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10/18
EAN : 9782264072993
Code sériel : 5402
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 408
Format : 108 x 177 mm

Volia Volnaïa

Luba JURGENSON (Traducteur)
Date de parution : 17/01/2019
Rybatchi, un petit village Russe de Sibérie. Ici, tous les habitants sont chasseurs, pêcheurs, tous sont braconniers. Maintenus dans l’illégalité par une milice corrompue, ils n’ont qu’un rêve : acheter une licence pour vendre légalement le fruit de leurs efforts, sans rien devoir aux autorités. Tout bascule lorsque le braconnier Kobiakov... Rybatchi, un petit village Russe de Sibérie. Ici, tous les habitants sont chasseurs, pêcheurs, tous sont braconniers. Maintenus dans l’illégalité par une milice corrompue, ils n’ont qu’un rêve : acheter une licence pour vendre légalement le fruit de leurs efforts, sans rien devoir aux autorités. Tout bascule lorsque le braconnier Kobiakov refuse de céder leur dû aux miliciens. Une rébellion s’ébauche, et s’enflamme dès l’arrivée d’une unité des forces spéciales venu de Moscou. L’émeute devient fait politique et la chasse à l’ours se transforme en chasse à l’homme. Dès lors un dilemme se pose aux villageois : se soumettre ou partir dans la taïga se refaire une vie, très loin mais enfin libre ?

 
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EAN : 9782264072993
Code sériel : 5402
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 408
Format : 108 x 177 mm
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Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • nadiouchka Posté le 16 Juillet 2020
    S’il y a quelques mots d’une chanson #9835;#9835; « Volia Volnaïa #9835;#9835;« (#1042;#1086;#1083;#1103; #1042;#1086;#1083;#1100;#1085;#1072;#1103;), liberté libre : cela comprend l’idée de grands espaces à parcourir et de risque, souvent associée, à la figure du Cosaque, du guerrier, du bandit. Volia signifie à la fois liberté et volonté : page 405) , dans ce livre de Victor Remizov #9997;️ (paru aux éditons 10/18 - Belfond en 2017), que l’on peut qualifier de roman policier ❤ (par certains aspects), l’histoire nous entraîne dans une aventure en plein cœur de la forêt boréale de la presqu’île de Rybatchi, une aventure dans ses grands espaces grandioses, une nature sauvage. « Le bourg de Rybatchi était le centre administratif d’une grande région forestière 🎄 au sein d’un oblast. A en croire la pancarte rouge au musée local créé à l’époque soviétique par un gars du cru, un retraité, grand original, cette taïga était vaste à peu près comme quatre fois la Suisse. (…) Avant la perestroïka, la dissolution de l’Union Soviétique ou Dieu sait quels autres événements advenus sur le continent, la région était deux fois plus peuplée. «  (p.104). Victor Remizov est né à Saratov en Russie. Il a été nommé pour le Book Award et le Russian Booker Prize.... S’il y a quelques mots d’une chanson #9835;#9835; « Volia Volnaïa #9835;#9835;« (#1042;#1086;#1083;#1103; #1042;#1086;#1083;#1100;#1085;#1072;#1103;), liberté libre : cela comprend l’idée de grands espaces à parcourir et de risque, souvent associée, à la figure du Cosaque, du guerrier, du bandit. Volia signifie à la fois liberté et volonté : page 405) , dans ce livre de Victor Remizov #9997;️ (paru aux éditons 10/18 - Belfond en 2017), que l’on peut qualifier de roman policier ❤ (par certains aspects), l’histoire nous entraîne dans une aventure en plein cœur de la forêt boréale de la presqu’île de Rybatchi, une aventure dans ses grands espaces grandioses, une nature sauvage. « Le bourg de Rybatchi était le centre administratif d’une grande région forestière 🎄 au sein d’un oblast. A en croire la pancarte rouge au musée local créé à l’époque soviétique par un gars du cru, un retraité, grand original, cette taïga était vaste à peu près comme quatre fois la Suisse. (…) Avant la perestroïka, la dissolution de l’Union Soviétique ou Dieu sait quels autres événements advenus sur le continent, la région était deux fois plus peuplée. «  (p.104). Victor Remizov est né à Saratov en Russie. Il a été nommé pour le Book Award et le Russian Booker Prize. Actuellement, il vit à Moscou avec sa famille. Le titre de ce livre « Volia Volnaïa » signifie littéralement « volonté ou liberté de l’individu d’utiliser son libre arbitre et résume parfaitement cet ouvrage qui a lieu en Sibérie. Les personnages sont principalement des chasseurs qui s’adonnent aussi à la pêche (leur principale nourriture). Nous sommes dans la Russie post-soviétique, avec des problèmes de corruption dont la population est plutôt habituée, à part certains, qui veulent un environnement plus respectueux et plus juste. Et ils agissent. L’auteur nous les rend attachants et on trouve même de l’humour. Les flics sont pourris – ils rackettent les pêcheurs pour avoir une commission de 20 % sur les œufs de saumon (l’or rouge). Les habitants n’ont pas d’autre moyen de se défendre, car : « Dans notre pays, on n’a qu’une voie possible : obéir. » (p.127) Mais Kobiakov, un braconnier comme bien d’autres, refuse de céder. On trouve avec lui des personnages comme : Tikhi – Choura – un musicien, Balabane – Jebrovski - Michka (mais la liste se trouve au tout début du livre (ce qui est bien pratique)…. – et derrière eux, des femmes 👪 avec un fort caractère, qui ne s’en laissent pas conter. On participe à la chasse à la zibeline (« l’or mou »), à celle de l’ours parfois, à la pêche, – les hommes se trouvent sur les rives de l’Ioukhta – j’ai bien ri à l’allusion de Vladimir Poutine : « Nos autorités n’ont pas besoin de mecs solides. Il y en a un qui est champion de sambo et de judo, ça leur suffit. Un seul pour toute la Russie. Il n’en faut pas plus. » (p.268) Dans cet ouvrage, on se trouve dans un territoire gigantesque avec des personnages certes plutôt rustres (amateurs de vodka – de lard – de boites de singe – de bière… On les suit dans un gros 4x4 (un Oural) – on parcourt la taïga… mais il y aussi l’OMON (« #1054;#1090;#1088;#1103;#1076; #1052;#1086;#1073;#1080;#1083;#1100;#1085;#1099;#1081; #1054;#1089;#1086;#1073;#1086;#1075;#1086; #1053;#1072;#1079;#1085;#1072;#1095;#1077;#1085;#1080;#1103;, Otriad Mobilny Ossobogo Naznatchénia, « Détachement mobile à vocation particulière » : des militaires ayant servi en Tchétchénie et qui ne savent faire que le « nettoyage par le vide »🔪 ).  On pourrait dire que Victor Remizov a utilisé une « écriture visuelle » en nous faisant faire un voyage époustouflant. Une note de douceur et d’émotion avec Le Musicien qui joue, sur sa guitare, des airs inconnus des personnages : le Requiem de Mozart – et d’autres airs qui arrachent des larmes à ces grands costauds... J’ai été plus qu’agréablement surprise de découvrir cet auteur, par hasard, parmi mes visites dans ma grande, très grande librairie, où je flâne tant que je veux et où je trouve souvent des petites merveilles. « Volia Volnaïa » m’a fait faire un beau voyage bien dépaysant. 🌟 La conclusion ? « C’était leur chemin absurde vers la liberté. Ah le moujik russe, éternellement en mal de liberté ! Épris de liberté tel un brigand ! » « La Sibérie a toujours été libre ! » A lire : « #1095;#1080;#1090;#1072;#1090;#1100;» 👍
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  • gedeonduras Posté le 21 Mars 2020
    Au moment du confinement, un grand bol d'air frais et d'extrême Orient dans la taïga loin loin de la civilisation au bord de la mer d'okhotsh...
  • Eve-Yeshe Posté le 16 Mars 2020
    Nous sommes en Sibérie, dans le petit village de Rybatchi, proche de la mer, en octobre, alors que va débuter la saison de la chasse. Ici tout le monde se connaît, les hommes sont chasseurs, pêcheurs. Il faut bien vivre dans la Russie post communiste, où règnent des flics pourris, miliciens qui rackettent les pêcheurs : on ferme les yeux sur la pêche illégale des oeufs de saumon, qu'ils appellent l'or rouge, moyennant une commission de vingt pour cent… Un incident survient, Kobiakov furieux que son véhicule soit fouillé par l'un des ripoux, ne se laisse pas faire, emboutit la voiture des policiers, coup de feu échangé sans blesser personne sauf l'orgueil dudit ripou et Kobiakov est obligé de partir à pied avec son chien sur son terrain de chasse, dans la taïga, en évitant ses isbas refuges : il est devenu un « criminel en fuite » pour crime de lèse-majesté… On va faire ainsi un superbe voyage, dans la solitude des montagnes enneigées, magiques quand on les connaît bien (et même si on ne les connaît pas d'ailleurs !) et rencontrer des personnages fascinants, courageux, épris de liberté. On suit bien sûr Kobiakov sur la trace des zibelines, qu'on appelle... Nous sommes en Sibérie, dans le petit village de Rybatchi, proche de la mer, en octobre, alors que va débuter la saison de la chasse. Ici tout le monde se connaît, les hommes sont chasseurs, pêcheurs. Il faut bien vivre dans la Russie post communiste, où règnent des flics pourris, miliciens qui rackettent les pêcheurs : on ferme les yeux sur la pêche illégale des oeufs de saumon, qu'ils appellent l'or rouge, moyennant une commission de vingt pour cent… Un incident survient, Kobiakov furieux que son véhicule soit fouillé par l'un des ripoux, ne se laisse pas faire, emboutit la voiture des policiers, coup de feu échangé sans blesser personne sauf l'orgueil dudit ripou et Kobiakov est obligé de partir à pied avec son chien sur son terrain de chasse, dans la taïga, en évitant ses isbas refuges : il est devenu un « criminel en fuite » pour crime de lèse-majesté… On va faire ainsi un superbe voyage, dans la solitude des montagnes enneigées, magiques quand on les connaît bien (et même si on ne les connaît pas d'ailleurs !) et rencontrer des personnages fascinants, courageux, épris de liberté. On suit bien sûr Kobiakov sur la trace des zibelines, qu'on appelle « l'or mou », et pour se nourrir il faut abattre d'autres espèces. Cet homme parcourt des centaines de kilomètres à pied, comme on en parcourt cinq ou dix, respecte la nature, ne chassant que pour se nourrir, lui et son chien. Dans la région, les orpailleurs d'autrefois ont laissé la place à l'or mou et à l'or rouge… On a un autre chasseur, Jebrovski, un nanti qui s'est enrichi de manière plus ou moins honnête et qui vient pour la deuxième année sur le terrain de chasse qu'il a acheté l'année précédente : il était arrivé en hélicoptère la première fois, et il s'étonne que les autres ne l'apprécient guère et l'appellent le Moscovite ». Il n'y connaît pas grand-chose mais veut vivre des sensations fortes, en utilisant d'autres hommes du village pour l'emmener, dégager le passage, tronçonner les pins… Côté policiers nous avons le lieutenant-colonel Tikhi, qui doit bientôt être muté, et tente à tout prix de régler cette affaire à l'amiable, qui lui-aussi touche des sous, même si c'est à contre coeur et qu'il a brûlé les premières enveloppes de billet dans la cheminée sous l'emprise de la vodka, et qui remettre en question ses choix de vie. Il est entouré de deux autres miliciens, celui qui a déclenché les hostilités car il est prêt à tout pour progresse et n'est même pas originaire du coin. Le troisième, (Vaska Semikhvatski) vit comme un pacha, tellement il a touché avec ses vingt pour cent, et veut partir seul à la recherche de Kobiakov. Parmi les villageois, on a aussi Choura qui rêve de révolution, mais reste dans la théorie, et que l'on surnomme « l'étudiant » et un autre personnage, un musicien, Balabane, cheveux longs, mèche qui tombe sur le front, qui chante en s'accompagnant à la guitare, qui sirote sa vodka au bar du coin, toujours penché sur un livre, plein de mystère… Étant donné l'escalade, les grands pontes de la police de Moscou, tout aussi corrompus sont prévenus et on envoie pour l'exemple l'unité d'élite, l'OMON, des militaires qui ont servi en Tchétchénie ! et qui ne savent faire que le nettoyage par le vide…. J'ai un peu de mal au départ, car la chasse et moi, cela fait deux, et la souffrance animale m'est insupportable, mais j'ai mis mes pieds dans les traces de Kobiakov dont j'ai beaucoup aimé, le respect de la nature, la liberté d'esprit. Les ruminations de Tikhi donnent lieu à des phrases superbes, les personnages secondaires sont tous attachants, avec leurs qualités et leurs défauts, à par le nazillon de service. « En cela, tous les gars du coin se ressemblaient : ils voulaient une vie libre. Même au prix d'un pouvoir inique. Or un pouvoir inique corrompt même la liberté. » J’ai failli oublier les femmes dans cette belle histoire : elles sont loin d’être absentes du récit, elles ont un caractère bien trempé, une résistance plus en douceur, plus réfléchie à la situation, qu’il s’agisse de Macha, la compagne de Tikhi, ou de Olia sa secrétaire, ou les compagnes des personnages secondaires. Quant à la femme du Moscovite, qui brille par son absence, on sent en fait sa présence lancinante en toile de fond, vu l’état du couple… Viktor Remizov décrit très bien l'importance de la corruption dans son pays, ceux qui l'acceptent car c'est devenu une fatalité et ceux qui se révoltent pour plus de justice, et on sent son affection pour ces chasseurs, pêcheurs, ces hommes qui travaillent et voudraient vivre honnêtement de leur travail, et l'importance de l'amitié, des liens qui se tissent entre eux. J'ai aimé aussi la réflexion sur la liberté, liberté des grands espaces, liberté d'esprit, et la critique de la Russie de Vladimir Poutine qui leur ferait regretter l'époque de l'URSS et tout le monde rigole sur les tours de passe-passe des élections et le roque (clin d'oeil aux amateurs d'échecs) terme sous lequel il désigne l'élection de Medvedev comme président et Poutine devenant premier ministre : « nos présidents, je ne sais même plus qui est au pouvoir en ce moment ». Maintenant, Vladimir ne se donne même plus la peine de procéder au tour de passe-passe, il a fait modifier la consultation pour régner au moins jusqu'en 2036 ! Comme le dit la traductrice : « Volia volnaïa, « liberté libre », comprend l'idée de grands espaces à parcourir et de risque, souvent associée à la figure du Cosaque, du guerrier, du bandit. Volia signifie à la fois liberté et volonté. » J'ai beaucoup pensé à Sylvain Tesson et à Andreï Makine en parcourant la taïga, les espaces enneigés, le silence… Comme dans beaucoup de romans russes, la vodka occupe une place importante, c'est pratiquement un personnage du livre. J'ai adoré cette histoire, et l'écriture si belle de Victor Remizov que j'ai retrouvé avec un immense plaisir car je l'ai découvert, l'année dernière grâce à NetGalley, avec son deuxième roman « Devouchki » qui était déjà un coup de coeur. https://leslivresdeve.wordpress.com/2019/02/17/devouchki-de-victor-remizov/ Je connais encore mal les auteurs russes contemporains, à part Victor Remizov et Andreï Guelassimov, alors que j'adore les auteurs russes du XIXe, mais j'essaie de combler mes lacunes… Donc, un immense coup de coeur une nouvelle fois pour le roman et l'auteur dont j'attends le prochain livre avec impatience, en espérant que le régime ne l'enverra pas en prison car la liberté de pensée n'est pas la bienvenue…
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  • AntoineDefrancq Posté le 9 Février 2020
    Dans ce roman d'une grande richesse, Victor Remizov nous emmène dans la Sibérie post communiste. Ici les habitants vivent une vie calme dans leur village bordé par la Taïga. Le système moscovite n'est pas arrivé jusqu'à leur contré natale. Tous sont pêcheurs ou chasseurs. Tous n'ont pas de permis. Neanmoins une milice corrompue prend 20% de leurs efforts. Cela a toujours été ainsi, personne n'a jamais rien fait, c'est dans la norme.. Jusqu'au jour où Stephane Kobiakov, un villageois solitaire et peu social refuse de montrer le contenu du coffre de sa camionette et prend la fuite dans la Taïga. Cette histoire bénigne n'aurait pas du faire de bruit mais celle ci est remontée jusqu'à Moscou à cause de l'honneur et de l'avidité du jeune sous chef de la milice. Une unité de forces spéciales moscovite est alors envoyée dans la région, arrestations et réquisitions commencent. Une question se pose alors aux habitants : jusqu'où peuvent ils aller pour obtenir leur indépendance vis à vis du système ? Une fabuleuse ode à la liberté dans une Taïga majestueuse.
  • krzysvanco Posté le 31 Décembre 2019
    Victor Remizov nous amène dans la taïga en Sibérie orientale où les hommes vivent de la chasse, de la pèche et de la vente d’oeufs de saumon, commerce illégal. Cette vente résulte d’un braconnage toléré par la police moyennant un backchich de 20%. Tout fonctionne bien, les policiers ferment les yeux car cela leur rapporte de l’argent. Société corrompue donc mais chacun s’y conforme, à l’exception de Kobiakov, braconnier certes mais qui refuse ce système. Tout se dérègle à l’occasion d’un incident entre Kobiakov et la police, monté en épingle par un policier ambitieux et qui verra s’organiser une répression et une chasse à l’homme, avec l’appui d’unités spéciales du Ministère de l’intérieur venues de Moscou. Face à cette irruption, tout le monde est médusé car elle entraîne le limogeage du chef de la police, des saisies d’oeufs de saumon chez tous, le décès d’un homme au commissariat et la fuite du braconnier Kobiakov qui se réfugie dans la Taïga. Celui-ci est activement recherché mais sera aussi aidé. Le roman nous décrit bien la corruption du régime, i lest féroce sur les autorités mafieuses, avides d’argent et de pouvoir, et nous... Victor Remizov nous amène dans la taïga en Sibérie orientale où les hommes vivent de la chasse, de la pèche et de la vente d’oeufs de saumon, commerce illégal. Cette vente résulte d’un braconnage toléré par la police moyennant un backchich de 20%. Tout fonctionne bien, les policiers ferment les yeux car cela leur rapporte de l’argent. Société corrompue donc mais chacun s’y conforme, à l’exception de Kobiakov, braconnier certes mais qui refuse ce système. Tout se dérègle à l’occasion d’un incident entre Kobiakov et la police, monté en épingle par un policier ambitieux et qui verra s’organiser une répression et une chasse à l’homme, avec l’appui d’unités spéciales du Ministère de l’intérieur venues de Moscou. Face à cette irruption, tout le monde est médusé car elle entraîne le limogeage du chef de la police, des saisies d’oeufs de saumon chez tous, le décès d’un homme au commissariat et la fuite du braconnier Kobiakov qui se réfugie dans la Taïga. Celui-ci est activement recherché mais sera aussi aidé. Le roman nous décrit bien la corruption du régime, i lest féroce sur les autorités mafieuses, avides d’argent et de pouvoir, et nous y trouvons même à l’occasion des piques sur le président Poutine. Il s’agit d’une véritable dénonciation de la Russie d’aujourd’hui. Le roman est aussi un merveilleux hymne à cette taïga, où la nature est rude, ie froid est intense, où les hommes se contentent de peu, où il leur faut être capable de tout faire pour circuler dans la région : réparer sur place un véhicule tout-terrain au milieu de nulle part, abattre des arbres pour assurer sa route, trouver sa route quand tout est couvert de neige et que les lacs sont gelés.. . Il y a de superbes descriptions de la Taïga, de ses rivières, de ses lacs et montagnes, de sa faune, ses zibelines, ses saumons, ses ombles et ses ours. Victor Remizov m’a donné envie de découvrir un jour cette Sibérie Voiia Volnoïa dresse de beaux portraits des hommes vivant dans cette région inhospitalière mais à laquelle ils sont profondément attachés; Ils éprouvent le besoin de quitter leur foyer pendant les mois d’hiver pour vivre de la chasse et de la pèche, vivant dans des isbas rudimentaires qu’ils ont bâties eux-mêmes. Hommes qui se retrouvent autour d’un feu de camp, du thé et de la vodka. Comme dans tant de romans russes, les personnages sont nombreux, un relevé de ceux-ci figure en tête du roman, nous les retrouverons tantôt repris sous leur prénom, prénom ou patronyme ce qui demande un peu d’allers et retours vers le lexique en début de lecture. Volia Volnoïa, « liberté libre », est enfin un hommage à la liberté, liberté de ces hommes rudes qui ne connaissent que leur loi. C'est un très bon livre !
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