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10/18
EAN : 9782264072313
Code sériel : 5447
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 360
Format : 108 x 177 mm

Un seul parmi les vivants

Michel LEDERER (Traducteur)
Date de parution : 16/05/2019
 « Un premier roman remarquable et prometteur qui nous embarque en Caroline du Nord, au temps de la prohibition et de la « grande dépression ». La Croix
Caroline du Sud, 1932. Par un soir d’été caniculaire, le vieux shérif Furman Chambers est tiré de son sommeil par un coup de téléphone : deux hommes ont été froidement abattus à la sortie d’une ancienne auberge qui sert désormais de couverture au trafic d’alcool de Larthan Tull, l’« empereur... Caroline du Sud, 1932. Par un soir d’été caniculaire, le vieux shérif Furman Chambers est tiré de son sommeil par un coup de téléphone : deux hommes ont été froidement abattus à la sortie d’une ancienne auberge qui sert désormais de couverture au trafic d’alcool de Larthan Tull, l’« empereur du bourbon ». Quand Chambers arrive sur les lieux, le nom du coupable circule déjà : Mary Jane Hopewell, un vétéran de la Grande Guerre, qui vit en marge de la société. Mais le shérif, sceptique de nature, décide de mener l’enquête et se retrouve plongé dans une spirale de violence qui va bouleverser le destin de personnages inoubliables.
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EAN : 9782264072313
Code sériel : 5447
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 360
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Fadette100 Posté le 9 Septembre 2020
    Un premier roman réussi pour Jon Sealy qui nous entraîne avec ce "Seul parmi les vivants" au fin fond de la Caroline du Sud au coeur de la grande dépression. Nous sommes en 1932, la prohibition est sur le point de s'achever mais les bootleggers règnent en maître sur le trafic de bourbon et le redoutable Larthan Tull impose sa loi sur la petite ville de Bell. Le shérif vieillissant Furman Chambers a bien du mal à faire régner l'ordre et la loi..... Un soir deux jeunes types sont descendus devant le bar de Tull et tout accuse Mary Jane Hopewell un vétéran de 14/18, marginal et gros consommateur de bourbon. Le shérif Chambers doute fort de cette culpabilité. Tous les ingrédients pour un drame qui peu à peu va devenir inévitable au lecteur, sont en place. Sealy s'attarde longuement sur le contexte social et économique, sur le climat pesant de la prohibition, ce qui fait de son ouvrage un roman plus social que policier. La tension monte au fil des pages jusqu'à l'explosion finale. On croise chez Leary des personnages attachants (le shérif Chambers, les deux frangins Quinn et Willie) , de fieffés salauds (Tull, Dock), tous cependant hauts en couleur. Le fantôme... Un premier roman réussi pour Jon Sealy qui nous entraîne avec ce "Seul parmi les vivants" au fin fond de la Caroline du Sud au coeur de la grande dépression. Nous sommes en 1932, la prohibition est sur le point de s'achever mais les bootleggers règnent en maître sur le trafic de bourbon et le redoutable Larthan Tull impose sa loi sur la petite ville de Bell. Le shérif vieillissant Furman Chambers a bien du mal à faire régner l'ordre et la loi..... Un soir deux jeunes types sont descendus devant le bar de Tull et tout accuse Mary Jane Hopewell un vétéran de 14/18, marginal et gros consommateur de bourbon. Le shérif Chambers doute fort de cette culpabilité. Tous les ingrédients pour un drame qui peu à peu va devenir inévitable au lecteur, sont en place. Sealy s'attarde longuement sur le contexte social et économique, sur le climat pesant de la prohibition, ce qui fait de son ouvrage un roman plus social que policier. La tension monte au fil des pages jusqu'à l'explosion finale. On croise chez Leary des personnages attachants (le shérif Chambers, les deux frangins Quinn et Willie) , de fieffés salauds (Tull, Dock), tous cependant hauts en couleur. Le fantôme des grands écrivains du sud plane sur cette oeuvre, Erskine Caldwell, Faulkner mais aussi plus proche de nous Ron Rash. Servi par la traduction toujours impeccable de Michel Lederer (le traducteur maison de Terres D'Amérique) ce roman totalement addictif se lit d'une traite!
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  • Scopa Posté le 5 Juin 2020
    "un seul parmi les vivants" a le paradoxe des grands romans ; On ne peut s'empêcher de le dévorer et en même temps on voudrait ne jamais le finir. Caroline du Sud, 1932. Par un soir d'été caniculaire, le vieux shérif Furman Chambers est tiré de son sommeil par un coup de téléphone : deux hommes ont été abattus à la sortie d'une ancienne auberge qui sert désormais de couverture au trafic de bourbonl de Larthan Tull, le « magnat du bourbon ». Quand Chambers arrive sur les lieux, le nom du coupable circule déjà : Mary Jane Hopewell, un vétéran de la Grande Guerre, qui vit en marge de la société. Mais le shérif, sceptique de nature, décide de mener l'enquête et se retrouve plongé dans une spirale de violence. Alliant exigence littéraire et talent de conteur, Jon Sealy ressuscite avec brio l'époque de la Grande Dépression. Il y mêle noirceur et moments de grâce inattendus, créant une intensité dramatique saisissante autour des relations familiales, de la folie du pouvoir et des limites de la justice.
  • Esorlecram Posté le 15 Décembre 2019
    Jon Sealy nous plonge dans l’Amérique profonde des années trente, plus précisément en Caroline du sud. L’immersion fut aisée, car toute l’atmosphère du roman correspond à l’idée que je me faisais de cette Amérique-là. Nous sommes en 1932, en pleine dépression économique. La misère est générale. La loi sur la prohibition vient d’être votée, avec pour corolaire -moins paradoxal qu’on pourrait croire- : les distilleries clandestines prolifèrent. Car quoi d’autre que l’alcool pour oublier les vicissitudes de l’existence ! Les moins malheureux cultivent le maïs, composant de base pour ce mauvais alcool, et vivent de sa revente. D’autres subissent les conditions pénibles du travail dans les filatures de coton. Beaucoup n’ont pas de boulot et passent leur temps à se soûler la gueule. Et comme tout américain qui se respecte se doit d’avoir un colt dans la poche… Bien sûr quelques-uns profitent de la situation, s’enrichissent grâce au « bourbon », mais ne se sentent pas heureux pour autant. L’alcoolisme et la misère sont donc les deux personnages principaux du roman. Mais d’autres, en chair et en os, sont décrits avec talent par l’auteur. On se sent proche d’eux, malgré leurs défauts, que l’on comprend vu l’existence qui est la leur.... Jon Sealy nous plonge dans l’Amérique profonde des années trente, plus précisément en Caroline du sud. L’immersion fut aisée, car toute l’atmosphère du roman correspond à l’idée que je me faisais de cette Amérique-là. Nous sommes en 1932, en pleine dépression économique. La misère est générale. La loi sur la prohibition vient d’être votée, avec pour corolaire -moins paradoxal qu’on pourrait croire- : les distilleries clandestines prolifèrent. Car quoi d’autre que l’alcool pour oublier les vicissitudes de l’existence ! Les moins malheureux cultivent le maïs, composant de base pour ce mauvais alcool, et vivent de sa revente. D’autres subissent les conditions pénibles du travail dans les filatures de coton. Beaucoup n’ont pas de boulot et passent leur temps à se soûler la gueule. Et comme tout américain qui se respecte se doit d’avoir un colt dans la poche… Bien sûr quelques-uns profitent de la situation, s’enrichissent grâce au « bourbon », mais ne se sentent pas heureux pour autant. L’alcoolisme et la misère sont donc les deux personnages principaux du roman. Mais d’autres, en chair et en os, sont décrits avec talent par l’auteur. On se sent proche d’eux, malgré leurs défauts, que l’on comprend vu l’existence qui est la leur. Il y a bien sûr une histoire, mais elle est moins importante que la description de l’ambiance lourde qui règne en permanence, et ne justifie en aucun cas l’étiquette de « polar ». On y rencontre un shérif peu traditionnel, peinard, proche de la pension, qui veut avant tout éviter les problèmes et ne se prive pas de sortir une bouteille de bourbon du tiroir de son bureau, on y voit aussi un original qui fuit parce que soupçonné d’un crime qu’il n’ a pas commis, un couple d’amoureux dont les pères sont ennemis, une dame d’âge mur qui semble très « classe » mais dirige en fait de façon impitoyable toute cette mafia du bourbon. Bref ce roman est vivant, bien écrit, très noir au fond mais sans risquer de rendre le lecteur dépressif. A recommander sans hésitation !
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  • Sharon Posté le 23 Décembre 2018
    Caroline du Sud, 1932. La grande dépression a frappé. La prohibition a été votée. Prenez ces deux faits, et vous obtenez un trafic d'alcool qui permet à des familles de vivre, et aux grands patrons de s'enrichir. L'alcool permet aussi de supporter la vie présente, pas toujours facile. Jamais facile serait plus juste. Le sherif Chambers a perdu ses deux fils à la guerre. Mary Jane Hopewell (ne vous trompez pas, il s'agit de son surnom, pas de son vrai prénom) a vécu les combats, la promiscuité des blessés, l'envie de s'en sortir malgré tout. Son frère Joe en parle moins, pourtant lui aussi a été très marqué par la guerre : la naissance de son second fils l'a fait renoncer à l'alcool. La veuve Campbell a perdu son mari à la guerre, et son fils unique est mort sous les balles du shérif - le seul homme qu'il ait jamais tué. Tous pourraient continuer à (sur)vivre ainsi, sans trop se rendre compte qu'ils sont pauvres puisque tous le sont. Mais un double meurtre a été commis, deux jeunes hommes qui participaient au trafic d'alcool. L'un d'entre eux avait été recueilli par la veuve Campbell. Qui est accusé du meurtre ?... Caroline du Sud, 1932. La grande dépression a frappé. La prohibition a été votée. Prenez ces deux faits, et vous obtenez un trafic d'alcool qui permet à des familles de vivre, et aux grands patrons de s'enrichir. L'alcool permet aussi de supporter la vie présente, pas toujours facile. Jamais facile serait plus juste. Le sherif Chambers a perdu ses deux fils à la guerre. Mary Jane Hopewell (ne vous trompez pas, il s'agit de son surnom, pas de son vrai prénom) a vécu les combats, la promiscuité des blessés, l'envie de s'en sortir malgré tout. Son frère Joe en parle moins, pourtant lui aussi a été très marqué par la guerre : la naissance de son second fils l'a fait renoncer à l'alcool. La veuve Campbell a perdu son mari à la guerre, et son fils unique est mort sous les balles du shérif - le seul homme qu'il ait jamais tué. Tous pourraient continuer à (sur)vivre ainsi, sans trop se rendre compte qu'ils sont pauvres puisque tous le sont. Mais un double meurtre a été commis, deux jeunes hommes qui participaient au trafic d'alcool. L'un d'entre eux avait été recueilli par la veuve Campbell. Qui est accusé du meurtre ? Mary Jane, un homme très proche de la veuve. Bizarrement, peu croient qu'il soit le véritable coupable et même si le shérif le cherche - il faut bien enquêter - il doute que l'homme, marginal, ait tué deux hommes de sang froid. Alors... ce qui commence n'est pas une chasse à l'homme, non, pas à proprement parler. Il s'ennuie plutôt un jeu de cache-cache, pour échapper au shérif d'un côté, pour contrer Larthan Tull de l'autre. Tull est le chef incontesté du trafic d'alcool clandestin, et il ne lui vient pas à l'esprit de partager le gâteau. Pourquoi partagerait-il d'ailleurs ? Il est bien décidé à mettre bon ordre dans toutes les velléités de rébellion - avec des conséquences qu'il n'attendait pas. Ce qu'il n'attendait pas non plus, et le shérif encore moins est l'arrivée des fédéraux, bien décidés à mettre fin au trafic. Pour eux, tout est blanc ou noir. Pour Chambers, rien n'est aussi simple. C'est d'ailleurs à leur arrivée que le lecteur comprend que l'on est en route vers la catastrophe, comme si, une fois la tragédie, rien ne pouvait l'arrêter. Oui, ce roman se déroule en 1932, cependant il nous plonge dans le passé - la première guerre mondiale, dont on oublie un peu les conséquences pour les américains - et dans le futur, quand il nous présente les conséquences pour ceux qui ont vécu cette année-là. Un roman qui nous rappelle que le rêve américain n'en a pas toujours été un.
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  • jeanlucbabelio Posté le 18 Novembre 2018
    "Une nouvelle grande voix du Sud", et bien pas vraiment. Ce roman est bien, mais loin d'un Tom Franklin par exemple.
Lisez inspiré avec 10/18 !
Voyagez hors des sentiers battus, loin d'une littérature conventionnelle et attendue…