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Belfond
EAN : 9782714444134
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 156
Format : 140 x 225 mm

Ailleurs en ce pays

Michelle Herpe-voslinsky (Traducteur)
Date de parution : 16/08/2007

Trois nouvelles mettant en scène des enfants ou jeunes adolescents face en Irlande, ou comment le conflit et la violence, même indirects, imprègnent leur vie et déchirent les familles.

Une jeune fille seule avec un père en deuil et consumé par sa haine de l'ennemi ; un garçon qui en secret aide sa mère à fabriquer des hampes de bois destinées aux défilés orangistes ; un adolescent qui suit, impuissant, la grève de la faim entamée par son oncle...

Une jeune fille seule avec un père en deuil et consumé par sa haine de l'ennemi ; un garçon qui en secret aide sa mère à fabriquer des hampes de bois destinées aux défilés orangistes ; un adolescent qui suit, impuissant, la grève de la faim entamée par son oncle en prison…

Comment grandir dans un pays en guerre, quand la violence n'épargne aucune famille ? À travers ces nouvelles, Colum McCann brosse l'inoubliable portrait de trois jeunes Irlandais témoins, ou, malgré eux, acteurs du drame et qui oscillent entre colère, résignation et désir de vivre. Illuminés par une langue d'une singulière beauté, proche de la prose poétique, ces récits comptent parmi les plus bouleversants jamais écrits sur la tragédie de l'Irlande contemporaine.

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EAN : 9782714444134
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 156
Format : 140 x 225 mm

Ils en parlent

« Devant ces textes de Colum McCann on est subjugué, on est happé par eux. [...] On est émerveillé par tant de force et tant de retenue à la fois : quelque chose d’assez extraordinaire. »
André Rollin - Le Canard enchaîné

« Des nouvelles, dont le charme subtil et l’économie stricte font quelquefois penser à un maître du genre, irlandais lui aussi, William Trevor. [...] Il faut tendre l’oreille aux silences de McCann pour entendre ce qu’ils recouvrent : lourds secrets de famille, blessures de deuil tues à jamais, drame d’une nation déchirée, violence, colère, humiliation d’un pays en guerre. »
Florence Noiville - Le Monde

« Tout est limpide chez McCann. Troué par des silences qui sont autant de sanglots refoulés. Aucune faconde gaélique, mettons, dans son art de conteur. Mais, pour suggérer les chagrins, les doutes, les rages, les intuitions et les ignorances de l’enfance, une sensibilité meurtrie qui le rapprocherait des plus belles pages de Carson McCullers, et surtout un art consommé de la litote où, dans les short stories, on ne lui voit qu’un maître : Ernest Hemingway. Il existe de pires références… »
Frédéric Vitoux - Le Nouvel Observateur

« Des phrases chargées d’intensité, de poésie, des images choc. Ces trois histoires vous chavirent le cœur. [...] Salué par Edna O’Brien, Seamus Deane, Roddy Doyle, le talent de McCann n’a sans doute jamais été aussi éclatant que dans ce livre. »
Bruno Corty - Le Figaro

« Des textes splendides, bouleversants, qui prennent à la gorge. »
Christine Gomariz - Paris Match

« Colum McCanns’est imposé comme une des voix les plus fortes et les plus émouvantes de cette nouvelle génération d’auteurs irlandais. Sans malice ni artifice, il sait trouver les mots justes, les images simples d’une existence tranquille pourtant gorgée de violence latente. »
Patrice Spinosi - Technikart

PRESSE

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Myriam3 Posté le 21 Mars 2021
    En anglais, "Everything in this country must". Mon premier coup de coeur de l'année, celui que j'attendais, et pourtant découvert tout-à-fait par hasard à l'occasion de la Saint-Patrick, à la médiathèque. En trois nouvelles, dont deux très courtes, Colum McCann nous ramène dans l'Irlande des années 80, celles des "troubles" en Irlande du Nord et celles des années Thatcher, dévastatrices pour cette partie du pays. Pour autant, pas de mitrailles, d'assassinats, de cailloux jetés ni de trahisons, mais plutôt leur écho dans la vie des gens, la résonnance des marches orangistes qu'on entendrait au loin et les blessures toujours ouvertes dans le coeur des parents et de leurs enfants. Ce conflit qui divise l'Irlande du Nord en deux depuis des décennies aigrit l'âme des adultes et implante, malgré leur incompréhension, la rancoeur dans celle des enfants en héritage. Cette guerre résonne jusque dans la paisible Irlande du Sud, où viennent s'isoler le jeune garçon de la dernière nouvelle et sa mère alors que son oncle, prisonnier politique, commence une longue grève de la faim, celle bien réelle de 1981 en protestation contre la gestion politique du conflit par la première ministre britannique. Trois nouvelles et trois enfants à... En anglais, "Everything in this country must". Mon premier coup de coeur de l'année, celui que j'attendais, et pourtant découvert tout-à-fait par hasard à l'occasion de la Saint-Patrick, à la médiathèque. En trois nouvelles, dont deux très courtes, Colum McCann nous ramène dans l'Irlande des années 80, celles des "troubles" en Irlande du Nord et celles des années Thatcher, dévastatrices pour cette partie du pays. Pour autant, pas de mitrailles, d'assassinats, de cailloux jetés ni de trahisons, mais plutôt leur écho dans la vie des gens, la résonnance des marches orangistes qu'on entendrait au loin et les blessures toujours ouvertes dans le coeur des parents et de leurs enfants. Ce conflit qui divise l'Irlande du Nord en deux depuis des décennies aigrit l'âme des adultes et implante, malgré leur incompréhension, la rancoeur dans celle des enfants en héritage. Cette guerre résonne jusque dans la paisible Irlande du Sud, où viennent s'isoler le jeune garçon de la dernière nouvelle et sa mère alors que son oncle, prisonnier politique, commence une longue grève de la faim, celle bien réelle de 1981 en protestation contre la gestion politique du conflit par la première ministre britannique. Trois nouvelles et trois enfants à qui la situation ne laisse que peu d'ouverture, trahir leur père en pardonnant, ou s'enfouir eux-mêmes dans la haine des représentants de l'autre camp. J'ai lu ce recueil de nouvelles en anglais, et j'ai été très émue par la force évocatrice de Colum McCann, par la violence et la mélancolie qui s'en dégagent, sa capacité à décrire des situations simples, quotidiennes, complètement lavées par ces années de violence.
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  • Myriam3 Posté le 21 Mars 2021
    En anglais, "Everything in this country must". Mon premier coup de coeur de l'année, celui que j'attendais, et pourtant découvert tout-à-fait par hasard à l'occasion de la Saint-Patrick, à la médiathèque. En trois nouvelles, dont deux très courtes, Colum McCann nous ramène dans l'Irlande des années 80, celles des "troubles" en Irlande du Nord et celles des années Thatcher, dévastatrices pour cette partie du pays. Pour autant, pas de mitrailles, d'assassinats, de cailloux jetés ni de trahisons, mais plutôt leur écho dans la vie des gens, la résonnance des marches orangistes qu'on entendrait au loin et les blessures toujours ouvertes dans le coeur des parents et de leurs enfants. Ce conflit qui divise l'Irlande du Nord en deux depuis des décennies aigrit l'âme des adultes et implante, malgré leur incompréhension, la rancoeur dans celle des enfants en héritage. Cette guerre résonne jusque dans la paisible Irlande du Sud, où viennent s'isoler le jeune garçon de la dernière nouvelle et sa mère alors que son oncle, prisonnier politique, commence une longue grève de la faim, celle bien réelle de 1981 en protestation contre la gestion politique du conflit par la première ministre britannique. Trois nouvelles et trois enfants à... En anglais, "Everything in this country must". Mon premier coup de coeur de l'année, celui que j'attendais, et pourtant découvert tout-à-fait par hasard à l'occasion de la Saint-Patrick, à la médiathèque. En trois nouvelles, dont deux très courtes, Colum McCann nous ramène dans l'Irlande des années 80, celles des "troubles" en Irlande du Nord et celles des années Thatcher, dévastatrices pour cette partie du pays. Pour autant, pas de mitrailles, d'assassinats, de cailloux jetés ni de trahisons, mais plutôt leur écho dans la vie des gens, la résonnance des marches orangistes qu'on entendrait au loin et les blessures toujours ouvertes dans le coeur des parents et de leurs enfants. Ce conflit qui divise l'Irlande du Nord en deux depuis des décennies aigrit l'âme des adultes et implante, malgré leur incompréhension, la rancoeur dans celle des enfants en héritage. Cette guerre résonne jusque dans la paisible Irlande du Sud, où viennent s'isoler le jeune garçon de la dernière nouvelle et sa mère alors que son oncle, prisonnier politique, commence une longue grève de la faim, celle bien réelle de 1981 en protestation contre la gestion politique du conflit par la première ministre britannique. Trois nouvelles et trois enfants à qui la situation ne laisse que peu d'ouverture, trahir leur père en pardonnant, ou s'enfouir eux-mêmes dans la haine des représentants de l'autre camp. J'ai lu ce recueil de nouvelles en anglais, et j'ai été très émue par la force évocatrice de Colum McCann, par la violence et la mélancolie qui s'en dégagent, sa capacité à décrire des situations simples, quotidiennes, complètement lavées par ces années de violence.
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  • mondedegaia Posté le 31 Janvier 2021
    3 nouvelles, donc. Les 3 évoquent les sentiments de jeunes Irlandais qui vivent dans un monde où les adultes ont injecté une telle quantité de haine, que ces jeunes n'ont pas la liberté de remettre ce fonctionnement en question. Les textes sont ciselés, la langue est lumineuse. Les images, dans leur simplicité, parlent tellement des émotions que j'ai été emportée avec ces jeunes gens, j'ai ressenti comme eux. Une belle lecture, une découverte de Colum McCann pour moi, qui me donne envie d'en lire plus.
  • mondedegaia Posté le 31 Janvier 2021
    3 nouvelles, donc. Les 3 évoquent les sentiments de jeunes Irlandais qui vivent dans un monde où les adultes ont injecté une telle quantité de haine, que ces jeunes n'ont pas la liberté de remettre ce fonctionnement en question. Les textes sont ciselés, la langue est lumineuse. Les images, dans leur simplicité, parlent tellement des émotions que j'ai été emportée avec ces jeunes gens, j'ai ressenti comme eux. Une belle lecture, une découverte de Colum McCann pour moi, qui me donne envie d'en lire plus.
  • Melisende Posté le 9 Avril 2018
    Ailleurs, en ce pays (Everything in this country must) est un très court recueil rassemblant trois nouvelles. Les deux premières n’excèdent pas les 20 pages, la dernière approche la centaine. Toutes les trois prennent place dans le quotidien d’irlandais qui souffrent du conflit nord-irlandais. Aucun des personnages rencontrés n’est un combattant impliqué dans la guerre et pourtant, tous subissent les Troubles de plein fouet. Tout est implicite, rien n’est jamais vraiment nommé (et surtout pas les anglais) par Colum McCann, alors je peux comprendre que ces trois peintures sociales laissent un peu de marbre ceux qui ne possèdent pas déjà quelques connaissances des Troubles. J’imagine que ces scènes du quotidien sembleront bien anodines et insignifiantes et pourtant, elles témoignent avec beaucoup de subtilité des conséquences d’un conflit sur toute une population. Les enfants grandissent avec un poids sur les épaules, les relations entre membres d’une même famille en pâtissent et l’avenir semble plus sombre que jamais. Ailleurs, en ce pays, est le titre de la première nouvelle. On y découvre un père et sa fille, paysans dans la campagne irlandaise ; seuls au monde suite à la mort de la mère et du fils à cause d’un accident impliquant l’armée britannique. Le... Ailleurs, en ce pays (Everything in this country must) est un très court recueil rassemblant trois nouvelles. Les deux premières n’excèdent pas les 20 pages, la dernière approche la centaine. Toutes les trois prennent place dans le quotidien d’irlandais qui souffrent du conflit nord-irlandais. Aucun des personnages rencontrés n’est un combattant impliqué dans la guerre et pourtant, tous subissent les Troubles de plein fouet. Tout est implicite, rien n’est jamais vraiment nommé (et surtout pas les anglais) par Colum McCann, alors je peux comprendre que ces trois peintures sociales laissent un peu de marbre ceux qui ne possèdent pas déjà quelques connaissances des Troubles. J’imagine que ces scènes du quotidien sembleront bien anodines et insignifiantes et pourtant, elles témoignent avec beaucoup de subtilité des conséquences d’un conflit sur toute une population. Les enfants grandissent avec un poids sur les épaules, les relations entre membres d’une même famille en pâtissent et l’avenir semble plus sombre que jamais. Ailleurs, en ce pays, est le titre de la première nouvelle. On y découvre un père et sa fille, paysans dans la campagne irlandaise ; seuls au monde suite à la mort de la mère et du fils à cause d’un accident impliquant l’armée britannique. Le lecteur est projeté violemment au cœur de l’action : leur jument (leur plus grande richesse) est coincée dans la rivière par une crue et est en train de se noyer. Tous deux luttent, conscients qu’ils ne peuvent se permettre de perdre l’animal. Soudain, des phares éclairent l’obscurité, l’espoir renaît, peut-être est-ce un voisin qui passe par-là… des soldats britanniques descendent du camion et proposent leur aide. Peut-on accepter l’aide de « l’ennemi » ? La deuxième nouvelle du recueil – baptisé Le Bois – traite d’un sujet un peu similaire. On découvre cette fois une famille d’exploitants de bois. Le père n’est plus en état de travailler suite à une attaque (un genre d’AVC), c’est donc la mère et le fils aîné qui se chargent de faire tourner l’entreprise. Tous les deux travaillent la nuit en secret, pour ne pas avoir à avouer au père qu’ils préparent les hampes (sortes de lances sur lesquelles sont accrochés les drapeaux) qui serviront à un futur défilé orangiste (défilés des protestants qui se déroulent chaque été, principalement le 12 juillet). Encore une fois, faut-il mettre sa rancœur de côté, travailler pour le camp opposé et accepter son argent ? Une Grève de la faim est la plus longue des trois nouvelles (une centaine de pages) mais c’est peut-être finalement celle qui me séduit le moins. Son titre ne laisse pas beaucoup de doute quant à son sujet, ou en tout cas son contexte. On y suit les pensées et interrogations d’un jeune adolescent dont l’oncle est emprisonné à Long Kesh (célèbre prison de Belfast) où, comme des dizaines d’autres prisonniers irlandais, il a entamé une grève de la faim. On sent à nouveau le poids du conflit sur les frèles épaules de ce garçon qui ne demande qu’à comprendre comment le monde peut en arriver là… mais le suivre au cours de ses pérégrinations – sur un kayak par exemple – a eu un petit quelque chose d’absurde qui me perd personnellement (en tout cas, qui éloigne l’émotion) et c’est dommage. Je découvrais la plume de Colum McCann avec ce court recueil et je suis largement convaincue. Bien qu’inégales dans le fond et dans la forme, ces trois nouvelles apportent chacune un fort témoignage du quotidien des irlandais au moment des Troubles (en Irlande du Nord… et dans le reste de l’île). Ces peintures sociales peuvent sembler anodines mais tout leur intérêt réside dans les non-dits et dans l’atmosphère pesante que ceux-ci entraînent. Je lirai d’autres titres de Colum McCann, sans aucun doute !
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