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Une femme simple et honnête

10/18
EAN : 9782264068279
Code sériel : 5025
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 384
Format : 108 x 177 mm
Une femme simple et honnête

MARIE DE PREMONVILLE (Traducteur)
Date de parution : 07/01/2016
Début du XXe siècle, une femme répond à une annonce de mariage. Débute alors une intrigue envoûtante au cœur d'un Wisconsin rude et peu idéal.
Winsconsin, automne 1907. Ralph Truitt, magnat local craint et respecté attend, fébrile,  sur un quai de gare enneigé.  Ce train en retard renferme son dernier espoir. Après 20 ans de veuvage, l’homme a enfin décidé de se remarier et a placé plusieurs mois auparavant une petite annonce dans un journal... Winsconsin, automne 1907. Ralph Truitt, magnat local craint et respecté attend, fébrile,  sur un quai de gare enneigé.  Ce train en retard renferme son dernier espoir. Après 20 ans de veuvage, l’homme a enfin décidé de se remarier et a placé plusieurs mois auparavant une petite annonce dans un journal de Chicago.  Et  Catherine Land a répondu. Se décrivant comme « une femme simple et honnête », elle est celle qu’il appelait de tous ces vœux. Mais les apparences peuvent être très trompeuses. Et l’épouse modèle cacher bien des secrets…

Premier roman étourdissant de Robert Goolrick, Une femme simple et honnête a été comparé aux États-Unis à Jane Eyre ou aux Hauts de Hurlevent, des sœurs Brontë.

 
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EAN : 9782264068279
Code sériel : 5025
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 384
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • GeorgesSmiley Posté le 6 Septembre 2019
    Noir et blanc. Noir comme le passé des personnages, noir comme leurs pensées et leurs projets, noir comme leur avenir. Blanc comme la neige qui tombe pendant des jours et des semaines sur l'hiver du Wisconsin (on pense à Fargo des frères Coen, le film ou la série, à voir et à revoir), sur des paysages plats et nus, silencieux et désolés. Blanc comme la neige qui ensevelit tout, y compris la saleté et la pourriture des personnages qui se laissent prendre à penser qu'ils pourraient repartir de zéro. « La neige était éternelle, infinie. Elle recouvrait la cour, le toit de la grange, redescendait vers la petite mare ronde au pied du champ le plus éloigné. Pas une empreinte, pas une marque dans toute l'étendue de ce paysage, rien d'autre que le manteau impénétrable et glacé d'argent de la neige. La perfection… Tu vois, se disait Catherine, tôt ou tard tout repart de zéro. » Un hiver infernal qui rend les gens fous, qui les conduit aux pires extrémités, aux « faits d'hiver » atroces qu'on lit, atterré, dans le journal, fruits effroyables de la misère (économique et affective) qui sévissait dans ces contrées il y a un siècle. L'auteur précise,... Noir et blanc. Noir comme le passé des personnages, noir comme leurs pensées et leurs projets, noir comme leur avenir. Blanc comme la neige qui tombe pendant des jours et des semaines sur l'hiver du Wisconsin (on pense à Fargo des frères Coen, le film ou la série, à voir et à revoir), sur des paysages plats et nus, silencieux et désolés. Blanc comme la neige qui ensevelit tout, y compris la saleté et la pourriture des personnages qui se laissent prendre à penser qu'ils pourraient repartir de zéro. « La neige était éternelle, infinie. Elle recouvrait la cour, le toit de la grange, redescendait vers la petite mare ronde au pied du champ le plus éloigné. Pas une empreinte, pas une marque dans toute l'étendue de ce paysage, rien d'autre que le manteau impénétrable et glacé d'argent de la neige. La perfection… Tu vois, se disait Catherine, tôt ou tard tout repart de zéro. » Un hiver infernal qui rend les gens fous, qui les conduit aux pires extrémités, aux « faits d'hiver » atroces qu'on lit, atterré, dans le journal, fruits effroyables de la misère (économique et affective) qui sévissait dans ces contrées il y a un siècle. L'auteur précise, à la fin du roman, dans un dernier chapitre qu'il intitule « reconnaissance de dette », que ces faits divers sont pour la plupart véridiques et issus d'un livre « qui causa pareil embrasement de mon coeur et de mon cerveau… (et) ouvre la boîte de Pandore de cette vie dans les campagnes et nous en expose l'âme sombre et les ravages. » « Rien ne dit que l'enfer flambe, pensa Ralph Truitt, planté dans son costume sobre sur le quai de cette gare minuscule, à la gerçure de nulle part. L'enfer peut bien ressembler à cela. Plus sombre de minute en minute. Si froid que la peau se rétracte sur les os. » Un hiver qui n'a rien à voir avec les nôtres, ceux des climats tempérés. Souvenons-nous, puisque Thanksgiving pour cause de commerce nous est à présent imposé, que cette fête commémore la première récolte d'automne en 1621 de la première colonie débarquée l'année précédente. Ils étaient cent-dix à descendre du Mayflower à Plymouth (aujourd'hui Boston) et le premier hiver en tua la moitié. Le froid est un personnage à part entière de ce roman, il symbolise parfaitement la situation des personnages, lui congelé dans son chagrin, elle glacée dans son égoïsme, et l'autre figé dans son ressentiment et sa haine. Robert Goolrick fait partie de ces écrivains capables de vous faire ressentir réellement les émotions ou les sensations qu'ils décrivent. Le premier chapitre (le héros attend sur un quai de gare, le blizzard se lève, la neige va venir, le silence est total, le paysage et les hommes sont figés, déjà gelés) est formidable de suggestion. Lisez ce premier chapitre (en accès libre) si vous hésitez encore. « Ce qu'il avait voulu, c'était une femme simple et honnête. Une vie tranquille. Une vie dans laquelle tout pourrait être préservé et où personne ne deviendrait fou. » Bien sûr,… « Elle n'était ni douce ni romantique, ni simple ni honnête. Elle était à la fois désespérée et pleine d'espoir. » L'intrigue est poisseuse à souhait et, même si ce n'est pas l'objet principal du roman, le suspens dure, aussi longtemps que l'hiver. L'héroïne rêve de fleurs et de fruits, de senteurs et de couleurs (très belles pages de botanique), mais ce n'est qu'un rêve. Rien ne pousse, rien ne survit à l'hiver, enfin presque rien, parce que… voyez vous-mêmes. « Chaque jour, l'hiver reculait. L'éteule réapparut dans les champs, les après-midi s'allongèrent. le fleuve noir n'avait pas quitté sa carapace de glace mais les portes de la prison paraissaient s'ouvrir et les gens, attendre le premier jour de douceur, celui ou les filles pourraient enfin apparaître dans leurs robes d'été. Il y avait un avenir. » Croyez-le ou pas, mais, en refermant ce livre extraordinaire, j'ai ressenti physiquement un dernier frisson. Bien naturel à l'issue de cette lecture glaçante à tous points de vue. Brrrr !
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  • Lalivrophile Posté le 11 Avril 2019
    Comme j'ai lu «Féroces», j'ai eu une petite appréhension en m'attaquant à «Une femme simple et honnête»: j'avais peur d'y trouver des horreurs psychologiques. Je me suis décidée parce que le résumé m'attirait. S'il y a bien des éléments durs, ce roman renferme aussi un peu d'espoir. En outre, il est très réaliste. On apprend assez vite le passé de Catherine, ainsi que ce qu'elle compte faire et pourquoi. Cela m'a un peu fait râler, mais finalement, ce n'est pas très étonnant. Le plus surprenant est peut-être que ce soit justement Catherine qui soit tombée sur l'annonce de Ralph. Au long du roman, je me suis attachée à certains personnages. [...] Lire la suite sur:
  • SophieWag Posté le 14 Février 2018
    Fin du XIX siècle.Ralph Truitt homme riche et puissant, attend sur le quai de la gare d'une bourgade du Wisconsin, celle qui devrait devenir sa seconde épouse. La femme qui arrive est très belle mais ce n'est pas celle de la photo. Pourtant, il ne dira rien...
  • MahaultMots Posté le 16 Novembre 2017
  • RoseTremiere Posté le 19 Septembre 2017
    Wisconsin, 1907 Une mère dure, un père faible, une enfance malheureuse ; plus tard, la débauche, les voyages en Europe, et puis, un jour, l'amour en Italie et la possibilité d'une vie de famille heureuse, avec la naissance d'une petite fille. Mais la maladie et la mort frappent bientôt l'enfant tant aimé, l'amour est trahi et la colère de l'époux trompé rejaillit sur le fils illégitime. Suivent alors vingt années de souffrance, d'atroce solitude, et, un jour, le désir d'y mettre un terme en passant une annonce dans les journaux pour trouver une épouse. Ainsi pourrait être résumée à grandes lignes la vie de Ralph Truitt, magnat de l'industrie. Derrière cette quête de l'amour, se cachent des thèmes chers à Robert Goolrick : l'enfance fragile, malheureuse et maltraitée, la trahison, le pardon possible ou impossible… Dans la blancheur aveuglante de l'hiver du Wisconsin qui plonge les hommes dans la folie, Ralph et Catherine, sa nouvelle épouse, bientôt rejoints par Tony, le fils de Ralph, tenteront, chacun à leur manière, de répondre à cette question : est-on condamné à rester prisonnier de l'enfant qu'on a été ? Robert Goolrick signe là un roman poignant sur des vies broyées aux destinées semblant tracées d'avance qui... Wisconsin, 1907 Une mère dure, un père faible, une enfance malheureuse ; plus tard, la débauche, les voyages en Europe, et puis, un jour, l'amour en Italie et la possibilité d'une vie de famille heureuse, avec la naissance d'une petite fille. Mais la maladie et la mort frappent bientôt l'enfant tant aimé, l'amour est trahi et la colère de l'époux trompé rejaillit sur le fils illégitime. Suivent alors vingt années de souffrance, d'atroce solitude, et, un jour, le désir d'y mettre un terme en passant une annonce dans les journaux pour trouver une épouse. Ainsi pourrait être résumée à grandes lignes la vie de Ralph Truitt, magnat de l'industrie. Derrière cette quête de l'amour, se cachent des thèmes chers à Robert Goolrick : l'enfance fragile, malheureuse et maltraitée, la trahison, le pardon possible ou impossible… Dans la blancheur aveuglante de l'hiver du Wisconsin qui plonge les hommes dans la folie, Ralph et Catherine, sa nouvelle épouse, bientôt rejoints par Tony, le fils de Ralph, tenteront, chacun à leur manière, de répondre à cette question : est-on condamné à rester prisonnier de l'enfant qu'on a été ? Robert Goolrick signe là un roman poignant sur des vies broyées aux destinées semblant tracées d'avance qui basculent, un jour, lorsque la bonté apparaît comme une grâce. Surgissent alors, pour ceux qui savent la percevoir, la miséricorde et l'amour comme ultime possibilité de sauver sa vie du désastre.
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Lisez inspiré avec 10/18 !
Voyagez hors des sentiers battus, loin d'une littérature conventionnelle et attendue…