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Omnibus
EAN : 9782258089310
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 1568
Format : 132 x 198 mm

A la recherche du temps perdu, tome 1

Date de parution : 20/10/2011

Un chef-d’œuvre de la littérature mondiale dans une édition maniable en deux volumes.

« Longtemps je me suis couché de bonne heure » est sans doute l’incipit le plus célèbre de la littérature française ; il ouvre une œuvre monumentale qui a marqué la littérature en inventant une narration romanesque nouvelle. Nul autant que Proust, dans cet ensemble labyrinthique, n’a su explorer l’âme...

« Longtemps je me suis couché de bonne heure » est sans doute l’incipit le plus célèbre de la littérature française ; il ouvre une œuvre monumentale qui a marqué la littérature en inventant une narration romanesque nouvelle. Nul autant que Proust, dans cet ensemble labyrinthique, n’a su explorer l’âme humaine et ses méandres par de longues phrases parsemées d’incises et de dérivations et questionner la relation subtile entre les souvenirs et les émotions ; avec La Recherche, Marcel Proust a inventé le roman moderne.

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EAN : 9782258089310
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 1568
Format : 132 x 198 mm
Omnibus

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Olire Posté le 25 Octobre 2019
    Un grand merci à Babélio, Omnibus, et leur opération Masse Critique qui me permet enfin de me lancer dans la lecture de cette oeuvre, un des plus grands monuments de la littérature. J'ai tant repoussé cette étape, par faute de temps, peur d'être déçu, ou pire, crainte de ne pas la comprendre, qu'aujourd'hui je m'en sens encore étranger. Ou devrais-je dire extérieur. Et pour cause, A la recherche du temps perdu ne se livre pas. Il est inconscient de croire que sa lecture suffit à la finir. On aborde ses phrases, ses paragraphes, ses pages, et on découvre la richesse de la pensée et du propos proustien, à la fois excessivement personnels et généreux d'universalité. Et si parfois le retour en arrière s'impose, il n'est en rien pénible. L'écriture de Proust est certes complexe mais elle est aussi imprégnée d'une incroyable douceur. Douceur avec laquelle la voix de l'auteur ne nous quitte plus, devient attachante et soutient nos efforts. C'est peut-être là la clef du succès de cette oeuvre : elle est sans concession, et pourtant empreint d'une bienveillance incroyable. Alors n'hésitez plus. Plongez-vous aussi dans ce premier volume. Pour ma part, Proust a enfin rejoint mon cercle personnel d'auteurs vers lesquels... Un grand merci à Babélio, Omnibus, et leur opération Masse Critique qui me permet enfin de me lancer dans la lecture de cette oeuvre, un des plus grands monuments de la littérature. J'ai tant repoussé cette étape, par faute de temps, peur d'être déçu, ou pire, crainte de ne pas la comprendre, qu'aujourd'hui je m'en sens encore étranger. Ou devrais-je dire extérieur. Et pour cause, A la recherche du temps perdu ne se livre pas. Il est inconscient de croire que sa lecture suffit à la finir. On aborde ses phrases, ses paragraphes, ses pages, et on découvre la richesse de la pensée et du propos proustien, à la fois excessivement personnels et généreux d'universalité. Et si parfois le retour en arrière s'impose, il n'est en rien pénible. L'écriture de Proust est certes complexe mais elle est aussi imprégnée d'une incroyable douceur. Douceur avec laquelle la voix de l'auteur ne nous quitte plus, devient attachante et soutient nos efforts. C'est peut-être là la clef du succès de cette oeuvre : elle est sans concession, et pourtant empreint d'une bienveillance incroyable. Alors n'hésitez plus. Plongez-vous aussi dans ce premier volume. Pour ma part, Proust a enfin rejoint mon cercle personnel d'auteurs vers lesquels je reviens régulièrement puiser, comme je peux, un intellect puissant, riche et bienfaiteur.
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  • GeorgesSmiley Posté le 22 Octobre 2019
    Cent ans, ça se fête ! Surtout quand on est immortel. Il y a cent ans, presque jour pour jour, le jury Goncourt délaissait Roland Dorgelès et Les Croix de Bois pour se réfugier A L'Ombre des Jeunes Filles en Fleurs. Le débat fit rage. Et si vous attendiez un peu avant de découvrir le Goncourt de cette année, si vous preniez le temps de partir A la Recherche du Temps Perdu, si vous profitiez de cet anniversaire pour vous faire votre idée. C'est en tout cas le voyage, que m'ont proposé Babelio et l'éditeur Omnibus avec ce beau livre contenant les trois premiers tomes de l'oeuvre célébrissime de Marcel Proust. Papier ultrafin de qualité, couverture en papier glacé de bon goût, souple pour permettre une lecture aisée même en position à plat. Très agréable au toucher, je me suis surpris tout au long de la lecture à passer et repasser ma main sur cette couverture et ce papier si doux. Je ressors enchanté de cette lecture. Ma relation à Proust avait pourtant mal commencé (je reprends ci-dessous le début de ma chronique du tome 1 « du côté de chez Swann ») : « Longtemps, je me suis couché de bonne... Cent ans, ça se fête ! Surtout quand on est immortel. Il y a cent ans, presque jour pour jour, le jury Goncourt délaissait Roland Dorgelès et Les Croix de Bois pour se réfugier A L'Ombre des Jeunes Filles en Fleurs. Le débat fit rage. Et si vous attendiez un peu avant de découvrir le Goncourt de cette année, si vous preniez le temps de partir A la Recherche du Temps Perdu, si vous profitiez de cet anniversaire pour vous faire votre idée. C'est en tout cas le voyage, que m'ont proposé Babelio et l'éditeur Omnibus avec ce beau livre contenant les trois premiers tomes de l'oeuvre célébrissime de Marcel Proust. Papier ultrafin de qualité, couverture en papier glacé de bon goût, souple pour permettre une lecture aisée même en position à plat. Très agréable au toucher, je me suis surpris tout au long de la lecture à passer et repasser ma main sur cette couverture et ce papier si doux. Je ressors enchanté de cette lecture. Ma relation à Proust avait pourtant mal commencé (je reprends ci-dessous le début de ma chronique du tome 1 « du côté de chez Swann ») : « Longtemps, je me suis couché de bonne heure »… curieux, moi-aussi, de partir A la Recherche du Temps Perdu, avec la prudente détermination de l'explorateur franchissant la lisière d'une jungle impénétrable, avide de s'en aller retrouver le temps perdu. Mais n'est pas Livingstone qui veut, si bien qu'aucun Stanley ne put jamais porter connaissance à qui que ce soit que je sois arrivé quelque part. On me trouva, à trois reprises, profondément endormi avant d'avoir franchi la première dizaine ou vingtaine de pages de ce si fameux « du côté de chez Swann ». L'explorateur n'avait rien exploré, le lecteur avait bien lu et relu deux ou trois fois, sans vraiment réussir à les comprendre, quelques phrases comme : « Un homme qui dort, tient en cercle autour de lui le fil des heures, l'ordre des années et des mondes. Il les consulte d'instinct en s'éveillant et y lit en une seconde le point de la terre qu'il occupe, le temps qui s'est écoulé jusqu'à son réveil. » Il avait reposé l'ouvrage sur une étagère, le confiant à la poussière et se jurant qu'on ne le reprendrait plus à ainsi perdre son temps. Il proclamait sans vergogne lorsque le sujet venait à son oreille : « J'ai essayé, les bras m'en sont tombés, c'est cérébral, ampoulé et assommant. » Et c'est ce même cuistre qui vient aujourd'hui vous inciter à pénétrer sans crainte dans la jungle proustienne. Par quel sortilège le dormeur de la vingtième page d'hier et d'avant-hier est-il aujourd'hui parvenu au bout de l'aventure ? Pourquoi donc le suivre, sous quel prétexte, avec quels arguments ? Oui, le style est souvent déroutant, avec des phrases qui sont des paragraphes et des verbes placés à l'allemande en fin de phrase, de telle sorte que l'étourdi ou le dilettante dont l'attention n'est pas constante puisse être assez rapidement découragé. La qualité supérieure se mérite mais quel régal. Tour à tour léger, voire futile pour devenir sans crier gare d'une profondeur remarquable, le récit ne cesse de proposer des moments d'anthologie (la fameuse madeleine), des phrases sublimes, des passages dont l'humour et l'ironie, jamais malveillante, enchantent (le directeur de l'hôtel, Françoise la cuisinière, la propre procrastination de l'auteur), des formules parfois lapidaires (oui, on en trouve aussi, brillantes), des scènes touchantes, d'autres à la limite du vaudeville (finissez ou je sonne) et certaines qui sont de pures et brillantes scènes de cinéma (dont une phrase de deux-cent-soixante mots). La plupart du temps, le récit touche le lecteur, rappelle des sensations, ressuscite des souvenirs ou des rêves, ravive des regrets et quand ce n'est pas le cas, le texte d'une originalité et d'une élégance sans pareilles suffit à son plaisir. Il y a les thèmes principaux de l'oeuvre : le temps qui passe et le souvenir, dernier refuge de ceux qui furent et ne sont plus, de ce qui fut et qui n'est plus. Il y a aussi ce que peut produire de plus fort l'Impressionnisme en littérature (le peuplier qui adresse à l'orage des supplications et des salutations désespérées, le tonnerre qui roucoule dans les lilas, la promenade au-milieu des aubépines ou une description magnifique de poésie à propos d'asperges se terminant de façon très humoristique). Et puis arrive vite (vers la cinquantième page du tome un), prodigieux, plus célèbre que l'oeuvre, plus fameux que l'auteur, le passage consacré à la madeleine, génial exposé liant le goût, l'odeur et le souvenir. Quatre pages délicieuses, fabuleuses, que bien peu ont lues mais que tout le monde croit connaître, quatre pages qui justifieraient à elles seules que l'hésitant décide de tenter l'aventure au moins jusque là. Il ne risque pas grand-chose, juste succomber et se retrouver quelques jours (ou semaines) plus tard à contempler comme moi, dans le beau volume posé à son côté, le marque-page dépassant de la tranche ne laissant plus qu'un ou deux millimètres d'épaisseur à lire, et se disant qu'une lecture heureuse est comme le symbole d'une vie qui file, un temps qui se termine, le nôtre. Pour plus de détails, je renvois les curieux vers les liens ci-dessous des trois chroniques que j'ai rédigées sur chacun des trois tomes que contient cette édition. On a prétendu qu'il n'y avait pas de culture française, c'est possible car lorsque les héritiers renoncent à l'héritage, il est perdu. A ceux qui n'accepteraient pas la déshérence promise par l'impétrant Narcisse qui laisse accréditer l'idée qu'il dirigerait de quelque façon que ce soit nos destinées actuelles et futures, il resterait la consolation de s'abstraire quelques heures de la médiocrité de l'époque à l'aide de la prose sublime de Marcel Proust. Il suffirait de replonger cent ans en arrière dans notre histoire, en prenant son temps bien sûr, avec ce beau livre des éditions … Omnibus. https://www.babelio.com/livres/Proust--la-recherche-du-temps-perdu-1Du-cote-de-chez-/1118047/critiques/2034323 https://www.babelio.com/livres/Proust-A-la-recherche-du-temps-perdu-tome-2--A-lombre-d/3064/critiques/2041000 https://www.babelio.com/livres/Proust-A-la-recherche-du-temps-perdu-tome-3--Le-Cote-de-/3067/critiques/2042537
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  • Alexmotamots Posté le 31 Décembre 2016
    Le récit commence avec l’emménagement de la famille dans une aile de l’hôtel particulier des Guermantes, rapprochant ainsi le narrateur de Mme de Guermantes dont il est tombé amoureux. Pour se rapprocher d’elle, il contacte Saint-Loup. S’ensuivent de nombreuses pages sur l’art militaire. Une page également sur les différentes sortes de sommeil, et de nombreuses sur l’Affaire Dreyfus qui divise les familles. La maîtresse de Robert est désignée par « Rachel quand du Seigneur« , d’après les premiers mots d’un opéra d’Halevy « La juive« . Dans la seconde partie, la grand-mère du narrateur décède après une maladie qui la fait beaucoup souffrir et la diminue physiquement. Le narrateur revoit Albertine à Paris, mais ses stratagème pour se rapprochèrent de Mme de Guermantes échouent. Celle-ci ne lui accorde son amitié que lorsque sa mère le convainc du ridicule de la situation. Son affection se reporte alors sur Mme de Stermaria. La troisième partie m’a moins plue, n’étant pas passionnée par les conversations de salons ni par les généalogies de tout ce petit monde. Et puis j’ai eu l’impression de relire, en plus délayée, « Contre Sainte-Beuve » du même auteur. Toujours la présence de la lanterne magique, du style composite et du snobisme, entre autre. L’image que je... Le récit commence avec l’emménagement de la famille dans une aile de l’hôtel particulier des Guermantes, rapprochant ainsi le narrateur de Mme de Guermantes dont il est tombé amoureux. Pour se rapprocher d’elle, il contacte Saint-Loup. S’ensuivent de nombreuses pages sur l’art militaire. Une page également sur les différentes sortes de sommeil, et de nombreuses sur l’Affaire Dreyfus qui divise les familles. La maîtresse de Robert est désignée par « Rachel quand du Seigneur« , d’après les premiers mots d’un opéra d’Halevy « La juive« . Dans la seconde partie, la grand-mère du narrateur décède après une maladie qui la fait beaucoup souffrir et la diminue physiquement. Le narrateur revoit Albertine à Paris, mais ses stratagème pour se rapprochèrent de Mme de Guermantes échouent. Celle-ci ne lui accorde son amitié que lorsque sa mère le convainc du ridicule de la situation. Son affection se reporte alors sur Mme de Stermaria. La troisième partie m’a moins plue, n’étant pas passionnée par les conversations de salons ni par les généalogies de tout ce petit monde. Et puis j’ai eu l’impression de relire, en plus délayée, « Contre Sainte-Beuve » du même auteur. Toujours la présence de la lanterne magique, du style composite et du snobisme, entre autre. L’image que je tiendrai : Celle du valet de Mme de Guermantes et ses amours contrariées par sa maîtresse. Quelques citations : « Mais demander pitié à notre corps, c’est discourir devant une pieuvre. » « Dans la vie de la plupart des femmes, tout, même le plus grand chagrin, aboutit à une question d’essayage. » « Le genre de charme que je pouvais trouver chez elle et d’avoir l’humilité de ne me plaire que comme un herbier, plein de plantes démodées. »
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  • Enroute Posté le 23 Octobre 2016
    La lecture d'"A la recherche" se révèle être une subtile expérience. On se laisse happer par la délicatesse infinie de ses longues phrases enivrantes, on s'ennuie quand elles s'amoncèlent à décrire des situations sordides, et l'on retrouve avec plaisir des silhouettes que l'on a quittées. Parfois, par la poésie des scènes, des affleurements de conscience, des relations humaines, on oublie de se demander où tout cela va nous mener. Et puis le roman s'achève et l'on comprend. Inutile de se reporter aux dernières pages en espérant s'exonérer d'une lecture que l'on anticipe fastidieuse, la révélation ne se déploie qu'au prix du temps passé à parcourir les 3000 pages qui la précèdent. L'illusion, puisqu'il faut bien tenter de la décrire sans se prêter à croire pouvoir en transmettre les effets, consiste à faire jaillir, comme un rayon lumineux, la notion du temps chez le lecteur. Peut-être vit-on ses derniers instants à la manière dont on vit les dernières lignes de la Recherche.
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