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Robert Laffont
EAN : 9782221101674
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 234
Format : 135 x 215 mm

A la source, la nuit

Date de parution : 05/02/2004

Un voyage poétique aux sources des émotions de l'enfance…

«J'étais petit. Mon village était petit, je le sus après. Mais quand j'étais petit, il était grand pour moi, grand à me faire peur quand je devais me déplacer d'un bout à l'autre. C'était comme si je devais traverser sept pays et trois continents, autant de mers et autant de...

«J'étais petit. Mon village était petit, je le sus après. Mais quand j'étais petit, il était grand pour moi, grand à me faire peur quand je devais me déplacer d'un bout à l'autre. C'était comme si je devais traverser sept pays et trois continents, autant de mers et autant de montagnes. Comme si je faisais le tour des cieux en hauteur et le tour des terres en profondeur. À chaque cent mètres, je changeais de territoire, je changeais de peau.» Un petit Kurde raconte son enfance dans un village perdu au milieu des montagnes. Village qui semble s'étrécir à mesure que le narrateur grandit et que sa conscience mûrit, tandis que les mystères (l'eau, le soleil, la pierre) et les dangers qui l'entourent (loups, djinns et autres dragons) sont transfigurés en de merveilleuses fables, toute une fantasmagorie éminemment poétique. Tout le système de ce monde est reconstitué dans une langue magnifique qui permet d'atteindre à l'universel. Le sens de l'espace, les petites mythologies, les allégories, tout ici est pesé, construit en une succession de cercles concentriques dont l'ultime donne une image panoramique de toute beauté. Les symboles se conjuguent pour chanter finalement la constitution d'une identité et la naissance du livre.

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EAN : 9782221101674
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 234
Format : 135 x 215 mm
Robert Laffont

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Charybde2 Posté le 27 Mars 2019
    Une enfance au village kurde, rude et poétique, mystérieuse et magique, et ce qu’elle projette déjà vers un avenir lointain. Sur le blog Charybde 27 : https://charybde2.wordpress.com/2019/03/27/note-de-lecture-a-la-source-la-nuit-seyhmus-dagtekin/
  • cascasimir Posté le 10 Janvier 2019
    C'est comme les contes devant le feu, bien à l'abri (l'auteur nous parle de traditions orales) mais c'est aussi de la poésie. Vous êtes bien installés ? C'est dans un petit village kurde, près des montagnes, au milieu des vignes et d'arbres fruitiers. Dehors, c'est la nuit... Des bêtes rôdent dans l'obscurité. Un enfant nous parle... de ses peurs, de ses découvertes, de ses Rêves. Et c'est beau! Écoutez le...
  • horizondesmots Posté le 27 Juillet 2018
    J’ai follement aimé ce roman où rien d’autre ne se passe que la vie ordinaire d’un minuscule village de la campagne kurde, et où tout prend soudain une dimension cosmique, appelée par la naïveté de l’enfance et les légendes des vieux. A la source, la nuit m’a ouvert les portes d’un lieu magique, en retrait du monde et aux origines de ce monde-là, sans actes de bravoure, sans haine, sans psychologie, sans intrigue, sans honte – rien que la beauté du texte, moment de grâce, instant de répit
  • MaiaAlonso Posté le 28 Août 2012
    Un petit Kurde raconte son enfance dans un village perdu au milieu des montagnes. Village qui semble s’étrécir à mesure que le narrateur grandit et que sa conscience mûrit, tandis que les mystères (l’eau, le soleil, la pierre) et les dangers qui l’entourent (loups, djinns et autres dragons) sont transfigurés en de merveilleuses fables, toute une fantasmagorie éminemment poétique. Omniprésence des Anciens qui accompagnent leur chemin vers l’universel. Qui dira le miracle d’une phrase qui n’existait pas quelques secondes auparavant et qui soudain couchée sous la plume de l’auteur, va changer la vie du lecteur ? Car toute phrase sculptée des profondeurs vertigineuses de notre infini intérieur est un bouleversement pour celui qui la reçoit. Ce roman est construit comme une symphonie de l’imperceptible. Quelques extraits : « C’est parce qu’il y avait la continuité des gouttes que les premières gouttes ne se perdaient pas, devenaient sources, ruisseaux, fleuves et poursuivaient leur traversée pour rejoindre le lieu de rendez vous de toute eau. Il en allait de même pour la goutte qu’était un homme. Seul, il serait désorienté, perdu et sècherait sur place, succombant aux faiblesses de sa nature. Ce n’est qu’au prix de ses retrouvailles avec ses semblables que sa vie... Un petit Kurde raconte son enfance dans un village perdu au milieu des montagnes. Village qui semble s’étrécir à mesure que le narrateur grandit et que sa conscience mûrit, tandis que les mystères (l’eau, le soleil, la pierre) et les dangers qui l’entourent (loups, djinns et autres dragons) sont transfigurés en de merveilleuses fables, toute une fantasmagorie éminemment poétique. Omniprésence des Anciens qui accompagnent leur chemin vers l’universel. Qui dira le miracle d’une phrase qui n’existait pas quelques secondes auparavant et qui soudain couchée sous la plume de l’auteur, va changer la vie du lecteur ? Car toute phrase sculptée des profondeurs vertigineuses de notre infini intérieur est un bouleversement pour celui qui la reçoit. Ce roman est construit comme une symphonie de l’imperceptible. Quelques extraits : « C’est parce qu’il y avait la continuité des gouttes que les premières gouttes ne se perdaient pas, devenaient sources, ruisseaux, fleuves et poursuivaient leur traversée pour rejoindre le lieu de rendez vous de toute eau. Il en allait de même pour la goutte qu’était un homme. Seul, il serait désorienté, perdu et sècherait sur place, succombant aux faiblesses de sa nature. Ce n’est qu’au prix de ses retrouvailles avec ses semblables que sa vie pouvait continuer dans des maisons, des villages, des villes, et qu’il pouvait accomplir sa traversée. » " Et à l'ombre d'un de ces arbres, je commençai, sous la surveillance de mes deux tuteurs comme deux anges à emplir de petits cailloux les premières lettres tracées au sol par le maître. Lettres qui, dans le même mouvement, par cette même tracée, me liaient à la terre, à l'arbre, à son ombre et au vacarme, aux engins, à la source du vacarme qui les avait précédées. Lettres que je ne finis pas de visiter, de l'ombre de ces arbres aux artères qui peuplent mon présent, bouche pleine de cailloux, doigts mêlés à la poussière. Traces que je remplis de lettres avec le loup, la lune, la chèvre, sous des cieux changeants, en passant d'une langue à l'autre, d'un alphabet à l'autre, comme on changerait de monture en cours de route, pour remonter la nuit, à la source. " Mais tout serait à noter. A lire pour un émerveillement de ligne en ligne !
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  • pbarbosa Posté le 26 Août 2012
    Ce livre est évocation poétique profondément amoureuse d'une enfance dans un village kurde. C'est aussi une célébration passionée des langues, du français et du kurde surtout.
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