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EAN : 9782266263689
Code sériel : 16462
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 544
Format : 108 x 177 mm

Un fond de vérité

Kamil BARBARSKI (Traducteur)
Date de parution : 08/09/2016
Dans toute légende, dit-on, il y a un fond de vérité. À Sandomierz, sage bourgade de la province polonaise, on ne croit plus depuis longtemps que les Juifs enlèvent les enfants catholiques pour les vider de leur sang. Quoique… La découverte d’une jeune notable devant l’ancienne synagogue, égorgée suivant le... Dans toute légende, dit-on, il y a un fond de vérité. À Sandomierz, sage bourgade de la province polonaise, on ne croit plus depuis longtemps que les Juifs enlèvent les enfants catholiques pour les vider de leur sang. Quoique… La découverte d’une jeune notable devant l’ancienne synagogue, égorgée suivant le rituel de l’abattage casher, réveille anciennes  croyances et vieux démons… À charge pour le procureur Teodore Szacki, fraîchement divorcé et exilé de la capitale, de trouver la vérité.

« Zygmunt Miloszewski livre des polars impeccablement ficelés qui allient évocations historiques, magmas macabres et une sorte de désinvolture poétique. » Libération

« Notre Polonais fétiche signe un grand roman. » Le Point

« Captivant ! » Avantages
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EAN : 9782266263689
Code sériel : 16462
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 544
Format : 108 x 177 mm

Ils en parlent

« Zygmunt Miloszewski livre des polars impeccablement ficelés qui allient évocations historiques, magmas macabres et une sorte de désinvolture poétique. » Libération

« La plume de Miloszewski est d’une causticité redoutable, son ton celui de l’autochtone qui ne loupe rien des travers des siens ; notre Polonais fétiche signe son premier grand roman. » Le Point – Julie Malaure
 
« La plume est vive, rapide, cruelle parfois, drôle toujours. L’auteur excelle dans l’humour noir et joue à merveille des codes et des ressorts du roman policier. » Télérama – Michel Abescat

« Suspense haletant, mystère complet : cette intrigue policière nous fait découvrir une société polonaise encore très influencée par la religion, les dogmes et les rituels. Captivant ! » Avantages

« Habile, Miloszewski construit son récit, l’entremêle avec d’autres, remontant au sombre passé polonais. Il éclaire ainsi le présent en embrouillant l’enquête. Sans jamais lasser. Très fort. » Le Canard enchaîné

« Un fond de vérité est donc un polar passionnant, intelligent, remarquablement construit, un des meilleurs de ceux que j’ai lus pendant l’année 2014. Vivement le troisième roman de Zygmunt Miloszewski ! Médiapart – Jacques Teissier

« Mais si la Pologne au nom si doux est bien davantage qu’un décor de théâtre, le grand silence des synagogues nous rappelle qu’elle a aussi sa part dans l’effroyable modernité du XXe siècle. » Sud-Ouest

« Solide, érudit, drôle, Un fond de vérité, du polonais Zygmunt Miloszewski est un polar de première facture, de très haut niveau, flirtant avec le thriller mais sans tomber dans le piège du grand guignol. » Corse-Matin

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • nanouche Posté le 24 Août 2021
    Entre sa précédente aventure et la présente le procureur Teodore Szacki à divorcé et obtenu sa mutation en province à Sandomierz. Il s'imaginait que ce changement lui permettrait de "séduire des filles dans les discothèques, courir le long du fleuve chaque matin, se délecter de l'air frais, vivre des aventures et des moments de ravissement et, pour finir, rencontrer le véritable amour de sa vie et vieillir à ses côtés dans une maison recouverte de vigne (...)". Six mois plus tard il est bien obligé de reconnaître qu'il s'est trompé et il est en fait complètement déprimé. A un point que je me demande d'ailleurs si son suicide social n'est pas en fait plutôt une conséquence qu'une cause de sa dépression. Heureusement pour Szacki, les circonstances vont lui présenter un travail apte à lui redonner goût à la vie : un crime. Et un crime horrible en plus. La victime a été égorgée et vidée de son sang. A côté du cadavre est déposé un couteau sacrificiel juif qui rappelle la vieille légende du sang dont Sandomierz est un épicentre : les Juifs sacrifieraient des enfants chrétiens et utiliseraient leur sang pour confectionner le pain azyme. On subodore une provocation antisémite... Entre sa précédente aventure et la présente le procureur Teodore Szacki à divorcé et obtenu sa mutation en province à Sandomierz. Il s'imaginait que ce changement lui permettrait de "séduire des filles dans les discothèques, courir le long du fleuve chaque matin, se délecter de l'air frais, vivre des aventures et des moments de ravissement et, pour finir, rencontrer le véritable amour de sa vie et vieillir à ses côtés dans une maison recouverte de vigne (...)". Six mois plus tard il est bien obligé de reconnaître qu'il s'est trompé et il est en fait complètement déprimé. A un point que je me demande d'ailleurs si son suicide social n'est pas en fait plutôt une conséquence qu'une cause de sa dépression. Heureusement pour Szacki, les circonstances vont lui présenter un travail apte à lui redonner goût à la vie : un crime. Et un crime horrible en plus. La victime a été égorgée et vidée de son sang. A côté du cadavre est déposé un couteau sacrificiel juif qui rappelle la vieille légende du sang dont Sandomierz est un épicentre : les Juifs sacrifieraient des enfants chrétiens et utiliseraient leur sang pour confectionner le pain azyme. On subodore une provocation antisémite et le mari de la victime est le premier suspect mais quand il est lui-même assassiné, l'affaire se complique. Une affaire bien compliquée, peut-être un peu trop pour être tout à fait crédible, mais qui a le mérite d'interroger le vieux fond antisémite de la Pologne. Le héros, et son auteur derrière lui, sont très clairs là-dessus : il est urgent de passer à d'autres relations. Par contre ce que je déplore c'est tout un tas d'autres préjugés, filés bien régulièrement et sans beaucoup de recul. Teodore Szacki est un misogyne -ce que j'avais déjà aperçu dans le premier roman. Ses collègues de travail, habillées de façon sévère, sont des femmes "frigides". Elles sont procureures. Il voudrait quoi ? Qu'elles viennent au bureau avec un nez rouge ? Quelques stéréotypes concernant les homosexuels, que l'on pourrait reconnaître à leur "garde-robe soignée", à la décoration de leur maison, "élégante sans être tape-à-l'oeil" et à leur démarche exagérée m'agacent aussi et je suis choquée par l'idée selon laquelle les Algériens de France "brûl[ent] des voitures, s'organis[ent] en mafias et viv[ent] du trafic des stupéfiants". Des idées qui me déplaisent et pourtant le personnage a aussi des côtés sympathiques et j'en arrive à le trouver attachant malgré tout. Finalement c'est le talent de l'auteur d'avoir réussi à créer un héros dont les contradictions font l'épaisseur. Comme une vraie personne, quoi.
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  • cmpf Posté le 13 Avril 2021
    Deuxième aventure du procureur Szacki. Quatre ans ont passé, il a été muté à sa demande à Sandomierz au sud-est de la Pologne, et très vite, il s’y ennuie jusqu’à ce que la découverte d’un corps ravive le passé juif de la ville. Une femme est retrouvée exanguinée, sa gorge a été tranchée, à l’image des animaux tués selon le rite casher. C’est ensuite le tour de son époux puis de son amant. Tout de suite des gens évoquent un rituel dans lequel les Juifs fabriqueraient du pain azyme avec le sang d'enfants qu'ils enlèveraient. Même s’il reste peu de Juifs en Pologne. Revient comme un leitmotiv quand dans toute légende , il y a un fond de vérité. Dans cette enquête il est aidé par sa collègue Barbara Soberski qui avait des liens avec la première victime et par le policier Leon Wilczur qui semble bien connaître la loi juive. Elle connaît beaucoup de retournements. La vie privée de Teodore Szacki est assez déprimante et il est par ailleurs toujours assez peu sympathique mais aussi droit dans ses bottes. On retrouve le même rituel : les nouvelles nationales et internationales pour chaque nouvelle journée d'enquête.
  • MichelRoberge Posté le 12 Mars 2021
    Deuxième opus de la trilogie consacrée aux enquêtes du procureur polonais Teodore Szacki que j’ai nettement préféré au premier (Les impliqués). Avec Un fond de vérité, l’auteur nous entraîne dans les méandres d’un pan de l’histoire de son pays : les relations troubles entre les communautés juives et catholiques campées dans la petite ville de Sandomierz aux prises avec des légendes urbaines et un antisémitisme persistant. Un roman policier enlevant avec une chute que je vous défie de deviner qui s’appuie sur des stéréotypes « toujours existants et douloureux » imaginé dans une ville de province dont est tombé amoureux son auteur. Très critique à l’égard de la société polonaise, de ses institutions, de sa justice. Des rappels historiques qui expliquent en tout ou en partie l’intrigue menée de main de maître. Une autre occasion pour découvrir des aspects de la personnalité et du flair du procureur Szacki aux prises avec ses propres démons. Une enquête où l’humour caustique de Zygmunt Miloszewski contribue à la fois à appuyer et à dénoncer une réalité aux confins de l’histoire ancienne et actuelle, voire fictive. J’ai beaucoup apprécié les descriptions « cinématographiques » des lieux, de la ville au passé historique très riche, la plus... Deuxième opus de la trilogie consacrée aux enquêtes du procureur polonais Teodore Szacki que j’ai nettement préféré au premier (Les impliqués). Avec Un fond de vérité, l’auteur nous entraîne dans les méandres d’un pan de l’histoire de son pays : les relations troubles entre les communautés juives et catholiques campées dans la petite ville de Sandomierz aux prises avec des légendes urbaines et un antisémitisme persistant. Un roman policier enlevant avec une chute que je vous défie de deviner qui s’appuie sur des stéréotypes « toujours existants et douloureux » imaginé dans une ville de province dont est tombé amoureux son auteur. Très critique à l’égard de la société polonaise, de ses institutions, de sa justice. Des rappels historiques qui expliquent en tout ou en partie l’intrigue menée de main de maître. Une autre occasion pour découvrir des aspects de la personnalité et du flair du procureur Szacki aux prises avec ses propres démons. Une enquête où l’humour caustique de Zygmunt Miloszewski contribue à la fois à appuyer et à dénoncer une réalité aux confins de l’histoire ancienne et actuelle, voire fictive. J’ai beaucoup apprécié les descriptions « cinématographiques » des lieux, de la ville au passé historique très riche, la plus charmante cité de la Pologne selon l’auteur, avec son vieux quartier dominant la Vistule, sa cathédrale, son château, son quartier juif, ses nombreuses églises, ses murailles médiévales et son labyrinthe souterrain. Comme si on y était, aux côtés du procureur et des nombreux personnages qu’il côtoie dans la progression de son investigation. Vivement le troisième volet de cette trilogie qui a valu, en France, à son auteur de se classer finaliste du Grand Prix des lectrices de ELLE et récipiendaire du Prix du polar à Cognac et du Prix du polar européen du Point. Originalité/Choix du sujet : ***** Qualité littéraire : ***** Intrigue : ***** Psychologie des personnages : ***** Intérêt/Émotion ressentie : ***** Appréciation générale : *****
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  • GabinMlvl Posté le 7 Mai 2020
    Miloszewski nous plonge dans la Pologne méconnue. En suivant les différents protagonistes, le lecteur découvre les légendes peu brillantes et les heures troubles de ce pays. Je me suis retrouvé pris par cette histoire que j'ai dévorée. Alliant polar et évocation historique, j'ai adoré cette lecture, un grand roman.
  • sabine59 Posté le 11 Janvier 2020
    Pauvre procureur Teodore Szacki! Sa liaison exta-conjugale le conduit, après son divorce, à trouver un poste vacant loin de la capitale. Mais force est de constater qu" au lieu de demeurer la vedette spécialisée dans les meurtres au parquet de Varsovie, il était devenu un étranger suspect dans une ville de province".... Notre quarantenaire aux cheveux prématurément blancs s'ennuie en effet à Sandomierz, même si le centre historique de cette cité ancienne a un charme fou et qu'il fait bon se promener en ce début de printemps sur les bords de la Vistule, en admirant le château. Mais voilà qu'une horrible découverte vient bouleverser la routine: une femme enceinte est trouvée morte, égorgée selon, semble-t-il, un rituel juif. De quoi raviver les légendes locales présentant les juifs comme des meurtriers d'enfants. De quoi agiter les nationalistes...Et d'autres meurtres adviennent... Le démarrage de l'enquête est lent, on patauge. Puis les pistes se précisent. Mais le fond de vérité, où est-il? Jusqu'aux dernières pages, un écran de mensonges va noyer dans le brouillard le mobile du criminel. Heureusement les neurones de Szacki vont fonctionner à plein régime, in extremis. Et peut-être que finalement, vivre à Sandormierz n'est pas si... Pauvre procureur Teodore Szacki! Sa liaison exta-conjugale le conduit, après son divorce, à trouver un poste vacant loin de la capitale. Mais force est de constater qu" au lieu de demeurer la vedette spécialisée dans les meurtres au parquet de Varsovie, il était devenu un étranger suspect dans une ville de province".... Notre quarantenaire aux cheveux prématurément blancs s'ennuie en effet à Sandomierz, même si le centre historique de cette cité ancienne a un charme fou et qu'il fait bon se promener en ce début de printemps sur les bords de la Vistule, en admirant le château. Mais voilà qu'une horrible découverte vient bouleverser la routine: une femme enceinte est trouvée morte, égorgée selon, semble-t-il, un rituel juif. De quoi raviver les légendes locales présentant les juifs comme des meurtriers d'enfants. De quoi agiter les nationalistes...Et d'autres meurtres adviennent... Le démarrage de l'enquête est lent, on patauge. Puis les pistes se précisent. Mais le fond de vérité, où est-il? Jusqu'aux dernières pages, un écran de mensonges va noyer dans le brouillard le mobile du criminel. Heureusement les neurones de Szacki vont fonctionner à plein régime, in extremis. Et peut-être que finalement, vivre à Sandormierz n'est pas si désagréable... Je retrouve avec grand plaisir le charismatique procureur des " Impliqués " . Ici les faits historiques réels s'associent à une enquête tortueuse, au sein d'une vieille ville polonaise que l'on a envie de visiter. J'ai apprécié cette fois encore le ton sarcastique, les réflexions acerbes et justes du personnage principal sur la Pologne contemporaine. Le troisième opus" La rage" m'attend. Merci, Alexandra, de m'avoir incitée à poursuivre l'aventure avec Szacki! C'était un régal!
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