En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour améliorer votre expérience de navigation et réaliser des mesures d’audience.
OK
RÉSULTATS POUR VOTRE RECHERCHE «»
Résultats pour livres
    Résultats pour auteurs
      Résultats pour catégories

        ABSENTE

        Sonatine
        EAN : 9782355840296
        Code sériel : 92
        Façonnage normé : BROCHE
        Nombre de pages : 288
        Format : 140 x 220 mm
        ABSENTE

        Benjamin LEGRAND (Traducteur)
        Date de parution : 12/11/2009
        « Megan Abbott : une conteuse hors pair, doublée d’une artiste au feu sacré. Cette femme est destinée au panthéon des auteurs de romans noirs. Peut-être même ira-t-elle plus loin encore. » James Ellroy.
        7 octobre 1949. Jean Spangler, actrice de second plan, embrasse sa fille et quitte sa maison pour un tournage de nuit dans un studio hollywoodien. Personne ne la reverra jamais. Les seules choses qu’elle laisse derrière elle : un sac à main trouvé dans un parc voisin, une étrange note,... 7 octobre 1949. Jean Spangler, actrice de second plan, embrasse sa fille et quitte sa maison pour un tournage de nuit dans un studio hollywoodien. Personne ne la reverra jamais. Les seules choses qu’elle laisse derrière elle : un sac à main trouvé dans un parc voisin, une étrange note, et beaucoup de rumeurs sur de supposées aventures avec des stars de cinéma et quelques maffieux. L’affaire, délicate et sensible, puisque des acteurs comme Kirk Douglas s’y trouvèrent mêlées, fut confiée à l’unité de police qui, quelque temps plus tôt avait été en charge de celle du Dahlia Noir. Les résultats furent tout aussi décevants, et la mystérieuse disparition de Jean Spangler ne fut jamais résolue.

        Ce fait divers réel qui longtemps défraya la chronique américaine a inspiré à Megan Abbott ce formidable roman, dans lequel, à la manière de James Ellroy, elle reprend un à un les fils de l’affaire pour nous en proposer une explication aussi surprenante que convaincante.

        Elle met en scène Gil « Hop » Hopkins, attaché de presse en pleine ascension, qui, à l’époque de sa disparition avait « couvert » l’affaire pour le studio ou travaillait Jean Spangler, s’arrangeant pour que la réputation de celui-ci reste intacte. Pris à parti deux ans après les faits par une amie de Jean, qui l’accuse d’avoir voulu taire la vérité pour protéger des personnes haut placées dans le monde du spectacle, Gil, autant par peur du scandale que pour apaiser sa conscience décide de reprendre l’enquête. Celle-ci se transformera vite en descente aux enfers dans les bas-fonds d’Hollywood, là ou toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire.
        Lire la suite
        En lire moins
        EAN : 9782355840296
        Code sériel : 92
        Façonnage normé : BROCHE
        Nombre de pages : 288
        Format : 140 x 220 mm
        Sonatine
        16.00 €
        Acheter

        Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

        • jfponge Posté le 6 Décembre 2015
          Gil "Hop" Hopkins travaille pour les studios d'Hollywood. Officiellement agent pour ces messieurs-dames les artistes, son travail consiste à effacer les traces de leurs fredaines diverses et variées, pouvant parfois aller jusqu'au crime. C'est dans l'atmosphère, glauque à souhait, des années de l'immédiat après-guerre que se situe l'intrigue, mettant en œuvre de nombreux personnages, en quête de fortune ou de gloire dans les milieux du cinéma. Artistes, hommes de main au service des studios ou du milieu, la frontière entre les deux étant très poreuse, maîtres-chanteurs (les paparazzis n'existaient pas encore mais on faisait déjà des photos compromettantes), tout ce beau monde s'agite et tâche de se donner bonne conscience en affichant le fameux sourire hollywoodien. Megan Abbott gratte où ça fait mal et n'hésite pas à noircir le tableau. Assez macho au premier abord, "Absente", qui ravira les afficionados de James Ellroy, David Goodis et autres grands noms du polar des "bas-fonds", fait preuve d'une finesse toute féminine dans la façon dont la notion de bien et de mal est traitée. Bien que certains personnages semblent carrément "irrécupérables", la plupart semblent victimes des circonstances plus ou moins fortuites qui les ont amenés à faire la "bonne" ou, trop souvent,... Gil "Hop" Hopkins travaille pour les studios d'Hollywood. Officiellement agent pour ces messieurs-dames les artistes, son travail consiste à effacer les traces de leurs fredaines diverses et variées, pouvant parfois aller jusqu'au crime. C'est dans l'atmosphère, glauque à souhait, des années de l'immédiat après-guerre que se situe l'intrigue, mettant en œuvre de nombreux personnages, en quête de fortune ou de gloire dans les milieux du cinéma. Artistes, hommes de main au service des studios ou du milieu, la frontière entre les deux étant très poreuse, maîtres-chanteurs (les paparazzis n'existaient pas encore mais on faisait déjà des photos compromettantes), tout ce beau monde s'agite et tâche de se donner bonne conscience en affichant le fameux sourire hollywoodien. Megan Abbott gratte où ça fait mal et n'hésite pas à noircir le tableau. Assez macho au premier abord, "Absente", qui ravira les afficionados de James Ellroy, David Goodis et autres grands noms du polar des "bas-fonds", fait preuve d'une finesse toute féminine dans la façon dont la notion de bien et de mal est traitée. Bien que certains personnages semblent carrément "irrécupérables", la plupart semblent victimes des circonstances plus ou moins fortuites qui les ont amenés à faire la "bonne" ou, trop souvent, la "mauvaise" rencontre. Une réussite…
          Lire la suite
          En lire moins
        • Taraxacum Posté le 3 Novembre 2015
          Dans la grande jungle des studios, Gil « Hop » Hopkins facilite les choses. Armé de son téléphone et de son charme, il gomme les aspérités des stars, fait tomber dans l'oubli leurs petits travers et façonne l'image qu'ils présenteront au monde, aux journalistes qui ne sont pas dupes et au public qui l'est beaucoup plus. Seulement, peut-être qu'il a poussé sous le tapis l'affaire de trop. Qu'est-il donc réellement arrivé à la jolie, trop jolie, Jean Spangler? Deux ans après avoir aidé à s'occuper de cette affire, Hop , poussé par une amie de la disparue, reprend les questions. Évidemment,le parallèle est le si célèbre roman 'Le dahlia noir ' est la première chose qui saute aux yeux de tout lecteur: là aussi, une disparition réelle, et jamais élucidée, est le point de départ d'un roman qui explore les tréfonds de l'âme en même temps que les tréfonds de la ville. Le portrait d'Hollywood est assez fascinant: un miroir aux alouettes avec beaucoup d'appelés, si peu d'élus, et tous ces espoirs déçus... L'enquête en elle-même n'est pas à la hauteur du chef d'oeuvre de James Ellroy, il est toujours difficile de se confronter à de tels poids... Dans la grande jungle des studios, Gil « Hop » Hopkins facilite les choses. Armé de son téléphone et de son charme, il gomme les aspérités des stars, fait tomber dans l'oubli leurs petits travers et façonne l'image qu'ils présenteront au monde, aux journalistes qui ne sont pas dupes et au public qui l'est beaucoup plus. Seulement, peut-être qu'il a poussé sous le tapis l'affaire de trop. Qu'est-il donc réellement arrivé à la jolie, trop jolie, Jean Spangler? Deux ans après avoir aidé à s'occuper de cette affire, Hop , poussé par une amie de la disparue, reprend les questions. Évidemment,le parallèle est le si célèbre roman 'Le dahlia noir ' est la première chose qui saute aux yeux de tout lecteur: là aussi, une disparition réelle, et jamais élucidée, est le point de départ d'un roman qui explore les tréfonds de l'âme en même temps que les tréfonds de la ville. Le portrait d'Hollywood est assez fascinant: un miroir aux alouettes avec beaucoup d'appelés, si peu d'élus, et tous ces espoirs déçus... L'enquête en elle-même n'est pas à la hauteur du chef d'oeuvre de James Ellroy, il est toujours difficile de se confronter à de tels poids lourds. C'est beaucoup plus introspectif, parfois presque contemplatif pour certains moments, et la violence, tout aussi présente, y est cependant fort différente. On en retient surtout la fin, qui m'a beaucoup frappée et qui a fait monter d'un cran ma note de ce roman et qui empêche Absente d'être un livre trop souvent lu. C'est un bon roman, mais à l'heure où les possibilités de choix offertes à un lecteur sont si dramatiquement étendues qu'il faut faire des choix drastiques, pas un roman indispensable non plus. Je vous recommanderai 'Le Dahlia noir' de James Ellroy en premier, et de cet auteur, j'avais préféré 'Adieu Gloria' , bien plus original de par son point de vue et ses personnages. Les lecteurs avides de roman noir dans le grand Hollywood, et qui seraient en recherche de nouveaux titres, y trouveront cependant leur miel pour l'ambiance et s'y risqueront sans crainte!
          Lire la suite
          En lire moins
        • Woland Posté le 25 Août 2014
          The Song Is You Traduction : Benjamin Legrand ISBN : 9782253134183 J'ai lu une première fois ce roman à peu près à la même époque que notre amie Lydia. Je l'ai relu cet été parce que je voulais comprendre pourquoi je n'avais pas retrouvé, dans les romans de l'auteur parcourus depuis, c'est-à-dire "La Fin de l'Innocence" et surtout "Vilaines Filles", tout ce qui fait la puissance, indiscutable, d'"Absente." Ce n'est pas par hasard que j'utilise le mot "puissance." Bien plus qu'un policier, bien plus qu'un thriller, "Absente" est un vrai, un solide roman noir, qui aurait mérité de paraître chez les Rivages de la même teinte afin que personne ne pût se faire d'illusion sur son contenu. Déjà, l'époque à laquelle il se situe, les années cinquante à L. A. et sa région, est typique du genre. On a vu Ellroy s'y attaquer avec le cynisme et le désespoir qui marquent sa griffe mais, sans aucune exagération, "Absente" s'inscrit brillamment dans son sillage. Tout ici est glauque ou émerge à peine des ténèbres. L'humour, quand il paraît, est d'une rare noirceur. Dire que l'univers hollywoodien y est dépeint sans complaisance relève de l'euphémisme : les paillettes elles-mêmes, lorsqu'elles font mine de ruisseler sur la... The Song Is You Traduction : Benjamin Legrand ISBN : 9782253134183 J'ai lu une première fois ce roman à peu près à la même époque que notre amie Lydia. Je l'ai relu cet été parce que je voulais comprendre pourquoi je n'avais pas retrouvé, dans les romans de l'auteur parcourus depuis, c'est-à-dire "La Fin de l'Innocence" et surtout "Vilaines Filles", tout ce qui fait la puissance, indiscutable, d'"Absente." Ce n'est pas par hasard que j'utilise le mot "puissance." Bien plus qu'un policier, bien plus qu'un thriller, "Absente" est un vrai, un solide roman noir, qui aurait mérité de paraître chez les Rivages de la même teinte afin que personne ne pût se faire d'illusion sur son contenu. Déjà, l'époque à laquelle il se situe, les années cinquante à L. A. et sa région, est typique du genre. On a vu Ellroy s'y attaquer avec le cynisme et le désespoir qui marquent sa griffe mais, sans aucune exagération, "Absente" s'inscrit brillamment dans son sillage. Tout ici est glauque ou émerge à peine des ténèbres. L'humour, quand il paraît, est d'une rare noirceur. Dire que l'univers hollywoodien y est dépeint sans complaisance relève de l'euphémisme : les paillettes elles-mêmes, lorsqu'elles font mine de ruisseler sur la scène, ne sont que des pépites d'obscurité. Lors de la disparition de l'héroïne, la rumeur redoute - et espère - un assassinat qui ressemblerait comme un frère à celui de Betty Short, triste et éphémère Dahlia Noir dont le sinistre destin n'a pas fini d'inspirer journalistes ... et écrivains. Des vedettes ? Oui, on en croise : des petites comme des grandes. Le narrateur-héros consacre son existence d'attaché de presse-prodige à leur remonter le moral et plus encore à gommer avec application tout ce qui pourrait détruire leur réputation car, du haut au bas de l'échelle, ces narcissiques intégraux se croient tout permis. Et quand j'écris "tout", c'est bien "tout" que je veux dire. Des journalistes ? Oui, il y en a aussi : ils traquent le moindre scandale avec l'acharnement de chiens de chasse traquant l'animal mourant. Des danseuses et des starlettes ? Mais bien sûr, mes bons messieurs, entrez et voyez : entre les auditions ratées, les coucheries qui doivent leur rapporter un peu d'argent pour payer le loyer du mois et, si possible, un peu de notoriété, et les visites chez les bons docteurs-avorteurs, ces demoiselles galopent de part et d'autre du roman, achevant de compliquer les pistes entre lesquelles Hop, notre narrateur (son vrai nom est "Hopkins" mais, à Hollywood, on se doit d'avoir un surnom cool, n'est-ce pas ?), n'arrêtent pas de s'emmêler les pinceaux. L'alcool ? Ah ! oui, je l'oubliais, celui-là : il est pourtant partout, que ce soit dans les appartements privés ou dans les bars, sans oublier les bouges infâmes où il unit ses efforts à ceux de l'héroïne et de quelques autres drogues pour faire jaillir les pires instincts de ceux qui se croient encore des êtres humains. ... Et parmi les personnages secondaires, demandez-vous timidement, il n'y en a pas un qui relève le lot ? ... Non. Aucun. Noirs. Noirs. Ils sont tous noirs. Sans espoir ou sans plus aucune attache mentale avec notre réalité, fuyant dans tous les sens et surtout en avant, chacun agissant pour soi et le moins narcissique d'entre eux oubliant, dans sa propre fuite, que celle-ci peut nuire gravement à la vie de sa meilleure amie. "Absente" est un roman qu'on lit avec passion, avec ferveur. On n'a pas plus envie de le quitter qu'on a envie de voir une pub idiote s'immiscer dans la diffusion de "Pendez-moi haut et court", entre Robert Mitchum et Kirk Douglas. On en sort un peu sonné, comme toujours lorsqu'on en arrive à la fin d'un vrai roman noir - ou d'un film de la même famille. Mais il est incontournable dans le genre et, si les autres titres de Megan Abbott doivent un jour sombrer dans le néant littéraire, les aficionados en tous cas n'oublieront jamais "Absente" - assurément son meilleur livre. ;o)
          Lire la suite
          En lire moins
        • maltese Posté le 5 Juin 2013
          A l'instar de James Ellroy avec "le Dahlia noir", Megan Abbott s'inspire d'une histoire vraie pour écrire son roman. Les faits se passe à la fin de l'année 1949, à Los Angeles, et concerne la disparition d'une actrice, Jean Spangler, plus souvent recrutée pour sa plastique que pour ses talents de comédiennes, qui alors qu'elle prétendait rejoindre un tournage de nuit s'est évanouie dans la nature sans que l'on sache quel sort fut le sien. Deux ans après cette affaire, qui défraya un temps la chronique, notamment parce que le nom de Kurt Douglas fut cité, le lecteur va suivre l'enquête de Gil Hopkins, dit Hop, qui va se lancer sur les traces de l'actrice, dans une quête qui deviendra une véritable obsession. Hop, attaché de presse réputé, bien connu du milieu du cinéma, devra composer avec des vedettes dont on passe tous les caprices mais aussi avec son ex-femme à laquelle il reste d'autant plus attaché qu'elle fréquente son meilleur ami. Megan Abbott rend très bien l'ambiance de l'époque et si le style n'a rien à voir avec celui d'Ellroy, le milieu décrit rappelle également "L.A. confidential", autre roman du Quatuor de Los Angeles. Il est par ailleurs plaisant de voir que l'auteur... A l'instar de James Ellroy avec "le Dahlia noir", Megan Abbott s'inspire d'une histoire vraie pour écrire son roman. Les faits se passe à la fin de l'année 1949, à Los Angeles, et concerne la disparition d'une actrice, Jean Spangler, plus souvent recrutée pour sa plastique que pour ses talents de comédiennes, qui alors qu'elle prétendait rejoindre un tournage de nuit s'est évanouie dans la nature sans que l'on sache quel sort fut le sien. Deux ans après cette affaire, qui défraya un temps la chronique, notamment parce que le nom de Kurt Douglas fut cité, le lecteur va suivre l'enquête de Gil Hopkins, dit Hop, qui va se lancer sur les traces de l'actrice, dans une quête qui deviendra une véritable obsession. Hop, attaché de presse réputé, bien connu du milieu du cinéma, devra composer avec des vedettes dont on passe tous les caprices mais aussi avec son ex-femme à laquelle il reste d'autant plus attaché qu'elle fréquente son meilleur ami. Megan Abbott rend très bien l'ambiance de l'époque et si le style n'a rien à voir avec celui d'Ellroy, le milieu décrit rappelle également "L.A. confidential", autre roman du Quatuor de Los Angeles. Il est par ailleurs plaisant de voir que l'auteur a en quelque sorte fait sienne l'histoire initiale, le fait divers qui l'a inspirée, puisqu'elle n'hésite pas à apporter une fin qui résout cette mystérieuse disparition.
          Lire la suite
          En lire moins
        • Chaplum Posté le 28 Janvier 2013
          Dans le Los Angeles de la fin des années 40, une jeune actrice, Jean Spangler, disparaît sans que personne ne s’en soucie vraiment. L’affaire est rapidement classée sans suite par la police après que le sac de la jeune femme ait été trouvé dans un parc. Il faut dire qu’elle était réputée pour fréquenter les milieux mafieux. Ou alors peut-être est-ce un avortement qui a mal tourné. Mais en 1951, Gil Hopkins, un jeune loup attaché aux bureaux de communication des grands studio voit ses souvenirs remonter à la surface quand l’amie de la disparue vient lui demander de l’aide, la peur dans les yeux. Il faut dire qu’il a croisé les deux filles ce soir-là et qu’il a participé à l’étouffement de l’histoire tant dans les médias qu’auprès de la police. Mais il était loin d’imaginer ce qu’il avait caché … Les années 1900 à 1960 m’ont toujours fascinée, tant par la vie un peu folle que par les tenues portées par les femmes et les vedettes. Donc bien sûr, ce roman qui se déroule dans le milieu du cinéma dans les années 50 ne pouvait que m’attirer, surtout si il montre la face cachée du strass. J’ai beaucoup apprécié cette... Dans le Los Angeles de la fin des années 40, une jeune actrice, Jean Spangler, disparaît sans que personne ne s’en soucie vraiment. L’affaire est rapidement classée sans suite par la police après que le sac de la jeune femme ait été trouvé dans un parc. Il faut dire qu’elle était réputée pour fréquenter les milieux mafieux. Ou alors peut-être est-ce un avortement qui a mal tourné. Mais en 1951, Gil Hopkins, un jeune loup attaché aux bureaux de communication des grands studio voit ses souvenirs remonter à la surface quand l’amie de la disparue vient lui demander de l’aide, la peur dans les yeux. Il faut dire qu’il a croisé les deux filles ce soir-là et qu’il a participé à l’étouffement de l’histoire tant dans les médias qu’auprès de la police. Mais il était loin d’imaginer ce qu’il avait caché … Les années 1900 à 1960 m’ont toujours fascinée, tant par la vie un peu folle que par les tenues portées par les femmes et les vedettes. Donc bien sûr, ce roman qui se déroule dans le milieu du cinéma dans les années 50 ne pouvait que m’attirer, surtout si il montre la face cachée du strass. J’ai beaucoup apprécié cette plongée dans le Los Angeles sordide fréquenté par une poignée de stars qui veulent repousser leurs limites en tout genre. L’enquête est menée par un jeune prodigue de la communication, arrivé de son Est natal et débarqué à L.A. rempli d’ambition. J’ai aimé que ce personnage soit bourré de défauts, toujours imbibé, à la limite de la violence et de la débauche, sans vrai sens moral mais poussé par une volonté de découvrir ce qui était arrivé à Jean Spangler deux ans plus tôt à cause de la peur lue dans le regard de son amie. Ce que le lecteur découvre sur les individus qui gravitent dans ce milieu est loin d’être beau, frôle les comportements les plus malsains, plonge même parfois dans le glauque le plus total. J’ai d’ailleurs trouvé ce roman beaucoup plus sombre et noir que ce à quoi je m’attendais. L’écriture est soignée mais en même temps visuelle. On imagine parfaitement bien ce roman adapté au cinéma. Ce qui n’empêche pas une construction brillante qui instille le suspense et des personnages fouillés et crédibles. J’ai très envie de découvrir les autres titres de l’auteure ou d’autres récits du même genre.
          Lire la suite
          En lire moins

        Ils en parlent

        Quelle machine à remonter le temps a utilisé Megan Abbott ? Parce que c’est aussi puissamment nostalgique qu’un film noir de la grande époque !
        Christophe / Librairie Chapitre - Annemasse - 74
        Ne manquez aucune sortie de Sonatine Éditions
        Abonnez-vous à notre newsletter et recevez nos actualités les plus noires !
        Notre politique relative aux données personnelles est accessible dans nos CGU.
        Vous pouvez exercer vos droits d’accès, de rectification, d’effacement, de limitation, de portabilité et d’opposition au traitement de vos données à caractère personnel dans les conditions fixées par la loi informatique et libertés du 6 janvier 1978 selon les modalités de notre politique de confidentialité.