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10/18
EAN : 9782264076144
Code sériel : 5542
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 336
Format : 108 x 177 mm

White

Pierre GUGLIELMINA (Traducteur)
Date de parution : 17/09/2020
Le retour de l’enfant terrible de la littérature américaine !
Que raconte White, première expérience de « non-fiction » pour Bret Easton Ellis ? Tout et rien. « Tout dire sur rien et ne rien dire surtout » pourrait être la formule impossible, à la Warhol, susceptible de condenser ce livre, d’en exprimer les contradictions, d’en camoufler les intentions. White est aussi ironique... Que raconte White, première expérience de « non-fiction » pour Bret Easton Ellis ? Tout et rien. « Tout dire sur rien et ne rien dire surtout » pourrait être la formule impossible, à la Warhol, susceptible de condenser ce livre, d’en exprimer les contradictions, d’en camoufler les intentions. White est aussi ironique que Moins que zéro, aussi glaçant qu’American Psycho, aussi menaçant que Glamorama, aussi labyrinthique que Lunar Park, aussi implacable que Suite(s) impériale(s). Loin des clichés toujours mieux partagés, plus masqué que jamais, Bret Easton Ellis poursuit son analyse décapante des États-Unis d’Amérique, d’une façon, comme il le dit lui-même, « ludique et provocatrice, réelle et fausse, facile à lire et difficile à déchiffrer, et, chose tout à fait importante, à ne pas prendre trop au sérieux ».
Que raconte White en ayant l’air à la fois de toucher à tout et de ne rien dire ? Peut-être que le fil à suivre est celui du curieux destin d’American Psycho, roman d’horreur en 1991 métamorphosé en comédie musicale à Broadway vingt-cinq ans plus tard. Ellis a dit autrefois : « Patrick Bateman, c’est moi. » Il ne le dit plus. Et si Patrick Bateman était devenu président ?
P.G.
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EAN : 9782264076144
Code sériel : 5542
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 336
Format : 108 x 177 mm
10/18

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Meps Posté le 15 Février 2021
    Troisième livre d'Ellis pour moi après l'iconique American Psycho et l'intéressant Lunar Park. Merci à NetGalley et aux éditions 10/18 pour me permettre d'explorer cet auteur dont j'apprécie la plume moderne. Même si Lunar Park n'est que faussement autobiographique, on sent que l'auteur glisse doucement vers le nombrilisme de l'auto fiction, même s'il le fait avec un talent d'écriture indéniable. Avec White, l'auteur passe carrément au genre essai, renonçant à la fiction qu'il semble ne prendre plus plaisir à écrire. Mais il reste bien nombriliste puisqu'il s'attelle si on peut dire à un auto-essai, puisque, sans tomber totalement dans l'autobiographie, il tourne inlassablement autour des sujets en lien avec ses livres, les célébrités qu'il fréquente et le petit monde des happy fews new yorkais ou hollywoodiens. On pourrait du coup n'être que lassé par ce déballage dpnt on se sent parfois exclu, cantonnés de notre pauvre côté du bocal (et de l'océan Atlantique) où nous nous trouvons. Mais il y a plusieurs passages qui ne peuvent manquer d'être intéressants. D'abord parce que (par calcul ou sincèrement on ne saurait totalement le dire) Ellis se place délibérément toujours à l'opposé du politiquement correct de l'époque. Face à tous les anti- (anti Trump,... Troisième livre d'Ellis pour moi après l'iconique American Psycho et l'intéressant Lunar Park. Merci à NetGalley et aux éditions 10/18 pour me permettre d'explorer cet auteur dont j'apprécie la plume moderne. Même si Lunar Park n'est que faussement autobiographique, on sent que l'auteur glisse doucement vers le nombrilisme de l'auto fiction, même s'il le fait avec un talent d'écriture indéniable. Avec White, l'auteur passe carrément au genre essai, renonçant à la fiction qu'il semble ne prendre plus plaisir à écrire. Mais il reste bien nombriliste puisqu'il s'attelle si on peut dire à un auto-essai, puisque, sans tomber totalement dans l'autobiographie, il tourne inlassablement autour des sujets en lien avec ses livres, les célébrités qu'il fréquente et le petit monde des happy fews new yorkais ou hollywoodiens. On pourrait du coup n'être que lassé par ce déballage dpnt on se sent parfois exclu, cantonnés de notre pauvre côté du bocal (et de l'océan Atlantique) où nous nous trouvons. Mais il y a plusieurs passages qui ne peuvent manquer d'être intéressants. D'abord parce que (par calcul ou sincèrement on ne saurait totalement le dire) Ellis se place délibérément toujours à l'opposé du politiquement correct de l'époque. Face à tous les anti- (anti Trump, anti mysogynes de Me too, anti raciste de Black live matters) et sans jamais non plus se mettre à defendre le camp opposé, il pointe les incohérences de son temps quand on ne musèle jamais autant qu'en brandissant la defense des droits de l'Homme, quand la soi-disant libre tribune des réseaux sociaux mène aune sorte de folle Inquisition collective qui force les déviants aux excuses. On ne peut rester insensible à ses arguments et la crainte d'une liberté toujours plus restreinte de s'exprimer est bien rendue. Malgré tout le livre pâtit tout de même de ce que je pointais au début, puisqu'il sr limite à depeindre les aventures de quelques privilégiés. Quand il fait mine de ne pas comprendre que des propos puissent offenser, c'est surtout parce qu'il ne comprend pas que des stars qui s'exposent puissent se plaindre des conséquences néfastes de cette même exposition, et on a tendance à le suivre sur ce terrain. Mais Ellis aurait tort de vouloir étendre ses constatations à toute la société tellement on le sent planer à mille lieues de nos réalités quotidiennes. Alors, plus quz le livre d'un blanc, que le provocateur titre White semble vouloir incarner, c'est aux élucubrations d'une White Star qu'on assiste, pas désagréables à parcourir mais à qui il ne faut pas donner plus d'importance qu'aux voeux qu'on formule en voyant passer une étoile filante.
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  • PapaBateman Posté le 21 Janvier 2021
    Un essai sur des sujets divers, la liberté d'expression, les reseaux sociaux, la pression exercée par la morale d'une société toujours plus exigeante et injuste, la vision d'un être "blanc privilégié" face à ce qu'il a ou non le droit de dire à propos de la politique, des relations sociales, de l'art et des mots qu'il emploi. Un livre interessant sans pour autant etre totalement captivant.
  • emidam Posté le 22 Novembre 2020
    Bret Easton Ellis revient aux affaires, mais cette fois-ci pas avec un roman mais un essai, en partie autobiographique. Si le contenu est très souvent décousu, parfois contradictoire, son style unique et sa réflexion font de l'œuvre une réussite, même si elle n'égale pas ses meilleurs romans.
  • LadyOsoleil Posté le 12 Novembre 2020
    Très inégal quoique j'ai bien apprécié la partie sur la notion de victime et cette recrudescence du "gentil panda gay" notamment dans les séries d'aujourd'hui. Cependant, je trouve qu'il y a des moments contradictoires dans son histoire, comme lorsqu'il se voit comme un anticonformiste des réseaux sociaux, décriant leur côté narcissique, mais cherche tout de même à choquer sur Twitter, à clasher des gens comme n'importe quel autre personne et à s'y rendre finalement plutôt insipide. Ou lorsqu'il se défend d'adhérer à la politique de Trump mais l'encense dans 50% de son livre en n'oubliant pas de tailler un costard aux démocrates. Finalement, ce que j'aurais le plus apprécié sont les parties sur la problématique de création de ses oeuvres, livres comme films. Bret Easton Ellis me semble être au artiste plutôt intéressant mais un être humain exécrable.
  • Isidoreinthedark Posté le 11 Novembre 2020
    White est un essai déstructuré qui mêle le récit autobiographique à une analyse glaçante des nouveaux paradigmes de la bien pensance d'une certaine Amérique. L'enfant terrible de la littérature américaine des années 80, auteur du triptyque emblématique de toute une génération (Moins que zéro, Les lois de l'attraction et American Psycho), revient dans un désordre parfois déroutant sur la genèse de ses romans, son amour immodéré du cinéma et tente d'analyser la fin de l'Empire américain en s'attardant longuement sur la dérive liberticide du « politiquement correct ». White est ainsi un objet littéraire hybride, un tourbillon vibrionnant qui emporte son lecteur au risque de le perdre en route, dans lequel Bret Easton Ellis se confie parfois de manière troublante, tout en dressant un portrait au vitriol de l'idéologie progressiste qui entend décider ce qu'il est possible de dire et ce qui ne l'est pas. Le « name dropping » dont abuse l'auteur, les très nombreuses références cinématographiques de l'essai peuvent évidemment lasser. Il est ainsi préférable d'avoir lu quelques romans clés de Bret Easton Ellis pour savourer à sa juste valeur le retour aussi franc que lucide de l'auteur sur la signification et l'ambition de ses livres devenus cultes (notamment American Psycho). Ce travail « post-romanesque » où... White est un essai déstructuré qui mêle le récit autobiographique à une analyse glaçante des nouveaux paradigmes de la bien pensance d'une certaine Amérique. L'enfant terrible de la littérature américaine des années 80, auteur du triptyque emblématique de toute une génération (Moins que zéro, Les lois de l'attraction et American Psycho), revient dans un désordre parfois déroutant sur la genèse de ses romans, son amour immodéré du cinéma et tente d'analyser la fin de l'Empire américain en s'attardant longuement sur la dérive liberticide du « politiquement correct ». White est ainsi un objet littéraire hybride, un tourbillon vibrionnant qui emporte son lecteur au risque de le perdre en route, dans lequel Bret Easton Ellis se confie parfois de manière troublante, tout en dressant un portrait au vitriol de l'idéologie progressiste qui entend décider ce qu'il est possible de dire et ce qui ne l'est pas. Le « name dropping » dont abuse l'auteur, les très nombreuses références cinématographiques de l'essai peuvent évidemment lasser. Il est ainsi préférable d'avoir lu quelques romans clés de Bret Easton Ellis pour savourer à sa juste valeur le retour aussi franc que lucide de l'auteur sur la signification et l'ambition de ses livres devenus cultes (notamment American Psycho). Ce travail « post-romanesque » où un écrivain revient sur des romans qui lui ont en partie échappé et essaie d'expliciter ce qu'il voulait y DIRE est rare, et constitue l'un des axes forts du livre. Comme le suggère son titre, l'ambition de l'essai est de tenter de comprendre, d'analyser, d'expliquer l'extension à l'infini du domaine de l'offense et son corollaire, la désignation du responsable : l'homme blanc. « Avec des millions d'autres hommes blancs, j'étais constamment rappelé à l'ordre par une certaine faction : nous devrions nous définir par notre identité blanche parce que c'était en soi le problème réel. » Le romancier revient ainsi avec un humour décapant sur l'hystérie consécutive à l'élection de Trump, l'idole de Patrick Bateman, l'anti-héros d'American Psycho. Il aborde avec son habituelle distance teintée d'ironie la violence des réseaux sociaux dont témoignent ses propres déboires relatifs à quelques tweets alcoolisés qui font objet de l'ire de la nouvelle police de la pensée et s'inquiète de la montée d'une forme de tension qui réduit à néant toute tentative de débat. Il est amusant de voir Bret Easton Ellis, écrivain irrévérencieux, libéral-libertaire, qui n'a de cesse de dynamiter les travers de ce qu'il nomme l'Empire dans ses premiers romans, endosser dans White le costume d'un observateur atterré, qui ne supporte plus le diktat de l'idéologie de la diversité. Pour autant, le monde orwellien que nous dépeint l'écrivain, ce piège identitaire qui se referme sur une Amérique fragmentée, où chacun se pose en victime, où le moindre propos potentiellement offensant est traqué par les censeurs de l'idéologie victimaire, où les arrières-pensées (qui font écho au célèbre « crime de la pensée » de 1984) sont elles aussi passibles de condamnation morale, inquiète et questionne le paradoxe de la dérive liberticide du paradigme de l'inclusion et de la diversité.
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    10/18

    "White" : un bilan corrosif signé Bret Easton Ellis

    Premier ouvrage ouvertement non-fictionnel signé de l'un des papes de la littérature américaine d'après Reagan, White (Robert Laffont) a su l'an dernier impressionner, ébahir, remuer voire scandaliser aficionados, simple amateurs et critiques acerbes de Bret Easton Ellis. A l'heure de sa parution au format poche, chez 10/18, retour sur un phénomène éditorial qui n'a sans doute pas encore livré tous ses secrets.

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