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EAN : 9782264072993
Code sériel : 5402
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 408
Format : 108 x 177 mm

Volia Volnaïa

Luba Jurgenson (traduit par)
Date de parution : 17/01/2019
Rybatchi, un petit village Russe de Sibérie. Ici, tous les habitants sont chasseurs, pêcheurs, tous sont braconniers. Maintenus dans l’illégalité par une milice corrompue, ils n’ont qu’un rêve : acheter une licence pour vendre légalement le fruit de leurs efforts, sans rien devoir aux autorités. Tout bascule lorsque le braconnier Kobiakov... Rybatchi, un petit village Russe de Sibérie. Ici, tous les habitants sont chasseurs, pêcheurs, tous sont braconniers. Maintenus dans l’illégalité par une milice corrompue, ils n’ont qu’un rêve : acheter une licence pour vendre légalement le fruit de leurs efforts, sans rien devoir aux autorités. Tout bascule lorsque le braconnier Kobiakov refuse de céder leur dû aux miliciens. Une rébellion s’ébauche, et s’enflamme dès l’arrivée d’une unité des forces spéciales venu de Moscou. L’émeute devient fait politique et la chasse à l’ours se transforme en chasse à l’homme. Dès lors un dilemme se pose aux villageois : se soumettre ou partir dans la taïga se refaire une vie, très loin mais enfin libre ?

 
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EAN : 9782264072993
Code sériel : 5402
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 408
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Libellule41 Posté le 27 Août 2021
    Le lecteur qui ne connaît pas le russe n'apprend qu'à la toute fin du roman le sens des mots "Volia Volnaïa"; ils veulent dire " Liberté libre" ou peut-être "Volonté libre". C'est aussi le titre d'une chanson. Le sujet du livre est en effet la liberté, celle à laquelle aspire une petite communauté de pêcheurs et de chasseurs qui est contrainte à se livrer au braconnage pour échapper à la rapacité de la milice locale corrompue mais qui fait, malgré tout, office d'autorité. C'est donc l'histoire d'une révolte qui, un jour éclate à l'initiative d'un homme, bientôt suivi par quelques autres, une réaction violente contre un système de corruption bien implanté dans la Russie post-soviétique, y compris dans les endroits les plus reculés du pays. Victor Remizov place son intrigue au coeur d'une bourgade sibérienne des bords de la mer d'Okhotsk, en lisière d'une vaste taïga giboyeuse, traversée par des rivières poissonneuses, avec en arrière-plan des montagnes enneigées dès la fin de l'été. Ce choix du lieu ne semble pas neutre, car ici l'idée de liberté se conjugue avec la proximité d'une nature sauvage, dont la beauté est un appel permanent à "prendre le large". Mais ce n'est pas si simple, et... Le lecteur qui ne connaît pas le russe n'apprend qu'à la toute fin du roman le sens des mots "Volia Volnaïa"; ils veulent dire " Liberté libre" ou peut-être "Volonté libre". C'est aussi le titre d'une chanson. Le sujet du livre est en effet la liberté, celle à laquelle aspire une petite communauté de pêcheurs et de chasseurs qui est contrainte à se livrer au braconnage pour échapper à la rapacité de la milice locale corrompue mais qui fait, malgré tout, office d'autorité. C'est donc l'histoire d'une révolte qui, un jour éclate à l'initiative d'un homme, bientôt suivi par quelques autres, une réaction violente contre un système de corruption bien implanté dans la Russie post-soviétique, y compris dans les endroits les plus reculés du pays. Victor Remizov place son intrigue au coeur d'une bourgade sibérienne des bords de la mer d'Okhotsk, en lisière d'une vaste taïga giboyeuse, traversée par des rivières poissonneuses, avec en arrière-plan des montagnes enneigées dès la fin de l'été. Ce choix du lieu ne semble pas neutre, car ici l'idée de liberté se conjugue avec la proximité d'une nature sauvage, dont la beauté est un appel permanent à "prendre le large". Mais ce n'est pas si simple, et l'auteur montre que les réponses radicales de quelques uns ne peuvent être qu'individuelles dans une société où rien ne change sur le fond. Les hommes partent, disparaissent ou sont remplacés, les morts sont enterrés les souffrances mises sous cloche, mais la corruption demeure et la vodka continue de couler à flot. Ce récit alterne la mise en scène de personnages rudes et terriblement humains dans leurs faiblesses, avec de belles pages d'écriture qui racontent les paysages, les intempéries, les silences et la vie intense de la taïga sibérienne peuplée par une faune multiple. Toutefois, ce roman nécessite une lecture suivie tant il est facile de se perdre dans l'identité des protagonistes de l'histoire, appelés parfois par leurs noms, parfois par leurs prénoms, ou encore par leurs diminutifs ou leurs sobriquets. Une narration dont il ne faut donc pas "perdre le fil", au risque de passer à côté de l'histoire.
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  • Biblioroz Posté le 22 Juin 2021
    Sous le soleil automnal, Gwenka rame lentement, jetant régulièrement des coups d’œil sur la senne, évaluant l’agitation des poissons pris au piège dans les mailles du filet. Des ombles, des loches, des ombres se débattent vainement, la rivière est généreuse. Il contemple avec joie la nature qui suit annuellement son cycle, note cependant quelques différences sur les rives de l’Iouthka et dans la taïga alentour. Il goûte pleinement cette solitude régénératrice. L’hiver qui pointe saisit peu à peu les paysages et Gwenka guette les premiers flocons de neige, signes annonciateurs de la chasse à la zibeline. Pour la chasse et la pêche, la vaste étendue forestière qui s’offre à ses yeux est allouée en tronçons par l’État aux villageois du bourg de Rybatchi. Mais ces espaces sauvages qui ne devraient pas être salis par l’homme, sont le théâtre d’un braconnage révoltant autorisé et même encouragé par la milice locale qui prélève un beau pourcentage afin de fermer les yeux sur l’illégalité et remplir ses enveloppes de dollars. Ces flics qui devraient être là pour protéger la nature… Gwenka commence à en éprouver un écœurement. L’été, il sacrifie, comme beaucoup de ses voisins, des milliers de femelles uniquement pour remplir d’œufs de... Sous le soleil automnal, Gwenka rame lentement, jetant régulièrement des coups d’œil sur la senne, évaluant l’agitation des poissons pris au piège dans les mailles du filet. Des ombles, des loches, des ombres se débattent vainement, la rivière est généreuse. Il contemple avec joie la nature qui suit annuellement son cycle, note cependant quelques différences sur les rives de l’Iouthka et dans la taïga alentour. Il goûte pleinement cette solitude régénératrice. L’hiver qui pointe saisit peu à peu les paysages et Gwenka guette les premiers flocons de neige, signes annonciateurs de la chasse à la zibeline. Pour la chasse et la pêche, la vaste étendue forestière qui s’offre à ses yeux est allouée en tronçons par l’État aux villageois du bourg de Rybatchi. Mais ces espaces sauvages qui ne devraient pas être salis par l’homme, sont le théâtre d’un braconnage révoltant autorisé et même encouragé par la milice locale qui prélève un beau pourcentage afin de fermer les yeux sur l’illégalité et remplir ses enveloppes de dollars. Ces flics qui devraient être là pour protéger la nature… Gwenka commence à en éprouver un écœurement. L’été, il sacrifie, comme beaucoup de ses voisins, des milliers de femelles uniquement pour remplir d’œufs de saumon les caisses qui lui permettront de faire vivre sa famille et s’offrir aussi quelques extras. Cet équilibre commercial douteux, entre braconniers et représentants de l’ordre, vole en éclats suite à l’altercation d’un certain Stepane Kobiakov. Cet homme, un rien sanguin, méprisant les miliciens, se braque contre un adjoint zélé du chef de la milice. Alors qu’il est en fuite vers la taïga, le bourg est en émoi. Des discussions, enflammées par les verres de vodka, débattent sur l’acceptation de ce pouvoir corrompu. Jusqu’où est-il possible de fermer les yeux et de se contenter de cette liberté amputée ? Les rancœurs s’éveillent contre ces graissages de pattes auxquelles ils ne peuvent déroger, contre l’impossibilité de vivre en travaillant honnêtement de leur pêche. Nature et hommes de cette presqu’île sibérienne se partagent les pages de ce roman, dénonçant ouvertement la corruption, l’absence d’établissement d’ordre et de justice, dans une somptueuse région aux rivières poissonneuses, à la faune sauvage et généreuse, au goût de liberté à la fois rude et reposante. Les hommes se succèdent, avec leurs noms, diminutifs et surnoms qui brouillent un peu le lecteur distrait qui ne désire pas se référer à la liste des personnages donnée en introduction. Heureusement que Victor Remizov ne se contente pas de les ébaucher mais fouille au plus profond de leurs états d’âmes, révèle leurs pensées même embrumées par l’alcool, nous donnant aussi des détails de leurs vies personnelles afin de mieux les reconnaître, même cachés derrière leurs multiples dénominations russes. Impossible de tous les nommer ici mais que ce soit au bourg ou sur l’immense territoire de chasse, vous rencontrerez Tikhi, le chef de la milice locale, un brave homme qui réussit à s’arranger avec la loi tout en gardant de bons rapports avec les chasseurs. Il fait cependant le bilan de sa vie, amèrement, et pleure sur le pouvoir ignorant la justice et sur ses fonctions inutiles. Ilya, venu de Moscou, se pose aussi des questions sur son existence alors qu’il a brillamment réussi dans les affaires. Perçu comme une lubie par ses proches, il éprouve le besoin d’aller chasser la zibeline, se retrouver par des températures glaciales dans la solitude de la taïga. Les avis d’Onc’ Sacha, chef de la brigade de pêcheurs, sont respectés. Vagabond dans l’âme, noyant souvent ses idées dans la vodka, il refait surface grâce à Polina. Balabane, un musicien échoué dans ce bourg, sa guitare et ses airs d’opéra en bandoulière, jouera aussi un rôle important dans la traque que les forces spéciales lanceront sur le territoire enneigé, d’isba en isba. Alors que les malheurs des hommes se noient dans l’alcool, que les autorités venues de Moscou multiplient les perquisitions dans toutes les maisons abritant des quantités de produits illégaux, l’air de l’immensité forestière commence à sentir le gel qui s’installe davantage chaque nuit. Le froid engourdit la taïga, les poêles des isbas crépitent et réchauffent les braconniers. L’air glacial pénètre et adoucit l’âme. La beauté, le silence et la lumière de cette nature donnent une sensation de liberté. Les pins nains s’ensevelissent sous la neige et les mélèzes, après avoir formé des tapis d’aiguilles, se décorent de flocons. Tout l’amour éprouvé pour ces lieux, somptueusement décrits par l’auteur, reste le point commun de ces hommes qui, amoureux aussi de la solitude, ont du mal à s’entraider. Roman âpre, à la belle écriture descriptive, où la corruption met en péril une liberté toute relative, où l’argent, à tous les étages de la société russe, balaye le respect de la nature et des lois.
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  • kristobalone Posté le 22 Juin 2021
    D'après une critique du Figaro littéraire, " ce roman est un alcool fort. Il ne livre son feu qu'à ceux qui voudront bien abandonner leurs repères et se perdre dans l'immensité de ce Far Est". J'étais donc prévenu et bien désireux d'adopter l'état d'esprit nécessaire pour me laisser brûler à ce feu de littérature russe. Mais je viens de refermer ce livre sans que l'embrasement ne se fasse. Le feu n'a pas pris, je ne sais pas pourquoi. Ne me reste de cette lecture qu'une impression de tristesse, une sorte de nostalgie indicible pas franchement confortable.
  • gedeonduras Posté le 21 Mars 2020
    Au moment du confinement, un grand bol d'air frais et d'extrême Orient dans la taïga loin loin de la civilisation au bord de la mer d'okhotsh...
  • Eve-Yeshe Posté le 16 Mars 2020
    Nous sommes en Sibérie, dans le petit village de Rybatchi, proche de la mer, en octobre, alors que va débuter la saison de la chasse. Ici tout le monde se connaît, les hommes sont chasseurs, pêcheurs. Il faut bien vivre dans la Russie post communiste, où règnent des flics pourris, miliciens qui rackettent les pêcheurs : on ferme les yeux sur la pêche illégale des oeufs de saumon, qu'ils appellent l'or rouge, moyennant une commission de vingt pour cent… Un incident survient, Kobiakov furieux que son véhicule soit fouillé par l'un des ripoux, ne se laisse pas faire, emboutit la voiture des policiers, coup de feu échangé sans blesser personne sauf l'orgueil dudit ripou et Kobiakov est obligé de partir à pied avec son chien sur son terrain de chasse, dans la taïga, en évitant ses isbas refuges : il est devenu un « criminel en fuite » pour crime de lèse-majesté… On va faire ainsi un superbe voyage, dans la solitude des montagnes enneigées, magiques quand on les connaît bien (et même si on ne les connaît pas d'ailleurs !) et rencontrer des personnages fascinants, courageux, épris de liberté. On suit bien sûr Kobiakov sur la trace des zibelines, qu'on appelle... Nous sommes en Sibérie, dans le petit village de Rybatchi, proche de la mer, en octobre, alors que va débuter la saison de la chasse. Ici tout le monde se connaît, les hommes sont chasseurs, pêcheurs. Il faut bien vivre dans la Russie post communiste, où règnent des flics pourris, miliciens qui rackettent les pêcheurs : on ferme les yeux sur la pêche illégale des oeufs de saumon, qu'ils appellent l'or rouge, moyennant une commission de vingt pour cent… Un incident survient, Kobiakov furieux que son véhicule soit fouillé par l'un des ripoux, ne se laisse pas faire, emboutit la voiture des policiers, coup de feu échangé sans blesser personne sauf l'orgueil dudit ripou et Kobiakov est obligé de partir à pied avec son chien sur son terrain de chasse, dans la taïga, en évitant ses isbas refuges : il est devenu un « criminel en fuite » pour crime de lèse-majesté… On va faire ainsi un superbe voyage, dans la solitude des montagnes enneigées, magiques quand on les connaît bien (et même si on ne les connaît pas d'ailleurs !) et rencontrer des personnages fascinants, courageux, épris de liberté. On suit bien sûr Kobiakov sur la trace des zibelines, qu'on appelle « l'or mou », et pour se nourrir il faut abattre d'autres espèces. Cet homme parcourt des centaines de kilomètres à pied, comme on en parcourt cinq ou dix, respecte la nature, ne chassant que pour se nourrir, lui et son chien. Dans la région, les orpailleurs d'autrefois ont laissé la place à l'or mou et à l'or rouge… On a un autre chasseur, Jebrovski, un nanti qui s'est enrichi de manière plus ou moins honnête et qui vient pour la deuxième année sur le terrain de chasse qu'il a acheté l'année précédente : il était arrivé en hélicoptère la première fois, et il s'étonne que les autres ne l'apprécient guère et l'appellent le Moscovite ». Il n'y connaît pas grand-chose mais veut vivre des sensations fortes, en utilisant d'autres hommes du village pour l'emmener, dégager le passage, tronçonner les pins… Côté policiers nous avons le lieutenant-colonel Tikhi, qui doit bientôt être muté, et tente à tout prix de régler cette affaire à l'amiable, qui lui-aussi touche des sous, même si c'est à contre coeur et qu'il a brûlé les premières enveloppes de billet dans la cheminée sous l'emprise de la vodka, et qui remettre en question ses choix de vie. Il est entouré de deux autres miliciens, celui qui a déclenché les hostilités car il est prêt à tout pour progresse et n'est même pas originaire du coin. Le troisième, (Vaska Semikhvatski) vit comme un pacha, tellement il a touché avec ses vingt pour cent, et veut partir seul à la recherche de Kobiakov. Parmi les villageois, on a aussi Choura qui rêve de révolution, mais reste dans la théorie, et que l'on surnomme « l'étudiant » et un autre personnage, un musicien, Balabane, cheveux longs, mèche qui tombe sur le front, qui chante en s'accompagnant à la guitare, qui sirote sa vodka au bar du coin, toujours penché sur un livre, plein de mystère… Étant donné l'escalade, les grands pontes de la police de Moscou, tout aussi corrompus sont prévenus et on envoie pour l'exemple l'unité d'élite, l'OMON, des militaires qui ont servi en Tchétchénie ! et qui ne savent faire que le nettoyage par le vide…. J'ai un peu de mal au départ, car la chasse et moi, cela fait deux, et la souffrance animale m'est insupportable, mais j'ai mis mes pieds dans les traces de Kobiakov dont j'ai beaucoup aimé, le respect de la nature, la liberté d'esprit. Les ruminations de Tikhi donnent lieu à des phrases superbes, les personnages secondaires sont tous attachants, avec leurs qualités et leurs défauts, à par le nazillon de service. « En cela, tous les gars du coin se ressemblaient : ils voulaient une vie libre. Même au prix d'un pouvoir inique. Or un pouvoir inique corrompt même la liberté. » J’ai failli oublier les femmes dans cette belle histoire : elles sont loin d’être absentes du récit, elles ont un caractère bien trempé, une résistance plus en douceur, plus réfléchie à la situation, qu’il s’agisse de Macha, la compagne de Tikhi, ou de Olia sa secrétaire, ou les compagnes des personnages secondaires. Quant à la femme du Moscovite, qui brille par son absence, on sent en fait sa présence lancinante en toile de fond, vu l’état du couple… Viktor Remizov décrit très bien l'importance de la corruption dans son pays, ceux qui l'acceptent car c'est devenu une fatalité et ceux qui se révoltent pour plus de justice, et on sent son affection pour ces chasseurs, pêcheurs, ces hommes qui travaillent et voudraient vivre honnêtement de leur travail, et l'importance de l'amitié, des liens qui se tissent entre eux. J'ai aimé aussi la réflexion sur la liberté, liberté des grands espaces, liberté d'esprit, et la critique de la Russie de Vladimir Poutine qui leur ferait regretter l'époque de l'URSS et tout le monde rigole sur les tours de passe-passe des élections et le roque (clin d'oeil aux amateurs d'échecs) terme sous lequel il désigne l'élection de Medvedev comme président et Poutine devenant premier ministre : « nos présidents, je ne sais même plus qui est au pouvoir en ce moment ». Maintenant, Vladimir ne se donne même plus la peine de procéder au tour de passe-passe, il a fait modifier la consultation pour régner au moins jusqu'en 2036 ! Comme le dit la traductrice : « Volia volnaïa, « liberté libre », comprend l'idée de grands espaces à parcourir et de risque, souvent associée à la figure du Cosaque, du guerrier, du bandit. Volia signifie à la fois liberté et volonté. » J'ai beaucoup pensé à Sylvain Tesson et à Andreï Makine en parcourant la taïga, les espaces enneigés, le silence… Comme dans beaucoup de romans russes, la vodka occupe une place importante, c'est pratiquement un personnage du livre. J'ai adoré cette histoire, et l'écriture si belle de Victor Remizov que j'ai retrouvé avec un immense plaisir car je l'ai découvert, l'année dernière grâce à NetGalley, avec son deuxième roman « Devouchki » qui était déjà un coup de coeur. https://leslivresdeve.wordpress.com/2019/02/17/devouchki-de-victor-remizov/ Je connais encore mal les auteurs russes contemporains, à part Victor Remizov et Andreï Guelassimov, alors que j'adore les auteurs russes du XIXe, mais j'essaie de combler mes lacunes… Donc, un immense coup de coeur une nouvelle fois pour le roman et l'auteur dont j'attends le prochain livre avec impatience, en espérant que le régime ne l'enverra pas en prison car la liberté de pensée n'est pas la bienvenue…
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