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Robert Laffont
EAN : 9782221095294
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 656
Format : 153 x 240 mm

Ambiguïtés

Johan-Frédérik HEL GUEDJ (Traducteur)
Collection : Pavillons
Date de parution : 13/01/2005

Déjà comparé à Philip Roth ou Jonathan Franzen, Elliot Perlman est la révélation de la littérature australienne.

«Est-il fou d’aimer sans espoir ou juste nécessaire?» interroge Elliot Perlman. Simon, le kidnappeur d’enfant, ne se pose pas la question: voici dix ans qu’il rêve de retrouver Anna, son amour de jeunesse. Une obsession dans laquelle il s’enfonce si profondément qu’un beau jour, enlever le fils qu’elle a eu...

«Est-il fou d’aimer sans espoir ou juste nécessaire?» interroge Elliot Perlman. Simon, le kidnappeur d’enfant, ne se pose pas la question: voici dix ans qu’il rêve de retrouver Anna, son amour de jeunesse. Une obsession dans laquelle il s’enfonce si profondément qu’un beau jour, enlever le fils qu’elle a eu avec un autre lui paraît la meilleure façon de la reconquérir. De cet instant de folie naît un imbroglio de relations improbables, de rencontres absurdes, de coïncidences lourdes de sens et de quiproquos. Si Simon n’avait pas été un instituteur au chômage, il ne serait pas enfermé dans son obsession amoureuse et n’aurait pas été enfermé par la force publique dans une prison de haute sécurité. Mais il vit dans un monde – l’Australie contemporaine – en proie aux illusions destructrices du libéralisme: un monde qui a besoin non d’enseignants mais de courtiers en Bourse, et qui envoie les don quichotte se faire soigner chez les psychiatres. Un monde où l’enfant est un produit marchand apte à doper les ventes des tabloïds – à condition d’être victime d’un ignoble pédophile pervers. Le coup de folie de Simon est raconté par ses sept principaux témoins – sept types «d’ambiguïté». Chacun d’entre eux colore la ligne faussement simple de l’intrigue de ses émotions, de ses désirs et de ses haines, pour former une fresque complexe où se perdre est un plaisir. Ces «histoires dans l’histoire» se cognent, s’imbriquent, et finalement se rejoignent pour mieux poser les vraies questions, dans un vaudeville tragique et somptueux.

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EAN : 9782221095294
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 656
Format : 153 x 240 mm
Robert Laffont

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • micheleranklsherpa Posté le 29 Janvier 2020
    Le point de départ de ce pavé de six cents pages est un fait divers: Simon, instituteur brillant mais au chômage, enlève Sam à la sortie de l'école. Sam est le fils d'Anna, une femme que Simon a passionnément aimée dix ans plus tôt. L’intérêt du roman est que l’histoire nous est rapportée par sept personnages qui gravitent autour de Simon à des degrés plus ou moins éloignés: les récits s’entremêlent et l'intrigue se dévoile petit à petit, les rapports entre protagonistes gagnent en complexité et en véracité. Au final, un roman captivant !
  • Shabanou Posté le 10 Décembre 2018
    Bonjour les lecteurs …. Et voici terminé ce roman à tiroirs qui m'a permis de découvrir cet auteur australien Tout part d'un fait divers: Simon, ancien instituteur au chômage, qui ne s'est jamais remis du départ de son ex, va enlever le petit garçon de celle-ci. A partir de cela, 7 personnages ambigus ( correspondant aux 7 parties du livre) vont donner chacun leur version de l'histoire. Il y a bien entendu Simon, le manipulateur. Sa copine la prostituée. Joe et Anna, les parents de Sam ( le petit garçon enlevé par Simon. Dennys, le collègue de Joe. Et enfin, le psy et sa fille. 7 regards sur un même évènement. Et un fil conducteur : connait-on vraiment l'autre ? Même si le début de lecture est assez laborieux, j'ai trouvé cette façon de présenter les choses assez intéressante. On se rend vite compte que certaines incompréhensions ( ambiguïtés ) des uns peut faire basculer le destin des autres Eliott Perlman se livre à une analyse psychologique toute en finesse et malgré certaines longueurs ( + de 850p), je termine cette lecture conquise.
  • PASSIONLIVRE88 Posté le 26 Juillet 2017
    J'ai adoré ! Grâce à Elliot Perlman, j'ai découvert le roman que je qualifierai de "roman à plusieurs voix", structure vraiment originale. Le fait, à savoir un enlèvement d'enfant, est interprété, à tour de rôle, par les différents protagonistes de l'histoire. Chacun donne sa version. Et le mérite de l'auteur est de ne pas nous faire endurer des répétitions lassantes et inutiles quant au déroulement de l'histoire, mais au contraire de nous tenir en haleine du début à la fin. Bravo.
  • Ingannmic Posté le 22 Décembre 2016
    La lecture "d'Ambiguïtés" a confirmé ce que m'avait permis de découvrir celle de "La mémoire est une chienne indocile" : Elliot Perlman est un as de la fresque, expert dans l'art d'allier sans heurt densité et structure, de construire à partir de multiples points de vue un ensemble cohérent. Il utilise comme point de départ et comme fil rouge de son récit protéiforme un événement improbable : l'enlèvement par Simon Heywood, instituteur au chômage, du petit garçon de son ex-compagne Anna, avec laquelle il n'a plus de contacts depuis dix ans. L'enfant est rapidement rendu à ses parents sans avoir subi aucun dommage ni traumatisme. La dénonciation de Simon par sa petite amie du moment, qui exerce accessoirement le plus vieux métier du monde, enflamme les médias... mais là n'est pas l'important. Des proches de Simon ou d'Anna s'expriment à tour de rôle suite à cet acte insensé. L'analyse, tantôt des motivations de Simon, tantôt des conséquences parfois inattendues de cet acte sur l'existence des divers protagonistes, dépasse le simple cadre de l'enlèvement, qui devient le prétexte à l'élaboration d'une intrigue où de nombreux destins se croisent, s'imbriquent, s'affrontent, les héros se débattant avec leurs manquements, leurs fêlures, leurs obsessions. La principale obsession... La lecture "d'Ambiguïtés" a confirmé ce que m'avait permis de découvrir celle de "La mémoire est une chienne indocile" : Elliot Perlman est un as de la fresque, expert dans l'art d'allier sans heurt densité et structure, de construire à partir de multiples points de vue un ensemble cohérent. Il utilise comme point de départ et comme fil rouge de son récit protéiforme un événement improbable : l'enlèvement par Simon Heywood, instituteur au chômage, du petit garçon de son ex-compagne Anna, avec laquelle il n'a plus de contacts depuis dix ans. L'enfant est rapidement rendu à ses parents sans avoir subi aucun dommage ni traumatisme. La dénonciation de Simon par sa petite amie du moment, qui exerce accessoirement le plus vieux métier du monde, enflamme les médias... mais là n'est pas l'important. Des proches de Simon ou d'Anna s'expriment à tour de rôle suite à cet acte insensé. L'analyse, tantôt des motivations de Simon, tantôt des conséquences parfois inattendues de cet acte sur l'existence des divers protagonistes, dépasse le simple cadre de l'enlèvement, qui devient le prétexte à l'élaboration d'une intrigue où de nombreux destins se croisent, s'imbriquent, s'affrontent, les héros se débattant avec leurs manquements, leurs fêlures, leurs obsessions. La principale obsession de Simon, c'est Anna, dont il ne s'est jamais vraiment remis du brusque départ. Persuadé que la jeune femme s'est fourvoyée en le quittant pour épouser Joe, un golden boy focalisé sur sa réussite sociale, il compte sur sa -brutale- réapparition dans sa vie pour provoquer une prise de conscience... Mais Simon est aussi hanté par l'amertume et la déception que provoque en lui la mercantilisation croissante de la société, la poursuite effrénée du profit aux dépens des valeurs humaines d'empathie, de solidarité. Ses semblables, emportés, aveuglés par les prérogatives de cet environnement matérialiste et compétitif, ont à ses yeux perdu leur capacité à s'impliquer humainement, faisant preuve vis-à-vis des autres et de leur éventuelle détresse d'une apathie et d'une indifférence qui le révoltent. Sincère et intransigeant, mais aussi lucide et réfléchi, Simon refuse de s'adapter à la dynamique d'un monde où prévaut la quête du profit et de la possession. Pour autant, le roman d'Elliot Perlman n'oppose pas les méchants capitalistes représentés par Joe et ses confrères aux gentils rêveurs humanistes dont Simon serait le représentant. C'est un roman sur la difficulté de l'être à accéder à la plénitude, à se réaliser en accord avec ce qu'il est profondément. C'est un roman sur l'émouvante complexité des individus, sur les fissures qu'ils abritent, et qui finissent parfois par se transformer en béances, sur les mensonges que l'on sert aux autres comme à soi-même, mais dont personne n'est vraiment dupe, sur les compromissions censées préserver l'apparent bonheur confortable dans lequel on s'est installé en jetant derrière soi ses aspirations et ses principes. C'est aussi un roman sur le fourvoiement, qui conduit au délitement des relations insincères que l'on entretient avec l'autre, sur l'incompréhension mutuelle, et la propension de l'individu à imaginer les désirs de l'autre selon les siens propres. C'est, enfin, un roman sur l'héritage que laissent les parents à leurs enfants, non pas l'héritage matériel, mais cette transmission, souvent inconsciente, d'angoisses et de rejets, de souffrances et de faux-semblants, et sur la façon dont on se construit, avec, ou envers, cet héritage. "Ambiguïtés" est un roman à la fois très intelligent et profondément humain. Elliot Perlman, en portraitiste sensible mais clairvoyant, manie la dérision et le sens du détail avec une justesse qui exhausse le caractère pitoyable et poignant des individus. A lire, impérativement.
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  • mjaubrycoin Posté le 23 Juin 2016
    Que connait-on de l'Australie, ce lointain continent où les kangourous bondissent dans le bush de Crocodile Dundee ? En ce qui me concerne, vraiment peu de choses, si ce n'est que je découvre la littérature contemporaine australienne avec une délectation croissante ! D'abord "la gifle" de Christos Tsiolkas, magnifiquement portée à l'écran sous la forme d'une série télé, "le secret du mari" de Liane Moriarty une délicieuse (et sulfureuse) intrigue féministe, et bien sûr mon coup de coeur 2015 "Au service surnaturel de sa majesté" , l'hilarant roman de fantasy de Daniel O'Mailey. Aujourd'hui je découvre Elliot Perlman et son roman "Ambiguités" qui m'a littéralement envoûtée. A partir d'un fait divers sans conséquences dramatiques, un jeune instituteur au chômage, enlève sans violence pendant quelques heures, le fils de son amour de jeunesse, l'auteur part de ce prisme pour présenter les sept personnages principaux qui gravitent autour de cet événement central et qui y sont tous liés de façon plus ou moins étroite. Chacun parle à son tour pour évoquer son implication et sa situation dans le contexte donné, Alex, le psychiatre qui soigne l'auteur de l'acte, Joe, le père de l'enfant enlevé, Simon l'auteur du rapt... Tous les points de vue des protagonistes sont analysés avec... Que connait-on de l'Australie, ce lointain continent où les kangourous bondissent dans le bush de Crocodile Dundee ? En ce qui me concerne, vraiment peu de choses, si ce n'est que je découvre la littérature contemporaine australienne avec une délectation croissante ! D'abord "la gifle" de Christos Tsiolkas, magnifiquement portée à l'écran sous la forme d'une série télé, "le secret du mari" de Liane Moriarty une délicieuse (et sulfureuse) intrigue féministe, et bien sûr mon coup de coeur 2015 "Au service surnaturel de sa majesté" , l'hilarant roman de fantasy de Daniel O'Mailey. Aujourd'hui je découvre Elliot Perlman et son roman "Ambiguités" qui m'a littéralement envoûtée. A partir d'un fait divers sans conséquences dramatiques, un jeune instituteur au chômage, enlève sans violence pendant quelques heures, le fils de son amour de jeunesse, l'auteur part de ce prisme pour présenter les sept personnages principaux qui gravitent autour de cet événement central et qui y sont tous liés de façon plus ou moins étroite. Chacun parle à son tour pour évoquer son implication et sa situation dans le contexte donné, Alex, le psychiatre qui soigne l'auteur de l'acte, Joe, le père de l'enfant enlevé, Simon l'auteur du rapt... Tous les points de vue des protagonistes sont analysés avec une telle finesse que le lecteur ne peut que se laisser submerger par l'empathie à l'égard de chacun des personnages. L'ambiguité, concept qui donne son titre au livre, naît des interprétations différentes auxquelles peut se prêter une relation entre deux personnes et Elliot Perlman cite abondamment William Empson , poète et critique britannique qui a théorisé le concept en 1930 dans son livre "les sept types d'ambiguité". La richesse de ce roman n'est pas seulement liée à la complexité des personnages, pas plus qu'à leur façon de théoriser leurs interactions, mais également dans les grand thèmes de société développés au fil de l'intrigue. Qu'il s'agisse du déconstructionnisme de Derrida, de la gestion intégrée des soins hospitaliers dans un système de santé orienté vers la recherche du profit, du jazz interprété par l'inoubliable Billie Holiday, l'auteur parvient magistralement à éviter tout pédantisme tant son propos est passionnant et parfaitement intégré dans le déroulement de l'intrigue. Ce merveilleux roman n'a pas fini de nous faire réfléchir et d'apporter la preuve que chacun de nous est multiple et que toute catégorisation définitive ne peux être que mensongère et réductrice.
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