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Héloïse d'Ormesson
EAN : 9782350877143
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 160
Format : 140 x 205 mm

Ailleurs sous Zéro

Date de parution : 23/01/2020
Douze nouvelles et autant d'univers, de suites, de fins ou de commencements imaginés par Pierre Pelot. C'est l'hiver dans les Vosges comme ailleurs et le noir s'installe, s'instille dans chacun des personnages. Victimes comme bourreaux ils s'animent avec une grande intensité et entraînent le lecteur dans leurs vérités, leurs angoisses,... Douze nouvelles et autant d'univers, de suites, de fins ou de commencements imaginés par Pierre Pelot. C'est l'hiver dans les Vosges comme ailleurs et le noir s'installe, s'instille dans chacun des personnages. Victimes comme bourreaux ils s'animent avec une grande intensité et entraînent le lecteur dans leurs vérités, leurs angoisses, leurs souffrances ou leur folie. Entre nouvelles intimistes et fresques rurales, de nouveaux personnages prennent vie et côtoient ceux que nous retrouvons avec délice. Dans ce recueil qui mêle inédits et des textes parus dans divers journaux, la plume de Pelot est reconnaissable, toujours musicale mais plus acérée. Il s'agit bien d'une plongée dans l'obscurité, une variation "d'outrenoir" qui ravira ses lecteurs des premières heures.
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EAN : 9782350877143
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 160
Format : 140 x 205 mm

Ils en parlent

La langue, nourrie d'un argot très personnel et de sombre lyrisme, se fait de livre en livre de plus en plus inimitable. "Ailleurs sous zéro", il fait froid, mais il fait bon lire.
Hubert Prolongeau / Télérama

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Garoupe Posté le 3 Juillet 2020
    Ici, glacialement Après l’excellentissime « Braves gens du Purgatoire », Pierre Pelot revient avec un livre qui se veut toujours ostensiblement noir mais dont la forme n’a plus rien à voir. Là où le précédent proposait un récit qui se construisait petit à petit, prenait le temps de développer ses personnages et les situations, cet « Ailleurs sous zéro » est un recueil de nouvelles. Pierre Pelot propose treize (un chiffre qui ne doit rien au hasard) petites pépites ciselées, exercice périlleux au demeurant. En effet, que choisir entre fermer ou ouvrir la fin d’une nouvelle ? En effet, comment mettre en place un contexte en parfois seulement quelques lignes ? Quels thèmes aborder en aussi peu d’espace ? Dans quel espace-temps placer ses récits ? D’un groupuscule futuriste d’assassins écologistes au serial killer métastasé, ce sont des histoires de morts, des histoires bassement humaines. Pierre Pelot joue admirablement sur les pulsions, sur les désirs, sur les envies de vengeances, sur les haines, sur le remords, sur les regrets. Et il le fait avec une inventivité certaine, renouvelant son fond narratif à chaque nouvelle, marchant parfois dans les pas de l’anticipation avec brio. Et puis, et surtout !, il y a un fil rouge... Ici, glacialement Après l’excellentissime « Braves gens du Purgatoire », Pierre Pelot revient avec un livre qui se veut toujours ostensiblement noir mais dont la forme n’a plus rien à voir. Là où le précédent proposait un récit qui se construisait petit à petit, prenait le temps de développer ses personnages et les situations, cet « Ailleurs sous zéro » est un recueil de nouvelles. Pierre Pelot propose treize (un chiffre qui ne doit rien au hasard) petites pépites ciselées, exercice périlleux au demeurant. En effet, que choisir entre fermer ou ouvrir la fin d’une nouvelle ? En effet, comment mettre en place un contexte en parfois seulement quelques lignes ? Quels thèmes aborder en aussi peu d’espace ? Dans quel espace-temps placer ses récits ? D’un groupuscule futuriste d’assassins écologistes au serial killer métastasé, ce sont des histoires de morts, des histoires bassement humaines. Pierre Pelot joue admirablement sur les pulsions, sur les désirs, sur les envies de vengeances, sur les haines, sur le remords, sur les regrets. Et il le fait avec une inventivité certaine, renouvelant son fond narratif à chaque nouvelle, marchant parfois dans les pas de l’anticipation avec brio. Et puis, et surtout !, il y a un fil rouge dans ces nouvelles : la fatalité. Pierre Pelot joue que l’inéluctabilité des choses, piquant ses histoires, ses personnages des lames de la fatalité. Il y a une sorte d’inévitabilité qui revient en pleine face des personnages qui ont le malheur de naître sous sa plume acerbe. Cet « Ailleurs sous zéro » porte donc bien son nom : un univers parfois décalé et implacable, les récits sont glaçants…#8195;
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  • fuji Posté le 16 Juin 2020
    Avertissement de l’auteur aux lecteurs : « On croit faciles les nouvelles, à écrire et à lire. C’est parfaitement faux. Ces petites histoires taillées à chocs répétés se méritent, payent toujours de mine sous des dehors volontiers colorés aux pastels. » Un prologue qui sonne, résonne comme les cloches de l’église du village dans la nuit. La première nouvelle donne le titre au recueil, c’est ma préférée car elle dit tant de cet état personnel quand la vie vous bouscule, que vous avez choisi une hivernation pour ne pas sombrer et qu’un matin le sang qui coule dans vos veines vous lance un appel qui vous fait émerger. A peine le museau dehors vous tombez sur la banalité du « Salut, ça va ? » auquel vous ne répondez que par une banalité aussi, car vous savez profondément que si vous disiez la réalité, votre vérité cela consternerait sans apporter quoi que ce soit, car le monde n’attend pas votre réponse, encore moins vos états d’âme, il avance coûte que coûte. Alors votre pudeur aidant vous vous taisez. Mais l’animal terré a de la mémoire, celle qui comme un feu de cheminée vous oblige à trouver la juste distance, trop près la flamme... Avertissement de l’auteur aux lecteurs : « On croit faciles les nouvelles, à écrire et à lire. C’est parfaitement faux. Ces petites histoires taillées à chocs répétés se méritent, payent toujours de mine sous des dehors volontiers colorés aux pastels. » Un prologue qui sonne, résonne comme les cloches de l’église du village dans la nuit. La première nouvelle donne le titre au recueil, c’est ma préférée car elle dit tant de cet état personnel quand la vie vous bouscule, que vous avez choisi une hivernation pour ne pas sombrer et qu’un matin le sang qui coule dans vos veines vous lance un appel qui vous fait émerger. A peine le museau dehors vous tombez sur la banalité du « Salut, ça va ? » auquel vous ne répondez que par une banalité aussi, car vous savez profondément que si vous disiez la réalité, votre vérité cela consternerait sans apporter quoi que ce soit, car le monde n’attend pas votre réponse, encore moins vos états d’âme, il avance coûte que coûte. Alors votre pudeur aidant vous vous taisez. Mais l’animal terré a de la mémoire, celle qui comme un feu de cheminée vous oblige à trouver la juste distance, trop près la flamme vous brûle, trop loin elle ne sert à rien, à la bonne distance elle vous réchauffe le corps et le cœur. Une chaleur souveraine qui se diffuse. Car « N’essayez pas de fuir la douleur, ce n’est pas ce qui la tuera. N’essayez pas de braconner la douleur, il faut vivre avec elle, en partage il n’y a rien d’autre à faire, rien d’autre à lutter ni à guerpir. » Première des treize nouvelles, pourquoi 13 ? Ce chiffre a-t-il un sens, personnellement et je ne sais absolument pas pourquoi (je n’y connais rien en cartes, numérologie, etc.) j’ai eu la réminiscence de la treizième lame du tarot « l’arcane sans nom » représenté par une espèce de squelette signifiant le déséquilibre, la rupture mais état de transition qui va vous porter vers la création et le renouveau. Ah comme la lecture est quelque chose de personnelle ! Je ne sais absolument pas ce qu’était l’intention de Pierre Pelot. Dans toutes ces nouvelles j’ai eu le sentiment de deux fils conducteurs : la mémoire et la fatalité. Fils électrifiés car les personnages sont rugueux, jamais là où on les attend, et leur apparence est toujours trompeuse. L’auteur s’amuse en maîtrisant cet art particulier de la nouvelle, l’ambiance est particulière, le vocabulaire toujours somptueux, bien en chair, les hommes y sont dans leur vérité toute crue toute nue. Du noir mais pas celui du fond du puits, plutôt le noir avant le lever du jour, il y a des lueurs, des nuances dans l’émergence. Les titres sont étonnants je me suis amusée à en faire un petit texte : Poésie, comme on dit. Le lundi, c’est gym. Beau mais orageux en soirée. Bienvenu les canpeurs. Le retour de Zan, le tonneau, frères de sang, les quarante balais de mon con. Doulce France, apportez-moi trois petits cochons. Commandos, suaire (et suaire la preuve). Ailleurs sous zéro. La chute dans la nouvelle est l’art suprême et celle de Doulce France m’a fait beaucoup rire (je ne dois pas être une personne charitable). Mes pensées au fil de ces nouvelles m’ont amenée au poème de Victor Hugo La pente de la rêverie 1831 « Amis, ne creusez pas vos chères rêveries ; Ne fouillez pas le sol de vos plaines fleuries ; Et quand s'offre à vos yeux un océan qui dort, Nagez à la surface ou jouez sur le bord. Car la pensée est sombre ! Une pente insensible Va du monde réel à la sphère invisible ; La spirale est profonde, et quand on y descend, Sans cesse se prolonge et va s'élargissant, Et pour avoir touché quelque énigme fatale, De ce voyage obscur souvent on revient pâle ! » Comme le dit l’auteur « la vie est un numéro d’équilibriste dérisoire et ébouriffé ». La conclusion je lui emprunte ses mots pour lui dédier le sentiment qui émane de ma lecture. « C'était du bonheur et de la ronde émotion. Comme un nid portatif dans lequel se lover. » ©Chantal Lafon-Litteratum Amor 16 juin 2020.
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  • 94sophie947708 Posté le 25 Janvier 2020
    Des nouvelles à l'encre noires, régionales, où on retrouve la noirceur de l'âme. Des tranches de vie où la violence, où les sentiments, font surface et provoquent des crimes. Une lecture divertissante pour se faire peur.
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