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EAN : 9782264072313
Code sériel : 5447
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 360
Format : 108 x 177 mm

Un seul parmi les vivants

Michel LEDERER (Traducteur)
Date de parution : 16/05/2019
 « Un premier roman remarquable et prometteur qui nous embarque en Caroline du Nord, au temps de la prohibition et de la « grande dépression ». La Croix
Caroline du Sud, 1932. Par un soir d’été caniculaire, le vieux shérif Furman Chambers est tiré de son sommeil par un coup de téléphone : deux hommes ont été froidement abattus à la sortie d’une ancienne auberge qui sert désormais de couverture au trafic d’alcool de Larthan Tull, l’« empereur... Caroline du Sud, 1932. Par un soir d’été caniculaire, le vieux shérif Furman Chambers est tiré de son sommeil par un coup de téléphone : deux hommes ont été froidement abattus à la sortie d’une ancienne auberge qui sert désormais de couverture au trafic d’alcool de Larthan Tull, l’« empereur du bourbon ». Quand Chambers arrive sur les lieux, le nom du coupable circule déjà : Mary Jane Hopewell, un vétéran de la Grande Guerre, qui vit en marge de la société. Mais le shérif, sceptique de nature, décide de mener l’enquête et se retrouve plongé dans une spirale de violence qui va bouleverser le destin de personnages inoubliables.
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EAN : 9782264072313
Code sériel : 5447
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 360
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Esorlecram Posté le 15 Décembre 2019
    Jon Sealy nous plonge dans l’Amérique profonde des années trente, plus précisément en Caroline du sud. L’immersion fut aisée, car toute l’atmosphère du roman correspond à l’idée que je me faisais de cette Amérique-là. Nous sommes en 1932, en pleine dépression économique. La misère est générale. La loi sur la prohibition vient d’être votée, avec pour corolaire -moins paradoxal qu’on pourrait croire- : les distilleries clandestines prolifèrent. Car quoi d’autre que l’alcool pour oublier les vicissitudes de l’existence ! Les moins malheureux cultivent le maïs, composant de base pour ce mauvais alcool, et vivent de sa revente. D’autres subissent les conditions pénibles du travail dans les filatures de coton. Beaucoup n’ont pas de boulot et passent leur temps à se soûler la gueule. Et comme tout américain qui se respecte se doit d’avoir un colt dans la poche… Bien sûr quelques-uns profitent de la situation, s’enrichissent grâce au « bourbon », mais ne se sentent pas heureux pour autant. L’alcoolisme et la misère sont donc les deux personnages principaux du roman. Mais d’autres, en chair et en os, sont décrits avec talent par l’auteur. On se sent proche d’eux, malgré leurs défauts, que l’on comprend vu l’existence qui est la leur.... Jon Sealy nous plonge dans l’Amérique profonde des années trente, plus précisément en Caroline du sud. L’immersion fut aisée, car toute l’atmosphère du roman correspond à l’idée que je me faisais de cette Amérique-là. Nous sommes en 1932, en pleine dépression économique. La misère est générale. La loi sur la prohibition vient d’être votée, avec pour corolaire -moins paradoxal qu’on pourrait croire- : les distilleries clandestines prolifèrent. Car quoi d’autre que l’alcool pour oublier les vicissitudes de l’existence ! Les moins malheureux cultivent le maïs, composant de base pour ce mauvais alcool, et vivent de sa revente. D’autres subissent les conditions pénibles du travail dans les filatures de coton. Beaucoup n’ont pas de boulot et passent leur temps à se soûler la gueule. Et comme tout américain qui se respecte se doit d’avoir un colt dans la poche… Bien sûr quelques-uns profitent de la situation, s’enrichissent grâce au « bourbon », mais ne se sentent pas heureux pour autant. L’alcoolisme et la misère sont donc les deux personnages principaux du roman. Mais d’autres, en chair et en os, sont décrits avec talent par l’auteur. On se sent proche d’eux, malgré leurs défauts, que l’on comprend vu l’existence qui est la leur. Il y a bien sûr une histoire, mais elle est moins importante que la description de l’ambiance lourde qui règne en permanence, et ne justifie en aucun cas l’étiquette de « polar ». On y rencontre un shérif peu traditionnel, peinard, proche de la pension, qui veut avant tout éviter les problèmes et ne se prive pas de sortir une bouteille de bourbon du tiroir de son bureau, on y voit aussi un original qui fuit parce que soupçonné d’un crime qu’il n’ a pas commis, un couple d’amoureux dont les pères sont ennemis, une dame d’âge mur qui semble très « classe » mais dirige en fait de façon impitoyable toute cette mafia du bourbon. Bref ce roman est vivant, bien écrit, très noir au fond mais sans risquer de rendre le lecteur dépressif. A recommander sans hésitation !
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  • Sharon Posté le 23 Décembre 2018
    Caroline du Sud, 1932. La grande dépression a frappé. La prohibition a été votée. Prenez ces deux faits, et vous obtenez un trafic d'alcool qui permet à des familles de vivre, et aux grands patrons de s'enrichir. L'alcool permet aussi de supporter la vie présente, pas toujours facile. Jamais facile serait plus juste. Le sherif Chambers a perdu ses deux fils à la guerre. Mary Jane Hopewell (ne vous trompez pas, il s'agit de son surnom, pas de son vrai prénom) a vécu les combats, la promiscuité des blessés, l'envie de s'en sortir malgré tout. Son frère Joe en parle moins, pourtant lui aussi a été très marqué par la guerre : la naissance de son second fils l'a fait renoncer à l'alcool. La veuve Campbell a perdu son mari à la guerre, et son fils unique est mort sous les balles du shérif - le seul homme qu'il ait jamais tué. Tous pourraient continuer à (sur)vivre ainsi, sans trop se rendre compte qu'ils sont pauvres puisque tous le sont. Mais un double meurtre a été commis, deux jeunes hommes qui participaient au trafic d'alcool. L'un d'entre eux avait été recueilli par la veuve Campbell. Qui est accusé du meurtre ?... Caroline du Sud, 1932. La grande dépression a frappé. La prohibition a été votée. Prenez ces deux faits, et vous obtenez un trafic d'alcool qui permet à des familles de vivre, et aux grands patrons de s'enrichir. L'alcool permet aussi de supporter la vie présente, pas toujours facile. Jamais facile serait plus juste. Le sherif Chambers a perdu ses deux fils à la guerre. Mary Jane Hopewell (ne vous trompez pas, il s'agit de son surnom, pas de son vrai prénom) a vécu les combats, la promiscuité des blessés, l'envie de s'en sortir malgré tout. Son frère Joe en parle moins, pourtant lui aussi a été très marqué par la guerre : la naissance de son second fils l'a fait renoncer à l'alcool. La veuve Campbell a perdu son mari à la guerre, et son fils unique est mort sous les balles du shérif - le seul homme qu'il ait jamais tué. Tous pourraient continuer à (sur)vivre ainsi, sans trop se rendre compte qu'ils sont pauvres puisque tous le sont. Mais un double meurtre a été commis, deux jeunes hommes qui participaient au trafic d'alcool. L'un d'entre eux avait été recueilli par la veuve Campbell. Qui est accusé du meurtre ? Mary Jane, un homme très proche de la veuve. Bizarrement, peu croient qu'il soit le véritable coupable et même si le shérif le cherche - il faut bien enquêter - il doute que l'homme, marginal, ait tué deux hommes de sang froid. Alors... ce qui commence n'est pas une chasse à l'homme, non, pas à proprement parler. Il s'ennuie plutôt un jeu de cache-cache, pour échapper au shérif d'un côté, pour contrer Larthan Tull de l'autre. Tull est le chef incontesté du trafic d'alcool clandestin, et il ne lui vient pas à l'esprit de partager le gâteau. Pourquoi partagerait-il d'ailleurs ? Il est bien décidé à mettre bon ordre dans toutes les velléités de rébellion - avec des conséquences qu'il n'attendait pas. Ce qu'il n'attendait pas non plus, et le shérif encore moins est l'arrivée des fédéraux, bien décidés à mettre fin au trafic. Pour eux, tout est blanc ou noir. Pour Chambers, rien n'est aussi simple. C'est d'ailleurs à leur arrivée que le lecteur comprend que l'on est en route vers la catastrophe, comme si, une fois la tragédie, rien ne pouvait l'arrêter. Oui, ce roman se déroule en 1932, cependant il nous plonge dans le passé - la première guerre mondiale, dont on oublie un peu les conséquences pour les américains - et dans le futur, quand il nous présente les conséquences pour ceux qui ont vécu cette année-là. Un roman qui nous rappelle que le rêve américain n'en a pas toujours été un.
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  • jeanlucbabelio Posté le 18 Novembre 2018
    "Une nouvelle grande voix du Sud", et bien pas vraiment. Ce roman est bien, mais loin d'un Tom Franklin par exemple.
  • Zephyrine Posté le 17 Janvier 2018
    Très bon roman qui nous plonge immédiatement dans le sud des Etats-Unis en pleine prohibition. Le monde très noir du trafic d'alcool, l'ambiance d'une petite ville, l'exode rural sont autant de thèmes abordés avec succès. L'auteur sait décrire des personnages qui possèdent forces et failles, on se laisse très rapidement emportés.
  • Titania Posté le 9 Janvier 2018
    On est en Caroline du sud en 1932, c'est la grande dépression et la prohibition. La petite ville a perdu nombre de ses enfants morts dans les tranchées en Europe, c'est encore très présent, et les survivants ne dessoûlent pas. C'est un polar social dépressif et lent, noyé dans les vapeurs du Bourbon, que nous livre Jon Sealy pour son premier roman, un croquis d'une Amérique périphérique de petits blancs pauvres, ouvriers des filatures ou paysans à l'écart des villes. Les populations noires sont absentes du roman, comme invisibles, reléguées dans un blues de Bessie Smith et interdites de travailler dans les usines pour vivre. Terrible concurrence entre les misérables ! Les prêches de l'église Baptiste vouent tous les pécheurs aux flammes de l'enfer et induisent un climat dominé par la fatalité . La violence couve entre beuveries et bagarres. le trafic d'alcool de Tull qui ne dérange personne d'habitude, laisse un beau jour deux morts abattus à la chevrotine devant un bar, et un blessé en fuite, le bouc émissaire commode, Mary Jane Hopewell, le mauvais garçon, affublé d'un surnom humiliant depuis l'enfance. C'est une enquête compliquée pour le shérif Furman Chambers, 70 ans, père de deux fils morts dans les... On est en Caroline du sud en 1932, c'est la grande dépression et la prohibition. La petite ville a perdu nombre de ses enfants morts dans les tranchées en Europe, c'est encore très présent, et les survivants ne dessoûlent pas. C'est un polar social dépressif et lent, noyé dans les vapeurs du Bourbon, que nous livre Jon Sealy pour son premier roman, un croquis d'une Amérique périphérique de petits blancs pauvres, ouvriers des filatures ou paysans à l'écart des villes. Les populations noires sont absentes du roman, comme invisibles, reléguées dans un blues de Bessie Smith et interdites de travailler dans les usines pour vivre. Terrible concurrence entre les misérables ! Les prêches de l'église Baptiste vouent tous les pécheurs aux flammes de l'enfer et induisent un climat dominé par la fatalité . La violence couve entre beuveries et bagarres. le trafic d'alcool de Tull qui ne dérange personne d'habitude, laisse un beau jour deux morts abattus à la chevrotine devant un bar, et un blessé en fuite, le bouc émissaire commode, Mary Jane Hopewell, le mauvais garçon, affublé d'un surnom humiliant depuis l'enfance. C'est une enquête compliquée pour le shérif Furman Chambers, 70 ans, père de deux fils morts dans les tranchées, qui voit débarquer deux agents de la police d'Etat, troubler l'apparente quiétude de la communauté . Il est Coincé entre sens du devoir et désir que tout revienne comme avant. Jon Sealy met en scène une belle galerie de personnages, les hommes du clan Hopewell, de beaux portraits de femmes, la paisible Alma, la sombre Abigail, la terrifiante tante Lou. Il esquisse un Roméo et Juliette dans les maïs, l'inévitable tragédie. Quelques longueurs, un peu de surplace sur le personnage de Mary Jane, c'est tout ce que je reproche à ce roman qui nous parle d'une Amérique désabusée où les hommes sont une variable d'ajustement d'un trafic qui fonctionne comme l'économie officielle.
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Lisez inspiré avec 10/18 !
Voyagez hors des sentiers battus, loin d'une littérature conventionnelle et attendue…