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Pocket
EAN : 9782266230865
Code sériel : 15356
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 800
Format : 108 x 177 mm

Un roman américain

MARIANNE G. HOVNANIAN (Traducteur)
Date de parution : 07/02/2013

Harlem, 1954. À la sortie d’une soirée, le jeune écrivain noir Eddie Wesley bute sur un corps : un homme à moitié enseveli sous la neige agrippant une croix en or inversée. Il reconnaît un riche avocat blanc présent à la soirée… Alors que la curiosité du jeune écrivain commence...

Harlem, 1954. À la sortie d’une soirée, le jeune écrivain noir Eddie Wesley bute sur un corps : un homme à moitié enseveli sous la neige agrippant une croix en or inversée. Il reconnaît un riche avocat blanc présent à la soirée… Alors que la curiosité du jeune écrivain commence à déranger, sa sœur, promise à un brillant avenir à la Cour suprême, disparaît. Son enquête dans les bas-fonds et les arcanes du pouvoir va durer vingt ans, sur fond de complot de l’élite conservatrice, noire et blanche, pour le contrôle de la présidence des États-Unis.

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EAN : 9782266230865
Code sériel : 15356
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 800
Format : 108 x 177 mm
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Ils en parlent

« L'Amérique, ses défavorisés, ses privilégiés...Stephen Carter évoque le choc des cultures et redonne leur place aux oubliés de l'Histoire. » Philippe Coste - L'Express

«Thriller sur fond de conspiration politique, puissante saga familiale et subtile histoire d'amour, Un roman américain est cela tout à la fois. » Françoise Dargent – Le Figaro 

« Passionnant de bout en bout. » Hervé Bertho - Ouest-France

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Pacomeux Posté le 13 Septembre 2014
    HARLEM BLESS AMERICA Voici un beau pavé de 600 pages dont l’action se déroule principalement aux USA, sur près vingt ans, de 1952 à 1974. Il s’agit d’un roman qui mixe joyeusement réalité et fiction, et que l’on pourrait donc qualifier de « realiction ». Côté réalité sont invités des personnages illustres (entre autres Richard NIXON, John F. KENNEDY, Edgard HOOVER) ainsi que des événements marquants de la récente Histoire américaine (guerre du Vietnam, Watergate, etc.). Côté fiction, le livre met en scène la société noire de Harlem des années 50. Pas le Harlem des années 80 avec sa décrépitude, ses voyous et ses dealers. Mais le Harlem qui a précédé. Celui de la grande bourgeoisie noire de Sugar Hill avec ses « tsarines », marraines et marieuses attitrées de la communauté noire. Malgré la part romancée ciselée par Stephen CARTER, je dois confesser le plaisir d’une réelle découverte. Le héros du roman est issu des membres de cette communauté noire. Il s’agit d’un jeune écrivain ambitieux – Eddie WESLEY (un petit fumet d’autobiographie ?) - qui se retrouve malgré lui embarqué à double titre dans une enquête qui constitue la trame du roman. D’abord parce qu’il découvre un cadavre suspect, ensuite suite à la... HARLEM BLESS AMERICA Voici un beau pavé de 600 pages dont l’action se déroule principalement aux USA, sur près vingt ans, de 1952 à 1974. Il s’agit d’un roman qui mixe joyeusement réalité et fiction, et que l’on pourrait donc qualifier de « realiction ». Côté réalité sont invités des personnages illustres (entre autres Richard NIXON, John F. KENNEDY, Edgard HOOVER) ainsi que des événements marquants de la récente Histoire américaine (guerre du Vietnam, Watergate, etc.). Côté fiction, le livre met en scène la société noire de Harlem des années 50. Pas le Harlem des années 80 avec sa décrépitude, ses voyous et ses dealers. Mais le Harlem qui a précédé. Celui de la grande bourgeoisie noire de Sugar Hill avec ses « tsarines », marraines et marieuses attitrées de la communauté noire. Malgré la part romancée ciselée par Stephen CARTER, je dois confesser le plaisir d’une réelle découverte. Le héros du roman est issu des membres de cette communauté noire. Il s’agit d’un jeune écrivain ambitieux – Eddie WESLEY (un petit fumet d’autobiographie ?) - qui se retrouve malgré lui embarqué à double titre dans une enquête qui constitue la trame du roman. D’abord parce qu’il découvre un cadavre suspect, ensuite suite à la disparition de sa petite sœur adulée. L’enquête d’Eddie vise a comprendre une intrigue qui semble-il déboucherait sur une conspiration long terme visant à prendre le pouvoir à la Maison Blanche. En d’autres termes, un coup d’état en douceur. Mais un coup d’état « café au lait », impliquant blancs et noirs. Bien évidemment, la quête du brave Eddie ne s’avère pas simple. C’est un puriste. En amour d’abord. Bien qu’il n’épouse pas Aurelia, son premier amour, il ne peut se résigner à y renoncer. Vis-à-vis de sa sœur ensuite. Vingt années d’enquête afin de reconstituer le puzzle de sa disparition. Never give up ! Vraiment très américain. Enfin, vis-à-vis des principes puritains inculqués par son pasteur de père. Il ne transige jamais avec le pouvoir en place. Et de manière surprenante, il n’est jamais assassiné en dépit d’une pratique alors assez répandue. Juste quelques petits passages à tabac, histoire de lui rappeler qu’il est noir, curieux et têtu. Il faut dire que tout le monde semble apprécier ce brave Eddie. Les noirs, les blancs, les républicains, les démocrates, les riches, les pauvres et même Aurelia malgré son mariage avec un autre. Conclusion : une vraie ouverture sur une société noire harlémite méconnue - une histoire prenante mais quelque peu compliquée par la densité des personnages et quelques longueurs - au final, pas mal pour un troisième roman qui aurait pu s’intituler « Harlem Bless America ». P@comeux - 2014/09 ©
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  • horline Posté le 30 Juillet 2014
    Dans Un roman américain, Stephen Carter dresse le portrait d’un monde qui n’existe plus : celui d’une haute bourgeoisie noire installée à Harlem et qui régnait sur Sugar Hill dans les années 50. Communauté ignorée du grand public, presque invisible, l’auteur dépeint une sorte d’aristocratie évoluant parallèlement à la haute société blanche, avec ses codes, ses tsarines, ses réseaux, ses manigances, ses engagements politiques. Une communauté discrète, parsemée de remparts invisibles, et donc propice à laisser foisonner dans l’imaginaire toutes les intrigues ou machinations mêlant sociétés secrètes, complots, trafic d’influences, luttes de pouvoir, meurtres … Stephen Carter lui ne lésine pas, il imagine un Projet "infernal" impliquant des hommes d’affaires de l’élite noire mais aussi peut-être bien des hommes politiques blancs de premier ordre et le FBI. Quel est ce projet ? C’est justement ce que tente de percer un jeune auteur noir en pleine ascension sociale, Eddie Wesley, après avoir découvert le cadavre d’un avocat blanc dépositaire d’un testament et la disparition de sa sœur Junie, jeune étudiante promise à un brillant avenir. Un cadavre, une disparition mystérieuse, des attentats, une Amérique paranoïaque obsédée par les Rouges, la radicalisation de la lutte pour les droits civiques, et un groupe conspirationniste... Dans Un roman américain, Stephen Carter dresse le portrait d’un monde qui n’existe plus : celui d’une haute bourgeoisie noire installée à Harlem et qui régnait sur Sugar Hill dans les années 50. Communauté ignorée du grand public, presque invisible, l’auteur dépeint une sorte d’aristocratie évoluant parallèlement à la haute société blanche, avec ses codes, ses tsarines, ses réseaux, ses manigances, ses engagements politiques. Une communauté discrète, parsemée de remparts invisibles, et donc propice à laisser foisonner dans l’imaginaire toutes les intrigues ou machinations mêlant sociétés secrètes, complots, trafic d’influences, luttes de pouvoir, meurtres … Stephen Carter lui ne lésine pas, il imagine un Projet "infernal" impliquant des hommes d’affaires de l’élite noire mais aussi peut-être bien des hommes politiques blancs de premier ordre et le FBI. Quel est ce projet ? C’est justement ce que tente de percer un jeune auteur noir en pleine ascension sociale, Eddie Wesley, après avoir découvert le cadavre d’un avocat blanc dépositaire d’un testament et la disparition de sa sœur Junie, jeune étudiante promise à un brillant avenir. Un cadavre, une disparition mystérieuse, des attentats, une Amérique paranoïaque obsédée par les Rouges, la radicalisation de la lutte pour les droits civiques, et un groupe conspirationniste qui se réunit à l’ombre des salons et des résidences victoriennes, Stephen exploite judicieusement la tension née du maccarthysme et de l’émergence des groupes contestataires pour envisager un thriller qui conjugue toutes les peurs irrationnelles de ces années-là. Se gardant de le juger, Stephen Carter observe son héros se débattre avec une intrigue à énigmes, le manipule avec de fausses pistes_ peut-être dans une interprétation toute personnelle pour éveiller un sentiment de révolte chez ce jeune dandy qui avait pour seule ambition de devenir un écrivain célèbre. Il est intelligent, lucide, voire parfois extra-lucide dans la résolution de certains mystères, mais ne s’est jamais montré réellement soucieux de la cause noire ou de toute forme d’injustice jusqu’à la découverte du Projet, préférant les mondanités et courtiser la belle Aurélia. Amené à fréquenter les hautes sphères du pouvoir et côtoyer Kennedy et Nixon, Eddie n’est pas seulement un homme à la recherche de sa sœur pendant les vingt ans que durera l’enquête. L’auteur en fait le témoin d’une époque pleine de contradictions, entre dérives du pouvoir et volonté de manipulation des masses, entre émancipation des minorités et replis vers le conservatisme. C’est un roman prenant si on se laisse prendre. Loin d’enfermer le récit dans un polar avec une trame narrative concise et efficace, Stephen Carter lui préfère un suspense au souffle long qui piège les conséquences de l’impérialisme américain. Du trouble, une menace diffuse, des rebondissements il y en a. Mais la densité de l’écriture et le goût de l’auteur pour la grande fresque font de ce thriller politique le portrait avant tout d’une Amérique noire qui défie les clichés, bien plus proche des riches blancs influents que des pauvres noirs du Sud. Roman ambitieux qui couvre plus de vingt années de l’Histoire américaine en mêlant personnages fictifs et personnalités réelles. Roman passionnant même si le dénouement obéit dans les derniers chapitres à une construction un peu rocambolesque.
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  • GB Posté le 15 Février 2014
    Roman d'amour, avec une trame historique. Le narrateur assiste à tous les événements politiques que les Etats-Unis ont connus à partir des années 50 jusqu'au milieu des années 80. La violence est partout, la révolte des Noirs, le réveil des classes sociales, la guerre du Viet-Nam, Tout y est et est presque véridique. Il recherche sa soeur qui est à la tête d'un groupe qui veut refaire l'Amérique, et tout cela avec l,aide la femme de sa vie. Bon roman historique.
  • cecile70 Posté le 10 Novembre 2013
    Passionnée par l'Amérique, en particulier New York et tout se qui s'y rapporte de près ou de loin, je recommande vivement ce livre où l'on voit ici l'évolution d'après guerre d'une société noire en plein changements et bouleversements. Malgré l'épaisseur du livre, on s'y laisse vite prendre. De plus, très bel hommage au Paradis Perdu de John Hamilton.
  • sandrine57 Posté le 11 Juin 2012
    Martha's Vineyard, été 1952. Un groupe de vingt hommes influents, noirs et blancs, se réunissent dans une demeure cossue de l'île. Ensemble, ils vont signer un pacte qui, à long terme, leur permettra de s'imposer à la tête des Etats-Unis. Harlem, 1954. Eddie Wesley, jeune écrivain afro-américain, assiste aux fiançailles de Kevin Garland et Aurelia "Aurie" Treen. Elle a été sa petite amie mais lui a préféré le jeune héritier d'une des familles les plus riches et puissantes de Harlem. Dépité, Eddie provoque une dernière scène avant de quitter la fête, furieux. En traversant un parc pour rentrer chez lui, il tombe sur un cadavre. L'homme est blanc, bien vêtu, et tient dans sa main et une croix inversée. Intrigué mais prudent, Eddie préfère quitter les lieux sans demander son reste. Malgré ce qu'il croit, le jeune n'en a pourtant fini ni avec le cadavre, ni avec la croix, ni même avec Aurie. Pour Eddie, la quête commence quand sa petite soeur disparaît et Aurie lui prêtera main forte, persuadée, dès son voyage de noces, que son mari est lié au complot. A la fois intrigue politique, chronique sociale et grande histoire d'amour, ce Roman américain nous entraîne sur près de 600 pages dans l'Amérique... Martha's Vineyard, été 1952. Un groupe de vingt hommes influents, noirs et blancs, se réunissent dans une demeure cossue de l'île. Ensemble, ils vont signer un pacte qui, à long terme, leur permettra de s'imposer à la tête des Etats-Unis. Harlem, 1954. Eddie Wesley, jeune écrivain afro-américain, assiste aux fiançailles de Kevin Garland et Aurelia "Aurie" Treen. Elle a été sa petite amie mais lui a préféré le jeune héritier d'une des familles les plus riches et puissantes de Harlem. Dépité, Eddie provoque une dernière scène avant de quitter la fête, furieux. En traversant un parc pour rentrer chez lui, il tombe sur un cadavre. L'homme est blanc, bien vêtu, et tient dans sa main et une croix inversée. Intrigué mais prudent, Eddie préfère quitter les lieux sans demander son reste. Malgré ce qu'il croit, le jeune n'en a pourtant fini ni avec le cadavre, ni avec la croix, ni même avec Aurie. Pour Eddie, la quête commence quand sa petite soeur disparaît et Aurie lui prêtera main forte, persuadée, dès son voyage de noces, que son mari est lié au complot. A la fois intrigue politique, chronique sociale et grande histoire d'amour, ce Roman américain nous entraîne sur près de 600 pages dans l'Amérique des années 50, 60 et 70 mais vue du côté de l'"obscure nation". On y découvre une communauté noire très en vue à New-York et dans les grandes villes mais qui se bat ailleurs pour les droits civiques et se radicalise. On y rencontre des figures marquantes (Nixon, JFK, Hoover) et les évènements prégnants (guerre du Vietnam, Watergate, terrorisme) de l'histoire du pays. Très instructif et documenté, on pourra reprocher à ce roman d'être un peu trop bavard. Stephen CARTER sait de quoi il parle et il étale des couches de connaissances. Par ailleurs, si l'histoire du complot réussit à tenir en haleine au fil des pages, cela retombe un peu sur la fin quand on en découvre la teneur. Et puis, son parti pris d'opposer les "caucasiens" à l"obscure nation", selon ses termes, finit par lasser et frôle, par moments, le racisme. Il reste un suspense plutôt bien mené, une histoire d'amour qui traverse les années et un portrait minutieux des Etats-Unis.
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