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            Une très légère oscillation

            Pocket
            EAN : 9782266285285
            Code sériel : 17227
            Façonnage normé : POCHE
            Nombre de pages : 216
            Format : 108 x 177 mm
            Une très légère oscillation

            Collection : Aventure Humaine
            Date de parution : 06/09/2018
            « Un journal intime est une entreprise de lutte contre le désordre. Sans lui, comment contenir les hoquets de l’existence ? Toute vie est une convulsion : une semaine se passe au soleil, une autre dans l’ombre, un mois dans la paix, un autre sur la crête.
            Tout cela ne fait...
            « Un journal intime est une entreprise de lutte contre le désordre. Sans lui, comment contenir les hoquets de l’existence ? Toute vie est une convulsion : une semaine se passe au soleil, une autre dans l’ombre, un mois dans la paix, un autre sur la crête.
            Tout cela ne fait pas un destin, mais un effroyable battement, une trémulation de cauchemar.
            Le journal est la bouée de sauvetage dans l’océan de ces errements.
            Chaque soir, on y revient.
            On lui voue sa fidélité.
            Et grâce à lui une ligne se dessine, la vibration s’apaise en une très légère oscillation. »
            Sylvain Tesson

            « Un merveilleux livre. Chaque page dévoile des trésors de poésie et des mots d’esprit lumineux. » Lucas Bretonnier – Le Parisien

            « Toujours avec le même esprit dans ses bagages : la curiosité, cette capacité à s’émerveiller de toutes petites choses, et son talent pour raconter. » Mohammed Aïssaoui – Le Figaro littéraire
             
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            EAN : 9782266285285
            Code sériel : 17227
            Façonnage normé : POCHE
            Nombre de pages : 216
            Format : 108 x 177 mm

            Ils en parlent

            « Par petites touches, avec son écriture limpide et son regard décalé, Sylvain Tesson imprime une très légère oscillation intérieure à nos certitudes. Combien de livres peuvent se targuer de cela ? » L’Express
            « Sylvain Tesson regarde et raconte tout cela avec une érudition impressionnante, une lucidité et un humour cinglants et une plume d’une élégance rare. » RTL
            « Sylvain Tesson emprunte d’autres chemins, mais toujours avec le même esprit dans ses bagages : la curiosité, cette capacité à s’émerveiller de toute petite chose, et son talent pour raconter. » Mohammed Aïssaoui, Le Figaro littéraire
            « Son journal intime (2014-2017) entre échappée belle et repliement sur soi » Marie-Laure Delorme, Le JDD
            « Un merveilleux livre. Chaque page dévoile des trésors de poésie et des mots d'esprit lumineux. » Lucas Bretonnier, Le Parisien
            « Tesson n'a de cesse de rechercher cette position d'extériorité par rapport à la société humaine, de proximité avec la nature. » Alexandre Lacroix, Philosophie Magazine
            « Il y a aussi chez Sylvain Tesson un côté Papiers collés de Georges Perros, sublimes bribes et morceaux où les angoisses côtoient l’apaisement. Sylvain Tesson est un maître de vie désarçonné. Un émerveillé. » France 2 – « On n’est pas couché »
            « Un penseur de haute altitude. » Aleteia.org
            « Un journal où la beauté côtoie l'humour et la saillie. » Maxime Maillard, Le Courrier de Genève

            Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

            • mcd30 Posté le 30 Août 2019
              Quand Sylvain Tesson se moque des "petits" travers de l'humanité. Un aventurier-voyageur éclairé qui a la chance mais aussi la malchance d'assister aux maux dont l'homme afflige la planète. L'auteur nous offre un avis pointu, pertinent, malicieux sur tout et sur tous avec de l'humour, de l'esprit et de l'émerveillement. Sylvain Tesson nous emmène parfois hors des sentiers balisés pour des pensées qui ne font pas toujours l'unanimité. Une mention spéciale pour ces aphorismes qui m'ont bien amusée. Un livre à lire et à relire sans modération.
            • Jeff_freemind83 Posté le 22 Août 2019
              Beau journal, où l'on retrouve Sylvain Tesson fidèle à lui-même, honnête, courageux, aventurier, grande gueule aussi parfois. Il y avait longtemps que je n'avais pas pris un tel plaisir à partager un bout d'intimité littéraire (et pas que). Beau compliment pour notre esprit, beau complément à son oeuvre en retour.
            • berni_29 Posté le 1 Août 2019
              Une très légère oscillation est le journal intime de quelqu'un qui se décrit à juste titre comme un géographe, Sylvain Tesson, écrivain-voyageur, partagé comme dans un déchirement perpétuel entre l'appel des steppes et la compagnie des livres. Pour lui, vivre c'est en quelque sorte être tiraillé entre des penchants contraires, entre la lecture des auteurs qu'il affectionne et le vertige des cimes. S'enfermer ou fuir. Ce sont deux battements extrêmes. L'écriture d'un journal devient alors pour Sylvain Tesson cette jonction infime, cet équilibre qui réconcilie les deux battements d'un même coeur affolé, les apaise en cette très légère oscillation. C'est une oscillation durant quelques mois arrachés au temps d'une époque datée par des faits précis, les siens, ceux de l'actualité aussi, et elle fut tragique à certains moments, entre janvier 2014 et le printemps 2017. J'ai aimé ce journal intime dont les premières pages sont une manière pour nous d'entrer dans les pas de l'écrivain, sa façon d'arpenter le monde, de s'emplir de la patience du paysage qui vient à ses yeux, musardant le nez au vent, rêvant peut-être, admirant la pudeur des arbres, se laissant toucher par la grâce et le mystère des baleines, s'étonnant de l'arrogance des vagues, s'apitoyant sur la disparition des papillons... Une très légère oscillation est le journal intime de quelqu'un qui se décrit à juste titre comme un géographe, Sylvain Tesson, écrivain-voyageur, partagé comme dans un déchirement perpétuel entre l'appel des steppes et la compagnie des livres. Pour lui, vivre c'est en quelque sorte être tiraillé entre des penchants contraires, entre la lecture des auteurs qu'il affectionne et le vertige des cimes. S'enfermer ou fuir. Ce sont deux battements extrêmes. L'écriture d'un journal devient alors pour Sylvain Tesson cette jonction infime, cet équilibre qui réconcilie les deux battements d'un même coeur affolé, les apaise en cette très légère oscillation. C'est une oscillation durant quelques mois arrachés au temps d'une époque datée par des faits précis, les siens, ceux de l'actualité aussi, et elle fut tragique à certains moments, entre janvier 2014 et le printemps 2017. J'ai aimé ce journal intime dont les premières pages sont une manière pour nous d'entrer dans les pas de l'écrivain, sa façon d'arpenter le monde, de s'emplir de la patience du paysage qui vient à ses yeux, musardant le nez au vent, rêvant peut-être, admirant la pudeur des arbres, se laissant toucher par la grâce et le mystère des baleines, s'étonnant de l'arrogance des vagues, s'apitoyant sur la disparition des papillons et des abeilles, mais ô combien fustigeant les appareils photos, les écrans et les tiges idiotes qui se dressent au-dessus des visages, comme autant de symptômes d'une tyrannie de l'image et de l'immédiateté. J'ai aimé la patience et l'humilité d'un voyageur insatiable, qui dit faire fausse route à chaque sensation nouvelle amassée. Géographe infatigable, "éperdu de contrées invisibles, rêvant d'une vie au 1/25 000", décrivant le monde, écrivant le monde sans vouloir le changer. J'ai aimé la légèreté, l'émerveillement qui touchent ce journal, Sylvain Tesson n'est pas forcément un poète et d'ailleurs il s'en défend, mais il sait trouver les mots justes pour dire ce qui vient toucher son coeur et son âme, ses yeux aussi, les yeux d'un enfant tardif qui se consolent comme ils peuvent par la beauté du monde. Admiratif de la légèreté, des profondeurs abyssales, de l'ivresse des sommets et de ceux qui les défient, aimant lui aussi les itinéraires de haute volée, Sylvain Tesson évoque l'élégance des alpinistes, celle d'Edward Whymper notamment atteignant il y a cent cinquante ans la barre des Écrins, celle de Reinhold Messner, ou bien encore celle de Stéphanie Bodet dont il nous livre la très belle expression : "vivre à la verticale de soi", me donnant envie de les connaître, de les suivre non pas vers les sommets, mais vers leurs mots... Mais alors pourquoi cet amour des cimes ? Peut-être est-ce dans l'art d'escalader les montagnes pour la seule beauté du geste ? "Jamais ailleurs que sur une paroi de montagne, au sommet d'une "fine pointe" de granit ou de calcaire, j'atteins à ce point le sentiment d'habiter pleinement le temps. Là-haut, on ne fait que passer. On ne devrait pas se trouver là, on n'y restera pas, on n'y retournera jamais. Il est déjà temps de partir alors qu'on voudrait demeurer toute sa vie au sommet et qu'il fut difficile d'y parvenir". J'ai aimé ce journal intime d'un voyageur-écrivain à l'âme d'enfant peut-être encore, dont l'émotion apparaît parfois à fleur de peau, voyageur touché par cet homme prostré chaque jour durant des heures devant le lac Baïkal, à l'endroit même où son fils s'était jeté quelques années plus tôt dans les eaux sombres pour n'en jamais resurgir, se consolant d'une phrase de Vladimir Jankélévitch lue à sa mère quelques heures avant sa mort. C'est le journal d'un homme blessé. Blessé de mélancolie, Sylvain Tesson n'est pas de son temps et le dit presque à chaque page, parfois fatigué de la condition humaine, s'étonnant des gestes vides de ses contemporains, s'insurgeant contre "ces appareils qui nous tiennent en laisse, nous domestiquent , nous hypnotisent"... se moquant avec délice d'une ancienne ministre de la culture qui ne lisait pas un seul livre, être ému par la vision d'une jeune fille, dans le train Paris-Marseille, seule personne à lire, dans le wagon qu'il venait d'emprunter. En parfait géologue de l'esprit, Sylvain Tesson déplore l'assèchement de nos vies connectées. Car le journal de Sylvain Tesson, c'est avant toute chose un calepin et un stylo. J'ai adoré cette indignation particulièrement jubilatoire. Mais celle aussi où il dénonce, en convoquant les esprits les plus éclairés, les fondamentalismes religieux, l'Islam notamment pour lequel Claude Lévi-Strauss affirmait dans les derniers chapitres de Tristes Tropiques, qu'il n'y a pas d'Islam modéré. Et Sylvain Tesson de rajouter qu'il suffit de lire quelques sourates du Coran pour s'en laisser convaincre. C'est le journal d'un homme blessé, physiquement aussi, le corps brisé par une chute de dix mètres d'un toit un soir d'août 2014, ivre d'un vin de Savoie. De cette chute lui revient le souvenir vague d'avoir frôlé les limbes du néant. Se reconstruire dans la douleur et les mots des grands auteurs, poètes, philosophes, essayistes... Tant de compagnons qu'il convoque à son chevet. De cette chute lui vient alors l'envie de se relever, se reconstruire, tenter de nouveau l'approche des cimes. C'est le journal d'un homme épris de verticalité. C'est alors que viennent des pages émouvantes qui nous permettent de retrouver la cathédrale Notre-Dame de Paris, car c'est bien à elle qu'il doit sa rééducation, se donnant un rendez-vous rituel avec ses tours, ses quatre cent-cinquante marches, montant vers le ciel pour fortifier son corps. L'odeur de la pierre, sa fraîcheur, le vertige de la spirale du colimaçon, la pensée qui s'y enroule, les gargouilles, la fameuse flèche détruite dans l'incendie du 15 avril 2019, et puis l'évocation de Quasimodo sous le beffroi... Étonnant aussi ce passage où le narrateur évoque tout ce que la cathédrale avait subi comme outrages durant la Terreur. Est-il nostalgique, réactionnaire, délicieusement misanthrope ? Oui je le pense, sans doute est-il un splendide ringard, lorsqu'il évoque le corps d'Isadura Duncan "inondé d'air et de lumière ". Oui forcément un journal est subjectif, écrit le parti pris des êtres et des choses. Alors, parfois n'est-il pas de mauvaise foi lorsqu'il réécrit à sa manière les événements tragiques de la place Maïdan, à Kiev en février 2014, dédouanant au passage toute ingérence de son "ami" Poutine dans le sort de l'Ukraine ? Mais qu'importe ! Ce n'est pas dans ces errements géopolitiques hasardeux qu'il faut apprécier l'écrivain, mais plutôt dans ses errances du coeur et de l'âme. Et comme pour conjurer le chagrin ou ne pas se laisser emporter par trop de colère, l'écrivain nous jette de temps à autre une pelletée d'aphorismes de son cru. On s'en délecte. "Est-ce grâce aux punaises que les feuilles tiennent aux arbres ?" Sylvain Tesson, c'est en quelque sorte l'élégance d'esprit, comme un rempart contre la bêtise humaine, contre les barbaries sous toutes leurs formes. Mais il est déjà temps pour moi de rejoindre la cime d'autres livres...
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            • Torticolis Posté le 19 Juin 2019
              Lire Sylvain Tesson me fait mesurer mon inculture ! Qu’ai-je fait durant ses heures de lectures et d'études ?
            • sweetie Posté le 15 Juin 2019
              « Un journal intime est une entreprise de lutte contre le désordre. Sans lui, comment contenir les hoquets de l'existence? ». Comme Jules Renard en son temps, Sylvain Tesson s'est astreint à coucher par écrit régulièrement, de 2014 à 2017, ses impressions, ses coups de gueule et ses réflexions sur l'existence humaine. D'autant plus, que durant cette période, il s'est retrouvé immobilisé et durement handicapé à la suite d'une chute. Mon mari l'a trouvé plus posé et plus réfléchi dans cet ouvrage que dans ses précédents, dans lesquels il arpentait frénétiquement les sentiers hors normes. Quoique, pour ma part, je préfère lorsqu'il parcourt les steppes sauvages de la Russie ou les chemins noirs. Et j'ai souri à l'évocation de cette Fleur Pellerin, ex-ministre de la Culture, qui avouait candidement ne pas avoir le temps de lire... Sylvain Tesson pourrait s'inspirer du geste de l'écrivain Yann Martel qui s'était donné comme mission de faire parvenir mensuellement à Stephen Harper, premier ministre du Canada, une sélection d'ouvrages afin d'élargir son champ de lecture habituel. En conclusion, je continue à suivre le parcours littéraire de Sylvain Tesson, qui m'est devenu aussi nécessaire que Christian Bobin.
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