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Presses de la cité
EAN : 9782258150546
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 320
Format : 125 x 195 mm

Au-dessous du calvaire

Date de parution : 01/03/2018
Au cœur des monts d’Arrée, les Kermanac’h, frères et sœur, exploitent en commun la ferme léguée par leurs parents. Sous l’Occupation, la fratrie se divise entre pacifistes et partisans de la lutte armée dans des camps opposés : Résistance et brigades nationalistes bretonnes.
Les Kermanac’h, cinq frères célibataires et leur sœur Naïg, exploitent en commun la ferme léguée par leurs parents. Pendant l’Occupation, tandis que la jeune Naïg vit son premier amour avec un soldat allemand, la fratrie se divise. D’un côté il y a les pacifistes, de l’autre les partisans de la... Les Kermanac’h, cinq frères célibataires et leur sœur Naïg, exploitent en commun la ferme léguée par leurs parents. Pendant l’Occupation, tandis que la jeune Naïg vit son premier amour avec un soldat allemand, la fratrie se divise. D’un côté il y a les pacifistes, de l’autre les partisans de la lutte armée dans des camps radicalement opposés : la Résistance et les milices nationalistes bretonnes que dirige le curé de la paroisse, collaborateur notoire.

A travers le destin d’une fratrie paysanne, Hervé Jaouen évoque la position des nationalistes bretons sous l’Occupation. Le roman que la Bretagne attendait depuis longtemps.

 
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EAN : 9782258150546
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 320
Format : 125 x 195 mm
Presses de la cité

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • moussk12 Posté le 9 Décembre 2019
    Lors de mes dernières vacances dans le Finistère, je cherchais de la littérature du pays. Je ne connaissais pas Hervé Jaouen. De souche bretonne, il a écrit de très nombreux romans avec en toile de fond son pays natal, ainsi que l'Irlande dont il est tombé amoureux. La 4ème de couverture reprend "Le roman que la Bretagne attendait depuis longtemps". Humm; ma curiosité fut en éveil. En plus, si on achetait une oeuvre d'un auteur de la région, on repartait avec un livre de recettes bretonnes en cadeau. Humm; là c'est ma gourmandise qui fut titillée ! Allez hop, plus d'hésitation. Je ne savais pas à quoi m'attendre et la surprise fut au rendez-vous. Outre le plaisir de le lire, par petites touches, j'ai appris un peu de l'histoire bretonne durant la guerre 40. Hervé Jaouen n'y va pas avec le dos de la cuillère quand il décrit, à travers une famille de fermiers composée de cinq garçons et une fille, tous les chemins possibles qu'ont pu adopter les gens pendant l'occupation et à la fin de la guerre. La famille Kermanac'h est une véritable étoile de mer ! A travers cette fratrie, l'auteur exprime... Lors de mes dernières vacances dans le Finistère, je cherchais de la littérature du pays. Je ne connaissais pas Hervé Jaouen. De souche bretonne, il a écrit de très nombreux romans avec en toile de fond son pays natal, ainsi que l'Irlande dont il est tombé amoureux. La 4ème de couverture reprend "Le roman que la Bretagne attendait depuis longtemps". Humm; ma curiosité fut en éveil. En plus, si on achetait une oeuvre d'un auteur de la région, on repartait avec un livre de recettes bretonnes en cadeau. Humm; là c'est ma gourmandise qui fut titillée ! Allez hop, plus d'hésitation. Je ne savais pas à quoi m'attendre et la surprise fut au rendez-vous. Outre le plaisir de le lire, par petites touches, j'ai appris un peu de l'histoire bretonne durant la guerre 40. Hervé Jaouen n'y va pas avec le dos de la cuillère quand il décrit, à travers une famille de fermiers composée de cinq garçons et une fille, tous les chemins possibles qu'ont pu adopter les gens pendant l'occupation et à la fin de la guerre. La famille Kermanac'h est une véritable étoile de mer ! A travers cette fratrie, l'auteur exprime tous les cas de figure qui devaient être, ni plus ni moins les mêmes que dans les autres régions de France ou d'autres pays occupés. Les personnages sont tous attachants, malgré la dérive de certains, quoique un des frères devient réellement antipathique au fil de l'histoire. Hervé Jaouen a fait le choix de nous dépeindre le résistant sous son plus mauvais jour et le frère qui s'engage dans la milice nationaliste aux côtés des SS, comme un brave benêt. Ce roman intéressant est très plaisant à lire; il donne son lot de surprises et d'émotions . Et on appréciera tout particulièrement Corentin, l'homme droit et fort, le seul à se préoccuper du sort des deux membres de la fratrie trop faibles pour se défendre seul. J'ai beaucoup aimé.
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  • LesLecturesDeRudy Posté le 28 Novembre 2018
    Belle découverte pour moi que cet auteur . Son roman mélange joliment intrigue policière et faits historiques . C'est un récit composé de nombreux flashback mais qui bien structuré fait que le lecteur ne s'égare jamais . Un récit émaillé ici et là d'expression bretonne qui donne un petit côté exotique à la lecture . L'histoire est simple , un homme sort de prison avec une seule idée en tête : se venger des 25 années qu'il vient de passer en cellule . De qui ? Pourquoi ? lentement au fil des pages on découvre les faits qui ont amené cet homme à cette extrémité. L'auteur y mêlant adroitement la grande histoire , celle de l'occupation de la Bretagne par les troupes nazies et la collaboration de certains milieux indépendantistes. Belle écriture , sens du suspense et fin relativement imprévisible . Un bon moment de lecture.
  • yv1 Posté le 17 Juin 2018
    Avec habileté et en divers allers-retours dans le temps, Hervé Jaouen raconte le destin d'une fratrie dans les années de guerre. Bon, les sagas, ce n'est pas trop mon truc, mais lorsque c'est écrit par ce romancier, je prends. Malgré des longueurs évidentes, ce roman est intéressant à plus d'un titre. D'abord, comme à son habitude, Hervé Jaouen use d'une langue qui prend à tous les registres et qui est vive, jamais ennuyeuse ou pédante, jamais non plus racoleuse. Ensuite, à travers sa fratrie, il dresse le portrait de tous les gens de l'époque : ceux qui ont collaboré très activement, ceux qui ont résisté, ceux qui se sont contentés de vivre sans nuire aux uns ou aux autres et qui furent probablement la majorité des Français, celles qui ont aimé des Allemands et qui furent humiliées à la fin de la guerre. D'autres personnages s'invitent dans son roman, tel le curé, Suzanne la maîtresse de Corentin, l'un des frères Kermanac'h, la postière du village qui lit les courriers et informe la résistance, Momo le maquereau parisien venu se refaire la santé en Bretagne, et le plus marquant, un général allemand celtophile avéré, fin lettré, cruel, absolument détaché... Avec habileté et en divers allers-retours dans le temps, Hervé Jaouen raconte le destin d'une fratrie dans les années de guerre. Bon, les sagas, ce n'est pas trop mon truc, mais lorsque c'est écrit par ce romancier, je prends. Malgré des longueurs évidentes, ce roman est intéressant à plus d'un titre. D'abord, comme à son habitude, Hervé Jaouen use d'une langue qui prend à tous les registres et qui est vive, jamais ennuyeuse ou pédante, jamais non plus racoleuse. Ensuite, à travers sa fratrie, il dresse le portrait de tous les gens de l'époque : ceux qui ont collaboré très activement, ceux qui ont résisté, ceux qui se sont contentés de vivre sans nuire aux uns ou aux autres et qui furent probablement la majorité des Français, celles qui ont aimé des Allemands et qui furent humiliées à la fin de la guerre. D'autres personnages s'invitent dans son roman, tel le curé, Suzanne la maîtresse de Corentin, l'un des frères Kermanac'h, la postière du village qui lit les courriers et informe la résistance, Momo le maquereau parisien venu se refaire la santé en Bretagne, et le plus marquant, un général allemand celtophile avéré, fin lettré, cruel, absolument détaché de la notion de vie humaine, décalé, drôle dans ses réparties tant elles sont dures, violentes et inattendues. Et enfin, le plus présent dans ce roman, c'est la Bretagne, celle des Monts d'Arrée. Huelgoat et surtout Saint-Herbot. Les descriptions sont détaillées : paysages rudes et magnifiques, à tel point que l'envie d'y aller naît immanquablement, ainsi que celle de visiter la chapelle de Saint Herbot. Hervé Jaouen parle aussi d'histoire, et l'on apprend celle des milices nationalistes bretonnes, les bagadou stourm, mais aussi la vie difficile des Bretons de l'époque. Comme d'habitude avec Hervé Jaouen, c'est l'assurance de passer d'excellents moments en Bretagne.
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  • sld09 Posté le 27 Juin 2017
    C'est un roman sombre et fort, un témoignage poignant sur les questions d'identité bretonne et sur la Résistance pas toujours si héroïque.
  • sylire Posté le 3 Novembre 2012
    Nous sommes en 1969. Corentin Kermarrec sort de la prison où il est enfermé depuis 1944. Après avoir ressassé pendant des années les évènements qui ont fait son malheur, il n'a qu'une idée en tête, se venger. En 39, il vivait dans une ferme du Finistère avec ses frères et sa jeune sœur. Avec la guerre, les conflits qui couvaient entre les frères ont pris de l'ampleur. L'un d'entre eux a choisi le camp de la résistance, un autre celui de l'occupant, tandis que Corentin, pacifiste, s'est concentré sur la ferme familiale. La jeune sœur, quant à-elle, a eu le malheur de tomber amoureuse d'un allemand…. Le contexte historique évoqué par ce livre est celui de l'occupation allemande en Bretagne pendant la guerre 39-45. Il est fait référence notamment à la collaboration de certains membres du Parti Nationaliste Breton avec les nazis. Certains d'entre eux, particulièrement zélés, servaient de rabatteurs à la milice allemande. Je connaissais mal ces faits et j'ai trouvé très intéressant de faire quelques recherches sur cette période peu glorieuse de l'histoire des nationalistes bretons, une fois le livre terminé. Si Hervé Jaouen se montre sans complaisance avec les collaborateurs, il pointe aussi du doigt une... Nous sommes en 1969. Corentin Kermarrec sort de la prison où il est enfermé depuis 1944. Après avoir ressassé pendant des années les évènements qui ont fait son malheur, il n'a qu'une idée en tête, se venger. En 39, il vivait dans une ferme du Finistère avec ses frères et sa jeune sœur. Avec la guerre, les conflits qui couvaient entre les frères ont pris de l'ampleur. L'un d'entre eux a choisi le camp de la résistance, un autre celui de l'occupant, tandis que Corentin, pacifiste, s'est concentré sur la ferme familiale. La jeune sœur, quant à-elle, a eu le malheur de tomber amoureuse d'un allemand…. Le contexte historique évoqué par ce livre est celui de l'occupation allemande en Bretagne pendant la guerre 39-45. Il est fait référence notamment à la collaboration de certains membres du Parti Nationaliste Breton avec les nazis. Certains d'entre eux, particulièrement zélés, servaient de rabatteurs à la milice allemande. Je connaissais mal ces faits et j'ai trouvé très intéressant de faire quelques recherches sur cette période peu glorieuse de l'histoire des nationalistes bretons, une fois le livre terminé. Si Hervé Jaouen se montre sans complaisance avec les collaborateurs, il pointe aussi du doigt une catégorie de résistants, opportuniste et sans scrupule. Il n'omet pas d'évoquer les graves débordements commis à la libération : justice expéditive, femmes tondues… La ferme familiale de Corentin se situe à Huelgoat, en centre Finistère. Mes grands-parents tenaient une ferme dans la région à la même époque. J'ai donc pensé à eux tout au long de ma lecture. Le livre est truffé d'expressions en breton que j'avais un peu oubliées et que j'ai eu grand plaisir à retrouver. J'ai beaucoup apprécié le rythme de ce roman, qui tient en haleine et contribue à faire de cette histoire une saga familiale très réussie.
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