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EAN : 9782266169288
Code sériel : 791
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 192
Format : 108 x 177 mm

Une vie de boy

Date de parution : 19/09/2006

Un jeune Noir élevé par un Père Blanc a pris, à l'instar de son maître, l'habitude de tenir un journal. Dès lors, il enregistre tout ce qui se passe dans le milieu des colons où, à la mort du Père Blanc, il est devenu le « boy » de l'administrateur...

Un jeune Noir élevé par un Père Blanc a pris, à l'instar de son maître, l'habitude de tenir un journal. Dès lors, il enregistre tout ce qui se passe dans le milieu des colons où, à la mort du Père Blanc, il est devenu le « boy » de l'administrateur des colonies, le « commandant » de l'endroit. Rien ne lui échappe. Il découvre deux mondes nouveaux, foncièrement différents, aveuglés par leurs préjugés, et amenés à coexister : le Quartier Noir, un village pauvre dans la ville, la Résidence, une ville opulente où vivent les Blancs.

Mêlé à tous, il rapporte les actes et les conversations de ses maîtres et de leurs amis, les jugements de ses camarades domestiques, les drames et les passions des uns et des autres.

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EAN : 9782266169288
Code sériel : 791
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 192
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Emmaqwerty5 Posté le 3 Novembre 2020
    good book
  • mumuboc Posté le 29 Mai 2020
    Je connais peu la littérature africaine (encore une lacune) et j'ai trouvé ce livre dans une boîte à livres lors d'une promenade et j'ai pensé que c'était l'occasion de la découvrir même si dès le titre et la couverture je me doutais que l'histoire n'allait pas forcément être très joyeuse. Le narrateur, (l'auteur ?) dès les premières pages, nous expose les conditions dans lesquelles il a fait la connaissance du personnage principal Toundi Ondova, un jeune camerounais. Celui-ci décède sous ses yeux et on lui remet son maigre baluchon dans lequel il découvre deux cahiers dans lesquels Toundi a tenu le journal de son existence, lui l'enfant Maka par sa mère et Ndjem (les mangeurs d'hommes) par son père : "Ma race fut celle des mangeurs d'hommes. Depuis l'arrivée des Blancs nous avons compris que tous les autres hommes ne sont pas des animaux. (p16)" Devant la brutalité de son père, il sera contraint de quitter sa famille et sera recueilli par le père Gilbert qui le rebaptisera Joseph qui va lui apprendre à lire et écrire. C'est lui qui l'incitera à tenir un journal et lorsque celui-ci décèdera il va découvrir d'autres Blancs, ceux des colonies, avec leur condescendance, leur brutalité, leurs... Je connais peu la littérature africaine (encore une lacune) et j'ai trouvé ce livre dans une boîte à livres lors d'une promenade et j'ai pensé que c'était l'occasion de la découvrir même si dès le titre et la couverture je me doutais que l'histoire n'allait pas forcément être très joyeuse. Le narrateur, (l'auteur ?) dès les premières pages, nous expose les conditions dans lesquelles il a fait la connaissance du personnage principal Toundi Ondova, un jeune camerounais. Celui-ci décède sous ses yeux et on lui remet son maigre baluchon dans lequel il découvre deux cahiers dans lesquels Toundi a tenu le journal de son existence, lui l'enfant Maka par sa mère et Ndjem (les mangeurs d'hommes) par son père : "Ma race fut celle des mangeurs d'hommes. Depuis l'arrivée des Blancs nous avons compris que tous les autres hommes ne sont pas des animaux. (p16)" Devant la brutalité de son père, il sera contraint de quitter sa famille et sera recueilli par le père Gilbert qui le rebaptisera Joseph qui va lui apprendre à lire et écrire. C'est lui qui l'incitera à tenir un journal et lorsque celui-ci décèdera il va découvrir d'autres Blancs, ceux des colonies, avec leur condescendance, leur brutalité, leurs mensonges. Une histoire au sein d'une Résidence coloniale de blancs où le commandant règne en maître absolu sur le Quartier Noir mais qui reportera sur Toundi sa vengeance de mari bafoué et au sein de laquelle Toundi va faire l'apprentissage des roueries humaines, du pouvoir des colonisateurs mais aussi où la solidarité de la communauté noire vient en aide, même sans espoir, à ceux qui sont dans le viseur. Même si j'ai lu ce roman avec intérêt j'ai eu quelques doutes parfois sur le ton et la langue parfois employés par Toundi/Joseph avec des mots parfois élaborés et en inadéquation avec le peu d'éducation qu'il a reçue. Par contre l'ambiance entre les domestiques, faite d'amitiés, d'entraides avec un vocabulaire très imagé est très bien rendu et cela donne une ambiance parfois joyeuse malgré les difficiles conditions de vie. Toundi observe et tente de comprendre le monde dans lequel il vit sans voir qu'il va devenir le réceptacle des frustrations. Un roman d'apprentissage certes, mais l'apprentissage de la vie n'est pas la même suivant la couleur de peau..... A travers Toundi l'auteur montre deux visages de la présence des Blancs en Afrique : à la fois la présence des religieux qui vont lui venir en aide, l'éduquer mais surtout la main mise de ceux qui détiennent tous les pouvoirs, presque de vie ou de mort, sur les autochtones. C'est un court roman pour dénoncer l'oppression des Blancs sur une population tenue en esclavage, c'est bien écrit, c'est fluide, c'est révoltant comme peut l'être tous les abus. On pourrait parler de caricature de la colonisation mais malheureusement ce fut une réalité qu'il est toujours bon de dénoncer.
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  • secondo Posté le 15 Décembre 2019
    Le journal de Toundi nous arrache le coeur, nous met le nez dans la boue obscène des dérives de la colonisation, nous retourne les mots privés de sens, pardon, amour de son prochain et châtiment caetera. " Quel plaisir cache cette manière de blanc ?" Toundi remet les hommes qui traitent les autres hommes en esclaves à leur juste place : la place des monstres, quel que soit la justification, l'enrobage et les simagrées affectées et déplacées. A Lire Absolument.
  • aouatef79 Posté le 13 Septembre 2019
    Dans son roman paru en 1956 ,l 'auteur , Ferdinand Oyono , passe au crible de sa critique les rapports entre Français et Africains durant la période coloniale .Il brosse un portrait satirique et ironique des prêtres missionnaires et de la religion catholique .Il décrit son pays natal , le Cameroun ,à travers les yeux du jeune garçon ,Toundi .Ce dernier s 'est enfui du domicile familial à cause de la maltraitance de son père .Il trouve refuge à la Mission catholique Saint-Pierre où officie le Révérend père Gilbert .On peut penser que Toundy a quitté un monde brutal et sauvage ,incarné par un père violent.vers un monde rassurant et civilisé symbolisé par l 'Eglise .Au fur et à mesure qu 'on avance dans le récit , avec humour, l'auteur déconstruit cette vision sainte pour nous présenter un univers colonial oppressant .Le Révérend Gilbert qui a accueilli Toundy baptisé Joseph , est certes un homme bienveillant , généreux et il est admiré par le jeune enfant mais il perpétue les rapports inégalitaires et en fait son boy .Ce dernier a appris à lire et à écrire .Il tient un journal intime où il note tout .Ce boy est instruit .A la... Dans son roman paru en 1956 ,l 'auteur , Ferdinand Oyono , passe au crible de sa critique les rapports entre Français et Africains durant la période coloniale .Il brosse un portrait satirique et ironique des prêtres missionnaires et de la religion catholique .Il décrit son pays natal , le Cameroun ,à travers les yeux du jeune garçon ,Toundi .Ce dernier s 'est enfui du domicile familial à cause de la maltraitance de son père .Il trouve refuge à la Mission catholique Saint-Pierre où officie le Révérend père Gilbert .On peut penser que Toundy a quitté un monde brutal et sauvage ,incarné par un père violent.vers un monde rassurant et civilisé symbolisé par l 'Eglise .Au fur et à mesure qu 'on avance dans le récit , avec humour, l'auteur déconstruit cette vision sainte pour nous présenter un univers colonial oppressant .Le Révérend Gilbert qui a accueilli Toundy baptisé Joseph , est certes un homme bienveillant , généreux et il est admiré par le jeune enfant mais il perpétue les rapports inégalitaires et en fait son boy .Ce dernier a appris à lire et à écrire .Il tient un journal intime où il note tout .Ce boy est instruit .A la mort du père Gilbert , Toundy est placé chez le commandant d 'un district de la colonie française .Le jeune garçon aura le loisir d 'observer les frasques et les turpitudes intimes de sa patronne blanche .Il relèvera aussi l 'arrogance des Blancs envers les Noirs .La discrimination raciale est bien présente .Toundy alias Joseph est plus que touché par ce qu 'il remarque et ce qu 'il entend . Dans ce roman ,on remarque la description sincère d 'un monde agréable mais inégalitaire où les Noirs sont toujours perçus comme des êtres ignorants .
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  • Tipee Posté le 30 Mars 2017
    Sur le conseil d’un nouvel ami que je me suis fait dans un petit village du Sirimana sénégalais, je me suis engagé dans cette lecture. Le narrateur retransmet le journal intime de Toundi. Celui-ci fuit les attaques de son père pour se réfugier chez un religieux. Celui-ci lui apprend à lire et à écrire et en fait son boy. Après cet apprentissage, il peut retransmettre tout ce qu’il vit. Sa vie malgré tout calme auprès du religieux bascule assez vite avec sa mort imprévue. Ses qualités lui permettent de devenir le boy du commandant. Dans cette histoire qui semble se passer au Cameroun (enfin je pense) pendant la période coloniale, on reconnaît le contraste entre deux mondes. Entre riches et pauvres, pouvoir et insécurité, boy et patron, circoncis et incirconcis. Le journal est composé de récits plus ou moins longs qui permettent de comprendre ce que fait Toundi, ce que font les blancs, ce qu’il trouve normal et ce qui le révolte. Un récit très court qui permet de comprendre la vie d’un noir plutôt favorisé pendant la période coloniale. Je ne regrette pas cette lecture, même si le style n’est pas toujours des plus élégants, correspondant par moments au milieu décrit et... Sur le conseil d’un nouvel ami que je me suis fait dans un petit village du Sirimana sénégalais, je me suis engagé dans cette lecture. Le narrateur retransmet le journal intime de Toundi. Celui-ci fuit les attaques de son père pour se réfugier chez un religieux. Celui-ci lui apprend à lire et à écrire et en fait son boy. Après cet apprentissage, il peut retransmettre tout ce qu’il vit. Sa vie malgré tout calme auprès du religieux bascule assez vite avec sa mort imprévue. Ses qualités lui permettent de devenir le boy du commandant. Dans cette histoire qui semble se passer au Cameroun (enfin je pense) pendant la période coloniale, on reconnaît le contraste entre deux mondes. Entre riches et pauvres, pouvoir et insécurité, boy et patron, circoncis et incirconcis. Le journal est composé de récits plus ou moins longs qui permettent de comprendre ce que fait Toundi, ce que font les blancs, ce qu’il trouve normal et ce qui le révolte. Un récit très court qui permet de comprendre la vie d’un noir plutôt favorisé pendant la période coloniale. Je ne regrette pas cette lecture, même si le style n’est pas toujours des plus élégants, correspondant par moments au milieu décrit et s’en éloignant parfois par contraste.
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