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EAN : 9782266255424
Code sériel : 16188
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 336
Format : 108 x 177 mm

Un parfum d'amertume

Date de parution : 13/10/2016
« Le cadavre gisait dans une mare de sang. »
Antoine Lagarde déteste ce genre de cliché, mais il lui faut l’admettre : celui de son père gît à ses pieds, dans une mare de sang. Un père veuf, cafardeux, hypocondriaque, mais sans histoire. Du moins le croyait-il avant de découvrir...
« Le cadavre gisait dans une mare de sang. »
Antoine Lagarde déteste ce genre de cliché, mais il lui faut l’admettre : celui de son père gît à ses pieds, dans une mare de sang. Un père veuf, cafardeux, hypocondriaque, mais sans histoire. Du moins le croyait-il avant de découvrir sur les lieux du crime un indice négligé par la police : une simple carte à jouer, un valet de pique, ou plutôt le premier jalon qui mènera ce bussinessman bien sous tous rapports, fin nez et homme à femmes, dans un jeu de pistes sanglant dont il ignore les règles.

Nouvelle édition revue par l'auteur

@ Disponible chez 12-21
L'ÉDITEUR NUMÉRIQUE
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EAN : 9782266255424
Code sériel : 16188
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 336
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • RomansNoirsEtPlus Posté le 12 Mai 2020
    Il y avait l’humour anglais , il y a maintenant l’humour belge mis en exergue non pas par un français mais par un belge depuis des années , sans fléchir . Paul Colize a en effet cette particularité d’allier au meilleur roman policier à suspens ces traits d’esprit caustiques quelque peu retors mais toujours bon enfant . Car plutôt que de rire des autres l’auteur pratique l’auto dérision à haute dose quel que soit le contexte . Le contexte n’est pas forcément à la franche rigolade quand Antoine Lagarde découvre son père , gisant dans une mare de sang . Pour lui qui mène parfaitement sa barque , dans son entreprise de conseil en organisation située à Paris , cette mort représente un gros grain de sable sentimental . Tout réussi en effet à notre célibataire : une entreprise florissante , une vie sexuelle épanouie , un charme inconstatable vis à vis de la gente féminine. Antoine n’est pas un homme à montrer ses émotions devant sa famille éplorée mais il ne peut laisser le crime de son père impuni . Ce qui va finir de bouleverser son univers bien huilé c’est la découverte d’une carte à... Il y avait l’humour anglais , il y a maintenant l’humour belge mis en exergue non pas par un français mais par un belge depuis des années , sans fléchir . Paul Colize a en effet cette particularité d’allier au meilleur roman policier à suspens ces traits d’esprit caustiques quelque peu retors mais toujours bon enfant . Car plutôt que de rire des autres l’auteur pratique l’auto dérision à haute dose quel que soit le contexte . Le contexte n’est pas forcément à la franche rigolade quand Antoine Lagarde découvre son père , gisant dans une mare de sang . Pour lui qui mène parfaitement sa barque , dans son entreprise de conseil en organisation située à Paris , cette mort représente un gros grain de sable sentimental . Tout réussi en effet à notre célibataire : une entreprise florissante , une vie sexuelle épanouie , un charme inconstatable vis à vis de la gente féminine. Antoine n’est pas un homme à montrer ses émotions devant sa famille éplorée mais il ne peut laisser le crime de son père impuni . Ce qui va finir de bouleverser son univers bien huilé c’est la découverte d’une carte à jouer : un valet de pique . Une carte comme une première piste qui va l’embarquer dans une enquête au long cours , périlleuse et plein de surprises , entre l’Europe , l’Afrique et les Amériques . Une enquête qui va le conduire à fouiller dans le passé , étape nécessaire afin de comprendre les raisons qui se cachent derrière ces morts qui vont se succéder et derrière ces valets déployant leurs funestes couleurs . Incontestablement cette nouvelle version , plus épurée de ce roman fait mouche . Ce que le récit perd en pages il le gagne en intensité dramatique . Il est en effet impossible de lutter quand notre héros malgré lui- un sacré coquin au demeurant - nous enrôle dans ses explorations tambour battant aux quatre coins du monde . Il ne s’arrête pas devant les échecs et les rebondissements le bougre , car pour lui , la vérité doit triompher même si elle fait mal . Avec la verve qu’on lui connaît , l’auteur d’outre-Quiévrain nous offre sur un plateau une belle brochette de personnages , qui dans les yeux d’Antoine sont plutôt gratinés ..mais il n’est pas toujours très objectif . C’est le moins que l’on puisse dire ! Encore un beau moment d’évasion et de sourires garantis cent pour cent sur facture Made in Belgium .
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  • UnKaPart Posté le 4 Janvier 2019
    Dans Ça, Grippe-Sou revient tous les vingt-sept ans. Un parfum d’amertume, pareil. Sauf que le cycle est plus court, dans les six, sept ans, et qu’il n’y a pas de clown extraterrestre. Quatre valets et une dame en 2003. Le Valet de cœur en 2010. Un parfum d’amertume en 2016. À ce rythme, dans quelques décennies, il faudra plus de temps pour lister les titres que pour lire le roman… En attendant la prochaine mouture vers 2022-2023, penchons-nous sur la dernière version en date. L’éditeur parle de “nouvelle édition revue par l’auteur”, je préfère le terme de Terminator’s cut. Le Colize du futur a corrigé le texte de son moi du passé. John Connor peut pioncer tranquille, le T-800 belge a pour spécialité la traque des adverbes en -ment. Mes yeux l’en remercient. Une fois n’est pas coutume, il ne me facilite pas l’exercice de la chronique. Un premier roman retouché n’est plus tout à fait un premier roman. Vous savez, le galop d’essai avec ses petits défauts de jeunesse… moins les petits défauts pour le coup. Ok, challenge accepted, comme on dit dans la langue de Goethe (1622-1673). Antoine Lagarde est consultant – brasseur de vent, dixit son ex-femme. Il porte sur ses contemporains... Dans Ça, Grippe-Sou revient tous les vingt-sept ans. Un parfum d’amertume, pareil. Sauf que le cycle est plus court, dans les six, sept ans, et qu’il n’y a pas de clown extraterrestre. Quatre valets et une dame en 2003. Le Valet de cœur en 2010. Un parfum d’amertume en 2016. À ce rythme, dans quelques décennies, il faudra plus de temps pour lister les titres que pour lire le roman… En attendant la prochaine mouture vers 2022-2023, penchons-nous sur la dernière version en date. L’éditeur parle de “nouvelle édition revue par l’auteur”, je préfère le terme de Terminator’s cut. Le Colize du futur a corrigé le texte de son moi du passé. John Connor peut pioncer tranquille, le T-800 belge a pour spécialité la traque des adverbes en -ment. Mes yeux l’en remercient. Une fois n’est pas coutume, il ne me facilite pas l’exercice de la chronique. Un premier roman retouché n’est plus tout à fait un premier roman. Vous savez, le galop d’essai avec ses petits défauts de jeunesse… moins les petits défauts pour le coup. Ok, challenge accepted, comme on dit dans la langue de Goethe (1622-1673). Antoine Lagarde est consultant – brasseur de vent, dixit son ex-femme. Il porte sur ses contemporains un regard désabusé, cynique, ironique, sarcastique, …………ique, …………ique (je te laisse compléter). D’aucuns diraient qu’il est un peu connard sur les bords, mais faut lui reconnaître une acuité dans le jugement. Le mal qu’il pense des gens qu’il côtoie, il ne l’invente pas. Après, le gars n’est pas exempt de défauts. Volage, bordélique, condescendant… Bref, du bon et du moins bon, tout ce qu’il faut pour en faire un personnage vrai / authentique / attachant / autre adjectif tarte à la crème à ta convenance. Première particularité d’Antoine, son sens de la formule, qui rend chacune de ses réflexions aussi piquante que drôle. L’humour caustique donne au roman un ton léger avec une pointe de mordant. Léger mais noir, attention. Un parfum d’amertume reste un polar avec des gens qui se font dézinguer et pas toujours avec des méthodes propres (jamais en fait). Cette légèreté d’ensemble appuie la noirceur du dernier segment. Le trait n’étant pas appuyé outre mesure, le glissement ne donne pas l’impression d’un revirement de la comédie pouet-pouet à la tragédie hollywoodienne vomissant du pathos par hectolitres. La partition évolue sans fausse note. Tout en douceur et en finesse. Deuxième trait distinctif d’Antoine, envié par Voldemort et Michael Jackson, son nez. Pas le tarin standard, non, le modèle avion renifleur. Ce qu’en parfumerie on appelle un “nez” (et on espère que les parfumeurs sont plus doués en fragrances qu’en inventivité linguistique). Bien trouvée et surtout bien employée, cette caractéristique ne sert pas qu’à ajouter une ligne au CV du personnage. Combien de fois j’ai vu des romans vendre un personnage original sur la base de tel ou tel trait… qui à l’arrivée ne dépasse pas l’anecdotique faute d’être utilisé au-delà de l’argument de vente initial. Parfois c’est l’excès inverse du super-pouvoir activé toutes les deux pages au point de ne résumer le personnage qu’à ça. Ici, sens de la mesure. Le pif de Lagarde apporte quelque chose, il définit une partie du personnage, de son rapport au monde (les odeurs du métro) et aux autres (l’intimité de ses conquêtes). Sans son blair, Lagarde n’est plus Lagarde. Tu l’auras compris, le roman repose d’abord sur son personnage principal, ses relations avec les autres et avec lui-même. En témoignent les apartés qui émaillent le déroulement de son enquête. Ben non, l’intrigue policière n’occupe pas 100% du bouquin, Lagarde parle aussi de sa famille, de son boulot, de ses conquêtes… Après tout, il n’est pas limier de métier – on peut même dire qu’il enquête au pif – et il a une vie à côté. Dans neuf romans sur dix, ces encarts virent à la digression inutile. Tu lis le bouquin en entier, ensuite tu arraches les pages hors sujet, tu le relis… et tu te rends compte qu’il n’y aucune différence, que tout ce blabla n’apportait rien à l’histoire, aux personnages, à l’ambiance, au décor. Dans Un parfum d’amertume, il s’agit bien d’apartés. Des propos en passant, qui construisent le roman. Ainsi, les amourettes sans lendemain de Lagarde avec telle ou telle donzelle, sans rapport (sic) direct avec le versant polar, témoignent de son incapacité à s’attacher. Elles n’en donnent que davantage de poids au lien qu’il créera avec un personnage féminin important dans l’intrigue. Autre exemple, la famille de Lagarde (son ex, son môme, ses sœurs…), ben c’est “un peu” le cœur du sujet vu que Lagarde enquête sur le meurtre de son paternel. Rien n’est anodin ou gratuit, chaque épisode sert à quelque chose. Avec en plus le bon goût d’éviter l’arrêt sur image en gros plan sur le mode “attention, ceci est un élément important”. Maîtrise et élégance. Sur la forme rien à redire que je n’ai déjà évoqué dans mes précédentes chroniques (L’avocat, le nain et la princesse masquée ; Back Up ; Concerto pour 4 mains ; Un long moment de silence ; Zanzara). Un phrasé aérien, gracieux, avec le mot juste et pas un de plus. J’invite encore une fois les grands malades de l’adverbe en -ment et du verbe introducteur à lire Colize. Un style impérial. Comme Lagarde. La garde impériale, donc...
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  • adtraviata Posté le 7 Avril 2018
    Ce roman est le tout premier écrit par Paul Colize, autoédité d’abord en 2003 sous forme dactylographiée et sous le titre Quatre valets et une dame puis publié en 2010 aux éditions Krakoen sous le titre Le valet de coeur. Son éditrice actuelle ne souhaitant pas laisser croupir ce roman, Paul Colize a remanié le texte pour le voir publié en poche chez Pocket avec un titre qui rend justice au nez particulièrement développé de son personnage principal : Un parfum d’amertume. Chacun des titres a un lien évident avec le roman et c’est assez intéressant, cette succession d’éditions et de titres. C’est drôle, j’ai facilement imaginé Paul Colize dans la peau d’Antoine Lagarde : l’auteur est grand, mince, les yeux bleus, une grande classe à mon humble avis et un humour narquois quand on le rencontre en dédicace. Bon, la comparaison s’arrête là évidemment : Antoine est directeur d’une agence de consultants, divorcé, la garde de son fils Jérôme est l’objet de batailles feutrées mais acérées avec son ex-femme. Et le voilà confronté au meurtre sanglant de son père. Un seul indice oublié par la police, qui n’a aucune piste : une carte à jouer, le valet de pique,... Ce roman est le tout premier écrit par Paul Colize, autoédité d’abord en 2003 sous forme dactylographiée et sous le titre Quatre valets et une dame puis publié en 2010 aux éditions Krakoen sous le titre Le valet de coeur. Son éditrice actuelle ne souhaitant pas laisser croupir ce roman, Paul Colize a remanié le texte pour le voir publié en poche chez Pocket avec un titre qui rend justice au nez particulièrement développé de son personnage principal : Un parfum d’amertume. Chacun des titres a un lien évident avec le roman et c’est assez intéressant, cette succession d’éditions et de titres. C’est drôle, j’ai facilement imaginé Paul Colize dans la peau d’Antoine Lagarde : l’auteur est grand, mince, les yeux bleus, une grande classe à mon humble avis et un humour narquois quand on le rencontre en dédicace. Bon, la comparaison s’arrête là évidemment : Antoine est directeur d’une agence de consultants, divorcé, la garde de son fils Jérôme est l’objet de batailles feutrées mais acérées avec son ex-femme. Et le voilà confronté au meurtre sanglant de son père. Un seul indice oublié par la police, qui n’a aucune piste : une carte à jouer, le valet de pique, marqué de quelques lettres mystérieuses. D’autres cartes suivront et d’autres crimes, qui se révéleront faire partie d’une machination dont Antoine est le centre. Son goût pour les femmes va le mettre en contact avec une journaliste sulfureuse qui le mettra sur des pistes très intéressantes… de plus en plus périlleuses… (et quelques scènes torrides). Je n’irai pas plus loin, je ne vous mettrai évidemment pas complètement au parfum 😉 J’ai apprécié le rythme du récit, les chapitres courts s’enchaînent rapidement, révélant leur lot d’indices, de questions, de doutes, de peurs, de fausses pistes aussi. Tout cela est dépaysant puisque nous voyageons de Paris à Bruxelles, en passant par Strasbourg, la Slovénie et Caracas. A priori je ne trouverais pas Antoine Lagarde très sympa si je le rencontrais dans la vraie vie mais comme il est le narrateur de ce roman et qu’il ne cache aucun de ses états d’âme, qu’il les raconte même avec une pointe de cynisme tout à fait délectable tout en gardant sa sensibilité, je l’ai forcément apprécié. Pour un premier roman, il faut avouer que c’est bluffant de maîtrise… Et voilà, j’ai enfin lu Paul Colize !
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  • stephanieplaisirdelire Posté le 19 Juillet 2017
    J’ai pris un vrai plaisir avec l’écriture corrosive, pleine d’humour autant qu’avec l’intrigue qui se déroule subtilement jusqu’aux dernières pages pour me laisser sans voix. Un parfum d’amertume, chaudement recommandé par Paul Colize lui- même (« satisfaite ou remboursée » m’a-t ’il dit !), a été un enchantement ! C’est un polar comme je les aime, avec beaucoup de rythme, des énigmes, des coups de théâtre, un peu de frisson et un dénouement impossible à deviner (mais qui se tient, attention !), servi en plus dans un style piquant des plus agréables (quand on aime l’ironie, les bons mots, l’humour un peu grinçant)..............................
  • Basiline Posté le 3 Janvier 2017
    J'ai adoré!!! A tel point que j'ai filé acheté l'avocat, le nain et la princesse! Dès les premières pages je sens que je vais passer de bons moments de lectures! Le rythme est bon, il n'y a pas de temps morts avec de longs passages descriptifs et le style narratif est excellent! A recommander!
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