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            Agonie d'agapè

            Plon
            EAN : 9782259213233
            Façonnage normé : BROCHE
            Nombre de pages : 144
            Format : 140 x 225 mm
            Agonie d'agapè

            Collection : Feux croisés
            Date de parution : 25/10/2012

            Après le mastodonte JR, Plon réédite Agonie d'agapè, chant du cygne à la fougue intacte qui distille en une centaine de pages une voix singulière, celle d'un homme qui, au seuil de sa vie, assiste au déclin de l'artiste dans le monde moderne.

            Monologue d’un homme rongé par la maladie et assiégé par les pages d’un manuscrit qu’il n’a eu de cesse de reprendre au fil des ans, Agonie d’agapè est l’apogée d’une obsession vieille de quarante années. Ce livre, dont Gaddis a entrepris le chantier dès les années 1940, se voulait au...

            Monologue d’un homme rongé par la maladie et assiégé par les pages d’un manuscrit qu’il n’a eu de cesse de reprendre au fil des ans, Agonie d’agapè est l’apogée d’une obsession vieille de quarante années. Ce livre, dont Gaddis a entrepris le chantier dès les années 1940, se voulait au départ « une histoire secrète du piano mécanique » : l’auteur des Reconnaissances et de JR comptait y développer une réflexion sur la mécanisation des arts et le déclin de l’artiste.
            Parvenu au seuil de sa vie, après avoir repris puis abandonné ce projet à maintes reprises, Gaddis a renoncé à écrire l’essai sur lequel il travaillait pour laisser émerger à sa place une voix singulière, une voix faite de cassures et de glissements, une partition criblée de douloureux silences, et qu rappelle étrangement celle des narrateurs solitaires de Thomas Bernhard : un homme réduit à la parole, un naufragé qui, une dernière fois, s’insurge contre les puissances du faux et le règne des ventriloques.

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            EAN : 9782259213233
            Façonnage normé : BROCHE
            Nombre de pages : 144
            Format : 140 x 225 mm
            Plon
            17.00 €
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            Ils en parlent

            Si cette petite œuvre extrêmement singulière rappelle quelque chose, ce sont les épanchements crépusculaires de Beckett, ou les monologues dévastateurs de Thomas Bernhard.

            The New York Times Book Review

            Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

            • JAsensio Posté le 19 Janvier 2012
              Parfois, la littérature nous offre ce qu'elle a de plus précieux, quelques gouttes de son sang gonflé de secrets : une personne, réelle ou imaginaire (en fait, toujours imaginaire, puisqu'il ne saurait exister une transparence pure de l'écrivain en train de se confesser; l'écrivain, plus que tout autre artiste, est paralysé par la médiation, incapable qu'il est d'immédiateté), qui s'exprime en son seul nom et ainsi, avec son sang vivifié par le verbe, tente d'ouvrir pour nous les portes de la connaissance. Je est un autre en effet, mais je est toujours un autre, toutes les voix qui résonnent dans une seule cervelle, toutes les existences dont une âme est riche alors même que, absolument unique et jamais remplaçable par quelque corps d'emprunt pour une nouvelle existence sans prix, une âme, jamais, ne peut se vouloir seule. La confession du démon serait une absurdité car qui se confesse admet et postule même l'existence de qui peut écouter sa confession, peut-être la recevoir et, la recevant, le pardonner. Par essence, la littérature est dialogique. Par essence (si l'on peut parler d'une essence du mal), le démoniaque ne l'est pas, enfermé dans son hermétisme. Lisant le remarquable texte d'Howard McCord intitulé L'homme qui... Parfois, la littérature nous offre ce qu'elle a de plus précieux, quelques gouttes de son sang gonflé de secrets : une personne, réelle ou imaginaire (en fait, toujours imaginaire, puisqu'il ne saurait exister une transparence pure de l'écrivain en train de se confesser; l'écrivain, plus que tout autre artiste, est paralysé par la médiation, incapable qu'il est d'immédiateté), qui s'exprime en son seul nom et ainsi, avec son sang vivifié par le verbe, tente d'ouvrir pour nous les portes de la connaissance. Je est un autre en effet, mais je est toujours un autre, toutes les voix qui résonnent dans une seule cervelle, toutes les existences dont une âme est riche alors même que, absolument unique et jamais remplaçable par quelque corps d'emprunt pour une nouvelle existence sans prix, une âme, jamais, ne peut se vouloir seule. La confession du démon serait une absurdité car qui se confesse admet et postule même l'existence de qui peut écouter sa confession, peut-être la recevoir et, la recevant, le pardonner. Par essence, la littérature est dialogique. Par essence (si l'on peut parler d'une essence du mal), le démoniaque ne l'est pas, enfermé dans son hermétisme. Lisant le remarquable texte d'Howard McCord intitulé L'homme qui marchait sur la lune, j'ai immédiatement, écrivais-je, songé à tel autre texte énigmatique, condensant la pensée de celui qui l'a écrit (1), Agonie d'agapè (2) de William Gaddis, un livre paru en 2002 alors que son auteur est mort en 1998.
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