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Perrin
EAN : 9782262076207
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 544
Format : 154 x 240 mm

1919-1921

Sortir de la guerre

Date de parution : 20/02/2020
La paix introuvable.
Le 11 novembre 1918, au matin, Georges Clemenceau déclare à son chef de cabinet : « Nous avons gagné la guerre, il nous faut maintenant gagner la paix, et ce sera plus dur encore. »
En effet, outre la mauvaise volonté allemande, il faudra non seulement compter avec la diplomatie d’équilibre des Britanniques qui ne...
Le 11 novembre 1918, au matin, Georges Clemenceau déclare à son chef de cabinet : « Nous avons gagné la guerre, il nous faut maintenant gagner la paix, et ce sera plus dur encore. »
En effet, outre la mauvaise volonté allemande, il faudra non seulement compter avec la diplomatie d’équilibre des Britanniques qui ne veulent pas trop affaiblir l’Allemagne au profit de la France, mais aussi avec les ambitions du président américain Wilson dont les principes démocratiques pour la reconstruction du monde – le droit des peuples, l’État-nation, la SDN… – privent les Européens de toute politique d’annexion.
Loin d’être à l’apaisement, les années d’après-guerre sont marquées par le trouble et l’incertitude. La guerre continue à l’Est, dans les pays baltes en 1919, entre la Pologne et la Russie de 1920 à 1921, entre les Turcs et les Grecs de 1919 à 1922, tandis que la guerre civile en Russie cause la mort de 5 à 7 millions de personnes. Surtout, le spectre de la révolution bolchevique, victorieuse en Russie, s’insinue de l’Allemagne à la Hongrie en passant par l’Italie. L’ennemi n’est plus tout à fait le germanisme, mais le bolchevisme, infiltré sous la forme des nouveaux partis communistes d’Europe. Un monde radicalement nouveau est né, une nouvelle ère idéologique coincée entre Wilson et Lénine, deux messianismes à côté desquels la France et la Grande-Bretagne ne tiennent plus le premier rôle. En ces années où prévaut l’illusion d’une paix durable, les instabilités, les aigreurs et les déceptions attisent déjà le feu de la revanche.
Clemenceau avait raison : il était plus difficile de gagner la paix que la guerre. Et la France, qui a gagné la guerre, a perdu la paix.
Jean-Yves Le Naour livre une étude brillante et rénovée – parfois iconoclaste – de cette tragique sortie de guerre, étudiant notamment le traité de Versailles, dont le grand perdant ne fut peut-être pas l’Allemagne, mais la France.
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EAN : 9782262076207
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 544
Format : 154 x 240 mm

Ils en parlent

L'auteur redonne vie en plus de 500 pages, écrites avec un style fluide et incisif, à un contexte historique terriblement complexe.
Véronique DUMAS / Historia
Ce Portrait d'un soldat en politique dresse un portrait au cordeau du fondateur de la Ve République, analysant de façon subtile les influences et le style du Général. 
voix du jura
"Sortir d'un conflit aussi considérable que celui qui s'achevait serait une tâche gigantesque, qui allait se heurter à mille difficultés insoupçonnées. C'est ce que raconte, dans une brillante synthèse, Jean-Yves Le Naour, spécialiste de la Première Guerre mondiale qui se fait ici l'historien de l'immédiat après-guerre, de 1919 à 1921."
Jean Sévillia / Le Figaro Magazine

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • BurjBabil Posté le 10 Mai 2020
    Bluffant. Ceci est un livre d’Histoire. Loin des propagandes, des raccourcis mâchouillés sur nos plateaux télés : ici, on entre dans l’Histoire par la grande porte. Avec une langue jeune et moderne, finalement assez peu académique donc accessible à tous. Trois thèmes : «Versailles ; Comment la France a perdu la paix» suivi de «Après la guerre, la guerre continue» et enfin «De la guerre à la révolution» On passe d’un protagoniste à l’autre : France, Allemagne, Grande Bretagne, Italie, Etats unis . . . d’un cabinet à l’autre, d’un groupe de pression à l’autre, d’un personnage illustre à l’autre. C’est tellement bien décrit, des mécanismes des prises de décisions, non manichéennes mais dictées par des intérêts individuels ou collectifs, aux calculs politiques bien mis en exergue, que c’est aussi bon qu’un roman d’aventure. Tous les effets de la grande guerre expliqués, commentés avec verve mais sans volonté de diabolisation d’un camp ou d’un autre, simplement une analyse d’historien. Tous les évènements qui se déroulent page après page sous nos yeux portent les germes de la période qui suit, jusqu’à la deuxième guerre mondiale. On aimerait que ces ouvrages servent de modèle aux cours d’histoire de nos jeunes. Je commande illico la suite, enfin... Bluffant. Ceci est un livre d’Histoire. Loin des propagandes, des raccourcis mâchouillés sur nos plateaux télés : ici, on entre dans l’Histoire par la grande porte. Avec une langue jeune et moderne, finalement assez peu académique donc accessible à tous. Trois thèmes : «Versailles ; Comment la France a perdu la paix» suivi de «Après la guerre, la guerre continue» et enfin «De la guerre à la révolution» On passe d’un protagoniste à l’autre : France, Allemagne, Grande Bretagne, Italie, Etats unis . . . d’un cabinet à l’autre, d’un groupe de pression à l’autre, d’un personnage illustre à l’autre. C’est tellement bien décrit, des mécanismes des prises de décisions, non manichéennes mais dictées par des intérêts individuels ou collectifs, aux calculs politiques bien mis en exergue, que c’est aussi bon qu’un roman d’aventure. Tous les effets de la grande guerre expliqués, commentés avec verve mais sans volonté de diabolisation d’un camp ou d’un autre, simplement une analyse d’historien. Tous les évènements qui se déroulent page après page sous nos yeux portent les germes de la période qui suit, jusqu’à la deuxième guerre mondiale. On aimerait que ces ouvrages servent de modèle aux cours d’histoire de nos jeunes. Je commande illico la suite, enfin l’avant, 1914 quoi !
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