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10/18
EAN : 9782264063069
Code sériel : 4800
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 432
Format : 108 x 177 mm

Villa avec piscine

Isabelle Rosselin (Traducteur)
Date de parution : 07/05/2014
Médecin réputé mais amer d’une banlieue chic d’Amsterdam, Marc Schlosser est convoqué par le Conseil de l'Ordre suite au décès d'un patient : l’acteur star, et ami, Ralph Meier, avec qui la famille Schlosser venait de passer les vacances. Tout l’accable, et la veuve, Judith, est tenace. Erreur médicale ? Meurtre ? Que... Médecin réputé mais amer d’une banlieue chic d’Amsterdam, Marc Schlosser est convoqué par le Conseil de l'Ordre suite au décès d'un patient : l’acteur star, et ami, Ralph Meier, avec qui la famille Schlosser venait de passer les vacances. Tout l’accable, et la veuve, Judith, est tenace. Erreur médicale ? Meurtre ? Que s'est-il passé cet été-là, dans la villa avec piscine ?
Toujours aussi noir et dérangeant, l’auteur à succès du Dîner dissèque avec une étourdissante lucidité les dérives de notre société dans cette farce amorale au suspense grinçant. 
 
« La mécanique Koch est imparable. Elle provoque des convulsions. De rire ou de malaise. »
Marine de Tilly, Transfuge
 
Traduit du néerlandais par Isabelle Rosselin
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EAN : 9782264063069
Code sériel : 4800
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 432
Format : 108 x 177 mm
10/18

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • elodiekretz Posté le 18 Avril 2019
    Totalement conquise par le dîner, précédent livre de l'auteur, je me suis jetée avec délectation sur Villa avec piscine et j'en ressort avec un sentiment beaucoup plus mitigé. Les deux premiers tiers - ou les trois premiers quarts - du livre m'ont totalement captée. J'y ai retrouvé ce mélange d'extrême noirceur et de satire sociale au cordeau que j'ai tant aimé dans le dîner. J'y ai retrouvé aussi le talent absolu de l'auteur pour camper un personnage principal, un narrateur, qui nous inspire des sentiments ambigus - les personnages principaux détestables ne me gênent pas du tout. Mark est un généraliste bien sous tous rapports. Recherché par ses patients car il consacre 20 mn à chacun d'eux. Du coup, il a une liste d'attente longue comme le bras et ne peut accueillir une nouvelle personne que lorsque l'un de ses patients déménage ou décède (sic). Ça c'est côté scène, côté coulisses, il écoute chaque patient une à cinq minutes et laisse ensuite le temps s'écouler en pensant à totalement autre chose. Ses patients l'indiffèrent ou le dégoûtent, à l'instar de leur corps qu'il connaît sous toutes leurs (peu inspirantes) coutures. Cette matinée est particulière car le lendemain Mark est convoqué par... Totalement conquise par le dîner, précédent livre de l'auteur, je me suis jetée avec délectation sur Villa avec piscine et j'en ressort avec un sentiment beaucoup plus mitigé. Les deux premiers tiers - ou les trois premiers quarts - du livre m'ont totalement captée. J'y ai retrouvé ce mélange d'extrême noirceur et de satire sociale au cordeau que j'ai tant aimé dans le dîner. J'y ai retrouvé aussi le talent absolu de l'auteur pour camper un personnage principal, un narrateur, qui nous inspire des sentiments ambigus - les personnages principaux détestables ne me gênent pas du tout. Mark est un généraliste bien sous tous rapports. Recherché par ses patients car il consacre 20 mn à chacun d'eux. Du coup, il a une liste d'attente longue comme le bras et ne peut accueillir une nouvelle personne que lorsque l'un de ses patients déménage ou décède (sic). Ça c'est côté scène, côté coulisses, il écoute chaque patient une à cinq minutes et laisse ensuite le temps s'écouler en pensant à totalement autre chose. Ses patients l'indiffèrent ou le dégoûtent, à l'instar de leur corps qu'il connaît sous toutes leurs (peu inspirantes) coutures. Cette matinée est particulière car le lendemain Mark est convoqué par le Conseil de l'Ordre pour s'expliquer sur une erreur médicale. L'un de ses patients, le célèbre acteur Ralph Meier, est mort suite à une erreur de diagnostic. Mark n'est pas vraiment inquiet car aux Pays-Bas, ce n'est pas comme aux États-Unis, il a fait ses études et joue au golf avec les membres du Conseil, il s'en sortira donc avec une courte suspension. L'air de rien, il nous révèle toutefois dès les premières pages que l'erreur n'en est pas une, elle cache un lourd secret... Les deux hommes étaient devenus amis et la famille de Mark a séjourné dans la Villa avec piscine de Ralph et de sa famille l'été précédent. Un drame est survenu et a déclenché cette apparente erreur de diagnostic. Le récit de la relation hypocrite des deux hommes derrière une convivialité de façade est un régal, avec une critique au cordeau des modes de vie de cette bourgeoise néerlandaise ostentatoire et pathétique. La montée de la tension à l'approche du drame, le récit de celui-ci et des jours qui ont suivi sont totalement abrutis. J'étais captée, estomaquée, avec l'envie irrésistible de connaître la suite. Cela s'est gâté pour moi dans la dernière partie du livre car je trouve qu'il manque beaucoup d'ingrédients au lecteur pour comprendre ce qui s'est réellement passé. Je suis une maniaque de "la fin qui explique et justifie tout". Et là, la fin est en dessous, trop elliptique pour moi. Surtout, le ressort psychologique du coup ne fonctionne plus trop et je n'ai pas compris les agissements de Marc. Le dîner m'avait bluffée de virtuosité et de maîtrise de bout en bout mais ici le soufflé est monté, monté, monté puis retombé. Dommage.
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  • stefart0 Posté le 16 Décembre 2018
    J'avais déjà lu "Le diner" dont je savais à quoi m'attendre, c'est à dire à quelque chose qui peut mettre mal à l'aise. Ici Marc et Caroline ainsi que leur deux filles font la connaissance de Ralph, acteur et dragueur, et de sa femme Judith. Cependant ce séjour n'est pas aussi idyllique que prévu et un incident vient mettre le trouble amenant les protagonistes à se livrer à une bataille où la vengeance subsiste. Si j'ai trouvé quelques longueurs, surtout au début, la suite se révèle beaucoup plus passionnante et surtout assez malsaine.
  • prettyrosemary Posté le 13 Février 2018
    Villa avec piscine fait partie de ces romans inclassables, à mi-chemin entre le thriller, la satire sociale et la tranche de vie. Thriller, parce qu’on a un mort sur les bras. Satire sociale parce qu’Herman Koch nous offre un tableau assez savoureux de cette frange de la population dite « des artistes médiocres », mais aussi de l’industrie du cinéma, de la mode, de tout ce qui dégouline à l’écran. J’ai adoré l’ambiance qu’il a su créer dans ce bouquin, une ambiance « moite », je crois que c’est le terme le plus juste que je pourrais trouver pour décrire ce que j’ai ressenti. Ces vacances oppressantes, les poissons ridiculement gros qui s’étalent sur les barbecues, le vin, la langueur au bord de la piscine… Tout est absolument dérangeant et on sait que quelque chose va arriver, tout nous y prépare. Alors parfois, on est bord de la nausée, mais on est obligé de reconnaitre une certaine habileté à l’auteur, qui n’a pas besoin de passer par des descriptions de dix kilomètres pour vous coller la gerbe.
  • LaCalebasseaLivres Posté le 20 Octobre 2017
    Marc Schlosser, médecin généraliste, est convoqué par le conseil de l’ordre des médecins pour une éventuelle erreur qu’il aurait comme et ayant entraîné la mort d’un de ses patients Richard Meier. Les soupçons pèsent d’autant plus qu’il avait passé ses vacances avec femme et enfants dans la villa loué par Richard et sa famille. L’auteur nous déroule tous les événements qui se sont déroulés pendant les vacances dans la villa avec piscine. Il nous livre une fois de plus comme dans Le dîner des personnages odieux et sans scrupules. La lecture de ce roman m’a laissé un goût amer comme lors de la lecture de Le dîner il y a quelques années. J’ai beaucoup aimé l’intrigue mais l’absence de justice (comme dans Le dîner) m’a dérangé. Ce roman est captivant, l’auteur joue avec nos nerfs en s’attardant sur des détails. Il nous montre encore une fois que les jugements hâtifs peuvent conduire à des situations dramatiques.
  • lyoko Posté le 22 Août 2017
    Un livre qui me laisse un goût amer en bouche. J'ai aimé certains passages, j'en ai trouvé d'autres trop long. J'avoue également que le personnage principal m'a particulièrement dérangé. C'était sans doute une volonté délibérée de l'auteur. Ce personnage, médecin, a une vision un peu ubuesque du corps humain et pourtant par son métier il est obligé d'en côtoyer tous les jours. Quand à l'intrigue elle est assez palpitante, et nous mène par des chemins détournés à un final qu'on attendait absolument pas. J'ai trouvé l'auteur très perspicaces dans ses descriptions.. le sentiment de dégoût est vraiment mis en avant. Je pense entre autre à une scène de bouche à bouche assez épique en elle même. Donc voilà, je reste un peu sur la réserve avec ce roman et pourtant j'aime beaucoup l'humour cynique de l'auteur. Mais pour avoir lu ses deux autres romans je pense que son meilleur roman reste le diner. A propos de diner, Herman Koch doit avoir une relation très particulière avec le homard car celui ci apparaît sur la couverture du diner mais également sur celle de villa avec piscine (la couverture est autre que celle mise sur le site).
Lisez inspiré avec 10/18 !
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