord. La migration des Noirs incarne un des axes de l’ouvrage les plus fascinants à lire : tels des zombis, ils défilent tout au long du récit sans que personne ne puisse les arrêter. Parallèlement, l’histoire de la dynastie Caliban est aussi fascinante, démarrant dès le début du récit avec le premier ancêtre arrivé par un bateau négrier et qui meurt en luttant contre les esclavagistes après avoir laissé un bébé. Le roman est nerveux, intense, saisissant des portraits et des vies un peu dans le style de Mon nom est Rouge d’Orhan Pamuk, mais manque le chapitre sur la narration par Tucker Caliban pour comprendre le fond de sa pensée. W. M. Kelley fait une réussite de ce roman qui semble moquer avec une profonde ironie la bonté de certains Blancs et la cruauté d’autres. Le style est simple, clair, variant entre la description et la narration par plusieurs personnages. L’ensemble donne l’impression étourdissante d’avoir suivi un film détonant sur la ségrégation qu’aurait pu tourner un Tarantino avec de l’humour, de la violence, et du grotesque. Un ouvrage de très grande qualité et une très belle découverte. L’ouvrage plonge le lecteur dans une petite village du Sud américain étouffant et poussiéreux des années 50 et ce en pleine ségrégation. Plusieurs personnages sont les clefs d’une énigme que l’auteur tisse au fil du récit : Tucker Caliban, ce petit fermier pauvre et noir, qui abandonne tout avec sa famille, les Willson (père, mère, fils et fille) qui ont été son employeur mais aussi des proches de sa famille, le révérend Bradshaw qui tente de comprendre pourquoi Tucker Caliban a quitté sa ferme et provoqué parallèlement (à moins que ce soit Bradshaw lui-même ?) la migration totale des Noirs de l’État vers le Nord. La migration des Noirs incarne un des axes de l’ouvrage les plus fascinants à lire : tels des zombis, ils défilent tout au long du récit sans que personne ne puisse les arrêter. Parallèlement, l’histoire de la dynastie Caliban est aussi fascinante, démarrant dès le début du récit avec le premier ancêtre arrivé par un bateau négrier et qui meurt en luttant contre les esclavagistes après avoir laissé un bébé. Le roman est nerveux, intense, saisissant des portraits et des vies un peu dans le style de Mon nom est Rouge d’Orhan Pamuk, mais manque le...
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  • jack56 31/08/2023
    Encore un livre fort sur la ségrégation ! Un livre choral, extrêmement bien construit dans lequel on s'immerge complètement. J'ai particulièrement apprécié la découverte de cet état imaginaire et cette migration qui prédit un bouleversement catastrophique pour les blancs. Les personnages sont charismatiques avec leurs secrets bien enfouis. La fin m'a un peu surpris et désolé !
  • MaminouG 24/05/2021
    Quand on est une lectrice passionnée, avoir un fils conseiller en vente librairie se révèle être un avantage certain. "Un autre tambour" de William Melvin Kelley fut ainsi un cadeau de Noël fort apprécié qui m’a obligée à modifier mes lectures habituelles et à délaisser pour un temps la littérature française au profit d’un roman américain. Et pas n’importe lequel ! Dans "Elle", Clémentine Goldszal dit de cet ouvrage "Un livre exceptionnel dont l’auteur mérite sa place au Panthéon des grands écrivains américains du XXème siècle." Je ne suis pas suffisamment spécialisée en littérature américaine pour plussoyer mais en tous les cas, je peux dire que j’ai trouvé ce roman, le premier de l’auteur, d’une grande intelligence, parfaitement raconté et magnifiquement maîtrisé. Il débute en juin 1957 dans une petite ville du sud des Etats-Unis, quand Tucker Caliban, descendant d’esclaves noirs, jeune fermier, recouvre son champ de sel, coupe l’unique arbre planté sur le terrain, abat son cheval et sa vache, et met le feu à sa maison avant de quitter la ville. Le lendemain, toute la population noire de l’Etat part à son tour en direction du nord. Dans cet ouvrage, le jeune écrivain – il avait vingt-quatre ans – fait entendre une toute autre voix que l’officielle de l’époque, s’agissant de la ségrégation raciale, "un autre tambour" en quelque sorte. Ses talents de conteur incontestables font de son roman un récit très réussi et la traduction n’est pas en reste qui utilise magnifiquement – entre autres – l’imparfait du subjonctif. Les personnages, blancs, qui devisent sur ce phénomène incompréhensible, sur ses répercussions sur l’avenir de la ville désormais privée de la moitié de ses occupants sont tous particulièrement bien décrits. Et les propos tenus, les questions posées sur cet exode montrent à quel point la liberté à cette époque et dans ce pays était un mot peu usité. Histoire engagée s’il en est, passionnante, émouvante et originale par la manière qu’a ce romancier noir d’imaginer les réflexions des blancs, elle se dévore tambour battant. Une très belle lecture. Quand on est une lectrice passionnée, avoir un fils conseiller en vente librairie se révèle être un avantage certain. "Un autre tambour" de William Melvin Kelley fut ainsi un cadeau de Noël fort apprécié qui m’a obligée à modifier mes lectures habituelles et à délaisser pour un temps la littérature française au profit d’un roman américain. Et pas n’importe lequel ! Dans "Elle", Clémentine Goldszal dit de cet ouvrage "Un livre exceptionnel dont l’auteur mérite sa place au Panthéon des grands écrivains américains du XXème siècle." Je ne suis pas suffisamment spécialisée en littérature américaine pour plussoyer mais en tous les cas, je peux dire que j’ai trouvé ce roman, le premier de l’auteur, d’une grande intelligence, parfaitement raconté et magnifiquement maîtrisé. Il débute en juin 1957 dans une petite ville du sud des Etats-Unis, quand Tucker Caliban, descendant d’esclaves noirs, jeune fermier, recouvre son champ de sel, coupe l’unique arbre planté sur le terrain, abat son cheval et sa vache, et met le feu à sa maison avant de quitter la ville. Le lendemain, toute la population noire de l’Etat part à son tour en direction du nord. Dans cet ouvrage, le jeune écrivain – il avait vingt-quatre ans –...
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  • Bellonzo 08/05/2021
    On redécouvre, enfin c'est mon cas, William Melvin Kelley (1937-2017). Le géant oublié des lettres américaines, écrit 10-18, grande maison du livre s'il en est, qui m'a fait connaitre bien des talents. Après Jazz à l'âme, chroniqué il y a peu, voici Un autre tambour, le premier roman de Kelley (1962). Les deux titres font référence à la musique, mais aussi à 'action, le tambour ayant une consonnance guerrière. Et ces deux beaux romans battent en effet au rythme des pulsations, comme un quartet de jazz, allant à l'essentiel. J'ai pensé au cinéma de John Cassavetes. Dans une ville du Sud, ce sud de Faulkner, de Caldwell, de Flannery O'Connor, sur lequel on a déjà tant lu, en juin 1957, Tucker, jeune fermier noir, empoisonne sa propre terre, abat son bétail et brûle sa maison. A sa suite toute la population noire quitte la ville. Les blancs de la véranda, réunis comme tous les jours, n'en croient pas meurs yeux. Faut-il se réjouir de cet exode? A travers quelques personnages, notamment la famille Willson, les aristocrates descendants dun général de la Confédération, Kelley nous plonge dans quelques dizaines d'années de cetet histoire du Sud, si douloureux, victime de tant d'incompréhension. On y rencontre pourtant pas mal de bonnes volontés. Une amitié entre un noir et un blanc y est esquissée, battue en brèche par le climat en ces années cinquante. Kelley écrit comme dans une mouvance Richard Wright ou James Baldwin, écrivains "politiques" réfugiés en France un certain temps.Lui-même a quitté l'Amérique assez longtemps, vécu à Paris et Rome, s'est établi un moment en Jamaïque. Cependant Un autre tambour n'est pas un livre pamphlet et s'apparente plutôt à une fable où Tucker Caliban, descendant d'esclave, devient celui par qui le scandale arrive. Le roman évite le manichéisme, souvent une plaie dans ce genre d'ouvrages.Tucker agit, silencieux, avec un air de Bartleby, le scribe d'Herman Melville, qui préférerait ne pas le faire. C'est assez impressionnant, Tucker décidant, un jour, de cesser le travail de la terre. Go North Young Man. Le livre doit son titre à une très belle citation de Thoreau. Si un homme ne marche pas au pas de ses camarades, c'est qu'il entend le son d'un autre tambour. Une phrase qui sonne comme une ébauche de liberté, une majesté. On redécouvre, enfin c'est mon cas, William Melvin Kelley (1937-2017). Le géant oublié des lettres américaines, écrit 10-18, grande maison du livre s'il en est, qui m'a fait connaitre bien des talents. Après Jazz à l'âme, chroniqué il y a peu, voici Un autre tambour, le premier roman de Kelley (1962). Les deux titres font référence à la musique, mais aussi à 'action, le tambour ayant une consonnance guerrière. Et ces deux beaux romans battent en effet au rythme des pulsations, comme un quartet de jazz, allant à l'essentiel. J'ai pensé au cinéma de John Cassavetes. Dans une ville du Sud, ce sud de Faulkner, de Caldwell, de Flannery O'Connor, sur lequel on a déjà tant lu, en juin 1957, Tucker, jeune fermier noir, empoisonne sa propre terre, abat son bétail et brûle sa maison. A sa suite toute la population noire quitte la ville. Les blancs de la véranda, réunis comme tous les jours, n'en croient pas meurs yeux. Faut-il se réjouir de cet exode? A travers quelques personnages,...
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  • nicokykkoduq 19/04/2021
    Péter un plomb, décider d'effacer toute trace de son existence et partir : voilà la décision d'un jeune fermier noir dans le deep south imaginaire de l'auteur. Ce départ mènera à l'exode spontané de toute la population noire de la ville, laissant les blancs spectateurs désabusés d'une société ségrégationniste désormais dépourvu de couleur. Un récit de 1962 politiquement visionnaire pour son époque.
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