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Archipoche
EAN : 9782377354290
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 432
Format : 11 x 17,8 mm

Varsovie - tome 2

Aby Wieviorka (Traducteur), Henri Raczymow (Traducteur)
Collection : Classique
Date de parution : 05/03/2020
Zakhari Mirkin, fils d’un industriel juif de Pétersbourg, a rompu avec son milieu d’origine. Dans les quartiers populaires de Varsovie, il part à la rencontre de sa judéité – mais aussi de son identité sociale. Le deuxième volet d’une fresque en 3 volumes, chef-d’œuvre du « Zola yiddish », enfin disponible au format poche.
Bouleversé par la révélation de sa judéité, Zakhari Mirkin, fils d’un riche homme d’affaires, a quitté Pétersbourg pour se perdre et se trouver dans les masses juives de l’Empire russe.

Adieu le faste bourgeois : Zakhari loge parmi les prolétaires et les petits artisans de Varsovie, qui rêvent d’émancipation, d’assimilation ou...
Bouleversé par la révélation de sa judéité, Zakhari Mirkin, fils d’un riche homme d’affaires, a quitté Pétersbourg pour se perdre et se trouver dans les masses juives de l’Empire russe.

Adieu le faste bourgeois : Zakhari loge parmi les prolétaires et les petits artisans de Varsovie, qui rêvent d’émancipation, d’assimilation ou de sionisme. Dans ce quartier surpeuplé aux coutumes impénétrables, on se bat pour manger et survivre, dans le dénuement et la solidarité. Mais on y est avide de savoir, et l’on commente les idées nouvelles comme naguère le Talmud. Et, les soirs de shabbat, on entonne en yiddish des chants révolutionnaires.

C’est dans ce bouillonnement social et intellectuel que Zakhari pense avoir trouvé son lieu. Mais s’est-il trouvé lui- même ? N’est-il qu’un « goy parlant yiddish » ? À la veille de la révolution d’Octobre, les manifestations ouvrières du 1er Mai, sous les drapeaux rouges, vont lui montrer la voie de la métamorphose.
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EAN : 9782377354290
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 432
Format : 11 x 17,8 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Deltak Posté le 20 Mars 2020
    Tout d'abord, je remercie Mylène des éditions Archipoche pour l'envoi de ce roman. "Varsovie" est la suite de "Pétersbourg", issu de la trilogie "Avant le déluge", qui s'intéresse à la période correspondant à la Révolution russe. Zakhari Mirkin, qui a décidé de rompre avec son milieu bourgeois, part à Varsovie pour explorer sa judéité récemment révélée et se fondre dans la masse. Il va loger parmi les petits travailleurs et les artisans juifs de Varsovie, dans un monde où l'on doit se battre pour survivre et manger. Zakhari renoue avec Mme Hurwitz, rencontrée brièvement à Pétersbourg, qui, en le faisant entrer dans sa famille, va lui faire découvrir un monde simple mais bouillonnant sur le plan intellectuel. Shlomo Hurwitz, son mari, instituteur, va lui proposer de travailler à ses côtés. Mais, à la veille de la révolution d'Octobre, les manifestations ouvrières et les tensions montent. Quelle voie choisira Zakhari ? Trouvera-t-il ce qu'il est venu chercher à Varsovie dans un milieu qui n'est pas le sien ? Dans le milieu du "Yiddishland", je connaissais les poèmes de Sutzveker et les romans d'Israël Singer (le frère du prix Nobel), mais pas encore Shalom Asch. Loin du folklore juif, l'auteur nous propose une... Tout d'abord, je remercie Mylène des éditions Archipoche pour l'envoi de ce roman. "Varsovie" est la suite de "Pétersbourg", issu de la trilogie "Avant le déluge", qui s'intéresse à la période correspondant à la Révolution russe. Zakhari Mirkin, qui a décidé de rompre avec son milieu bourgeois, part à Varsovie pour explorer sa judéité récemment révélée et se fondre dans la masse. Il va loger parmi les petits travailleurs et les artisans juifs de Varsovie, dans un monde où l'on doit se battre pour survivre et manger. Zakhari renoue avec Mme Hurwitz, rencontrée brièvement à Pétersbourg, qui, en le faisant entrer dans sa famille, va lui faire découvrir un monde simple mais bouillonnant sur le plan intellectuel. Shlomo Hurwitz, son mari, instituteur, va lui proposer de travailler à ses côtés. Mais, à la veille de la révolution d'Octobre, les manifestations ouvrières et les tensions montent. Quelle voie choisira Zakhari ? Trouvera-t-il ce qu'il est venu chercher à Varsovie dans un milieu qui n'est pas le sien ? Dans le milieu du "Yiddishland", je connaissais les poèmes de Sutzveker et les romans d'Israël Singer (le frère du prix Nobel), mais pas encore Shalom Asch. Loin du folklore juif, l'auteur nous propose une oeuvre réaliste, que l'on pourrait aisément comparer à du Zola de par sa thématique et sa force évocatrice. Les personnages sont dépeints avec beaucoup de finesse et Shalom Asch nous parle d'un milieu, certes modeste, mais cultivé. Le pouvoir que confère l'instruction est représenté par le personnage de Shlomo Hurwitz, que j'ai trouvé passionnant, ainsi que celui de sa femme, la figure maternelle de ce roman. On ne peut s'empêcher d'être ému par le destin de cette famille à l'aube de la Révolution. De la très grande littérature. On ne peut que regretter que cette édition n'ait pas été republiée plus tôt et soit passée presque inaperçue lors de sa première édition en français en 1987. Un roman coup de cœur 2020 en ce qui me concerne. Je vais m'empresser d'aller découvrir les autres tomes. Note : Ce deuxième tome d'ailleurs peut être lu indépendamment du premier ou troisième.
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  • Etsionbouquinait Posté le 19 Mars 2020
    Varsovie est le second tome de la trilogie écrite par Schalom Asch, qui retrace les années charnière autour de la Révolution russe. Si le premier tome, Pétersbourg, déjà très réussi, mettait en scène les interrogations de Zakhari Mirkin dans son milieu familial, on retrouve le jeune homme dans la ville de Varsovie, alors qu’il vient de rompre avec sa famille, pour aller au contact des « masses juives ». Une suite passionnante ! Il suffit de quelques pages pour se retrouver plongé à nouveau avec un grand plaisir dans l’univers de Schalom Asch. Son écriture fluide et ses personnages attachants sont autant d’incitations à la lecture. Alors qu’il était encore à St Pétersbourg, Zakhari Mirkin avait rencontré une certaine Mme Hurwitz, résidant à Varsovie, qui l’avait incité à se rendre chez elle. On fait ainsi connaissance de la famille Hurwitz : le père, Schlomo Hurwitz, qui « ne connaissait qu’une tâche dans la vie : étudier », son épouse Rachel-Léa, au caractère fort, qui se consacre à sa famille et aide les gens qui viennent quémander un logement, un travail. Il y a aussi le monde des artisans juifs de Varsovie dont la description contraste si fort avec le milieu aristocratique dépeint... Varsovie est le second tome de la trilogie écrite par Schalom Asch, qui retrace les années charnière autour de la Révolution russe. Si le premier tome, Pétersbourg, déjà très réussi, mettait en scène les interrogations de Zakhari Mirkin dans son milieu familial, on retrouve le jeune homme dans la ville de Varsovie, alors qu’il vient de rompre avec sa famille, pour aller au contact des « masses juives ». Une suite passionnante ! Il suffit de quelques pages pour se retrouver plongé à nouveau avec un grand plaisir dans l’univers de Schalom Asch. Son écriture fluide et ses personnages attachants sont autant d’incitations à la lecture. Alors qu’il était encore à St Pétersbourg, Zakhari Mirkin avait rencontré une certaine Mme Hurwitz, résidant à Varsovie, qui l’avait incité à se rendre chez elle. On fait ainsi connaissance de la famille Hurwitz : le père, Schlomo Hurwitz, qui « ne connaissait qu’une tâche dans la vie : étudier », son épouse Rachel-Léa, au caractère fort, qui se consacre à sa famille et aide les gens qui viennent quémander un logement, un travail. Il y a aussi le monde des artisans juifs de Varsovie dont la description contraste si fort avec le milieu aristocratique dépeint dans le premier tome. Dans ce contexte, le jeune Mirkin arrive dans la famille Hurwitz, y raconte avec enthousiasme le parcours qui fut le sien depuis son départ : son apprentissage du judaïsme, du yiddish. Il prône désormais le sionisme. On voit d’ailleurs se heurter plusieurs visions du monde : la libération des masses grâce à l’éducation d’un côté (la vision du professeur Hurwitz) contre la lutte des masses ouvrières. Même s’il n’adhère à aucun parti, c’est cette dernière voie qui commence à s’imposer à Zakhari. Ce roman d’apprentissage montre à merveille les tiraillements que vit Zakhari Mirkin. D’une approche centrée sur lui-même au début, il s’ouvre au monde et comprend qu’il faut lutter parmi les gens pour imposer ses idées. Il jette son argent, ne supportant pas d’en avoir quand tant de gens autour de lui peinent à manger, il fait la queue avec les miséreux pour une soupe puis décide de partir pour la ville ouvrière de Lodz pour y être davantage en contact avec le monde ouvrier. Même si aucun repère historique n’est présent pour jalonner le récit, le livre se termine par l’assassinat de l’archiduc François Ferdinand. C’est une période très tendue où les conditions qui conduiront à la Révolution russe sont déjà là : la misère, le caractère répressif du régime tsarisme, et la montée des mouvements ouvriers, durement réprimés à la fin de ce second tome. Avant de terminer cette chronique, permettez-moi de vous offrir un extrait qui m’a beaucoup plu, résultant des interrogations de Zakhari, et qui peut s’appliquer à beaucoup d’entre nous : "Qui pouvait prétendre qu’il existait de grandes et de petites tâches ? Il n’y avait rien de « grand » ni de « petit » dans notre action. Il n’y avait que des travaux et leur exécution. Chacun devait se tenir à sa place et exécuter ce qui lui était prescrit. Les effets convergeaient vers un seul résultat, la progression de tous, étape par étape, vers les plus hauts sommets. (…) Mirkin se disait : « Je ne suis pas un héros et je n’aspire pas à en devenir un. Je veux être un simple bâtisseur, un porteur de briques, un manœuvre, un dévideur de fil. L’essentiel est de tisser, d’être fidèle derrière le métier. Car, en somme, nous tissons tous le même vêtement." En conclusion, vivement le 3ème tome, Moscou, qui se déroule durant la Révolution russe ! D’ici là, n’hésitez pas à l’acheter chez votre libraire.
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  • MAPATOU Posté le 11 Mars 2020
    Je remercie les Editions Archipoche pour l’envoi de ce roman qui est la suite de « Petersbourg ». Nous retrouvons dans ce roman Zakhari Mirkin qui, après avoir pris conscience de sa judéité a quitté Petersbourg pour rejoindre Varsovie. Là, il retrouve Mme Hurwitz qu’il avait assistée à Petersbourg dans sa quête de vérité pour connaître le sort réservé à son fils aîné, arrêté pour raisons politiques. Rachel-Léa Hurwitz va l’aider à se loger, l’inviter très régulièrement à partager leur repas du vendredi soir et à ainsi rencontrer les étudiants et autres amis de son époux, directeur d’une école. Le foyer des Hurwitz est un endroit où s’échangent les idées tant religieuses que révolutionnaires. Tout ceci dans la plus grande pauvreté. Confronté à la dure réalité de la vie, Zakhari se sent très mal à l’aise, lui qui n’a pas à se soucier de l’endroit où il va dormir ni de quoi son prochain repas sera fait en raison de l’argent que son père lui envoie régulièrement. Il va renoncer à cet argent afin de se débarrasser de l’étiquette de « petit-bourgeois » qu’on lui colle et de se confronter à la misère qui est le lot quotidien de tous ses voisins. » Il n’y... Je remercie les Editions Archipoche pour l’envoi de ce roman qui est la suite de « Petersbourg ». Nous retrouvons dans ce roman Zakhari Mirkin qui, après avoir pris conscience de sa judéité a quitté Petersbourg pour rejoindre Varsovie. Là, il retrouve Mme Hurwitz qu’il avait assistée à Petersbourg dans sa quête de vérité pour connaître le sort réservé à son fils aîné, arrêté pour raisons politiques. Rachel-Léa Hurwitz va l’aider à se loger, l’inviter très régulièrement à partager leur repas du vendredi soir et à ainsi rencontrer les étudiants et autres amis de son époux, directeur d’une école. Le foyer des Hurwitz est un endroit où s’échangent les idées tant religieuses que révolutionnaires. Tout ceci dans la plus grande pauvreté. Confronté à la dure réalité de la vie, Zakhari se sent très mal à l’aise, lui qui n’a pas à se soucier de l’endroit où il va dormir ni de quoi son prochain repas sera fait en raison de l’argent que son père lui envoie régulièrement. Il va renoncer à cet argent afin de se débarrasser de l’étiquette de « petit-bourgeois » qu’on lui colle et de se confronter à la misère qui est le lot quotidien de tous ses voisins. » Il n’y a pas de « poussée intérieure », pas de motivation plus forte que la misère. La misère nue, c’est le passeport exigé par les masses pour se laisser approcher. C’est aussi la seule garantie que l’engagement est sincère, définitif, qu’un même sort nous lie aux autres. » Le monde ouvrier est secoué par les idées révolutionnaires et de nombreux juifs y adhèrent, participant aux réunions secrètes ou vivant dans la clandestinité. Zakhari, qui est toujours fasciné par la pratique religieuse de ceux qui ont été élevés dans la foi, espère faire sortir du ghetto économique où ils sont enfermés les artisans juifs afin qu’ils puissent profiter de l’essor des fabriques du textile. Si le jeune homme est souvent confronté à ses propres limites , il est très intéressant de suivre son cheminement psychologique au milieu de ces ouvriers qui refusent les diktats et la répression imposés par l’Empire. Schalom Asch dépeint admirablement ces années qui ont précédé le déclenchement de la Première Guerre Mondiale. Le bouillonnement d’idées révolutionnaires devient grâce à lui beaucoup plus clair. Le cheminement du personnage principal, tout au long duquel chaque personne rencontrée vient ajouter une réflexion supplémentaire, est extrêmement intéressant.
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  • Cyrielle1703 Posté le 10 Mars 2020
    J'avais déjà aimé le premier tome de la Trilogie, Avant le Déluge, Pétersbourg, et là je dois dire que j'ai adoré ce second tome, Varsovie. Nous suivons toujours Zahkari Mirkin dans sa quête d'identité, il a tout plaqué pour aller auprès du peuple juif de Varsovie, auprès des miséreux, des sionistes, où la révolte gronde. J'ai été particulièrement touchée par la famille Hurwitz et surtout Rachel-Léa qui essaie de sortir sa famille et son quartier du marasme ambiant. Schalom Asch immerge le lecteur dans la vie du quartier juif de Varsovie, il décrit parfaitement la misère, le dénuement de ce peuple qui est au bord de la révolte, qui en a marre d'être rejeté. Mirkin se retrouve au milieu de ce monde bouillant avec tous ses questionnements et son envie de tourner le dos à sa vie bourgeoise qu'il avait à Petersbourg. Dans ce quartier il n'y a pas que la misère, il y a l'entraide et le pouvoir de l'instruction de s'en sortir. Ce n'est pas pour rien que Asch est sur nommé le Zola yiddish, il arrive tellement bien a transmettre au lecteurs la noirceur de la situation du quartier mais aussi sa solidarité. Les diffilcultés de Mirkin pour se faire... J'avais déjà aimé le premier tome de la Trilogie, Avant le Déluge, Pétersbourg, et là je dois dire que j'ai adoré ce second tome, Varsovie. Nous suivons toujours Zahkari Mirkin dans sa quête d'identité, il a tout plaqué pour aller auprès du peuple juif de Varsovie, auprès des miséreux, des sionistes, où la révolte gronde. J'ai été particulièrement touchée par la famille Hurwitz et surtout Rachel-Léa qui essaie de sortir sa famille et son quartier du marasme ambiant. Schalom Asch immerge le lecteur dans la vie du quartier juif de Varsovie, il décrit parfaitement la misère, le dénuement de ce peuple qui est au bord de la révolte, qui en a marre d'être rejeté. Mirkin se retrouve au milieu de ce monde bouillant avec tous ses questionnements et son envie de tourner le dos à sa vie bourgeoise qu'il avait à Petersbourg. Dans ce quartier il n'y a pas que la misère, il y a l'entraide et le pouvoir de l'instruction de s'en sortir. Ce n'est pas pour rien que Asch est sur nommé le Zola yiddish, il arrive tellement bien a transmettre au lecteurs la noirceur de la situation du quartier mais aussi sa solidarité. Les diffilcultés de Mirkin pour se faire intégrer, lui le non juif, le riche, celui qui ne sait pas ce que c'est d'avoir faim, d'avoir froid, sont tellement bien décrites par l'auteur que l'on comprend les deux points de vue. Le fait que les habitants de prime abord pensent qu'il s'agisse d'un caprice de Mirkin et qu'à la première difficulté il retournera chez papa mais aussi Zakhari qui veut faire ses preuves, apprendre la religion, afin de devenir un juif comme les autres. Est-ce que le 3ème et ultime tome de la saga Avant le déluge, va permettre à Zakhari de trouver qui il est ? Est-ce que dans ce dernier tome le peuple juif aura également trouver sa place dans l'immense Russie ? Affaire à suivre...
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