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Un hiver long et rude

10/18
EAN : 9782264066732
Code sériel : 5028
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 384
Format : 108 x 177 mm
Un hiver long et rude

Michèle VALENCIA (Traducteur)
Date de parution : 21/01/2016
Rien ne va plus chez les Cartwright. Alors qu'Emily s'apprête à donner naissance à son huitième enfant, qu'Edward, le père, cherche dans son bureau une échappatoire au chaos ambiant, que Tom, le fils aîné, s'enferme dans la dépression, Megan, fille unique de la fratrie et mère de substitution de chacun,... Rien ne va plus chez les Cartwright. Alors qu'Emily s'apprête à donner naissance à son huitième enfant, qu'Edward, le père, cherche dans son bureau une échappatoire au chaos ambiant, que Tom, le fils aîné, s'enferme dans la dépression, Megan, fille unique de la fratrie et mère de substitution de chacun, décide de voler de ses propres ailes. À vingt et un ans, l'heure est venue pour la jeune fille de se libérer des siens. Adieu le Grand Nord canadien, bonjour le swinging London ! Pendant que Megan se cherche dans la Vieille Europe, les Cartwright, eux, tentent de survivre. Qui pour s'occuper du foyer, désormais ? Pour remplir le frigo ? Pour protéger Adam, quatre ans, et ses frères de la folie douce d'Emily, uniquement absorbée par son nourrisson et négligeant tout le reste ? Le silence qui étouffe les Cartwright peut-il être conjuré ? Et si le plus difficile, parfois, était l'espoir ?
 
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EAN : 9782264066732
Code sériel : 5028
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 384
Format : 108 x 177 mm
10/18

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • elodiekretz Posté le 15 Septembre 2019
    Quelle belle surprise que ce livre, mon premier de Mary Lawson, traduit par Michèle Valencia, qui a le plus beau des "doubles dons" pour moi : la justesse (jamais trop peu et jamais "trop beaucoup") et l'empathie, profonde, pour ses personnages. La plume, belle, maîtrisée, sert magnifiquement son propos. Megan est altruiste, profondément. Toute Jeune fille, à l'aube de l'âge adulte, elle met sa vie entre parenthèses, pour suppléer Émily, sa mère, obsédée par son amour immodéré des bébés juste nés, qui s'absorbe dans les soins du dernier né, en laissant le reste de la fratrie sans attention ni soins. Edouard, le père, face à cette fuite, choisit de fuir aussi, dans ces chers livres, qui lui permettent de s'absorber dans la vie cultuelle de Londres, Rome... autant de villes qu'il ne verra jamais. Meg comble les brèches, nettoie, cuisine, apporte attention et soins à ses frères et soeurs, au premier chef Adam, 4 ans, trop grand déjà pour mériter l'attention d'Emily. Elle finit par fuir comme on saisit sa dernière chance vers Londres : elle y trouvera un métier - directrice d'hôtel - dans lequel elle s'épanouit et un amour impossible. Une vie presque heureuse, équilibrée en tout cas, où... Quelle belle surprise que ce livre, mon premier de Mary Lawson, traduit par Michèle Valencia, qui a le plus beau des "doubles dons" pour moi : la justesse (jamais trop peu et jamais "trop beaucoup") et l'empathie, profonde, pour ses personnages. La plume, belle, maîtrisée, sert magnifiquement son propos. Megan est altruiste, profondément. Toute Jeune fille, à l'aube de l'âge adulte, elle met sa vie entre parenthèses, pour suppléer Émily, sa mère, obsédée par son amour immodéré des bébés juste nés, qui s'absorbe dans les soins du dernier né, en laissant le reste de la fratrie sans attention ni soins. Edouard, le père, face à cette fuite, choisit de fuir aussi, dans ces chers livres, qui lui permettent de s'absorber dans la vie cultuelle de Londres, Rome... autant de villes qu'il ne verra jamais. Meg comble les brèches, nettoie, cuisine, apporte attention et soins à ses frères et soeurs, au premier chef Adam, 4 ans, trop grand déjà pour mériter l'attention d'Emily. Elle finit par fuir comme on saisit sa dernière chance vers Londres : elle y trouvera un métier - directrice d'hôtel - dans lequel elle s'épanouit et un amour impossible. Une vie presque heureuse, équilibrée en tout cas, où elle se rencontre enfin elle même, où elle s'autorise à vivre pour elle, pour donner libre cours à ses aspirations. Oui mais... le manque de sa famille se fait sentir et Emily, au loin, se révèle de plus en plus absente, incapable de faire face. Quand sa famille prend l'eau... Ce roman à trois voix - Megan, Edouard et Tom, le grand frère, brillant et appelé à briller mais dont les ailes et l'envie de partir ont été brutalement coupées par le suicide d'un ami - ne laisse aucune chance au lecteur. Par petites touches, presque insidieusement, Mary Lawson nous entraîne dans la vie de cette famille dont le sort des membres devient notre préoccupation première. C'est subtile, habile, très bien fait. Les personnages sont vrais, tellement humains que leur vie devient la nôtre, dans la vie trépidante de Londres comme dans le froid mordant de Struan. Plus que de dévorer ce livre, je l'ai laissé m'imprégner au fil des jours et c'était un vrai bonheur... Je ressors de cette lecture émue aux larmes, émerveillée, touchée. Que demander de plus ? Un autre Mary Lawson sera parfait !
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  • Murasaki Posté le 30 Juillet 2019
    J'ai aimé ce roman qui traite avec beaucoup de finesse un sujet extrêmement lourd. Le récit suit son cours en dévoilant petit à petit la gravité de la situation, les histoires personnelles des trois personnages principaux, et les raisons qui ont amené cette famille au bord du gouffre. Comme bien d'autres lecteurs j'ai été émue par le petit Adam. Megan a une personnalité exceptionnelle.
  • Salix_alba Posté le 1 Mai 2019
    Début des années 60, un village perdu dans le froid et la neige du Canada, et où vit la famille Cartwright. Une famille qui semble unit, grâce à l'omniprésence de Megan, la fille qui partage avec sa mère la tâche de s'occuper de la famille ; importante d'ailleurs, car hormis le père Edward, la mère Emily, Megan a 7 frères… Au fil de l'avancée du roman, nous apprenons, qu'Emily, délaissée par le manque d'amour de son mari, se réfugie dans le fait d'être une parturiente perpétuelle afin d'avoir un bébé pour elle ; le dorloter avec dévouement jusqu'à son sevrage ; puis recommence à enfanter ! La conséquence de cette situation réside dans son abandon total et catégorique de s'occuper, à la fois, de l'ordre de son foyer mais également et surtout de ses autres enfants ! Megan ayant atteint ses 21 ans, décide, après beaucoup d'hésitations, de vivre enfin Sa vie, de connaître le monde. Elle part donc découvrir Londres ; avec beaucoup de difficultés dès son arrivée ; mais devant sa force de caractère, sa faculté à s'investir dans le travail, elle trouve enfin un poste à la mesure de ses capacités. Jusqu'au moment…où…Tom, l'un de ses frères, l'appelle et lui... Début des années 60, un village perdu dans le froid et la neige du Canada, et où vit la famille Cartwright. Une famille qui semble unit, grâce à l'omniprésence de Megan, la fille qui partage avec sa mère la tâche de s'occuper de la famille ; importante d'ailleurs, car hormis le père Edward, la mère Emily, Megan a 7 frères… Au fil de l'avancée du roman, nous apprenons, qu'Emily, délaissée par le manque d'amour de son mari, se réfugie dans le fait d'être une parturiente perpétuelle afin d'avoir un bébé pour elle ; le dorloter avec dévouement jusqu'à son sevrage ; puis recommence à enfanter ! La conséquence de cette situation réside dans son abandon total et catégorique de s'occuper, à la fois, de l'ordre de son foyer mais également et surtout de ses autres enfants ! Megan ayant atteint ses 21 ans, décide, après beaucoup d'hésitations, de vivre enfin Sa vie, de connaître le monde. Elle part donc découvrir Londres ; avec beaucoup de difficultés dès son arrivée ; mais devant sa force de caractère, sa faculté à s'investir dans le travail, elle trouve enfin un poste à la mesure de ses capacités. Jusqu'au moment…où…Tom, l'un de ses frères, l'appelle et lui demande de revenir gérer la cellule familiale, qui part à vau- l'eau…Va-t-elle céder à sa demande ? Sans pathos, Mary Lawson, nous dresse, un fragment de vie d'une famille : qui se déchire, qui s'ignore, dont la lâcheté du père m'a révolté. Un père présent physiquement mais absent, une mère qui sombre dans la folie, des enfants livrés à eux-mêmes. le vide, que dis-je, le néant dans la perception des sentiments ancestraux du noyau De La Famille. Un voyage irréel dans une famille, où, le désespoir de la vie ne le cède qu'à l'égoïsme des adultes.
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  • AnitaMillot Posté le 7 Mars 2019
    La famille (nombreuse) des Cartwright est installée à Struan, au Canada. Megan, la seule fille de la fratrie, seconde sa mère Emily, depuis l’âge de six ou sept ans. Ou plutôt fait tout à sa place puisque celle-ci n’est heureuse qu’avec un nourrisson dans les bras… Elle ne s’y intéresse plus guère une fois qu’ils grandissent et les remplace par un nouveau bébé. Edward, le père, banquier, ne sait rien refuser à sa femme qu’il adore, quand bien même le médecin de famille lui déconseille formellement une nouvelle grossesse. Il s’enferme dans son bureau pour se pencher sur son passé et celui de sa mère, ne voulant surtout pas reproduire la violence de son père alcoolique sur ses enfants … Tom, l’ainé, s’est éloigné depuis longtemps, ne s’intéressant plus qu’à ses propres soucis. Megan (et on la comprend !) va partir vivre sa vie en Angleterre, pour ne plus servir de domestique à toute la famille. Les jumeaux, Donald et Gary, rejoindront l’armée, Peter et Corey sont axés sur eux-mêmes et Adam qui n’a pas encore atteint l’âge de l’école est totalement délaissé … (on peut même parler d’un cas de négligence qui frise la maltraitance !) Le vrai narrateur est... La famille (nombreuse) des Cartwright est installée à Struan, au Canada. Megan, la seule fille de la fratrie, seconde sa mère Emily, depuis l’âge de six ou sept ans. Ou plutôt fait tout à sa place puisque celle-ci n’est heureuse qu’avec un nourrisson dans les bras… Elle ne s’y intéresse plus guère une fois qu’ils grandissent et les remplace par un nouveau bébé. Edward, le père, banquier, ne sait rien refuser à sa femme qu’il adore, quand bien même le médecin de famille lui déconseille formellement une nouvelle grossesse. Il s’enferme dans son bureau pour se pencher sur son passé et celui de sa mère, ne voulant surtout pas reproduire la violence de son père alcoolique sur ses enfants … Tom, l’ainé, s’est éloigné depuis longtemps, ne s’intéressant plus qu’à ses propres soucis. Megan (et on la comprend !) va partir vivre sa vie en Angleterre, pour ne plus servir de domestique à toute la famille. Les jumeaux, Donald et Gary, rejoindront l’armée, Peter et Corey sont axés sur eux-mêmes et Adam qui n’a pas encore atteint l’âge de l’école est totalement délaissé … (on peut même parler d’un cas de négligence qui frise la maltraitance !) Le vrai narrateur est Edward, le père. Certains chapitres racontent le point de vue de Tom ou de Megan, mais la narration est faite à la troisième personne. Presque tous les protagonistes sont antipathiques. La mère qui ne fait strictement rien et semble ne plus avoir sa raison est horripilante, mais le tout, paradoxalement, donne un très beau roman qui pose beaucoup de questions sur la place de chacun dans cette famille à la dérive. Une fois de plus, Mary Lawson sait nous émouvoir !
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  • kateginger63 Posté le 15 Octobre 2018
    Les chroniques d'une famille canadienne dysfonctionnelle * Vous connaissez des familles qui partent à la dérive ? J'en connais peu d'une manière si intime. Ici, dans ce roman , on entre pas à pas dans la maison d'une famille du Canada du Grand Nord. La couverture aux couleurs douces et enneigées nous induit plus ou moins en erreur. On s'attend à de la douceur , de la quiétude, de l'harmonie. Mais c'est la rudesse et la misère affective qui prédominent. L'auteure raconte une histoire bien sombre et triste. * Dans les années 60-70, la grande tribu Cartwright connaît des déboires. Meg, la seule fille de la fratrie décide de partir à Londres dans l'espoir d'un avenir radieux. Le choix est difficile puisqu'elle « tient » la maisonnée d'une main de fer. Elle partie, la fragile cohésion se disloquera petit à petit et le chaos s'installera irrévocablement. Ce roman à trois voix (Meg, Tom le frère aîné et Edward le père) oscillera tour à tour entre la dépression lente et un espoir ténu de vie. On voyagera avec eux entre le Canada hivernal si froid et Londres la ville « où l'on ne dort jamais ». * Les personnages ont beaucoup de charisme et de présence scénique. Je me suis attachée à tous même... Les chroniques d'une famille canadienne dysfonctionnelle * Vous connaissez des familles qui partent à la dérive ? J'en connais peu d'une manière si intime. Ici, dans ce roman , on entre pas à pas dans la maison d'une famille du Canada du Grand Nord. La couverture aux couleurs douces et enneigées nous induit plus ou moins en erreur. On s'attend à de la douceur , de la quiétude, de l'harmonie. Mais c'est la rudesse et la misère affective qui prédominent. L'auteure raconte une histoire bien sombre et triste. * Dans les années 60-70, la grande tribu Cartwright connaît des déboires. Meg, la seule fille de la fratrie décide de partir à Londres dans l'espoir d'un avenir radieux. Le choix est difficile puisqu'elle « tient » la maisonnée d'une main de fer. Elle partie, la fragile cohésion se disloquera petit à petit et le chaos s'installera irrévocablement. Ce roman à trois voix (Meg, Tom le frère aîné et Edward le père) oscillera tour à tour entre la dépression lente et un espoir ténu de vie. On voyagera avec eux entre le Canada hivernal si froid et Londres la ville « où l'on ne dort jamais ». * Les personnages ont beaucoup de charisme et de présence scénique. Je me suis attachée à tous même au plus exécrable – Edward. Un père abandonniste, égoïste, mélancolique, à la quête d'un idéal qu'il trouve dans ses livres. La mère, ne trouvant le réconfort que dans l'enfantement et le soin donné à ses nouveaux-nés et les laissant en incurie du moment où elle ne peut plus les pouponner. Tom, le fils prodigue tombant dans la dépression. Meg, la jeune femme d'un courage exemplaire, les deux frères turbulents et Adam le petit bout de chou négligé par toute la maisonnée. * Il ne se passe pas grand chose finalement ; des actions lentes qui illustrent l'essence même de ce long hiver. Ici, l'auteure pointe du doigt ce qui fait la cohésion (ou le déséquilibre) familiale en parlant de la responsabilité des parents envers leurs enfants, la solidarité, l'amour filial. J'ai trouvé que la fin méritait un peu plus de texture, j'ai ressenti un côté abrupt d'un « happy end ». * Quel est l'avenir de ces enfants rêvant d'une vie meilleure ? Resteront-ils s'occuper de leur parents ou partiront-ils voler de leurs propres ailes ? Un roman bouleversant qui questionne sur la responsabilité parentale. Emouvant !
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Lisez inspiré avec 10/18 !
Voyagez hors des sentiers battus, loin d'une littérature conventionnelle et attendue…